Ceux qui, parmi nous, sont jeunes depuis plus longtemps que les autres, ont bien connu les difficultés de rangement et de classement de leurs photos quand ils revenaient de chez le photographe chargés de pochettes un peu épaisses. Ces pochettes contenaient soit des boîtes de diapositives, soit des paquets d’images accompagnées de leurs négatifs en bandes découpées et qui avaient une furieuse tendance à vouloir s’évader de cette pochette.

 

Que faire de tout cela après visionnage ?

La plupart du temps, ces pochettes étaient entassées dans toutes sortes de boîtes – y compris des boîtes de chaussures ! – et y trouvaient un oubli assez profond. On avait photographié, on avait vu le résultat, on pouvait donc passer à autre chose. Et si, par hasard, on souhaitait montrer plus tard ses travaux, il fallait rechercher, au mieux pendant de longues minutes, au pire pendant des heures, la fameuse boîte où se trouvaient ces pochettes, puis les ouvrir pour voir si elles abritaient bien ce que l’on cherchait.

L’immense avantage de cette façon de procéder était que, sauf incendie ou cambriolage, on gardait près de soi, toujours à portée de main, ses précieuses images.

L’inconvénient principal était qu’à défaut de classement rigoureux et d’identification soignée des pochettes, il était assez difficile de retrouver quoi que ce soit, comme dit ci-dessus, et, SURTOUT, qu’au bout de quelques années de pratique photographique, le volume occupé par les photos devenait difficilement gérable.

L’avènement de l’informatique et du numérique est venu bouleverser nos modes de prise de vue et de conservation-classement des images. On a cru que cela simplifierait grandement le problème, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive, toujours après quelques années, que l’on n’a fait que déplacer le problème du stockage et du classement : finie, l’utilisation des boîtes de chaussures ! Gain de place ? Oui, bien sûr, si l’on s’en tient au seul aspect « physique ». Il n’est plus nécessaire de disposer d’armoires ou d’étagères. Mais les supports d’images ont seulement changé : exit, le papier, bonjour les fichiers informatiques ! Et bienvenue aux logiciels pour manipuler ces fichiers !

Et alors, très vite s’est posée la question de savoir quel support choisir pour pouvoir conserver dans de bonnes conditions ses images.

A vrai dire, c’est le progrès technologique qui a imposé ses conditions, et aucun d’entre nous n’a réellement choisi le support de stockage : il a seulement utilisé ce qui existait ou qu’on lui proposait pour un coût… variable !

 

Le stockage de proximité

C’est celui que l’on a toujours pratiqué, du temps de l’argentique avec les pochettes d’images, puis sur les différents supports informatiques quand le numérique s’est imposé. Au commencement fut la disquette, dans ses différentes déclinaisons, mais elle ne dura pas : de taille beaucoup trop faible pour des fichiers de plus en plus gros, elle fut très vite remplacée par le disque compact (CD puis DVD). Celui-ci s’avéra aussi rapidement trop « petit » pour conserver des images que l’on faisait en plus grande quantité, puisque le coût en était devenu quasiment nul : plus de pellicule, plus de développement ni de tirage, juste des cartes mémoires que l’on vidait consciencieusement sur son ordinateur et qui pouvaient donc resservir pour d’autres images. Certains, justement, gardaient leurs images sur ces cartes, et en rachetaient d’autres pour de nouvelles images : ce faisant, ils ne se sont évidemment pas simplifié la vie ni pour le classement, ni pour la gestion de leurs finances, le coût des cartes n’étant pas négligeable à long terme ! Et nous passerons sous silence les problèmes d’intégrité des données qu’elles peuvent présenter. Il vaut mieux, selon nous, les réserver exclusivement à la prise de vue avec l’APN.

 

Les CD et DVD enregistrables

Rappelons, à leur propos, des données essentielles.

