J’ai déjà évoqué les différents types de sacs, au début de la vie de ce site (articles d’ailleurs à relire). Mais je n’ai jamais décrit mon sac photo et son contenu type, en essayant d’en expliquer le contenu et le choix.

En ce qui me concerne, j’ai eu pas mal de sacs photo, en même temps ou successivement. Je ne vais pas tous les énumérer ici. Disons seulement qu’ils ont changé avec les modes, ce que fournissaient les fabricants et ma pratique photo. J’ai évidemment pas mal de matériel. Ce matériel se divise en 2 groupes : ce que j’utilise et ce que je n’utilise pas, pour des raisons sentimentales, ou par paresse. Revendre les pièces de collection me demanderait plus d’efforts que leur trouver une place.

Avant de parler des sacs, il convient de parler de ce dont je dispose comme matériel photo !

 

 

Boîtiers et objectifs

Les boîtiers reflex

Ils sont deux. Théoriquement.

D’abord le Pentax K-1. Je l’attendais depuis longtemps. En effet, comme vous le verrez plus loin, tout mon parc optique était compatible 24×36. J’ai commencé la photo en 1961 et je ne suis passé au numérique qu’en 2004. Quarante-trois ans qui m’ont habitué au 24×36. Avec le K-1 j’ai retrouvé mes marques et le confort, pour la visée particulièrement. J’ai travaillé avec un LX, pendant 15 ans. J’ai retrouvé avec le K-1 le plaisir que j’avais connu avec ce boîtier mythique. Que ce soit pour la visée lumineuse et large, ou pour l’ergonomie et les résultats. Et pour sa cellule à -6,5 IL, mais ça, c’est une autre histoire.

Le K-1 est un boîtier que j’ai besoin de tenir en main. J’ai retrouvé cette sensation que j’avais avec le K-5, encore plus nette avec le K-5IIs, acheté d’occasion 6 mois avant la sortie du K-1. Elle s’est encore renforcée avec le K-1. Je n’ai pas autant de photos à mon compteur que mon collègue Fyve, mais plus qu’avec les boîtiers précédents pour une même période. Le type de photos que j’affectionne fait que l’AF me convient parfaitement. Comme je travaille principalement en collimateur central spot, le nombre total de collimateurs m’est indifférent, sauf peut-être sur ma carte de visite ou certainement sur la facture d’achat du boîtier…

Je l’ai équipé, comme l’était le K-5, d’une poignée qui me permet de le porter à bout de bras la plupart du temps. Malgré ses 1010 grammes et grâce à son équilibrage, mes tendons et mes vertèbres le supportent bien.

Le second boîtier, théoriquement, est un K-5 IIs équipé d’un grip. J’avais craqué sur ce boîtier, alors que j’aimais déjà beaucoup mon K-5. Ses images étaient plus fines que celles du K-5.

Avec l’arrivée du K-1, j’ai cessé de m’en servir. Parce qu’en APS-C le K-1 délivre lui aussi des images de 16 Mo et offre une visée autrement plus confortable et un AF nettement plus précis et rapide. Aussi, très généreusement, ai-je passé le K-5IIS à mon fils, pour remplacer son K-x. Lui qui aime bien les tout petits boîtiers, a très facilement adopté le K-5IIs !

Je pense que je ne reviendrai jamais à la pratique de 2 boîtiers emportés, pour des raisons de poids, de volume, et de budget.

 

Les compacts

En plus des reflex, je possède également 1 compact.

C’est un Kyocera Finecam SL400 de 4 Mpx, petit APN expert méconnu à corps articulé qui permet la visée haute ou basse et latérale. Il délivre de bons clichés. Mais je ne m’en sers plus, car son autonomie exige d’avoir 3 ou 4 accus qui, par défaut, se rechargent dans le boîtier. J’ai bien trouvé un chargeur séparé, mais la gestion des 4 accus reste une punition.

 

 

Les objectifs

Mon parcours photographique est une sorte de croisière au long cours. Pour mes vertèbres également. J’ai eu une longue période sac d’épaule avec de quoi tout photographier, pour le modique poids de 7-8 kg.

