Ce carnet de voyage est un peu particulier. En effet Moscou n’était pas pour moi une destination inconnue ou exotique. À l’époque où je faisais mes études de russe, je suis allé plus de 50 fois là-bas. Mais mon dernier voyage datait de 1993, il y a 25 ans ! C’est à dire dans un autre siècle, dans un autre monde. J’allais retrouver un monde que je connaissais, mais qui n’existait plus. J’allais trouver un monde que je pensais connaître et que je ne connaissais pas. Étrange schizophrénie.

 

 

Premières impressions

Dès l’arrivée à l’aéroport, je ressens ce flottement. On est bien en Russie, les caractères cyrilliques ne permettent aucun doute, mais l’aéroport international, est un aéroport international, pas un terrain d’aviation où se côtoient des avions de compagnies aériennes connues et des avions militaires à étoiles rouges.

Les 60 km de l’aéroport de Domodiédovo à Moscou ne se font plus dans un bus plus ou moins confortable, mais par un train façon TGV à deux étages, flambant neuf et confortable, direct, appelé Aéroexpress. Nous sommes au XXIe siècle, servis par des écrans qui nous montrent notre train, nous indiquent sa vitesse et nous fournissent quelques informations publicitaires. Au dos de chaque fauteuil des petits placards, eux aussi publicitaires mettent une touche multicolore à l’ensemble. Dans le même temps, le logo de l’Aéroexpress a un air d’étoile rouge à peine subliminale et le prix du voyage, payé en CB, est assez parisien : 7,5€ l’aller simple. Ce train nous dépose 50 minutes plus tard dans la plus proche des 8 gares de Moscou. C’est à dire en ville, sur la ligne de métro circulaire.

Plan général. Toutes les villes extérieures à la ceinture la plus large ne font pas partie de Moscou.

Plan général. Toutes les villes extérieures à la ceinture la plus large ne font pas partie de Moscou.

 

Plan du centre de Moscou avec les indications des lieux visités.

Plan du centre de Moscou avec les indications des lieux visités.

 

 

 

Moscou, une ville très étendue

Moscou est une grande ville qui compte 12 millions d’habitants. Mais c’est surtout une ville gigantesque. Elle est entourée d’une autoroute circulaire de 110 km (cercle jaune extérieur sur le plan général au-dessus). C’est-à-dire l’équivalent d’un anneau qui passerait autour de Paris par Le Bourget, Créteil, Évry, Versailles, Gennevilliers. Par comparaison, le boulevard périphérique de Paris fait 34 km…

Moscou a bien sûr des quartiers périphériques, mais pas des banlieues au sens occidental du terme. Le tissu urbain ne présente pas de différences aussi marquées que chez nous. Les immeubles ne sont pas plus hauts dans le centre historique, ils sont seulement moins anciens. Les 7 gratte-ciel staliniens dessinés dans les années 30 sont plantés un peu partout dans la ville, et principalement hors du centre. Les grandes avenues, rectilignes, ou les boulevards, circulaires, qui comportent de 6 à 10 voies (voire plus) réunissent tout cet ensemble, saturés aux heures de pointe par des bouchons à l’échelle de leur taille, depuis la chute de l’URSS.

Toute la ville est desservie par le métro, dont le réseau s’est sérieusement densifié en 25 ans. Ce métro, qui était réputé pour la beauté de ses stations, n’a pas changé, les stations récentes sont seulement plus sobres, mais toujours grandioses. À elles seules elles méritent un carnet de voyage. Je retrouve mes marques.

Station de métro Komsomolskaïa. une des plus grandes, sur la ligne circulaire, elle dessert 3 gares : gare de Léningrad (nord ouest), Gare de Iaroslav (nord), gare de Kazan (Est-transibérien)

Station de métro Komsomolskaïa. Une des plus grande, sur la ligne circulaire, elle dessert 3 gares : gare de Leningrad (nord-ouest), Gare de Iaroslav (nord), gare de Kazan (Est-transibérien).

 

Station Maïakovskaïa. Une des plus belles. Utilisée comme abris antiaérien pendant la seconde guerre mondiale.

Station Maïakovskaïa. A mes yeux une des plus belles. Utilisée comme abri antiaérien pendant la Seconde Guerre Mondiale.

 

Station Vystavotchnaïa. Une des plus récentes, dessert Moscou City, le quartier des affaires ultra-moderne.

