Cet article n’a pas pour but d’analyser le matériel, mais les différentes solutions de portage de ce matériel. Plusieurs possibilités s’offrent au photographe amateur selon ses besoins… et ses moyens.

 

Les offres

L’offre se répartit en 3 grandes catégories:

1- Le sac reporter

Parfaitement adapté aux nécessités d’un travail urbain, au cours duquel l’accès au contenu du sac doit être possible à tout moment. Généralement pourvu de cloisons amovibles rembourrées ou semi rigides il assure une organisation commode et versatile du rangement et une bonne protection au matériel, à l’épaule comme au sol.

Grand classique de l’époque argentique,  il est un peu moins tendance actuellement.

Deux tailles :

  • Petit pour 1 gros boitier et 1 ou 2 objectifs moyens,  1 flash cobra et la « trousse d’urgence » (voir plus loin)
  • Moyen pour 2 boitiers montés et 1 objectif moyen, 1 flash cobra, la « trousse ».

 

Sac d'épaule petit

Sac reporter petit

 

 

Sac d'épaule moyen

Sac reporter moyen  (les 2 photos ne sont pas à la même échelle)

 

2- Le sac à dos

Parfaitement adapté à la randonnée ou au trekking, il permet d’emporter 1 boitier, 2 ou 3 objectifs, éventuellement un flash cobra. ainsi que des vêtements, une bouteille , quelques provisions. Il permet souvent d’accrocher à l’extérieur un pied photo et une housse étanche de couleur fluo-rescue qui peut recouvrir le sac. Il existe en 2 ou 3 tailles.

La partie photo est compartimentée, souvent de façon astucieuse. Certains sacs à dos sont conçus de manière à pouvoir très facilement pivoter pour venir sur le côté, et permettre un accès facile au matériel photo, sans déposer le sac.

Je vous conseille de vérifier la présence d’anneaux de fixation sur les bretelles, permettant d’accrocher votre boitier devant vous et d’en faire supporter le poids par les épaules et non le cou. La liaison entre le boitier et les anneaux se fait au moyen d’accessoires produits par plusieurs marques dont OP-TECH.

Sac à dos

Sac à dos mono-bretelle, porté en bandoulière

 

Sac à dos pivotant

Sac à dos pivotant (sling)

 

3- La  besace

Le besoin de passer inaperçu, par goût ou pour ne pas attirer les voleurs, ainsi que l’arrivée de boitiers plus compacts ou carrément petits, comme certains hybrides, a fait émerger les besaces, de forme non identifiée comme « photographique ». Ces besaces sont souvent de couleur, ou bicolores, détail supplémentaire qui les distingue des sacs photo traditionnels. Toutes les marques photos connues  en produisent, mais pas seulement elles, de grandes enseignes éloignées de la photo, comme Décathlon en proposent également.

Besace

Besace sophistiquée

 

4-  La valise

Il existe aussi des valises rigides, métalliques ou en en résine – étanches et même insubmersibles (produites par B+W). Ce sont des produits presque exclusivement utilisés par les professionnels. Il en est de même pour les gros sacs « cargos » ou les valises-trolleys qui permettent le transport de matériel d’éclairage encombrant.

Ces différentes solutions de portage permettent de satisfaire tous les besoins. Elles ont évolué et se sont diversifiées pour s’adapter aux évolutions de la pratique photographique.

Les 3 modèles de sacs se trouvent, à tous les prix, de 20€ à 450€, dans les grandes marques: BILOBA,  BILLINGHAM,  CASELOGIC,  CULLMANN,  F-STOP,  KALAHARI, LOWEPRO,  MANFROTTO (KATA), MINDSHIFT, NATIONAL GEOGRAPHIC, TAMRAC, TENBA, THINK TANK, VANGUARD.

 

Rangement fixe ou de transport ? Sac de sortie ?

Enfin une question doit être évoquée ici. Celle du rangement fixe ou de transport et du sac de sortie.

En effet l’époque où le photographe amateur emportait dans son sac reporter tout son matériel: ses 2 boitiers, ses 7 ou 8 objectifs, son flash cobra, sa trousse de dépannage et de réparation, et ses analgésiques pour douleurs vertébrales, pour pouvoir parer à toute les éventualités photographiques, semble révolue.

Actuellement on en serait plutôt au sac cargo (plus guère produit que par Tamrac) de stockage, qui reste à la maison, ou se case dans un coffre de voiture, et un sac plus petit, permettant la mobilité et des photos plus centrées sur un projet lié au lieu de visite. En somme, les amateurs, de nombreux amateurs, ont migré vers des pratiques de type professionnel.

 

La trousse d’urgence

Un dernier élément a changé également avec le passage de l’argentique au numérique: la « trousse d’urgence ».

Son contenu actuel est devenu:

  • un chiffon microfibre antistatique
  • un lenspen pour nettoyer les optiques
  • un ou plusieurs accus de secours
  • une poire soufflette, dont on ne touche jamais les poils (éventuellement)
  • une carte SD de réserve
  • un chargeur d’accus et son câble
  • un cable de connexion HDMI -USB
  • un smartphone avec l’appui GPS synchro avec le boitier
  • un portable muni du logiciel de PT préféré
  • une clé USB/lecteur de SD  si le portable n’en comporte pas
  • quelques bracelets élastiques (éventuellement)
  • les factures du gros matériel, légalement obligatoires.

Le couteau suisse multifonctions a souvent disparu.

Le petit réflecteur pliable est souvent absent, mais peut être utile.