[Carnet de voyage] L’Andalousie : Séville

Situer l’Andalousie

Pour les quelques lecteurs qui ignoreraient où se situe l’Andalousie, et par conséquent Séville (mais ils devraient être très rares !), quelques indications :

L’Andalousie est une région d’Espagne située à l’extrême sud du pays.

Elle comprend, d’ouest en est, les provinces de Huelva, Séville, Cadix, Cordoue, Malaga, Jaén, Grenade, et Almeria.

Elle est bordée :

  • À l’ouest par le Portugal,
  • au nord-ouest par l’Estrémadure
  • au nord par la Castille/ La Manche
  • à l’est par la région mono-provinciale de Murcie.
  • Au sud-ouest par l’Océan Atlantique
  • au sud-est par la mer Méditerranée.

Le détroit de Gibraltar constitue la « frontière » entre Atlantique et Méditerranée.

L'Andalousie
L’Andalousie

 

Je connaissais plutôt bien d’autres régions d’Espagne continentale (Catalogne, Levant, Costa Blanca) et certaines îles (notamment Majorque), mais je n’étais jamais allé en Andalousie. Pourtant, la seule évocation de ces lieux me donnait envie d’aller les visiter. Et ce d’autant plus que certains de mes proches, pour une part d’origine espagnole, sont des férus (actifs) de flamenco, culture qui imprègne fortement l’Andalousie.

L’occasion s’étant présentée, par deux fois, il était important de ne pas la manquer. Deux « voyages » rapprochés ont donc été programmés :

  • À l’automne 2019 (3 jours à Séville)
  • puis à la fin de l’hiver 2020 (10 jours, dont une semaine à Cadix, puis à nouveau à Séville), juste avant le « confinement COVID-19 ».

Ce « carnet de voyage » sera principalement consacré à Séville. Un autre, prochainement, aura pour thème la ville de Cadix.

L’Andalousie

Pour le touriste, cette région a un intérêt majeur : le beau temps, chaud voire très chaud en été, est quasiment assuré toute l’année. Non qu’il n’y pleuve jamais – cela arrive, bien entendu ! – mais le soleil revient très vite.

Un autre intérêt : le nombre de lieux à visiter, dû, pour partie au moins, à la présence pendant des siècles de la culture arabe : d’où des constructions d’une richesse architecturale et décorative remarquable.

Il est bien sûr préférable de pratiquer la langue espagnole, précision étant faite qu’en Andalousie, la manière de prononcer des autochtones peut dérouter celui pour qui le castillan ou l’espagnol pratiqué en Amérique Latine ou du Sud s’avère facile à comprendre. Ici, il faut parfois « s’accrocher ». Outre les régionalismes de vocabulaire que l’on trouve dans toutes les régions du monde, il faut s’habituer à la façon de parler, à la fois très rapide et « mangeant » quelque peu les mots. Mais l’Andalou (se) sait aussi se mettre à la portée de « l’étranger » et acceptera le plus souvent de répéter ce que l’on n’aurait pas compris. Ce n’est finalement pas différent de ce que l’on peut constater dans nos régions méridionales françaises !

Pour s’y rendre

Les solutions sont multiples et dépendent, bien entendu, du lieu de départ. Venant de France, et plus particulièrement de la région parisienne, le voyage aérien était le plus rapide. Séville dispose d’un aéroport international. Nous verrons, plus tard, que les liaisons Séville-Cadix sont faciles. Comme sont faciles les liaisons Séville Aéroport / Centre ville : un réseau de bus bien structuré existe, et des lignes amènent au centre-ville en 30 minutes environ, avec un arrêt tout proche de la gare de la RENFE (équivalent espagnol de la SNCF).

Bien entendu, les locations de voitures à l’aéroport sont toujours possibles si l’on doit « naviguer » dans la région.

Le matériel photo

Les 2 séjours n’ont pas été effectués, photographiquement parlants, avec le même matériel. Le seul point commun a été le boîtier utilisé : Pentax K-1 mark II.

Pour les 3 jours passés à Séville en octobre 2019, un seul objectif : le HD PENTAX-D FA 24-70 mm f/2,8 ED SDM WR. Le séjour ne prévoyait pas d’environnement autre qu’urbain.