Station Vystavotchnaïa. Une des plus récentes dessert Moscou City, le quartier des affaires ultramoderne.

 

 

Premier contact avec la réalité concrète

Le premier contact avec la réalité concrète est l’achat d’un titre de transport commode à un guichet, car les automates, certes écrits en russe ne sont pas plus compréhensibles que dans les gares françaises et, surtout, inutilisables sans argent russe. Donc direction la queue au guichet. Nous sommes en fin d’après-midi, la queue est courte. Je demande un conseil sur le type de titre à prendre pour des déplacements illimités pendant une semaine. La réponse est instantanée : c’est un titre unique magnétique, valable pour tous les moyens de transport sauf les taxis et le tarif est 800 roubles (11,50€) (*1). Paiement en CB. C’est fait en 3 minutes pour 3 cartes… La petite dame du guichet a été charmante, efficace, pas sèche. La Russie a réellement changé… La transaction a été faite directement en russe. Ça a certainement fait gagner du temps. J’aurais dû essayer en anglais.

Petite réflexion sur la langue. La génération née à l’époque sov. (*2) ne parle globalement pas autre chose que le russe. En URSS, jusqu’en 1991, il valait mieux parler russe ; de préférence suffisamment bien pour comprendre les prononciations pas soignées des gens dont la diction n’est pas le métier ! Des gens comme ça, il y en a plein dans tous les pays du monde. Et l’anglais langue tierce universelle n’est pas la panacée non plus. Les Russes nés après 1991 ne parlent pas forcément super bien l’anglais, mais ils ont un état d’esprit complètement différent, ouvert sur le reste du monde.

Une fois nos cartes de transport en poche, c’est la liberté de mouvement assurée. À nous Moscou !

(*1) par comparaison, l’équivalent en région parisienne, le pass Navigo mensuel est à 18,47€ la semaine x4)

(*2) forme abrégée de « soviétique », traduction en français du terme péjoratif « sovdépié » utilisé par nombre de Russes pour parler de l’URSS.

 

 

Impressions secondes

Ce voyage a eu lieu fin décembre – début janvier, ce qui sous les latitudes moscovites a son importance : on n’y voit personne en chemise hawaïenne.

Là aussi, les choses ont changé, la foule ne fait plus dans les infinies nuances de gris, elle est à dominante noire, avec des taches de couleur de marques auxquelles nous sommes habitués. Les enfants sont habillés avec beaucoup de fantaisie. C’était déjà le cas à l’époque sov., les possibilités ont simplement explosé.

Dans une rame de métro.

Dans une rame de métro.

 

Deuxième constatation, toujours dans le métro. Sont apparues, au sol, des indications lisibles, commodes pour se diriger, en russe et en caractères latins. De même, les annonces vocales indiquant le nom de la prochaine station de métro sont doublées avec prononciation anglaise. Signe d’ouverture aux touristes étrangers autonomes et plus menés en laisse par l’Intourist (*3). Signe aussi que les Russes sont optimistes quant au niveau d’anglais (surtout phonétique) des étrangers non anglophones ! Mais surtout, signe que les usagers ne sont plus considérés seulement comme du bétail.

Station Dostoëvskaïa. Ligne 12. Construite récemment. Notez les inscriptions bilingues au sol.

Station Dostoëvskaïa. Ligne 12. Construite récemment. Notez les inscriptions bilingues au sol.

 

(*3) Organisme d’état qui gérait les touristes étrangers. Le mot était une contraction de « inostrannyï tourist » touriste étranger. Lesquels touristes étaient pris en charge de façon très rassurante et avec le moins possible de contacts avec la population locale. Les lieux de visite étaient choisis par l’Intourist, visiter autre chose était pratiquement impossible.

Sortis du métro, deuxième constatation bis. Des quantités d’immeubles ont été restaurés, sont redevenus polychromes. Ou bien ont changé de destination et, par la même occasion, d’aspect. Beaucoup d’autres ont été construits, contemporains, ultramodernes. Moscou a toujours été très mélangée architecturalement, cela ne change pas.

Mélange des styles. Rue Malaïa Dimitrovka. Au milieu gratte-ciel récent, sorte de satire des 7 néostaliniens moscovites.

