Chapitre 1, un parfum de lecture

Quatrième semaine de confinement et il n’y a pas le moindre parfum de la fin de cet état. Reconnaissons que la planète Terre joue un bien mauvais tour à ses habitants qui s’en croyaient maîtres. Résultat, notre monde tourne au ralenti et les échanges se font rares. Échanges entre les pays, échanges entre les Hommes. Un moment à part de la vie d’un individu qui pourrait être mis à profit pour penser à une façon de vivre un peu différente. Il sera intéressant de voir comment on se comportera après. En attendant, il faut s’occuper.

Depuis le début du confinement, nous essayons de vous proposer des activités tournant autour de la photo. Aujourd’hui, petit changement de cap. Parlons lecture ! Il s’agit de vous proposer quelques livres sur le rythme de un par semaine.

Le parfum d’Adam

Pour commencer, un roman qui n’a rien à voir avec le monde photographique, mais tout avec l’actualité. L’auteur est Jean-Christophe Ruffin, un homme qui a touché à tout. Ambassadeur, homme de lettres et membre de l’Académie française, il est aussi médecin. Il a bourlingué à travers le monde également pour diverses ONG. En tant que romancier, il a écrit il y a une quinzaine d’années un roman qui se révèle, aujourd’hui, très dans l’air du temps. Il s’agit du livre « Le parfum d’Adam ».

C’est l’histoire d’un complot qui va prendre pour cible l’espèce humaine, au nom de la Terre. L’idée est de réduire drastiquement le nombre d’humains sur la planète afin que celle-ci puisse régénérer ses ressources. C’est aussi l’histoire d’un écologisme extrêmement radical qui, poussant jusqu’au bout sa logique, en arrive à une tentative de génocide à grande échelle. En provoquant une épidémie gigantesque par exemple. Ce n’est pas la première fois qu’un tel scénario est couché en roman. Tom Clancy, auteur américain du roman « À la poursuite d’Octobre Rouge » s’en était aussi emparé. Et dans un de ses romans, les USA étaient confinés. Un parfum d’actualité ?

Le fond de ce roman est réel. Car il existe bien cet écologisme radical dont le but est de réduire drastiquement la présence humaine. Y compris chez des dirigeants en vue. La recherche d’un paradis perdu peut conduire à un fanatisme des plus meurtriers. Comme tous les fanatismes d’ailleurs.

S’il existe une base réelle, ce livre reste un roman d’aventures. Un voyage littéraire qui nous conduit dans bien des endroits du monde, du Cap Vert au Colorado en passant par les mégapoles brésiliennes. C’est un roman aussi où l’on retrouve des portraits très campés. Alors, quitte à être dans l’actualité, pourquoi ne pas se laisser tenter par un livre plutôt bien écrit que par les actualités en boucle fort anxiogènes ?