Fait-on trop de photos ?

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Fait-on trop de photos ? Voilà une question qui paraît bien incongrue à une époque où l’image est reine. Entre les fora consacrés aux marques de photo,  et surtout ceux qui acceptent des images, les réseaux sociaux, la photo est partout ! Est-ce un bien ? Est-ce un mal ?

Quelques éléments de réflexion devraient pouvoir aider à se forger une opinion.

Des photos : Pourquoi, qui, quoi, où, quand, comment ?

Les questions sont aussi nombreuses que les motivations de chacun.

Pourquoi fait-on des photos ?

C’est probablement la grande question, mais aussi celle à laquelle il est le plus difficile de répondre.

Ce que l’on constate, c’est que passé le temps des débuts, la photo, qui était plutôt réservée à une élite « ayant les moyens », n’a jamais cessé de prendre une place croissante dans les attitudes.

Bien sûr, ce développement a surtout été de pair avec le développement économique. Il est plus facile d’acheter un appareil et de s’en servir dans les pays présentant un bon niveau de vie que dans les pays les plus pauvres où la motivation principale des habitants est de « manger », survivre. Les loisirs, dont on ne peut nier que la photo fait partie, ne viennent que bien plus loin dans les préoccupations de chacun. Et ce, même dans les pays riches. Le but premier de l’existence est de vivre, tout simplement. Il est consternant de constater que dans les pays où l’on survit, en fait on sous-vit ! Consternant, mais surtout révoltant ! Pas de place pour la photo dans bien des groupes humains.

La démocratisation de cette activité photographique est bien sûr un facteur favorisant sa pratique. Même les pays riches ont leurs pauvres qui bien souvent sont exclus de ce genre de loisirs. Toutefois la proportion nettement plus importante [que dans d’autres pays] de personnes à revenus « élevés » est bien entendu un facteur essentiel.

Qui fait des photos ?

Le photographe américain Chase Jarvis a développé un logiciel pour éditer des photos sur smartphone. Il a aussi publié un livre d’accompagnement dont le titre était « The Best Camera Is The One That’s With You » (traduction : « Le meilleur appareil photo est celui que vous avez avec vous »).

De fait, de plus en plus de monde s’adonne à cette pratique, surtout depuis une vingtaine d’années. Il est indéniable que le développement exponentiel des smartphones est à l’origine de cette « explosion ». On pourrait presque considérer que c’est une sorte de maladie qu’on pourrait nommer « photographite » (néologisme pas très joli, mais qui exprime bien ce qu’il veut exprimer).

Trop de photos au smartphone ?

Du reste, bien souvent on nomme « photophones » ces appareils qui permettent tellement d’opérations autrefois uniquement réalisables par de nombreux appareils spécialisés. Là, tout est possible avec un seul et même petit boîtier, bourré d’électronique. Avant, on devait posséder « l’appareil spécialisé » dans l’enregistrement d’images sur un film. Appareil souvent lourd et encombrant, bref assez peu attirant si l’on n’était pas un féru absolu de photographie. Maintenant, plus de pellicule, mais une petite surface de silicium (enfin… pas seulement !) pouvant capter des centaines de milliers d’images, pour peu que les capacités de stockage soient à la hauteur. Le tout dans un appareil que l’on peut ranger sans problème dans une poche de pantalon ou dans un sac et ressortir en un clin d’œil. Magique, non ?

Nous avons parlé de « développement exponentiel » des smartphones, car c’est vraiment avec eux que la « photophonie » s’est vraiment implantée dans les habitudes. Les téléphones portables des premières années ne permettaient pas de faire des photos.

Smartphone de marque Samsung
Smartphone de marque Samsung

 

Si l’on en croit un site français, les ventes de smartphones de par le monde, même si elles enregistrent un ralentissement, représentent plusieurs centaines de millions d’unités. Rien qu’en France, il s’est écoulé en 2016 plus de 20 millions de mobiles, soit presque 1 pour 3 habitants. Et on ne tient pas compte des personnes « allergiques » à ce genre d’équipement ou qui, tout simplement, ne sont pas en mesure, économiquement parlant, de s’équiper. Parmi ces mobiles, plus des trois-quarts sont des smartphones.

Que photographie-t-on et en quelles occasions ?