Mélange des styles. Rue Malaïa Dimitrovka. Au milieu gratte-ciel récent, sorte de satire des 7 néostaliniens Moscovites.

Un autre point saute aux yeux : c’est l’apparition de cafés, de brasseries, de restaurants, petits ou grands, MacDo, KFC ou russes (plus nombreux), de boutiques de toutes sortes, de supermarchés, etc. dans toute la ville. Avec des horaires très russes : jusqu’à 22h, 23h, minuit, et même 24/24. Pas pour tous bien sûr. On trouve aussi des boutiques fermées à 19h. Mais surtout on trouve des boutiques. La distribution, qui n’existait pas à l’époque sov., est désormais omniprésente. Ce phénomène ne concerne pas que la distribution, mais aussi les services et tous les aspects de la vie. Un exemple terre à terre, mais emblématique : pour le soir du 31 décembre, une grande partie de la rue Tverskaïa (l’équivalent des Champs Élysée à Paris) avait été banalisée pour y installer des scènes musicales sonorisées et éclairées, des chalets vendant des produits alimentaires de production régionale ou étrangère, présentant des métiers anciens, etc. Et avaient été installées un peu partout d’impressionnantes batteries de toilettes mobiles, par 10 -12. Impensable il y a 25 ans.

Dans ces cafés, restaurants, etc., l’accueil est à minima correct, professionnel, cordial, voire même sympathique. Ça aussi ça n’a plus rien à voir avec le passé. Dans le métro ou dans la rue, on n’est plus dans une foule indifférenciée, mais dans une masse d’individus que l’on sent exister en tant que tels. Dans les magasins, on n’est plus des pions d’une foule sans visage, mais des clients que l’on va satisfaire. Une telle métamorphose m’a stupéfait, très agréablement. D’autant plus que c’est assez général, dans les établissements publics comme dans les entreprises privées.

 

 

Impressions tierces

Mes enfants, 20 et 18 ans, pour qui j’avais « monté » ce voyage ont été également impressionnés… par la quantité de forces de l’ordre aux accès à la même rue Tverskaïa, et plus globalement dans le métro et un peu partout. Une bonne partie de ce dispositif était liée à la proximité du Kremlin, lieu de résidence du pouvoir central, mais pas seulement. Toutes les entrées du métro sont équipées de portails détecteurs de métaux. Et de personnel qui, s’il le juge nécessaire, vérifie vos sacs au scanner. Ces derniers appareils ne sont pas toujours visibles, mais ils ne doivent pas être loin. Il est vrai qu’il y a eu un important attentat dans le métro il y a plusieurs années. Mais dans la station de métro proche de notre hôtel, à notre troisième passage les agents de sécurité nous saluaient en souriant et ne vérifiaient plus nos sacs.

La présence policière s’estompe au fur et à mesure qu’on s’éloigne du centre-ville et du siège du pouvoir, le Kremlin. Cette constatation avait déjà été faite au XVIIIe siècle. Le pouvoir russe a toujours eu le réflexe de montrer ses muscles. Ainsi, à l’intérieur du Kremlin (entrée payante, entre 7 et 10€), le long de la ligne qui sépare la partie autorisée aux touristes et la zone non autorisée se tiennent des jeunes gens vêtus de noir, tenue assez près du corps, mais néanmoins chaude, rangers, bonnets, le tout très « troupes spéciales », seuls ou deux par deux, tous les 10-15 mètres. Âge 20 ans. Je leur ai demandé ! Ils ont répondu par hochements de tête à mes questions, donc n’ont pas engagé le dialogue ; mais ils ne m’ont pas envoyé promener ! Ça aussi, aurait été impensable il y a 25 ans ! Ma démarche a d’ailleurs sidéré mes enfants ! Au fond je me suis fait plaisir. C’était une sorte de test, au cinquième jour là-bas, je ne pensais pas courir de vrai risque. Je serais curieux de savoir ce qu’ils ont ensuite raconté à leur supérieur, si tant est qu’ils aient raconté quoi que ce soit à qui que ce soit. Mais encore une fois, tout ça n’est possible qu’à condition de parler russe.

 

 

Impression incontournable

Moscou, est une ville immense, et plus globalement la Russie un pays immense. Dire cela c’est enfoncer une porte ouverte. Alors, précisons un peu : plutôt qu’immense, disons démesuré ou même parfois sans mesure.