Le CD, qui a existé en plusieurs capacités, notamment pour le son, a généralement la possibilité d’enregistrer 700 Mo de données. Selon que l’on souhaitera conserver des fichiers images bruts (RAW) ou développés (JPEG), son utilisation sera assez différente. Prenons, par hypothèse, les fichiers d’images produits par un boîtier de type Pentax K-3. Un fichier RAW (DNG) « pèse » en moyenne 30 Mo. Le même, en format JPEG, « pèse » environ 12 Mo. Cela signifie donc que l’on peut stocker – sur un seul CD de 700 Mo – environ … 23 fichiers au format RAW-DNG (un peu moins en format RAW-PEF spécifique à Pentax) OU environ 58 fichiers au format JPEG. C’est faible, très faible ! Et si l’on voulait conserver sur un seul CD des images aux 2 formats (RAW-DNG + JPEG), on ne pourrait y en « loger » que … 16 !

Il est évident que ce support est devenu complètement inadapté au stockage des images, il ne peut guère être encore utilisé que pour stocker des données de type « texte » et encore ! Son utilisation peu pratique lui interdit d’être utilisé sur les appareils modernes qui sont bien entendu dépourvus de lecteur.

Mais alors, direz-vous, tournons-nous vers le DVD ! Par mesure de simplification, nous n’évoquerons que les DVD « simple face », les « double-face » étant trop peu répandus et ayant été largement supplantés par les supports que nous évoquerons plus loin. Un DVD simple face a une capacité de 4,7 Giga-octets, soit l’équivalent de 6,7 CD. En extrapolant les chiffres de l’hypothèse ci-dessus, on pourrait donc y graver, soit 157 fichiers RAW-DNG, soit 392 fichiers JPEG, soit 112 fichiers aux 2 formats.

Avec le même inconvénient de praticité que le CD, le DVD n’est plus lui non plus adapté au stockage des images d’aujourd’hui.

 

Les clés USB

Ah comme il paraît loin le temps où, avec 32 Mo (oui, oui, des méga-octets) on pouvait transporter avec soi toutes sortes de choses ! La capacité des clés USB a très vite progressé et le prix a régulièrement chuté… du moins pour les capacités les plus courantes ! Car si, aujourd’hui, on trouve assez facilement des clés de 1To (1 téra-octets = 1024 Giga-octets = 1 048 576 Mo !), leur prix reste plutôt dissuasif, autour de 700 € ! C’est pourquoi leur utilisation comme moyen de stockage de ses images ne saurait être conseillé. Tout au plus peut-on utiliser une clé de 16, 32 ou 64 Go pour « transporter » quelques images à montrer au moyen d’un ordinateur portable ou d’une tablette, mais en aucun cas pour en assurer la conservation sur le long terme. Rappelons d’ailleurs qu’une clé de 64 Go ne pourrait accueillir qu’environ 2180 fichiers « RAW » d’un K-3 (1560 fichiers RAW+JPEG) ou, selon toute probabilité, 1365 fichiers « RAW » du très prochain K-1.

 

Les disques durs

Les disques durs internes

Si l’on s’en tient strictement au coût, c’est très probablement la meilleure solution de stockage de proximité : toujours disponible sur son ordinateur, de grande capacité pour un prix modique (un disque dur de 3 To ne coûte maintenant qu’une centaine d’euros), il est très tentant d’en faire sa solution de stockage privilégiée. N’oublions cependant pas :