En 2020, quand on dit « smartphone » on entend souvent « selfie ». Il y a peu, je voyais sur une célèbre place parisienne un jeune homme seul qui, après bien des préparatifs vestimentaires, prenait des poses diverses et variées. Dans de grands sourires en direction de l’objectif de son « photophone », il a déclenché une bonne dizaine de fois. Combien fautil s’aimer pour se prendre ainsi en photo à longueur de temps, seul ou avec des amis, dans n’importe quelle situation ! Cette attitude me paraît tellement éloignée de ce que devrait être, à mon sens, la photographie !

Car, en effet, composition, cadrage, recherche du meilleur angle, du meilleur éclairage ne comptent pas beaucoup dans ces situations. Seule compte l’image souriante que l’on se doit de donner de soi-même. Satisfaire son ego en satisfaisant ses ami(e)s, grand(e)s ou petit(e)s, quel pied ! Depuis bien des années, je possède un smartphone. Hormis en une seule occasion « carnavalesque » avec ma compagne, je n’ai pas pratiqué ce qui est devenu un « sport international ». Il est vrai que ce « sport » est peu fatigant !

Au restaurant…

Outre les selfies, tout – ou presque – peut être photographié avec un smartphone. C’est surtout vrai quand on n’est pas confiné : vie de la rue, plats au restaurant (encore un « sport » à la mode, généralement détesté des bons restaurateurs ! Et pour cause : bien souvent, la photo, mal réalisée et dans des conditions inadéquates, donnera sur les réseaux sociaux une mauvaise image du restaurant). Il est bien plus rare, dans ces circonstances, que l’on rencontre des personnes munies d’un « véritable » appareil photo. Du reste, cela ne servirait à rien : la photographie culinaire répond à des principes stricts qui ne sont pas respectés lors de ces prises de vues dans ces conditions. Et c’est tout aussi vrai dans les événements sociétaux ou de la vie personnelle et familiale.

On va au restaurant surtout pour apprécier et déguster de bons plats. Le souvenir gustatif et olfactif est sans doute bien plus important que le souvenir numérique que l’on veut garder le temps d’une photo !

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Une pissaladière maison. L’intérêt de la photo est moins évident que celui de la dégustation !

 

Ailleurs

Il n’en reste pas moins – et chacun peut le constater – qu’on ne cesse de voir des gens brandir leur smartphone pour conserver une trace fixe (photo) ou animée (vidéo) de tout ce qui se passe. Aujourd’hui, TOUT est filmé ou enregistré, même si l’on exclut les caméras de surveillance !

Alors, oui, c’est vrai, on peut photographier quasiment tout avec un smartphone : les gens dans la rue, les paysages de toutes sortes, les objets dans la plupart des musées (sauf, en principe, ce qui relève de collections privées si le propriétaire ne donne pas son accord). Pour ce qui est des musées, il est en principe interdit d’utiliser un flash. Or combien d’utilisateurs de smartphones ne savent même pas désactiver la fonction « flash automatique » ? Ils sont très nombreux dans ce cas, malheureusement. Ainsi on fait des photos facilement, certes, mais aussi n’importe comment. On voit ainsi de nombreux visiteurs plus enclins à tout « immortaliser » avec leur smartphone qu’à réellement admirer ce qui leur est présenté. C’en est même caricatural dans certains cas.

En revanche, avec un smartphone, il est bien plus délicat de faire de la vraie macro ou de la photo animalière dans la nature. Et ne parlons pas des portraits (mal) exécutés de trop près !

Que fait-on de nos photos ?

Tout dépend du nombre de photos que l’on fait.

Combien de photos ?

Selon cette source, ce sont près de 1 200 milliards de photos qui ont été prises en 2017 se décomposant ainsi :

  • 85 % par des smartphones
  • 10,3 % par des appareils photo
  • Moins de 5 % par des tablettes.

Le lecteur trouvera sans doute ce nombre, pris tel quel, incroyablement élevé. Relativisons les choses, cependant : rapporté à la population mondiale en 2017 (environ 7 500 000 000 de personnes), cela ne représente en réalité que 160 photos par individu pour toute l’année. Là, notre lecteur doit, dans un sourire, se dire : « Petit joueur ! » ! Oui, mais pour avoir une estimation plus juste du nombre de photos par photographe, encore faudrait-il connaître le nombre de personnes s’adonnant à cette « activité ». Il est sans doute très éloigné du nombre d’individus dans la population des terriens.