Les Soviétiques avaient un sens paranoïaque du secret. Ils considéraient la « réclame » comme une maladie honteuse, tout comme le commerce d’ailleurs. Et quand ils faisaient de la « réclame », c’était effectivement honteux ! Les Russes actuels font de la publicité, qu’ils prononcent à l’anglaise, sans complexe. Et cela donne des choses énormes. Ainsi le centre, au sens moscovite du terme – disons comme Paris jusqu’au périphérique – était, en cette fin d’année 2017, à l’occasion du festival « Voyageons en Nativité », inondé de lumière. Soit les façades étaient éclairées de près, soit des détails étaient éclairés par des « spots » de 1 m de diamètre, certaines rues étaient habillées d’un plafond de lumière, planant plusieurs mètres au-dessus des passants. Cette débauche de lumière créait d’ailleurs de sérieux problèmes de contraste pas évidents à gérer quand on voulait photographier tout ça ! Cette énormité, les proportions de certaines entreprises ont quelque chose de difficile à assimiler pour ceux qui viennent de pays aux dimensions plus modestes.

Marché de Nöel sur la Place Rouge Les Russes utilise le terme médiéval de foire (yarmarka)

Marché de Noël sur la Place Rouge
Les Russes utilisent le terme médiéval de foire (yarmarka)

 

Le Goum décoré pour Noël

Le Goum décoré pour Noël

 

Les illuminations rue Nikolskaïa, près de la place Rouge.

Les illuminations rue Nikolskaïa, près de la place Rouge.

 

Le marché de Noël ***** de la place de la Révolution.

Le marché de Noël ***** de la place de la Révolution.

 

Un autre exemple, très différent, mais comparable néanmoins est le palais de Tsaritsyno. Construit pour Catherine II, sur son ordre, par Bajenov, l’architecte qui a restauré le Kremlin dans le style néo-gothique que nous connaissons actuellement : façades de briques, aux détails soulignés de fines lignes de calcaire blanc, Tsaritsyno se trouve dans un domaine de 100 hectares au sud-est de Moscou, à une bonne vingtaine de kilomètres du centre. Avant que les travaux ne soient complètement terminés, Catherine s’en détourne, Tsaritsyno ne sera pas terminé, Bajenov tombe en disgrâce.

Au début des années 80, Tsaritsyno était abandonné, l’Intourist l’ignorait souverainement, les chauffeurs de bus ne savaient même pas où ça se trouvait et les ruines les plus hautes ne dépassaient pas 4 mètres. Mais c’était prodigieux. Dans les années 80, des travaux de restauration commencèrent. L’impression que j’avais à l’époque était que celle-ci ne serait jamais achevée et que cela resterait des ruines superbes. Mais je tenais à y emmener mes enfants. Tsaritsyno est désormais accessible en métro, c’est à 30 mn du centre. Tout a été reconstruit à l’identique, les chemins sont pavés de porphyre. C’est simplement hallucinant. Et nous n’avons pas pris le temps d’aller voir l’intérieur.

Tsaritsyno. Le palais central reconstruit abrite un musée.

Tsaritsyno. Le palais central reconstruit abrite un musée.

 

C’est une illustration éloquente de cette démesure, qu’on aurait envie de dire « charmante », si ce mot n’était pas trop petit.

Cette même démesure se retrouvait à l’orée de 2018 sur la Place Rouge, au 1/3 occupée par une patinoire, offerte par le Goum, l’ancien magasin d’état en face du Kremlin, devenu une sorte de Galeries Lafayette géante, en version grand luxe, Bulgari étant une des enseignes les plus modestes… Les 2/3 restants étaient occupés par un immense marché de Noël, le tout sur fond de Kremlin.

Pas très loin de là à vol d’oiseau, en face du théâtre Bolchoï, un autre marché de Noël installé dans des pavillons -pas des cabanes- laqués blancs d’une finition haut de gamme impressionnante, offrant des souvenirs, de l’artisanat d’art, des biscuits et des gâteux traditionnels, des chachlikis (brochettes marinées géorgiennes), etc. Et là aussi des éclairages sophistiqués, mais moins puissants, les pavillons étant éclairés de l’intérieur.

 

 

Que voir, que photographier ?

