Quand on a en stock plusieurs milliers de photographies, il est parfois malaisé de retrouver facilement celle que l’on recherche. Bien souvent, les images sont réparties sur plusieurs supports physiques (disques), ce qui aggrave encore la difficulté. En fait le seul moyen de retrouver facilement une image est de posséder un catalogue de la totalité du stock et d’interroger ce catalogue. Mais faut-il vraiment cataloguer ses images et, dans l’affirmative, comment le faire ?

Qu’est-ce que le catalogage ?

PentaxKlub a déjà suggéré à ses lecteurs des moyens ou des manières de classer leurs photos. Cela peut suffire à nombre de photographes. Mais parfois, ce n’est pas suffisant : une organisation de fichiers ne donne pas pour autant la liste de toutes les images qu’elle comporte. Et c’est un des intérêts du catalogage.

Le catalogage est une façon de classifier ses images dans le but de les retrouver aussi facilement que possible. Pour ce faire, on constitue une sorte de base de données comportant différentes indications sur l’image : sujet, date, thème, etc., etc.

 

 

Est-ce utile ou obligatoire de cataloguer ses images ?

Obligatoire, non ! Il n’est jamais obligatoire au sens strict d’adopter une manière de faire prédéterminée : chacun est libre d’adopter l’organisation de son choix : la meilleure est toujours celle qui convient à celui qui l’adopte.

Force est de reconnaître, toutefois, qu’il peut s’avérer difficile de retrouver une image parmi des milliers. Quand on sait ce qu’elle représente, mais qu’on ne sait pas exactement son nom, la date de la prise de vue, le lieu, etc. … la recherche peut durer de très longues minutes, voire des heures (là, il faut de la patience !). Parfois, elle peut même, tout simplement échouer. Et c’est alors qu’un catalogue peut grandement faciliter les choses. Tout simplement parce que le catalogage s’affranchit de beaucoup de contraintes, même s’il en impose d’autres. Il devient ainsi possible de stocker ses images n’importe où : quand on les importe dans le catalogue, le lieu de stockage est aussi enregistré.

Corollaire imposé : si l’on veut transférer ces images sur un autre support ou dans un autre dossier, il faut obligatoirement le faire par l’intermédiaire du catalogue, sinon le lien sera perdu. Même chose si l’on veut changer le nom de l’image !

 

 

Quand faut-il cataloguer ses images ?

Il n’est jamais trop tard pour se lancer dans cette entreprise. Mais il n’est jamais trop tôt non plus.

Essayons d’y voir plus clair !

 

« Jamais trop tard »,

Car le catalogage peut être fait n’importe quand. Avouons cependant que si l’on possède plusieurs milliers d’images réparties sur différents supports, l’entreprise risque de demander beaucoup de temps, de constance et d’organisation. Or précisément, si aucun réel classement n’est établi, c’est que l’on manque un peu d’organisation. Mais, avec de la motivation et de la patience, on peut très bien reprendre ses images, une à une, et lui attribuer les critères de classement que l’on juge importants.

 

« Jamais trop tôt »

Car, il est tout de même recommandé, quand on se lance dans la photo numérique avec un minimum d’envie d’être assidu, de s’organiser avec un peu de rigueur. C’est peut-être déjà le moment de décider ce que l’on va faire (les domaines photographiques préférés). Si l’on se consacre EXCLUSIVEMENT à un seul domaine (par exemple le portrait), ce n’est pas très important. Il suffira alors de prévoir, le cas échant, des subdivisions de cette activité. Par exemple, portrait de rue, portrait en studio, portraits de femmes, portraits d’enfants, etc… Chacun n’est alors limité que par sa propre imagination et, bien sûr, sa pratique réelle.

Mais si l’on est plus éclectique qu’on a aussi envie de faire du paysage, de la macro, d’autres choses encore, il peut être intéressant de déterminer, pour chacun de ces domaines, les « sous-rubriques » logiques correspondantes. Par exemple, pour la macro, on peut distinguer « flore » et « faune » et, dans chacune de ces rubriques prévoir des subdivisions. Ainsi quand on recherchera la photo d’une libellule, on n’aura pas à parcourir des dossiers et des dossiers, il suffira d’interroger la liste (le catalogue) des images, qui cernera rapidement l’image souhaitée.

 

 

Qu’est-ce qu’un catalogue ?

