Comment perdre son appareil photo en quelques conseils

C’est la période de Noël et on espère tous de beaux petits cadeaux sous le sapin. Et pourquoi pas du matériel photo ? Mais comme vous êtes déjà bien équipé, il est difficile de vous offrir quelque chose. Qu’à cela ne tienne, voici quelques conseils pour être sûr de vous débarrasser de votre boîtier à coup sûr. Ce qui donnera peut-être des idées à votre entourage… Mais qui a dit que le Père Noël n’était pas forcément en phase avec vos souhaits ?

 

Conseil n° 1 : Perdre en ne protégeant pas votre appareil de l’eau

D’accord, chez Pentax, la majorité des boîtiers sont solides et surtout bénéficient d’une sérieuse protection contre l’eau. Sauf que ce n’est pas le cas pour toutes les marques. De plus, un défaut de fabrication reste possible. Comme un mauvais coup reçu, avec à la clé, une fissure dans laquelle s’engouffrera l’ennemie de l’électronique. Et puis, entre une petite averse et mettre délibérément votre appareil dans ou sur l’eau, il y a un écart. Il y a eu des boîtiers (des K-1, des K-3) qui ont fait trempette dans la Loire ou dans les mers vietnamiennes qui ne s’en sont pas remis. À côté de cela, d’autres ont déposé leur K-1 dans un lagon mauricien avant de le nettoyer au jet d’eau sans que rien ne se produise.

N’oubliez pas que votre boîtier, c’est de l’électronique en très grande partie. Et que cela s’oxyde avec l’humidité.

 

Ceci n'est pas forcément une bonne idée. Appareil photo et eau ne font en règle général pas bon ménage.
Ceci n’est pas forcément une bonne idée. Appareil photo et eau ne font en règle général pas bon ménage.

 

Des précautions minimales sont à prendre. Un sachet en plastique (pas très écolo) ne suffira pas à protéger des pluies diluviennes ou vagues. Si vous comptez faire du bateau, du canoë ou du kayak, un sac étanche peut être un bon accessoire… à condition de le fermer et de ne pas investir des sommes folles. La plupart du temps, un bon sac photo avec une protection anti-pluie suffit largement. Acheter des sachets de silicate, ces petits sacs pleins de billes par exemple dans les boîtes à chaussures, s’avère par contre assez judicieux car ils sont assez pratiques pour absorber l’humidité.

Mais surtout, prenez l’habitude de fermer vos sacs photo, cela évitera que le contenu se répande par terre. Surtout quand il y a de l’eau. Dans le même registre, mettre dans le même compartiment matériel photo et bouteille d’eau, ce n’est pas l’idée du siècle. Les bouteilles, cela casse.

 

Conseil n° 2 : Flinguer l’électronique avec un choc thermique

Précédemment, le risque d’oxydation a été évoqué. Mais l’eau externe n’est pas le seul point d’attention en la matière. Il y a aussi le choc thermique. Oui, je vous l’accorde, ce n’est pas si simple de faire la relation entre des différences de température et la santé d’un boîtier photo. Pourtant, les composants électroniques, ça aime des températures normales. En dehors de la plage de température autorisée, l’électronique souffre, les performances se dégradent. Si elles deviennent trop extrêmes, les puces et autres circuits peuvent devenir défectueux.

neige puis chalet = choc thermique
neige puis chalet = choc thermique

 

De plus, en passant rapidement  votre matériel d’un environnement chaud à un environnement froid (ou inversement), le risque de formation de la condensation à l’intérieur de votre appareil et / ou de vos optiques devient très grand. Cette condensation (qui est de l’eau) est dévastatrice pour votre matériel. De plus, elle peut laisser des traces sur les lentilles internes de votre objectif, voire même entraîner la formation de moisissures (les champignons).

Donc, en cas de hautes ou de basses températures, quand vous revenez dans un endroit moins extrême, laisser votre boîtier se reposer quelques minutes sans l’allumer. Il appréciera.

 

Conseil n° 3 : Mettre son appareil en accès de type libre-service

D’accord, jouer au touriste avec le sac à dos dédié et l’appareil attaché au sac, voire avec la courroie autour de l’épaule ou du cou, ce n’est pas toujours génial. D’où la tentation de garder l’appareil à la main. Ce qui sur le principe est toujours une très mauvaise idée, car c’est très simple de se le faire arracher. Ne garder votre appareil à la main que s’il est attaché, d’une façon ou d’une autre à une sangle, elle-même reliée fortement à votre corps. Réellement, un vol à l’arraché, c’est vite arrivé.