  • qu’un disque sur un ordinateur « tourne » en permanence quand l’ordinateur est en fonctionnement : de ce fait, il subit des contraintes physiques qui entrainent, et c’est normal, une certaine usure au fil du temps. Même si les risques de panne peuvent apparaître dérisoires. En effet, un disque dur interne est supposé avoir un MTBF (Mean Time Between Failures, Temps moyen entre pannes) d’environ 300 000 heures, qui correspond à une probabilité de panne tous les 34 ans environ. Cela donne l’impression d’être à l’abri de tout incident ! Or, cela ne correspond pas à la réalité. Celle-ci est bien moins optimiste : si l’on ramène ces chiffres à un taux de panne annuel, cela signifie qu’environ 3 disques durs sur 100 tombent en panne chaque année. C’est loin d’être négligeable. Et ne pensez pas que ce sont des disques de marques « exotiques » qui sont touchés. Toutes les marques, même les plus réputées, sont concernées. Et aussi tous les types de disque dur (HD « Hard Disk »). Un exemple chez un proche : un HD de 1 To de qualité professionnelle (pour entreprises) d’une très grande marque est tombé en panne après moins de 10 mois d’utilisation normale. Du fait qu’il abritait des données assez confidentielles et qu’une récupération de ces données par une entreprise spécialisée aurait coûté une petite fortune, il a tout bonnement été démonté et jeté à la poubelle. Son prix d’achat (un peu plus de 200€) n’a jamais été rentabilisé. Cette expérience malheureuse introduit une autre notion dont nous aurons l’occasion de reparler : la sauvegarde des données.
  • qu’un disque dans un ordinateur n’est pas à l’abri des incidents ou accidents domestiques : un incendie, une mauvaise manipulation, une surtension soudaine et toutes les données risquent d’être perdues !

 

Les disques durs externes

De capacité moyenne comparable à celle des disques durs internes, ces disques durs sont très intéressants :

  • on peut en posséder plusieurs sans encombrer l’espace intérieur de son ordinateur (sur certaines machines on ne peut d’ailleurs pas ajouter de disque interne).
  • on peut les transporter très facilement en cas de nécessité, leur encombrement ayant considérablement diminué depuis quelques années : ils abritent généralement des unités de disque de 2,5 pouces, au lieu de 3,5 pouces précédemment  (sauf pour les disques haute capacité).
  • leur multiplicité facilite les sauvegardes et la localisation de ces sauvegardes : en effet, en raison des risques d’incendie et de vol, notamment, il est hautement recommandé de posséder plusieurs copies de ses données et de les entreposer dans des lieux géographiques différents : c’est un des aspects essentiels d’une sauvegarde efficace.
  • certains d’entre eux ont une capacité de stockage très élevée (exemple : Samsung D3, jusqu’à 6 To).

 

Vous pouvez les acheter prêts à l’emploi pour une somme relativement modeste : une promotion récente sur Internet permettait d’avoir un disque de 2 To d’une grande marque pour moins de 100 €. Vous pouvez aussi les construire vous-même à partir de boîtiers adaptés à cet usage et de HD traditionnels dans l’un des 2 formats indiqués ci-dessus. Pour l’heure, nous ne pouvons pas recommander pour le stockage les disques de technologie SSD en raison de leur coût très élevé quand on souhaite de grandes capacités. La mémoire flash reste chère pour cet usage alors qu’elle est parfaitement adaptée en termes de performances.

Si vous les construisez vous-même, veillez à utiliser des boîtiers de qualité comportant des ports USB 3.0, sinon vous risquez de souffrir d’un débit insuffisant. Evitez les boîtiers Wi-Fi qui, pour le moment, sont pour la plupart largement en retrait en ce qui concerne tant les performances que l’autonomie. Comme dans tout domaine, il existe toutefois des exceptions mais sachez alors qu’il vous en coûtera près de 200€ pour une capacité de 1 To (chez Western Digital).

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Disque externe Samsung D3

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Disque externe Samsung M3

Les NAS

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NAS Synology – Face – (Photo Synology)

Syno2dos

NAS Synology – Dos – (Photo Synology)

Un NAS (de l’anglais Network Attached Storage) est un serveur de stockage en réseau, composé d’un boîtier abritant plusieurs disques durs, le plus souvent identiques à ceux que l’on peut trouver à l’intérieur d’un ordinateur. Il ne doit pas être confondu avec un SAN (Storage Area Network), dont, d’ailleurs, il peut être un des constituants. Cette technique du NAS est relativement récente : elle est apparue en 1983 soit un peu plus de 30 ans.

Les serveurs NAS sont des serveurs, c’est-à-dire des ordinateurs. Cela peut paraître évident, mais ça ne l’est pas pour tout le monde ! A ce titre, ils possèdent un processeur et des logiciels qui règlent l’accès aux données sur les disques qu’ils abritent.