Comme il est dit plus haut, un catalogue est en fait une sorte de base de données. Chaque image est un enregistrement (une « ligne ») de cette base de données. Au départ, cet enregistrement contient des informations indispensables, par exemple l’emplacement de stockage de l’image et les métadonnées (les EXIF). Y figureront aussi les mots-clés (les subdivisions dont on parlait juste avant) que chacun aura choisis.

L’importation des photos dans le logiciel créera un lien entre l’image et son enregistrement dans le catalogue. Toutes les opérations ensuite réalisées (Post-Traitement) viendront s’ajouter dans l’enregistrement. C’est ce qui permet de garder l’image d’origine dans son état de sortie de l’APN. Et c’est aussi ce qui fait l’intérêt de shooter en mode RAW puisqu’ainsi on ne détruit rien dans la photo d’origine.

Pour des informations plus détaillées sur la manière d’agir de Lightroom (ce n’est qu’un exemple !), la consultation de ce lien peut être utile.

 

 

Combien de catalogues ?

Un seul catalogue, c’est déjà bien. Mais certains logiciels (Lightroom par exemple) en autorisent plusieurs. La documentation du logiciel utilisé permettra de savoir s’il offre aussi cette possibilité. Bien entendu, dans ce cas, il faudra choisir le catalogue à utiliser quand on voudra utiliser le logiciel lui-même.

Concernant Lightroom d’autres informations sur ce point se trouvent sous ce lien.

NOTA : nous parlons beaucoup de Lightroom parce que c’est sans doute le logiciel le plus répandu parmi les photographes. Mais il en existe bien d’autres. Les manières d’opérer de chacun de ces logiciels sont très ressemblantes à celles des autres logiciels. Le site de chacun d’eux (ou l’aide du logiciel) donnera probablement les réponses aux questions qui peuvent se poser à cet égard.

Quelle méthode de catalogage ?

Il est très difficile de donner des indications objectives sur ce point. En effet, chacun a ses domaines privilégiés, ses propres idées de classement, qui d’ailleurs peuvent varier selon les domaines. Nous ne donnerons pas de conseil universel, car il n’en existe pas vraiment. Le seul conseil utile est que chacun suive sa logique propre et s’y tienne avec suffisamment de rigueur pour ne pas se disperser et, ainsi, perdre le fil de ses images.

Des amateurs exposent leurs façons de faire dans de nombreux forums de photo. À chacun de les rechercher, le cas échéant en fonction du logiciel qu’il utilise.

On peut aussi trouver des informations sur les chaînes YouTube de certains photographes. Un exemple ici (pour ceux que l’anglais oral ne rebute pas !). Cette vidéo de 15mn environ indique l’essentiel de ce que l’on peut réaliser avec un logiciel permettant le catalogage.

 

 

Est de difficile de cataloguer ?

Soyons honnêtes : comme dit plus haut, quand on possède 20 000 photos à cataloguer, la difficulté est évidente. Ce n’est pas la technique de catalogage qui posera problème, mais le nombre d’images à cataloguer. En revanche, lorsque l’on commence seulement à stocker des images, c’est nettement plus simple.

Les logiciels de traitement d’images

Les principaux logiciels de traitement d’images possèdent tous des fonctions avancées pour post-traiter les images issues des APN. Pour autant, tous n’offrent pas la possibilité de dresser un catalogue des images. Et ce ne sont pas obligatoirement les logiciels payants ni les plus chers, qui offrent cette possibilité. D’autres, de moindres renommées, voire inconnus de beaucoup de photographes, permettent un classement des images en fonction de critères plus ou moins précis, définis (ou pas) par l’utilisateur.

Nous ne pourrons pas, dans cet article, faire un inventaire exhaustif de tous ces logiciels et de leurs fonctionnalités en la matière. Nous nous limiterons à ceux qui nous paraissent les plus répandus auprès des photographes amateurs.

 

Les logiciels sans catalogage

DxO Photolab

C’est sans doute le plus connu de tous. DxO Photolab est la nouvelle dénomination de DxO Optics Pro. D’une puissance étonnante pour le Post-Traitement, il laisse une totale liberté à l’utilisateur quant à la gestion de ses images. Il ne faut donc y rechercher aucune fonctionnalité de catalogage.

Mais, pour ce faire, DxO peut s’installer en tant que plug-in de Lightroom qui, lui, possède de puissantes fonctions de catalogage.

