Aux confins de l’image

« Les confins de l’image » : ceci mérite quelques précisions sur ce que l’on entend par là. Même si par là on n’entend pas grand-chose comme a dit un humoriste célèbre.

Définir les confins de l’image

Pour ne pas entrer dans des tarabiscotages incompréhensibles, posons le postulat que cette expression définit même imparfaitement la « photo extrême » c’est-à-dire celle qui est réalisée dans des conditions exceptionnelles. Des conditions que nous, pauvres amateurs, ne rencontrons pas tous les jours. Et encore moins les jours de confinement « coronavirien ».

Mais on pourrait aussi convenir que la vidéo est de la photo extrême puisqu’il faut une grande quantité d’images « fixes » pour avoir la perception de l’image animée. Mais c’est un autre sujet.

Les domaines de la photo extrême

Les images réalisées dans des conditions extrêmes

Ce sont par exemple les images de photographes qui bravent les conditions de vie (voire de survie) pour les réaliser. Le froid extrême des régions polaires ou la chaleur de certains déserts. Ou encore celles réalisées sur ce que l’on nomme pudiquement les « théâtres d’opérations », autrement dit les régions en guerre. Certains photographes y ont laissé leur peau, comme Gilles Caron, ou encore Olivier Voisin.

Ils méritent notre plus grand respect. En ces temps troublés, on dispose parfois de plus de temps non contraint par le travail. Pourquoi ne pas en profiter pour chercher et admirer les images de ces courageux ? Ce serait aussi leur rendre un hommage silencieux…à défaut de pouvoir les imiter !

Les images de l’infiniment grand ou de l’infiniment petit

Ce sont les images réalisées depuis l’espace ou représentant l’univers (infiniment grand) et les images représentant l’infiniment petit réalisées avec des matériels particuliers (microscopes).

Ces images permettent d’en savoir davantage sur la vie en général. J’ai trouvé extraordinaires les images au microscope du COVID-19. Avec de l’imagination, on pourrait penser aux satellites anciens, leurs grandes antennes en moins. Ou à un extraterrestre. Une sorte de rapprochement entre l’infiniment grand (l’espace) et l’infiniment petit.

virions icosaédriques au microscope électronique.
virions icosaédriques au microscope électronique.
Photo Crédit:Content Providers(s): CDC/Dr. Fred Murphy —  Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=822112
Représentation du COVID-19 - Image : https://www.santepubliquefrance.fr/
Représentation du COVID-19 – Image : https://www.santepubliquefrance.fr/

Aller aux confins de l’image

Comment faire ?

Pour les photos au microscope électronique, ce sera compliqué, probablement. Mais pour les photos de la Voie lactée ou des étoiles en général, il existe des possibilités. Surtout qu’en ce moment, avec le ralentissement des activités humaines (usines, …) la pollution de l’atmosphère est moindre. Cela favorise donc l’observation de nuit, de son jardin ou son balcon, … quand les nuages restent eux aussi confinés sur l’océan. Étant très loin d’être un expert du domaine, je me garderai de donner des conseils. Mais on peut trouver sur Internet des tutos pour s’initier. Et aussi des indications sur le matériel nécessaire. Après, à chacune et chacun de se lancer, se « sortir » du confinement terrestre pour atteindre les confins de l’univers et de l’image.

 

Nota : Image de titre ©Zegaby . Qu’il soit remercié pour nous avoir aimablement autorisés à l’utiliser.