Au fil du temps, avec les ruptures techniques (passage au TTL, à l’autofocus, au numérique, j’ai acquis et revendu des objectifs. Et puis progressivement, j’ai réduit la voilure. Et encore plus, le nombre des objectifs que j’utilise réellement. Je sais, vraiment, de façon pratique, que les focales fixes sont meilleures que les zooms, même en 2017. Mais concrètement j’utilise plus souvent mes zooms, dont la qualité me convient. Et puis presque toutes mes focales fixes sont manuelles.

 

Les zooms

J’en ai 3.

Pentax FA 4/20-35 AL un zoom grand-angle très compact et léger (245 g). Il est plus petit que le DA 18-55. C’est le premier objectif Pentax très polycarbonate extérieurement. Il est excellent (voir Test express), pour le reportage, particulièrement en ville. C’est mon objectif fétiche. Il a un emplacement à l’année sur le K-1 qui en exprime toutes les qualités.

Tamron SP AF AL XR Di LD (IF) 2,8/28-75 macro un zoom lui aussi compact et léger pour son range. Il a un rapport qualité/prix exceptionnel. Aucun vrai défaut à part de s’allonger au zooming et d’avoir une position bloquée seulement à 28 mm. C’est mon second fétiche. Il pourrait être remplacé par le Pentax D-FA 28-105/3.5-5.6 WR SDM. Mais celuici est 2 fois plus cher.

Sigma EX DG 2,8/70-200 APO (IF) un zoom très performant de la 1ère génération AF. Celui-ci est très rapide sur Pentax. Sigma a sorti d’autres HSM et OS, mais pas en monture K. Il a 17 ans, il a très bien supporté les années et lui aussi a supporté le K-1 sans honte. Moins bon que le D-FA 2,8/70-200, mais nettement moins lourd et encombrant.

Ces 3 zooms sont entraînés par le moteur du boîtier, plus bruyant et moins rapide que le moteur des SDM Pentax actuels, mais ça ne me gêne pas. Aucun n’est WR, ce qui ne me gêne pas non plus. Moi non plus je ne suis pas totalement WR !

 

Les focales fixes

Pentax smc M 3,5/18 un superbe UGA compact qui m’a beaucoup servi. Je le garde par sentimentalisme.

MIR 46-K 1,4/35 (KMZ)  un prototype de 1983, acheté à Alexandre Slioussariev. Je ne le vendrai jamais, même si je ne l’utilise que rarement. Il délivre une image qui ressemble à celle du 31 Ltd.

ZEISS Planar ZK 1,4/50 Un standard exceptionnel dont il n’est pas nécessaire de faire l’apologie. Piqué fantastique. il est très lourd pour son volume. Son utilisation est plus facile avec le K-1 qu’avec les boîtiers précédents.

FLEKTOGON 4/50 objectif allemand (RDA) pour Pentacon SIX 6×6 utilisable avec une bague (ukrainienne) de conversion P6-K. Beau piqué et très beau rendu chromatique. Anecdotique quand même, je le garde aussi par sentimentalisme.

Heinz Kilfitt Macro-Kilar 2,8/90 un objectif allemand (Munich)  de 1952. Conçu pour le Leica M avec chambre Visoflex, je l’ai équipé une bague allonge pour avoir le tirage convenable et l’infini direct sur mes Pentax. Il a un rendu doux, avec des couleurs extrêmement délicates que j’aime beaucoup. Il donne le rapport 1:1, mais je ne l’utilise pas en macro. Il m’a été offert par un ami photographe Leicaïste de longue date.

Pentax F 2,8/100 macro un objectif macro à rapport 1:1 très piqué, mais dont l’AF est dépassé. Je ne fais de la macro que de loin en loin pour des besoins pratiques courants (de la repro). Je ne remplace donc pas.

VEGA 2,8/120 mm objectif soviétique (Arsenal Kiev) pour Kiev 60 ou Kiev 88 (6×6) utilisable avec une bague (ukrainienne) de conversion P6-K. Très beau piqué, objectif de portrait. Anecdotique quand même.

TELEZENITAR 2,8/135 APO (KMZ) encore un prototype de 1983. Il a un très bon piqué et un rendu chromatique exceptionnel. Acheté à l’usine KMZ, j’ai un rapport sentimental à cet objectif, mais pas seulement.