Quand vous êtes au restaurant, l’appareil doit se trouver dans le sac, et le sac entre vos jambes (avec une des jambes passée dans la sangle, histoire d’avoir une protection supplémentaire). On n’est jamais trop prudent. Dans un café, bistrot ou restaurant, on a très facilement l’attention détournée. Il y a tellement de passage que l’on ne peut être en permanence sur ses gardes. Un moment de relâchement et le matériel a disparu.

Les hôtels, même dans les lieux les plus sélects, les gîtes et autres auberges de jeunesse ne sont pas non plus des lieux sécurisés. Si l’endroit où vous êtes logés dispose d’un coffre-fort, mettez-y votre matériel le plus précieux. N’oubliez pas de fermer votre porte à clé. Laisser du matériel sans surveillance ou en libre service, c’est le plus sûr moyen de revenir chez vous sans lui. On m’a même raconté qu’en train de nuit, il valait mieux utiliser son sac photo comme oreiller. C’est tout dire.

 

Conseil n° 4 : Quitter un endroit sans son sac

Sauf pour ceux qui y pensent toujours, sans avoir jamais de trou de mémoire, oublier quelque chose en quittant un endroit est du domaine du possible. Il suffit de s’endormir dans un train et de se réveiller précipitamment. On sort et on oublie quelque chose. Le temps qu’on se rende compte, le train / bus / métro / taxi est parti. La possibilité de retrouver ce qui a été perdu reste assez faible. Mais pas impossible.

 

Conseil n° 5 : Mettre son matériel photo en soute avion

L’axiome de base est que le matériel photo ne part pas en soute. Et comme parfois, des images ou des vidéos valent mieux que de longues phrases…

Toujours tenté par la soute avion ? Non ? On est d’accord !

 

Conseil n° 6 : Matériel photo et chute libre

Qu’est-ce que j’aime voir les personnes tenir leur reflex / hybride / compact / smartphone (rayer la ou les mentions inutiles) au-dessus du vide. À la moindre bousculade, soubresaut ou autre, je me dis que ce ne sont pas les 3 doigts qui tiennent l’appareil qui l’empêcheront d’aller s’écraser en dessous. Au mieux ce sera au sol ou au fond de la mer où il ira photographier les poissons. Au pire, il tombera sur une personne ou un animal.

sangle indispensable
sangle indispensable (image Ricoh Imaging)

 

Les sangles et les dragonnes de poignet ne sont pas un gadget ! Utilisez-les. C’est pas mal pour éviter les chutes.

 

Et en revenant ?

En cas de vol en France, faites une prédéclaration en ligne, mais il faut le numéro de série et la facture. Si vous ne connaissez pas votre numéro de série ou s’il n’est pas sur la facture, sachez qu’il se trouve dans les données EXIF de vos photos. Un utilitaire devrait vous permettre de le retrouver. Après la pré-plainte en télédéclaration, vous serez convoqués pour signer la plainte (à la gendarmerie ou au poste de police le plus proche de chez vous). En cas de vol à l’étranger, faites une déclaration auprès des autorités locales et revenez avec en France. Dans les 2 cas, vérifiez auprès de vos diverses assurances ce qu’il est possible d’obtenir (assurance habitation, assurance voyage, assurance de votre CB, etc.).

Si un appareil (boîtier ou objectif) tombait en panne suite à de l’eau, du sable ou autre, revenez avec en France. Selon le degré de la panne, il peut y avoir de bonnes surprises (demandez un devis malgré tout). Là encore, si la garantie de base ne prend pas en charge, regardez auprès de vos diverses assurances.

 

 

Non, personne chez PentaxKlub n’est tombé sur la tête. L’idée est justement de ne pas perdre son matériel. Il est facile de partir en voyage ou en promenade et de revenir sans tout ou partie de son matériel. Il n’y a pas très longtemps, un collègue de travail m’a raconté être parti en vacances et que son appareil l’avait lâché alors qu’il était avec sa petite famille au Sri Lanka. Évidemment, les possibilités d’acheter un appareil de remplacement étant nulles, il a fait toutes ses photos à l’aide d’un smartphone. Même si cela l’a dépanné, il n’est pas revenu enchanté de ce qu’il a produit. C’est cette mésaventure qui a inspiré ces quelques « conseils ». Protégez du mieux possible votre matériel.

Et bonnes fêtes !

  • J-J Tatie
    21 décembre 2019 at 14 h 08 min

    Bonjour et GRAND merci pour ces conseils de bon sens qui doivent, TOUJOURS, être rappelés pour devenir efficaces !!!
    A mon tour de souhaiter à toute la formidable équipe du PENtaxKlub mes meilleurs souhaits pour Noël, avec de nombreuses boites grises PENTAX au pied du sapin. A l’année prochaine !

    Bien à vous.

    P.S. quelques conseils pour protéger le foie, peut-être ??? ☺ ☺☺

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