Pour le voyage de février (entièrement urbain, lui aussi), 3 objectifs :

Donc 1 zoom et 2 focales fixes bien plus utilisées que le zoom GA, même au prix de fréquents changements selon les lieux et les sujets. Toutefois, si, à ce moment, le DFA 70-210/4 avait été disponible, il aurait probablement été choisi pour sa souplesse d’utilisation et sa qualité générale en lieu et place du F 135.

Il aurait aussi été possible de se munir d’un autre zoom : soit DFA 28-105, soit Tamron 28-75 pour remplacer les 2 premiers nommés ci-dessus. La volonté de prendre principalement des focales fixes a été plus forte.

Que voir, que visiter à Séville

Séville, qui compte près de 700 000 habitants, est la capitale de l’Andalousie et la 4ème ville d’Espagne par la population. La vie y est extrêmement agréable tant par la météo que par la gentillesse de ses habitants. On y vit dans le calme, sauf bien entendu en cas de grosse affluence de touristes.

La ville est traversée par le 5ème plus long fleuve d’Espagne, le Guadalquivir. Autrefois appelé Tartessos, il était appelé par les Romains « Baetis » ou « Betis » : un des deux grands clubs de football de Séville porte le nom de « Bétis ».

Le stade du Betis Séville
Le stade du Betis Séville « Balompie » (balompie, football… on peut sourire)

 

Une ville de cette importance recèle, évidemment, bien des richesses à voir, à entendre et à photographier.

Le flamenco

Culture andalouse

L’Andalousie est par excellence la Terre du Flamenco. Chaque ville ou presque possède son académie où cet art est enseigné. Et chaque ville ou presque est représentée par un style. Ainsi trouve-t-on les « Alegrias » de Cadix, les « Sevillanas » de Séville, les « Granadinas de Grenade, «les « Rondeñas » de Ronda, les Fandangos de Huelva, les « malaguenãs » de Malaga, etc. Sans oublier, évidemment, la « solea », « mère de tous les chants », dont il se dit que son origine se situe à Séville, dans le quartier de Triana. Des styles différents exprimant des sentiments différents avec, bien sûr, des rythmes (« compás ») différents.

Pour les lecteurs que le flamenco pur heurterait, une proposition moins traditionnelle : une rumba interprétée à la guitare par Paco de Lucia (pour l’état civil Francisco Sánchez Gómez), disparu en 2014. Il y est accompagné à la guitare par son frère aîné, disparu lui aussi (en 2009), Ramón de Algeciras (Ramón Sánchez Gómez) – tous deux originaires d’Algésiras, dans la province de Cadix – et par un percussionniste. À noter que beaucoup considèrent Paco de Lucia comme le meilleur guitariste de flamenco de tous les temps, qu’il a fait évoluer en y incorporant des rythmes issus du jazz.

Le spectacle flamenco

Dans les 2 villes que nous avons visitées, il existe de nombreuses salles de spectacles où le flamenco est à l’honneur. À moins d’aversion profonde pour cette musique (tout existe !), on ne peut qu’inciter le visiteur à aller voir un de ces spectacles à la fois dansés chantés et joués. De préférence, un vrai spectacle de flamenco et non un ersatz pour touristes. Les prix d’entrée sont souvent très abordables.

Notons cependant que, sauf autorisation spéciale, les photos y sont interdites. Toutefois, avant le spectacle, il arrive qu’on puisse sans trop de peine, avec son smartphone, prendre des images de l’environnement. C’est infiniment plus discret qu’avec un K-1 Mk II monté d’un DFA 24-70 !

Scène de spectacle Flamenco
Scène de spectacle flamenco
Scène de spectacle Flamenco : le plafond
Salle de spectacle flamenco : le plafond

À défaut, la rue réserve aussi de temps en temps de belles surprises avec des danseuses ou des danseurs qui s’y produisent, le plus souvent avec le seul accompagnement d’un guitariste.

Flamenco : danseuse de rue
Flamenco : danseuse de rue
Flamenco : danseur de rue (Plaza de España)
Flamenco : danseur de rue (Plaza de España)

Et, hormis le flamenco ?

À vrai dire, on n’a que l’embarras du choix. L’architecture des bâtiments, souvent d’origine mauresque, mérite bien entendu quelques clics. Les vieux quartiers sont toujours, photographiquement parlant, plus intéressants que les quartiers modernes.