 

Mon parc actuel - version "large"

Mon parc actuel

 

Dans le sens horaire :

Zeiss Planar 1,4/50 mm – Tamron Di 1,8/28-70mm  – Kilfitt Macro Kilar 2,8/90mm  – K-1 avec FA 4/20-35mm – Sigma EX DG 2,8/70-200mm Apo  – Télézenitar 2,8/135mm Apo – Mir 46-K 1,4/35mm – Pochette avec 1 accu et 2 SD de 32Go

 

 

Les objectifs qui me tenteraient

La triplette enchantée Limited : FA 1,8/31 mm LtdFA 1,9/43mm Ltd, FA 1,8/77 mm qui m’ont fait de l’œil tous les trois, et que j’ai testés. Si jamais je craquais, ce serait sur un seul, et le dilemme est profond.

 

 

Les accessoires

  1. Des cartes SD : 4 cartes de 32 Go – 2 dans le K-1 et 2 dans un petit étui qui contient le second accu D-LI90. Je transfère régulièrement mes cartes SD sur mon ordinateur. Mes photos sont stockées sur un disque externe, branché sur l’ordi, ainsi que sur un autre disque externe, où sont faites les sauvegardes back-up de l’ordi.
  2. Un lecteur de cartes SD USB3.
  3. Un disque externe de 2 To (stockage des images)
  4. Un disque externe de 3 To (sauvegarde de l’ordi et du disque de 2 To)
  5. Un chargeur de batteries K-1.Une batterie supplémentaire (deux en tout)…
  6. Un kit de nettoyage basique (capteur, objectifs, etc.)
  7. Un stylo LENS-PEN
  8. Une courroie de cou OP-TECH qui s’accroche sur les courroies mâle et femelle fixées sur le K-1 et l’attache basse de la courroie-poignée citée ci-après. Ces courroies sont terminées par des attaches rapides pour fixer le K-1 sur le sac quotidien (voir plus loin)
  9. La courroie-poignée amovible montée sur le K-1

Le système formé par les points 8 et 9 permet d’accrocher le K-1 au sac de portage ou à la courroie de cou (rarement). Cet accrochage se fait du côté gauche, la boucle de droite étant occupée par la poignée. Le boîtier pend à la verticale, comme c’était le cas avec le LX doté d’une poignée. Ce système présente l’inconvénient qu’il faut décrocher l’appareil pour enlever le sac, en cas de changement d’objectif par exemple. Cela pousse à changer moins souvent son objectif, donc à nettoyer moins souvent son capteur.

J’ai également un monopode et 3 pieds Manfrotto. Un 55 (lourd, compatible MF) et 2 190 B, un court et un long. Ainsi que les rotules : une ball rapide et 2 3D. J’ai travaillé pour Manfrotto dans les années 90 et j’étais rétribué en matériel.

 

 

Les sacs photo

Comme de nombreux autres photographes, je n’ai pas un seul et unique sac. J’ai eu différents types de sac, de la mallette de cuir rigide au sac semi-rigide et semi-cargo, en passant par le petit sac Domke, la valise (tte) rigide pour le 6×6, les sacs à dos de randonnée. Le matériel évoluant les sacs s’adaptent, mais ne se jettent pas quand on les remplace.

 

 

Une valise métallique rigide

Très pro d’apparence dans les années 70, elle a contenu un Hasselblad avec son moteur, 2 objectifs, 6 dos 12 vues et un magasin pour moteur avec 50 vues, prêtés par un copain pro pour « couvrir » les défilés de mode de printemps à la demande de ЖУРНАЛ МОД (la Revue des Modes) de Moscou (tirage 4 millions d’exemplaires)  Cette valise servait de bélier pour entrer dans la salle de défilé aux gars de VOGUE Italie et ensuite de marchepied pour voir mieux. J’ai rendu le Hasselblad et le reste, j’ai gardé la valise. On en trouvait et on trouve encore pour moins de 50 €. Légère vide, elle protège bien le matos. Cette valise intérieurement modulable permet de voyager avec 2 boîtiers, quelques objectifs et un ordinateur portable très plat. Sans compter les accessoires ! Attention toutefois, elle attire les voleurs. Sauf à lui donner une apparence minable, et encore. Et pleine son poids grimpe vite.