La conservation des images

À l’ère argentique, on classait ses images dans des albums, soigneusement annotées et rangées. Il faut dire qu’on n’en avait pas des milliers.

Quand cela ne suffisait pas, on les mettait, avec leurs pochettes le plus souvent, dans des boîtes de carton, style « boîtes de chaussures ». Ce faisant, on les condamnait aussi bien souvent à l’oubli. Mais, à un âge, disons un peu « avancé », on pouvait avoir, si l’on était un tant soit peu passionné, des dizaines de boîtes d’archives photo.

Tout cela n’a plus de raison d’être de nos jours. Le « marketing photo » se charge d’insister sur le fait qu’une image numérique ne tient aucune place. De plus, un ordinateur fait facilement la conservation et le classement.

D’autres solutions de conservation (ou de fossoyage) des images peuvent bien sûr être envisagées : des disques externes, des cartes mémoire, des hébergeurs sur le Web, des réseaux sociaux, etc. PentaxKlub a publié à cet égard plusieurs articles (ICI ou encore LA) qui restent d’actualité.

Nous avons évoqué le « fossoyage » des images. Sur certains réseaux, en effet, les images ne sont conservées que le temps de leur consultation. Elles sont ensuite promptement et automatiquement détruites. Nous ne nommerons personne. Après tout, ce n’est que le choix de celui qui les y envoie !

Parfois, c’est aussi chez soi qu’on les fossoie : qui n’a jamais redécouvert des images réalisées plusieurs années auparavant, mais oubliées faute de temps consacré à leur consultation. Une photo est un souvenir qui ne sert à rien si on l’oublie, non ?

Cependant, toutes ces solutions de conservation ont un coût.

Le coût des photos

Le coût personnel

À la prise de vue, et uniquement à ce moment-là, le prix de revient d’une photo numérique est très largement inférieur à celui d’une image argentique. À condition cependant de faire abstraction du coût du combiné appareil photo/objectif nécessaire à la prise.

Ce n’est qu’après que cela se corse.

Avec la photo argentique, on prenait très vite conscience du prix de revient des films (pellicules), de leur développement et de leur tirage. Certains parvenaient à minimiser ce prix en développant/tirant eux-mêmes leurs images, le plus souvent en monochrome. Car pour faire la même chose en couleur, cela nécessitait un équipement bien plus onéreux, des conditions bien plus draconiennes (températures…) et des compétences bien plus étendues.

En numérique, rien de tout cela ! Mais en revanche, la nécessité d’un équipement informatique est évidente, tant pour le développement des images brutes (format RAW) que leur consultation et leur conservation. Et aussi, avec un nombre de plus en plus grand d’images, des ressources informatiques de plus en plus importantes. N’oublions pas, pour les stocker sur le Web, le prix éventuellement demandé par les hébergeurs d’images dont un nombre de plus en plus restreint reste gratuit. Car ce stockage-là a aussi un coût non négligeable (matériel, liaisons, électricité, etc.) que la publicité ne suffit plus bien souvent à couvrir.

Le coût environnemental

Nous venons d’évoquer le stockage « Internet ».

Il suppose des ressources matérielles en termes de serveurs, de disques de stockage, de batteries, de composants électroniques divers, de lignes haut débit. Mais il faut aussi considérer le coût de fonctionnement pour l’environnement.

De plus en plus de photos prises par UN photographe, ce n’est pour lui, que la nécessité de recharger plus souvent les batteries de son appareil de prise de vue, quel qu’il soit. Et de posséder suffisamment de cartes mémoire. Négligeable au plan individuel, ou presque. Mais à l’échelle d’un pays, ce n’est déjà plus la « même musique ». Car cela se surajoute à d’autres nécessités plus impérieuses. L’utilisation d’un nombre toujours plus important d’équipements fonctionnant à l’électricité exige une production toujours plus importante elle aussi d’électricité. C’est un problème mondial. Nous n’entrerons ici dans aucune polémique concernant l’origine de cette électricité, mais chacun comprendra que ce n’est pas neutre. Le problème existe, et, par les implications que nous venons d’à peine survoler, la photo y prend sa place.