N’oublions pas les fans de football pour qui Séville évoque invariablement une demi-finale dramatique de Coupe du Monde de foot entre la France et l’Allemagne, gagnée (aux tirs au but) par l’Allemagne, alors RFA, et marquée par la grave blessure d’un des joueurs français « agressé » par le gardien de l’équipe allemande. Ces fans iront sans doute voir le stade où se déroulait ce match (Stade Sanchez Pizjuan). Pas spécialement pour son intérêt photographique, mais plutôt pour le souvenir. Hé quoi ? Il n’est pas interdit de faire parfois de la « photo souvenir » !

Mais l’intérêt photographique est sans doute mieux représenté par d’autres lieux de cette belle ville.

L’Alcazar (et ses jardins)
L'Alcazar de Séville
À l’Alcazar de Séville
A l'intérieur de l'Alcazar de Séville
À l’intérieur de l’Alcazar de Séville
Baño (bain) de Doña Maria de Padilla (Alcazar de Séville)
Baño (bain) de Doña Maria de Padilla (Alcazar de Séville)
Plafond à l'Alcazar (détail)
Plafond à l’Alcazar (détail)
La place d’Espagne

Tout autour de la place sont disposés des « autels » représentant chacun une des provinces d’Espagne. Ici, à droite, celui relatif à Cadix.

Place d'Espagne à Séville
Place d’Espagne à Séville
Place d'Espagne (Séville) : monument pour la province de Cadix
Place d’Espagne (Séville) : monument pour la province de Cadix
La cathédrale et sa « Giralda »

Nota : la photo de titre est une vue de la ville de Séville depuis le haut de la « Giralda ».

La « Giralda » est un ancien minaret : la cathédrale fut une mosquée au temps de la présence maure. Sur la photo de gauche, on aperçoit le haut de la « Giralda » à l’arrière-plan, à gauche.

Cette cathédrale est d’une incroyable richesse tant architecturale que patrimoniale : un lieu incontournable !

La cathédrale de Séville
La cathédrale de Séville
Orangers dans les jardins de la cathédrale de Séville
Orangers dans les jardins de la cathédrale de Séville
Vitrail dans la cathédrale
Vitrail dans la cathédrale
Autre vitrail
Autre vitrail
Gargouilles sur la cathédrale
Gargouilles sur la cathédrale

 

Les rues et bâtiments de la vieille ville
  • arènes
    Les arènes de Séville
    Les arènes de Séville
    Une grille dans l'enceinte des arènes
    Une grille dans l’enceinte des arènes
Les rives du Guadalquivir
La Torre del Oro (la Tour de l'Or)
La Torre del Oro (la Tour de l’Or)
Aviron sur le Guadalquivir
Aviron sur le Guadalquivir
La place de l’Incarnation et ses « champignons »
"Metropol Parasol" ou "Setas de la Incarnacion" (champignons de l'Incarnation)
« Metropol Parasol » ou « Setas de la Incarnacion » (champignons de l’Incarnation)
"Metropol Parasol" ou "Setas de la Incarnacion" (champignons de l'Incarnation)
« Metropol Parasol » ou « Setas de la Incarnacion » (champignons de l’Incarnation)
La Casa de Pilatos (« Maison de Pilate »)
  • Le bâtiment et les jardins
La Casa de Pilotas
La Casa de Pilatos
Les jardins de la Casa de Pilatos
Les jardins de la Casa de Pilatos
  • De très nombreuses mosaïques (azulejos)
Azulejos à la Casa de Pilotas
Azulejos à la Casa de Pilatos
Azulejos à la Casa de Pilotas
Azulejos à la Casa de Pilatos
Et, bien sûr, une grande variété de situations en photo de rue
La joie des enfants : les bulles de savon
La joie des enfants : les bulles de savon
La joie des enfants : les bulles de savon
La joie des enfants : les bulles de savon
Le chien sur le banc
Le chien sur le banc

 

Séville semble inépuisable en termes de possibilités photographiques. En plus, bien sûr, d’une incontestable douceur de vivre. Prochainement, Cadix nous dévoilera aussi ses richesses, elles aussi très vastes.

Galerie

Triana et le Guadalquivir
Triana et le Guadalquivir
Dans le quartier de Triana
Dans le quartier de Triana
Une porte à la Casa de Pilatos
Une porte à la Casa de Pilatos
Un patio
Un patio

Pour toutes les photos de cet article : © Micaz

 

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