Interface de DxO Optics Pro 11 Standard Edition

Interface de DxO Optics Pro 11 Standard Edition

 

Luminar

Ce logiciel de MacPhun, qui peut aussi s’installer comme plug-in d’autres logiciels (Photoshop, Aperture, Lightroom), n’offrira que courant 2018 des fonctions de catalogage dans sa version Windows. Pour l’heure, seule la version Mac semble en être dotée. De fait, outre le catalogage, cette version MAC comporte plus de fonctionnalités que la version Windows dans laquelle elles seront implantées progressivement.

 

Affinity Designer

Nouvellement arrivé, il semble très prometteur pour le traitement et la manipulation des images : certains y voient même un concurrent sérieux pour Photoshop, avec une vitesse d’exécution supérieure et des exigences bien moindres en matière de matériel.

À suivre dans un futur proche.

 

Les logiciels permettant de cataloguer

ACDSee

C’est un logiciel relativement méconnu et pourtant performant. Un module permet de gérer ses images, un autre permet le développement des fichiers RAW, un autre enfin d’éditer les fichiers au moyen d’outils de base performants. D’une version à l’autre sont ajoutées des fonctionnalités. Ce logiciel est payant (179€ en prix public pour la version complète), mais les utilisateurs d’une version peuvent « upgrader » vers la version supérieure pour un prix bien moindre. En tous cas pendant la période de lancement de la nouvelle version.

Interface "Gérer" d'ACDSee Ultimate 10

Interface « Gérer » d’ACDSee Ultimate 10

Bridge

En « bon » logiciel de l’éditeur Adobe, il est désormais disponible sur abonnement, système que rejettent de nombreux utilisateurs qui préfèrent disposer de licences perpétuelles.

Lien ICI

 

Capture One Pro

Edité par Phase One, c’est probablement un des logiciels les plus performants, utilisé par nombre de professionnels. Disponible sur abonnement, il est également possible de l’acheter pour un prix (à la date de cet article) de 279€ HT.

Lien

 

Lightroom

C’est probablement le logiciel le plus répandu auprès des photographes. Jusqu’à présent disponible sur abonnement ou par achat de licence perpétuelle, depuis la version CC 2018 cette licence perpétuelle a été abandonnée. C’est la nouvelle « politique » de son éditeur, Adobe.

Interface de Lightroom 5.7

Interface de Lightroom 5.7

 

 

PhotoDirector

Le logiciel de Cyberlink permet aussi de constituer une bibliothèque d’images. Il s’agit bien entendu d’un logiciel payant, mais Cyberlink a pris l’habitude de laisser en téléchargement gratuit des versions lorsqu’elles viennent à être remplacées. Par exemple, la version « active » actuelle est la version 9. Mais il a été possible, récemment, de télécharger gratuitement la version 7 dont beaucoup s’accommodent parfaitement.

Interface de PhotoDirector 7 de Cyberlink

Interface de PhotoDirector 7 de Cyberlink

 

Tous les logiciels que nous venons de citer sont des logiciels payants. Mais il en existe aussi de gratuits dont les performances en matière de développement RAW et d’édition de fichiers images méritent d’être prises en considération.

 

Parmi ces gratuits, nous en citerons deux qui nous paraissent ressortir du lot :

Rawtherapee

Dans sa version 5.3, il regorge de fonctionnalités dont certaines demandent une connaissance approfondie du monde de l’image. Malheureusement, s’il est capable d’ouvrier tout un dossier d’images, il ne permet pas de les cataloguer.
Il est toutefois capable de sélectionner des images suivant des critères tels que l’ouverture, la longueur focale, etc.

Interface de RawTherapee 5.3

Interface de RawTherapee 5.3

 

Critères de tri dans RawTherapee 5.3

Critères de tri dans RawTherapee 5.3

 

Darktable

Initialement disponible dans le monde Linux puis le monde MAC, il est aussi disponible pour la plateforme Windows. Lui aussi offre des fonctionnalités suffisantes pour assurer un traitement complet des photos. Et il permet, en outre, de cataloguer les images.

Interface de DarkTable

Interface de DarkTable

 

Enfin, il existe aussi les logiciels fournis par les fabricants d’appareils photo. Pour Pentax, il s’agit de Digital Camera Utility, à l’origine « émanation propriétaire » de Silkypix.

L'interface de DCU (Digital Camera Utility)

L’interface de DCU (Digital Camera Utility)

 

Nous reviendrons prochainement sur quelques-uns de ces logiciels plus en détail.