Ces disques peuvent être organisés en RAID (Redundant Array of Independent Disks).

L’avantage des NAS consiste en une sécurité accrue des données abritées. Le système RAID a, lui, l’avantage de « permettre » la perte d’un disque sans perte générale des données. En effet, les données sont écrites sur plusieurs disques (selon le niveau de RAID retenu) ce qui limite grandement les risques. Pour nos lecteurs qui seraient peu versés dans le domaine informatique, il faut qu’ils sachent qu’il existe plusieurs niveaux de RAID : le choix du niveau doit être dicté, d’une certaine manière, par l’attachement que l’on peut avoir à ses images. Privilégier la sécurité et privilégier la performance ne correspondront pas obligatoirement au même niveau de RAID et n’auront pas non plus le même coût final : le nombre de disques à utiliser ne sera pas le même !

Il faut bien garder à l’esprit qu’un NAS ne doit pas être choisi « à la légère ». Ils sont nombreux sur le marché, mais tous n’offrent pas les mêmes performances, même dans les meilleures marques. Il faut donc être vigilant sur ce point : si le débit « descendant » n’est pas un problème, de façon générale, puisque il est assez peu sollicité, en revanche le débit ascendant REEL doit vous permettre d’aller stocker vos images sans avoir à y passer des heures. Nous ne pouvons dès lors que vous conseiller de consulter les différents tests effectués notamment par la presse informatique spécialisée.

De la même manière, les disques que vous choisirez pour ce NAS ne sont pas tous égaux en termes de performances et de robustesse : certains sont mieux adaptés que d’autres à cet usage. Là encore, privilégier les modèles que la presse informatique recommande est préférable à un choix par le seul critère du prix. Ils sont un maillon essentiel et déterminant de la performance globale du NAS.

Ce dossier n’étant pas un cours d’informatique, nous n’expliciterons pas davantage la technique retenue. Mais il faut savoir que c’est, à l’heure actuelle, une des meilleures solutions de stockage pour les particuliers, tant par la capacité de stockage (on peut rajouter des disques si nécessaire) que par la sécurité proposée. De plus, si un NAS est généralement gardé à proximité, rien n’interdit de l’installer dans un local différent dans la mesure où l’on peut y accéder par les moyens traditionnels des réseaux : reste à sécuriser, bien entendu, les modalités de connexion !

 

Le stockage à distance

Stocker ses images chez soi est tentant : on les a toujours sous la main, on a l’impression de « maîtriser » toute la chaine de production de ses photos. Mais on en oublie la notion de sécurité : nous avons déjà évoqué les risques de pertes ou de vol des images, que ce soit en raison des risques de panne du matériel ou en raison des problèmes qui peuvent toujours survenir et notamment les incendies.

C’est pourquoi il peut être utile de stocker ses données à distance. Cela peut se faire grâce à des disques durs externes que l’on confie à des membres de la famille, des amis, etc … avec toutefois l’inconvénient majeur qui apparaît très rapidement : comment faire pour mettre à jour le contenu de ces disques externes, lorsqu’on ne les a plus « sous la main » ? Il n’existe pas d’autre solution que manuelle, soit en « rapatriant » puis « réexportant » ces disques après modification du contenu, soit en copiant les données sur de nouveaux disques. Cette procédure peut devenir très rapidement rébarbative et, comme souvent en pareil cas, les risques qu’elle soit rapidement abandonnée vont devenir de plus en plus importants. Jusqu’à la décision d’abandon.

Que faire alors ? La solution d’avenir, celle que les médias et la presse spécialisée nous conseillent de plus en plus, c’est « le cloud »… le « nuage ».

 

Le Cloud

Si vous avez entendu parler de « cloud personnel », sachez qu’il ne s’agit, ni plus ni moins, que des NAS que nous venons d’évoquer.

Sinon, le Cloud est un système de stockage sur serveurs distants, proposé par des entreprises spécialisées sur le Web. Soit ces entreprises se chargent elles-mêmes de la gestion de vos données, soit elles vous fournissent un espace disque, sur leurs serveurs, pour vous permettre d’y loger vos précieuses données… des images, donc, pour ce qui concerne les photographes. Dans ce dernier cas, c’est en principe vous-même qui gérez ces données, dans la limite de l’espace qui vous est alloué.