Moscou n’est pas seulement très étendue, mais également saturée de lieux à visiter, à photographier, souvent les mêmes. Beaucoup sont très connus et dans tous les guides, d’autres moins et pourtant plein de charme. Certains enfin ne sont encore équipés que de commentaires en russe. Ce sont, indiqués par groupement géographique (M1 = ligne Bibl. Lénine = station) :

  • La place Rouge – Le Goum – Le Kremlin (avec au choix : églises seules – + palais des armures) – Le pont Moscovsky en bas de la place Rouge – La rue Varvarka et Kitaï Gorod – La place de la Loubianka : M3 Pl. Révolution
  • La rue Tverskaïa et les rues à l’est vers le Théâtre Bolchoï – Le Kouznetsky Most : M1 Okhotny Riad ou M2 Teatralnaïa
  • La place du Manège – Le centre commercial souterrain du Manège – L’ancienne université – La rue Bolchaïa Nikitskaïa – Le boulevard Nikitsky – L’ancien Arbat – Le quai Smolenskaïa – Le Pont Novoarbatsky : M1 Bibl. Lénine – M3 Arbatskaïa
  • Le Musée Pouchkine – La cathédrale du Christ sauveur – La Moskova (traverser par la passerelle des Patriarches : M1 Kropotkinskaïa
  • La Galerie Tretiakov (très grand musée de peinture russe) – Le Museon (sculptures sov. déchues en plein air) – Nouvelle Galerie Trétiakov au bord de la Moskova – Parc Gorki et Musée Garage (Art contemporain) : M1 Park Kultury
  • Monastère Novodiévitchi et cimetière Novodiévitchi – Point de vue sur la ville depuis le Mont de Moineaux : M1 Sportivnaïa
  • Moscou City : M4 Vystavotchnaïa
  • Musée des icônes André Roubliov et Monastère Andronikov : M10 Rymskaïa
  • Monastère Donskoï : M6 Shabolovskaïa
  • Ensemble historique Kolomenskoïe : M2 Kolomenskaïa
  • Palais Tsaritsyno : M2 Oriékhovo

Le métro : pratiquement 85% des stations valent le coup. Par commodité on peut se borner à la ligne 5 circulaire et les portions des lignes 1 et 2 intérieures à la circulaire.

Cette liste n’est pas complète et en l’état elle nécessite déjà plus de 8 jours. Sauf à faire les visites et les déplacements au pas de charge… Ce qui est vivement déconseillé, et incompatible avec la photo.

Pour la photo, prévoyez de vous équiper « léger ». Les déplacements sont réellement importants. Prévoyez un objectif grand-angle – 16, 17, 18, 20mm. Vous pourrez ensuite croper dans vos clichés. Pour les autres focales, faites à votre goût et selon votre pratique.

Dans les musées la pratique photographique est variable (et indiquée). La surveillance est elle-aussi variable. Dans les églises, soyez délicats et discrets de toute façon. Dans les églises du Kremlin la surveillance est sévère, photographier est pimenté par le risque. Plus facile à deux, avec un complice « leurre ». Dans le métro la photo n’est pas interdite, mais pas toujours facile.

Entre la lumière d’une fin décembre par mauvais temps et les illuminations, les photos rapportées de Moscou que vous voyez ici sont un peu particulières, comme des photos de nuit en plein jour, ou des photos à la palette chromatique incomplète. Mais on ne revient pas de Moscou en disant : « Il ne faisait pas beau, alors je n’ai pas fait de photos ! » La ville est toujours aussi belle, aussi hétéroclite, riche des toutes sortes de styles qui cohabitent, encore plus variés avec les immeubles ultra-contemporains qui ont poussé et continuent à pousser à Moscou-city, à l’ouest et les églises polychromes restaurées un peu partout ou l’immense cathédrale du Christ Sauveur, preuve que le gigantisme n’est pas une invention bolchevique. Enfin pas seulement. Et 8 jours suffisent à peine à mettre l’eau à la bouche. Et pour passer à l’acte : un guide bien connu des voyageurs amateurs d’aventures est consacré à Moscou. Il est simplement remarquable.

 

 

 

Galerie

Le kremlin. Poterne Nord, par laquelle entre les touristes.

Le kremlin. Poterne Nord, par laquelle entrent les touristes.