Et il est bien sûr évident que la production de toute chose n’a pas que des avantages. Cela produit aussi des nuisances diverses pour l’environnement dans lequel nous vivons. Pollutions, catastrophes ne sont pas seulement des vues de l’esprit. C’est une réalité.

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Usine de production électrique

 

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Le côté décoratif pour l’environnement est difficile à saisir.

 

Alors certes, la photo n’est pas la seule responsable de tous ces aspects négatifs, mais il ne servirait à rien de les ignorer, aujourd’hui comme dans le futur. La photo numérique fait partie de l’économie numérique, même si elle n’en représente pas la plus grande partie. À ce titre, son empreinte carbone n’est pas négligeable. Et n’oublions pas, en plus, que la fabrication des smartphones implique l’exploitation de terres rares pour certains composants.

La photo a-t-elle encore un avenir ?

Les progrès attendus

Il est difficile de répondre à cette question pour ce qui est des longues échéances. Personne en effet ne dispose à ce jour de données suffisamment fiables pour affirmer avec certitude ce que sera la photo dans 50 ans, c’est-à-dire moins de 2 siècles après son invention. On sait ce qu’a été son évolution depuis ses origines, mais on est bien incapable de prévoir les progrès à long terme.

Ce que l’on sait des progrès à court et moyen terme concerne principalement les moyens de prises de vues. Et encore ! Les avancées sont tellement lentes et coûteuses qu’il est permis de se demander jusqu’où elles pourront bien aller. Pour ce qui est de la manière de conserver les images et de pouvoir les consulter à distance, difficile de dire si les moyens actuels pourront être suffisants. Mais on peut rester optimiste et compter sur des méthodes et des moyens qui n’ont pas encore été inventés !

Par ailleurs, on sait que les photos papier – que l’on faisait avec parcimonie – pouvaient durer très longtemps. Mais qu’en sera-t-il de la pérennité des formats d’images numériques actuels ? On voudrait bien, sans en avoir la certitude, être assuré que nos images d’aujourd’hui seront encore lisibles dans quelques décennies.

Quelles solutions immédiates

Pour chercher des solutions collectives, il faut déjà avoir conscience du problème. Il n’est pas du tout certain que tout le monde des photographes y ait réfléchi.

À titre individuel, il serait probablement souhaitable de tabler davantage sur la qualité des photos que l’on fait plutôt que sur leur quantité. En quelque sorte moins de photos, mais de meilleures photos. Ce n’est pas parce qu’on aura enfin un appareil capable de prendre 20 images à la seconde (ou plus !) qu’on sera certain d’avoir « la bonne » parmi ces 20. On accroît peut-être ses chances d’y parvenir, mais, dans bien des cas, on obtient « LA » bonne photo quand on l’a suffisamment pensée et construite. Cela n’aura peut-être pas beaucoup d’incidence sur les coûts évoqués plus haut, mais aucune contribution n’est tout à fait négligeable… quand on la reproduit des millions de fois.

  • Dominique G
    24 novembre 2020 at 10 h 18 min

    Bonjour

    La photographie sur smartphone me semble surtout correspondre, à quelques exceptions près, à la culture du jetable ou du consommable où, comme vous le faites remarquer, le nombre d’instants figés prime sur la qualité des moments vécus. Mais n’est-elle pas amenée par là même à être remplacée par une technologie moins encombrante et plus réactive ?

    Heureusement, il y aura toujours des amateurs adeptes de la lenteur qui s’adapterons au matériel et continuerons à éprouver du plaisir à peaufiner leur prise de vue.
    Votre citation n’est que trop vraie : « Le meilleur appareil est celui que vous avez avec vous ».

    Merci pour ce tour d’horizon.

    • Micaz
      24 novembre 2020 at 12 h 24 min

      Bonjour
      et merci pour votre message.
      Ce qui paraît sidérant, c’est que 85% des 1200 milliards de photos faites en une année dans le monde, représentent les photos venant des seuls smartphones.
      Ces smartphones continuent d’améliorer leurs performances photographiques et, aujourd’hui, les meilleurs n’ont pas grand chose à envier, dans la photo de tous les jours, aux APN spécialisés. Toutefois, pour l’heure, je me vois mal les utiliser, même les meilleurs actuellement, dans des domaines où les longs téléobjectifs sont nécessaires : un « zoom numérique » n’est pas encore apte à remplacer les zooms optiques. Mais, le progrès ne s’arrêtant jamais …