Cet espace peut, dans certains cas vous être fourni gratuitement. Mais vous vous apercevrez alors très vite qu’il est forcément limité en taille. Généralement, la gratuité ne permet pas de disposer de plus de 3 à 5 Go d’espace. Inutile de dire que, si c’est relativement confortable pour des données « texte » d’un particulier, c’est très nettement insuffisant pour de la photo !

L’énorme avantage du système, c’est que vous pouvez accéder à vos données, où que vous vous trouviez, au moyen d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone. Vous identifiants vous suivent partout et, quoi qu’on en pense, l’aspect pratique est indéniable, d’autant que les données sont synchronisées entre les différents appareils utilisés.

Diverses fonctionnalités peuvent être offertes, par exemple la création d’albums.

NuagePK

Le Cloud et ses utilités

 

Quelques solutions du Cloud

Dropbox

Dans son option « Basic » pour les particuliers, Dropbox permet de disposer gratuitement de 2 Go d’espace disque (extensible à 16Go par tranche de 500Mo grâce au parrainage – pour atteindre les 16Go, il vous faudra donc 28 filleuls convertis). Nous l’avons dit, 2Go c’est insuffisant pour la photo.

Dès lors, pour 9,99€ ( !) par mois vous pouvez opter pour la version « Dropbox Pro ». En plus des fonctionnalités de la version « basic », vous disposerez de 1 To d’espace avec des commandes de partage supplémentaires et la possibilité d’effacement à distance.

Pour davantage encore, vous disposez de « Dropbox Business » (sur la base de 12€ hors taxes par mois), avec un espace illimité, une option illimitée de récupération de fichiers et une assistance prioritaire. En revanche, il y a obligation, même pour un particulier, d’acheter 5 licences minimum (60€ par mois, ou 600€ à l’année). C’est évidemment hors de portée de beaucoup de particuliers !

Plus d’informations sur https://www.dropbox.com/fr/

 

OneDrive

C’est le service proposé par Microsoft. Pour les particuliers, le service est préinstallé sur Windows 8.1 et Windows 10. Il ne prend pas en charge Windows XP. Il faut, bien entendu, disposer d’un compte Microsoft. L’offre personnelle de base comprend 1 To d’espace disque, un abonnement à Office 365 Personnel et 60 minutes par mois de communication Skype vers les fixes et les mobiles.

Il vous en coûtera 7€ par mois ou 69€ à l’année. L’installation est possible sur 1 PC ou Mac, 1 tablette et 1 smartphone.

L’option « Office 365 Famille » (10€ par mois ou 99€ par an) permet une installation sur 5 PC ou Mac, 5 tablettes et 5 smartphones et offre 1To par utilisateur dans la limite de 5.

60 minutes de communication Skype vers les fixes et les mobiles sont aussi offertes à chacun des 5 utilisateurs.

Plus d’informations sur https://onedrive.live.com/about/fr-fr/

 

GoogleDrive

La formule Google Drive propose dès le départ 15 Go d’espace gratuit et accepte tous types de fichiers, accessibles depuis tout type d’appareil (ordinateur, tablette, smartphone) et de n’importe quel lieu. Ces 15 Go sont à répartir entre GoogleDrive, Gmail et Google Photos.

Bien entendu, vous pouvez autoriser des personnes à partager ces fichiers avec vous et même à les télécharger.

Cet espace étant trop faible pour des photos en format RAW, Google propose plusieurs options payantes :

  • 100 Go pour 1,99$ par mois
  • 1 To pour 9,99$ par mois
  • 10 To pour 99,99$ par mois
  • 20 To pour 199,99$ par mois
  • 30 To pour 299,99$ par mois

Etant donné la parité Dollar/Euro on peut considérer que ces prix sont les mêmes en Euros.

