Quel matériel est nécessaire pour photographier ? La réponse à cette question paraît évidente (un appareil photo) et pourtant elle ne l’est pas. En effet, quel type d’appareil photo ? Un compact numérique ? Un reflex argentique ? Un réflex numérique ? Un hybride ? Un smartphone ? Bien d’autres équipements pourraient aussi vous permettre d’enregistrer des images diverses dans bien des domaines. Et les accessoires possibles pour les accompagner diffèreront, bien entendu.

Partons du principe que vous avez décidé d’acheter un réflex numérique, peu importe qu’il soit de format APS-C ou 24×36 ou encore de moyen-format.

Une des principales caractéristiques de l’appareil réflex est qu’il vous permet de changer d’objectif. Votre investissement va dès lors se focaliser, si l’on peut dire, sur ces objectifs. C’est normal. Pour autant, il ne faut pas négliger quelques notions essentielles : si APN+objectif est indispensable, vous allez vite vous rendre compte que quelques accessoires supplémentaires vous rendront bien des services même si l’on peut parfois s’en passer.

Nous en avons retenu 5, mais il en existe bien d’autres. Précisons aussi que notre « classement » ne sera pas forcément le vôtre !

 

Un sac photo

Cela paraît évident aussi : il faut ranger son matériel quelque part et pouvoir le transporter à l’occasion de vacances, de voyages ou de sorties diverses. Mais quel accessoire pour ce faire ?

Les professionnels utilisent souvent des valisettes en aluminium, plus ou moins élaborées et sécurisées. Oui, mais ça, c’est quand ils partent en mission pour plusieurs jours voire plusieurs semaines. Le reste du temps, eh bien ils ont un – ou plusieurs – sac(s) photo. C’est aussi le tout premier « accessoire » auquel doit penser le photographe amateur. Et, si l’on peut dire, cet « accessoire » est absolument nécessaire, voire indispensable.

Mais quel sac, direz-vous ? Il n’existe pas de réponse unique et les fabricants l’ont bien compris, puisqu’ils proposent une infinité de contenants, de formes et de matières diverses et aussi pour des usages différents, de façon à mieux cibler les besoins des consommateurs que nous sommes.

Un sac photo doit, dans l’ordre ou le désordre, être :

  • pratique
  • solide
  • léger.

Pratique, car vous devrez pouvoir y ranger facilement votre matériel, pas forcément TOUT votre matériel mais au moins celui que vous emportez avec vous lors d’une sortie : le boîtier, bien sûr, plus 1, 2 ou 3 objectifs, selon le type de sortie, un flash si vous êtes adepte de la photo au flash, quelques accessoires de prise de vue (télécommande, batterie de rechange, filtres..) et un kit de nettoyage. Si, au surplus, il vous laisse un peu de place pour y glisser vos papiers ou d’autres affaires personnelles, ce sera tout bénéfice ! Mais attention alors de ne pas vous faire voler le tout ! Le mode de portage doit aussi correspondre à vos goûts et être, le cas échéant, modulable.

Solide, car tout ce matériel pèse parfois assez lourd et il faut qu’il soit convenablement protégé : pas question qu’une fermeture à glissière s’ouvre intempestivement et laisse échapper le contenu !

Léger : c’est « la cerise sur le gâteau ». Les matériaux modernes permettent tout à la fois d’avoir un sac solide et d’un poids acceptable (quelques centaines de grammes).

sac_Kata

Sac photo Kata 3N1-20

 

Il n’est pas question, ici, de détailler davantage : d’autres dossiers publiés par PentaxKlub ont déjà exposé cette problématique :

https://pentaxklub.com/anatomie-dun-sac-photo-le-sac-lourd/

https://pentaxklub.com/anatomie-dun-sac-photo/

Nous vous invitons à vous y reporter !

Sachez cependant qu’un sac doit être de qualité et doit être choisi avec soin : cela a un coût, c’est vrai, mais votre matériel a un coût bien supérieur !

 

Un pied photo

Qu’il soit trépied ou monopode, cet accessoire est vite indispensable dans bien des situations. Tout le monde en connaît l’utilité : une meilleure stabilité et donc de meilleures conditions pour éviter les flous de bougé. Dans bien des cas, la stabilisation incorporée aux boîtiers (chez Pentax et Sony notamment) ou aux objectifs (pour les autres « grands » de la photo) n’apporte pas de garanties suffisantes. Et notez bien qu’elle doit être désactivée en cas d’utilisation d’un pied.

Passons rapidement sur le monopode, qui est moins encombrant que le trépied, plus léger, et se transporte plus facilement. Pour autant, il ne libère pas le photographe qui doit bien le tenir et ne présente pas tout à fait les mêmes avantages : il permet juste d’éviter les mouvements verticaux du boîtier.

Le trépied, lui, est particulièrement utile, notamment dans les cas de pose longue – de jour ou de nuit –, ou en macro de studio.

Comme pour le sac, préférez investir dans un modèle de qualité qui ne vous lâchera pas dès la première utilisation. Il doit être choisi de façon à pouvoir (avec sa rotule) supporter sans problème au moins une fois et demie le poids de votre boîtier monté avec votre objectif le plus lourd.