 

 

Mon sac de stockage et voyage « lourd »

Sac de stockage ROWI

Sac de stockage ROWI

C’est mon ancien sac de portage. Désormais je le prends quand je pars pour longtemps, l’été. Dans ce sac, un ROWI qui, neuf ne payait pas de mine (alors vous imaginez 25 ans après !), je casais 2 boîtiers, 5 objectifs, un flash cobra et des accessoires. Maintenant, il ne contient qu’un boîtier, mais plus d’objectifs, il pèse plus de 10 kg. Il me sert de « camp de base » dans mes déplacements en voiture. Il reste toujours sous clef, dans le coffre de la voiture ou à l’intérieur aux étapes. J’y puise le matériel dont j’ai besoin, dont je pense avoir besoin, et que je limite à ce que je peux transporter dans

 

 

Mon sac « quotidien »

C’est un sac à dos qui me permet de porter

  • mon matériel photo ;
  • mon « nécessaire civil »
    • chéquier, agenda, carnet de notes, stylos ;
    • mes papiers d’identité si je n’ai pas de poches dans les vêtements que je porte ;
    • une clé USB, un briquet, une petite courroie de serrage, des kleenex, des chiffons microfibre pour lunettes, un sac pour les achats inopinés, une lampe Petzl compacte ;
  • des vêtements et de la nourriture ;
  • un ordi 13″ si nécessaire.

C’est un sac non photographique, concrètement un sac de 20 L à 4 poches. 2 grandes et 2 petites. Le matériel photo se loge dans la poche centrale. Elle peut abriter 2-3 objectifs dans des housses rembourrées prévues pour objectifs photo, le K-1 (sans grip) et son objectif (un petit), la pochette avec la batterie 2 et le chargeur, un flash si besoin. Ainsi les objectifs sont bien protégés et ne frottent pas les uns contre les autres. Mon « matériel civil » est logé dans les 2 petites poches qui sont sur la façade de la poche centrale. La plus grande est un « organizer » qui abrite les stylos, agenda, papiers, Lens-Pen, et la lampe. La plus petite abrite le reste. La grande poche reçoit vêtement et nourriture si nécessaire.

Ce sac est un MIL-TEC (marque allemande – fabrication chinoise) noir. Il est en grosse toile de polyester, semi-rigide et imperméable. Muni de grosses glissières à double curseur, de bretelles ergonomiques réglables à D-ring sur l’avant des bretelles et d’une ceinture. Il peut être plus ou moins serré selon son chargement par 2 jeux de courroies latérales aux tiers de sa hauteur. Plusieurs marques produisent ce modèle, avec des variations infimes. Son prix est de ~50 €, mais peut aller jusqu’à ~200 € pour certaines marques américaines, dont la fabrication est d’une plus grande robustesse et les finitions d’un niveau supérieur. Mais ces qualités ne sont pas forcément nécessaires pour un usage civil et photographique. Ce modèle de sac existe aussi en couleur sable, vert olive et en camouflages variés. Mais outre qu’en ville le camouflage est plutôt un anti-camouflage, il coûte 40 % plus cher. Le noir est nettement plus discret. Ce sac est assez courant, il est populaire parmi les étudiants, n’est pas identifié comme sac photo et n’attire donc pas les voleurs.

 

Sac à dos MIL-TEC - 22 litres

Sac à dos MIL-TEC – 20 litres

 

Je m’en sers quotidiennement, avec ou sans appareil photo, ce qui est plutôt rare. Je m’en sers également quand je pars pour la journée ou pour un week-end. Il est accepté en cabine avion, car inférieur aux mensurations admises. Il est étroit donc commode quand on avance droit, par contre bien plein, il prend de l’épaisseur et rend le retournement dans une foule problématique. Dans de nombreux musées, il est demandé de le porter devant soi, si on ne le dépose pas à la consigne.

Je n’utilise pas d’autre sac. Il est la synthèse la plus satisfaisante pour moi des besoins qu’implique ma pratique photo actuelle et mes choix de budget. Cette synthèse est le résultat d’un rééquilibrage de cette pratique photo dans ma vie. Elle occupe plus de place dans ma vie, mais j’ai besoin qu’elle en occupe moins sur mon dos.