 

Eglise de l'Archange St Michel dans le kremlin. c'est là que sont enterrés le tsars de la dynastie des Rouirikides, jusqu'à Ivan IV le terrible. Aux Riourikides ont succédé les Romanov.Eglise de l'Archange St Michel dans le kremlin. c'est là que sont enterrés le tsars de la dynastie des Rouirikides, jusqu'à Ivan IV le terrible. Aux Riourikides ont succédé les Romanov.

L’iconostase de l’église de l’Archange St Michel dans le kremlin. C’est là que sont enterrés les tsars de la dynastie des Rouirikides, jusqu’à Ivan IV le terrible. Aux Riourikides ont succédé les Romanov.

 

Le monastère de Novodiévitchi, dans Moscou, jamais fermé. A côté se trouve le cimetière éponyme, où ne sont enterrés que des personnages célèbres.

Le monastère de Novodiévitchi, dans Moscou, jamais fermé. À côté se trouve le cimetière éponyme, où ne sont enterrés que des personnages célèbres.

 

Eglise de Novodiévitchi. Des paroissiens viennent féliciter l'une d'entre eux, qui vient d'entrer dans les ordres.

Église de Novodiévitchi. Des paroissiens viennent féliciter l’une d’entre eux, qui vient d’entrer dans les ordres.

 

Rame de métro décorée. Plusieurs modèles de rames cohabitent. Elles se distinguent par les couleurs qui diffèrent.

Rame de métro décorée. Plusieurs modèles de rames cohabitent. Elles se distinguent par les couleurs qui diffèrent.

 

Passagers du métro le soir.

Passagers du métro le soir.

 

Eglise de Basile le bienheureux, sur la place Rouge. Elle a été bâtie sur ordre d'Ivan le Terrible pour commémorer la prise de Kazan, capitale des Tatars en 1552. Elle comporte une dizaine de petites salles, dont la centrale est abritée par un chatïor sembable à celui de Kolomenskoïe.

Église de Basile le bienheureux, sur la place Rouge. Elle a été bâtie sur ordre d’Ivan le Terrible pour commémorer la prise de Kazan, capitale des Tatars en 1552. Elle comporte une dizaine de petites salles, dont la centrale est abritée par un chatïor semblable à celui de Kolomenskoïe. Photo de nuit !

 

Kolomenskoïe. Lieu de résidence d'été des tsars Romanov au XVIIe s. Cet ensemble historique est aujourd'hui dans Moscou, à 30-35mn de métro du centre. Une des églises, ouverte au culte.

Kolomenskoïe. Lieu de résidence d’été des tsars dès le XVe s. Cet ensemble historique est aujourd’hui dans Moscou, à 30-35mn de métro du centre.
Une des églises, ouverte au culte.

 

Kolomenskoïe. Lieu de résidence d'été des tsars Romanov au XVIIe s. Cet ensemble historique est aujourd'hui dans Moscou, à 30-35mn de métro du centre. Une des églises, ouverte au culte.

Intérieur de l’église, dépourvu d’iconostase, ce qui est très rare.

 

Kolomenskoïe. Eglise de l'Ascension, construite en 1532 pour la naissance de celui qui allait devenir Ivan IV le terrible, c'est la première église-chatïor (en forme de tente pointue) jamais construite. Malgré sa taille impressionnante (63m de hauteur) cette église ne peut contenir qu'une vingtaine de fidèles.

Kolomenskoïe. Église de l’Ascension, construite en 1532 pour la naissance de celui qui allait devenir Ivan IV le terrible, c’est la première église-chatïor (en forme de tente pointue) jamais construite. Malgré sa taille impressionnante (63 m de hauteur) cette église ne peut contenir qu’une vingtaine de fidèles.

 

La rue Tverskaïa le soir du 31 décembre. Scène et jazz.

La rue Tverskaïa le soir du 31 décembre. Scène et jazz.

 

La rue Treskaïa le soir du 31. Quelques policiers dans la foule.

La rue Treskaïa le soir du 31. Quelques policiers dans la foule.

 

La rue Tverskaïa le soie du 31. Scène et musique classique.

La rue Tverskaïa le soie du 31. Scène et musique classique.

 

Moscou-City. Immeubles récents-1

Moscou-City. Immeubles récents-1

 

Moscou-City. Immeubles récents-2

Moscou-City. Immeubles récents-2

 

Couple de moscovites place de la Révolution.

Couple de moscovites place de la Révolution.

 

Crédit photographique Valia ©