Là encore, les marques sont nombreuses, les modèles aussi. Même si les spécialistes s’accordent à dire que la marque italienne Manfrotto présente toutes les garanties, aussi bien pour les trépieds que pour les rotules qu’ils acceptent, ne négligez pas les autres marques sur le marché (Benro, Gitzo, MeFoto, Sirui, Vanguard, etc …) qui peuvent, dans bien des cas, rivaliser avec le premier nommé.

 

Un flash

Beaucoup d’amateurs, lorsqu’ils ont besoin d’un flash, se contentent de celui qui est monté par construction sur leur boîtier. Or, il faut bien être conscient que ce petit flash n’est pas très puissant (nombre guide – NG – autour de 12/13) qu’il a donc une faible portée, et qu’il produit des ombres dures ou des effets « fromage blanc » sur les visages quand il est utilisé de trop près et sans précaution. De plus, il est incompatible avec certains objectifs de fort diamètre qui viennent « couper » la lumière émise et produisent alors des ombres en arc de cercle sur les images. Rien ne nous amuse davantage que de voir parfois, sur le Champ-de-Mars, des touristes photographier la Tour Eiffel en mettant ce petit flash en fonctionnement.

Si vous avez besoin d’un flash, là encore, investissez dans un modèle de qualité, adapté à votre budget, certes, mais aussi à vos besoins. Qui peut le plus peut le moins, c’est vrai, mais inutile d’investir dans du très haut de gamme si vos besoins sont très rares ou ponctuels.

La gamme des flashes Pentax est suffisante pour couvrir tous les besoins, notamment avec les derniers modèles qui, en plus de la tropicalisation pour certains, offrent aussi une tête pivotant tant verticalement qu’horizontalement (AF 540 FGZ II au NG de 54 pour 100 ISO et AF 360 FGZ II au NG de 36 pour 100 ISO). Si, par extraordinaire, ils ne trouvaient pas grâce à vos yeux, il existe une alternative avec les flashes de la marque allemande METZ, plus variée, et qui présente toutes les garanties de compatibilité avec les réflex Pentax. D’autres marques, plus anecdotiques en matière de flash, peuvent aussi être envisagées (Sigma). Un regret : l’excellente marque Nissin ne fabrique plus de flash pour les boîtiers Pentax.

Flash_AF360FGZII

Flash_AF360FGZII (Image : Ricoh-Imaging)

Flash_AF540FGZII

Flash_AF540FGZII (Image Ricoh-Imaging)

Qui dit « flash », dit « accus » ! Il faut bien de l’énergie pour alimenter cette source de lumière. Là encore, nous ne pouvons que vous conseiller de choisir des accus de qualité, par exemple les piles rechargeables Eneloop de Sanyo ou Panasonic (Sanyo est devenu une filiale de Panasonic), dont la durabilité et la stabilité en fonctionnement sont louées par tous les utilisateurs. De plus, leur électrode positive en nickel leur permet de résister plus longtemps à l’autodécharge.

Pour optimiser leur utilisation, offrez leur un chargeur de bonne qualité permettant, notamment, de contrôler la tension. Par exemple le chargeur RS1020 de La Crosse Technology (entreprise située en Alsace) .

Bien sûr, là encore l’investissement est supérieur, mais il s’amortit largement dans le temps.

Et n’oubliez pas que ces accus peuvent aussi répondre à vos autres besoins d’énergie (jouets, télécommandes, appareils ménagers, etc…) : il est préférable d’investir dans ce type de matériel durable que d’acheter du bas de gamme qui sera forcément jeté beaucoup plus tôt : ça aussi, c’est bon pour la Planète !

 

Une bonne sangle

Si vous achetez votre réflex numérique neuf, il est généralement fourni avec des accessoires et, parmi eux, une sangle, ou courroie de cou.

Cette sangle, qui arbore fièrement – en général – le nom de la marque, est aussi peu discrète que pratique. C’est normal : ce n’est pas le but premier de la marque que de fournir des sangles de grande qualité. Les fabricants indépendants l’ont bien compris et proposent toutes sortes de modèles, plus ou moins évolués, pouvant répondre aux besoins de chacun. Bien sûr, le choix de tel photographe n’est pas nécessairement le choix de tel autre. La morphologie, les goûts et les particularités de chaque être humain peuvent conduire à des choix différents.

Parmi ces fabricants, certains jouissent, à juste titre, d’une notoriété reconnue : c’est par exemple le cas de la société américaine OPTECH/USA. Elle fabrique notamment des sangles et courroies pour de nombreux domaines des activités humaines, et pas seulement pour la photographie. Ses productions sont référencées chez la plupart des grands distributeurs de produits pour les photographes.

OpTech1

Courroie OP/TECH USA

La matière utilisée pour la fabrication (néoprène) permet une souplesse et une élasticité qui fatiguent beaucoup moins les vertèbres cervicales que certaines sangles traditionnelles. A vous de trouver le modèle qui vous convient : si vous avez l’occasion de pouvoir comparer directement en boutique, c’est un avantage considérable étant donnée la grande variété de modèles.