      • Serge
        26 novembre 2020 at 22 h 00 min

        Malgré les progrès accomplis sur les smartphones, il est un point important à souligner.
        Mise à part une minorité d’utilisateurs qui applique les préceptes de la photographie, la majorité fabrique des images et non des photos.
        Il suffit d’observer que le mode portrait qui est le format natif des téléphones, à l’inverse des APN’s, est utilisé de manière systématique avec le zoom des doigts. Et je ne parle pas des vidéos en mode portrait aussi qui sont un non-sens évident.
        Iriez-vous au cinéma pour voir voir un film en mode portrait? Je ne pense pas.
        Cependant, de jolies réalisations se retrouvent sur des sites comme Flickr.
        D’un autre côté, de nombreux professionnels de la photo utilisent un smartphone en plus du matériel traditionnel.

        • Micaz
          26 novembre 2020 at 23 h 01 min

          Bonjour
          Vous avez parfaitement raison sur l’utilisation systématiquement verticale, ou presque, des smartphones. Si nous n’avons pas insisté sur cet aspect, réel en effet, c’est que nous avons voulu mettre l’accent sur la part représentée par les smartphones dans le nombre total de photos (ou d’images) produites annuellement dans le monde.
          Mais l’évolution de ces appareils en matière de possibilités photographiques laisse à penser que cette part va encore augmenter.

          • Serge
            27 novembre 2020 at 0 h 11 min

            Je plussoie. Nous voyons bien que la part des APN se réduit comme une peau de chagrin.
            Et au Québec Pentax est devenue une marque préhistorique et pas seulement depuis l’arrivée des sans miroir.

  • pierre Leuilliot
    24 novembre 2020 at 12 h 01 min

    Votre conclusion est tout à fait juste
    Bonne continuation pour faire vivre votre site, toujours intéressant de vous lire.

    Prenez soin de vous.

    Cordialement.

    Pierre Leuilliot

    • Micaz
      24 novembre 2020 at 12 h 22 min

      Bonjour
      et merci beaucoup : nous essayons de faire de notre mieux, encore et toujours !

  • Jacques CARBONNELLE
    25 novembre 2020 at 14 h 03 min

    Bravo pour votre article, il est toujours réjouissant de constater que l’on n’est pas seul à partager une opinion, que je n’aurais pas exprimée avec autant de talent, rien à redire tout est présenté avec justesse.
    La lecture de cet article devrait être rendue obligatoire à l’entrée des expositions où j’en ai assez, n’étant pas très grand, d’essayer de voir les œuvres au travers d’une forêt de smartphones et de tablettes (les pires, elles sont plus grandes).
    Encore bravo pour vos articles.

    • Micaz
      25 novembre 2020 at 14 h 43 min

      Bonjour
      et merci pour ce très sympathique message.
      De mon point de vue, dans les expositions, le pire est atteint par les personnes qui ne regardent absolument pas les oeuvres dans leur détail mais se contentent de toutes les photographier avec leur smartphone ou tablette, prétextant les regarder plus tard, chez elles, tranquillement ! Il y aurait beaucoup à dire sur cette façon de faire !

  • JCSerres
    26 novembre 2020 at 17 h 26 min

    Pourquoi pas un petit décrassage argentique avec un boîtier équipé de votre objectif favori, suivi du développement idoine?
    Nous avons oublié les impératifs d’une telle aventure, mais quel plaisir d’en redécouvrir les limites et les solutions que l’on peut leur apporter.
    Merci pour cet article!

    • Micaz
      26 novembre 2020 at 17 h 37 min

      Bonjour
      et merci pour votre message.
      Un retour vers l’argentique ? PentaxKlub en a parlé. Personnellement, si j’ai essayé, je n’ai pas beaucoup aimé le résultat. Cela tient probablement à moi principalement : on oublie les « trucs » qui permettent d’améliorer ses images argentiques, et les labos, très automatisés (ce qui est normal), ne font pas de travail personnalisé. Sauf si on leur demande, mais alors le coût n’est pas le même.
      Et puis, avec le numérique, on prend des habitudes desquelles il est difficile de se défaire.
      Autre argument (de mauvaise foi ?) : les chimies de la photo argentique sont très polluantes !