Parfois, les (bons) sacs disposent des attaches nécessaires pour y accrocher les sangles de portage des APN (voir image ci-dessous).

Si vos besoins dans ce domaine sont davantage tournés vers des harnais ou des gilets, alors la marque Cotton Carrier, plus spécialisée, peut répondre à ces besoins, au prix d’un investissement supérieur, bien entendu, mais il s’agit aussi de produits complètement différents destinés soit aux professionnels, soit à des amateurs très exigeants.

gilet

Gilet pour photographe

 

Accrochage sur bretelles de sac ou courroie de cou, grâce à l'universalité des clips

Accrochage sur bretelles de sac ou courroie de cou, grâce à l’universalité des clips

 

Carte mémoire de qualité

On ne compte plus le nombre de photographes qui, un jour, ont perdu toutes leurs images sur une carte mémoire venant soudain de lâcher. C’est regrettable, évidemment, mais il faut bien avoir conscience que toutes les cartes ne sont pas égales. Bien sûr, vous rencontrerez toujours des personnes vous affirmant qu’elles n’ont jamais eu de problème avec des cartes « no name », c’est-à-dire sans marque connue. Et il n’est pas dans nos intentions d’affirmer que ces personnes mentent ! Non, elles sont d’une bonne foi parfaite. Il n’empêche : comme en tout domaine, se fier à des fabricants connus, reconnus et depuis longtemps sur le marché, est une démarche remplie de bon sens.

Peu importe qu’une carte soit garantie 8 jours ou 20 ans : si elle lâche, on vous remboursera peut-être – mais rien n’est moins sûr – le prix qu’elle vous a coûté, mais on ne vous remboursera pas la valeur des images qu’elle contenait, que cette valeur soit sentimentale ou commerciale. A moins que vous ne soyez un professionnel et que vous ayez passé un contrat particulier avec la marque de carte en question.

Ce qui doit guider votre achat, ce sont les caractéristiques et surtout les performances des cartes que vous aurez choisies. Leur capacité peut aussi être un argument, mais il est, à notre sens, de moindre importance et dépend fortement de votre manière de photographier.

Si vous shootez en RAW, une grande capacité est plus intéressante : les fichiers RAW d’un K-3, par exemple, avoisinent ou parfois dépassent, selon les images, 30 méga-octets (un peu moins de 20 Mo pour un K-5/K-5II). Ce sera bien supérieur avec le futur boîtier FF. Votre pratique peut vous conduire à prévoir des cartes de 32 Go, surtout si vous ne souhaitez pas en changer trop souvent. Sinon, et par sécurité, vous pouvez choisir des cartes de moindre capacité, 16 voire 8 Go. Mais, dans tous les cas, choisissez des cartes performantes si vous souhaitez que le temps d’enregistrement de vos images (surtout en mode rafale) ne perturbe pas trop, en le ralentissant, le rythme de vos prises de vues. A ce propos, PentaxKlub a récemment publié un article sur les performances d’un certain nombre de cartes : nous vous invitons à vous y reporter, surtout que cet article sera mis à jour régulièrement.

SanDisk ExtremePro 32

Carte mémoire Sandisk « haut de gamme »

 

 

Une ou des batteries supplémentaires

Cédons à la tentation de vous indiquer un sixième accessoire indispensable !

Certes, avec une seule batterie en état de charge maximale on peut déjà faire beaucoup de photos, selon les caractéristiques de l’APN utilisé. Mais, il ne faut pas oublier que ce nombre de photos théorique est donné par les constructeurs pour des conditions optimales de prise de vue. Si vous utilisez le live-view, si vous laissez allumé votre écran arrière, si vous utilisez (chez Pentax) des objectifs à motorisation SDM, sachez que ce nombre théorique sera loin d’être atteint avec une seule batterie. Ces fonctionnalités sont en effet grandes consommatrices d’énergie. De plus, on n’est jamais à l’abri – même si c’est rare – d’une défaillance brutale de la batterie insérée dans l’APN.

On ne saurait donc trop vous conseiller d’acheter au moins une batterie supplémentaire soit de la marque de votre APN, soit « générique » (moins chère). Mais, dans ce dernier cas, faites très attention : la qualité varie d’un fabricant à l’autre, l’autonomie aussi, bien entendu. Par expérience personnelle, les batteries compatibles fournies par un distributeur connu, installé – lui aussi – en Alsace, se sont avérées de qualité très comparable aux batteries d’origine Pentax. Mais ceci n’est pas obligatoirement vrai pour toutes les autres batteries compatibles. Attention, notamment, si elles ont une fâcheuse tendance à chauffer, tant au chargement qu’à l’utilisation.

Il ne reste plus qu’à ne pas l’oublier quand vous partez en voyage ou pour une sortie photo : si vous disposez d’une poignée d’alimentation (« grip »), l’emplacement est tout trouvé.

Batterie_Li-on_D-LI_90

Batterie D-LI_90 (Image Ricoh-Imaging)

 

En cette période de vœux, nous souhaitons que 2016 vous apporte toutes les satisfactions photographiques que vous pourriez en attendre.