Vous pourrez activer la sauvegarde automatique et « ainsi sauvegarder les photos que vous prenez avec l’appareil photo de votre appareil, les photos que vous téléchargez sur votre téléphone ou votre ordinateur, et les photos enregistrées par d’autres applications telles que WhatsApp et Hangouts » (source GoogleDrive).

Chaque photo ne doit pas dépasser 100 Mo en taille maximale. La taille standard est de 2048 pixels pour le plus grand côté.

Plus d’informations sur https://www.google.com/intl/fr_fr/drive/

hubiC

HubiC est un service proposé par OVH.com, société d’hébergement de sites internet et de fichiers.

Gratuitement, vous pouvez disposer de 25 Go d’espace disque. Vous pouvez, bien sûr, communiquer un lien de partage aux personnes que vous souhaitez.

Si, comme c’est probable, cet espace est insuffisant pour vos dizaines de milliers de photos, deux options vous sont accessibles :

  • 100 Go pour 1€ par mois sans engagement ou 10€ par an
  • 10 To pour 5€ par mois sans engagement ou 50€ par an

Une option de sauvegarde est prévue. Un extrait du site : «  Grâce à l’option « Sauvegarde », archivez de grande quantité de données sur hubiC. En plus de votre dossier synchronisé, l’application de bureau vous permet de créer des sauvegardes des dossiers de votre choix sur votre ordinateur sans avoir à les synchroniser. Une option de sauvegarde est également disponible sur l’application mobile et tablette. »

L’application de bureau est disponible pour des systèmes Windows, Linux et Mac, ainsi que pour iOS, Androïd et Windows Phone 8. Par ailleurs, chaque document déposé sur hubiC est répliqué dans 3 data-centres français appartenant à OVH.

Plus d’informations sur https://hubic.com/fr/

 

CrashPlan

Disponible pour Windows, Mac et Linux, CrashPlan se propose de sauvegarder vos données, mais en aucun cas de pouvoir les partager avec d’autres personnes. A défaut de souplesse d’utilisation, la sécurité des données est privilégiée.

Les fichiers sont cryptés (clé de 448 bits). Si vous effacez certains fichiers, ils sont tout de même conservés sans limite de temps, à moins que vous ne demandiez à CrashPlan de ne pas les conserver.

L’option de base est gratuite. Pour un espace illimité et un accès mobile, comptez à partir de 5$ par mois. L’option « famille », qui étend la sauvegarde à l’ensemble de la famille est accessible à partir de 12,50$ par mois.

Plus d’informations sur https://www.code42.com/crashplan/

 

ICloud (et ICloud Drive)

Auparavant réservé aux possesseurs d’appareils Apple, ICloud s’est ouvert aux « autres mondes » et notamment au monde PC. Pour stocker vos photos, la photothèque ICloud vous propose gratuitement 5Go, mais vous pouvez augmenter cet espace :

  • 50 Go pour 0,99€ par mois
  • 200 Go pour 2,99€ par mois
  • 1 To pour 9,99€ par mois

Les photos sont acceptées dans les formats RAW, JPEG, PNG, GIF et TIFF (vidéos en MP4).

Vous pouvez créer vos propres albums ou classer vos photos selon vos désirs et, bien sûr, les partager avec qui vous voulez !

ICloud Drive n’est pas fondamentalement différent et accepte tous types de fichiers. Si votre Mac a un système d’exploitation OS X Yosemite ou ultérieur (ou si votre PC est au moins piloté par Windows 7), le transfert des fichiers peut s’effectuer par un simple glisser-déposer.

D’autres possibilités de partage, de synchronisation et d’édition de fichiers sont possibles. Vous pouvez, pour les connaître , vous connecter sur https://www.apple.com/fr/icloud/.

 

Au terme de ce dossier, nous ne pouvons que vous recommander de faire preuve de rigueur pour le stockage de vos images, si vous tenez à elles, bien sûr ! Toutes les solutions sont envisageables. Toutefois, notre avis est qu’il ne faut pas privilégier UNE solution au détriment des autres, mais, au contraire, combiner plusieurs solutions afin d’obtenir tout à la fois de la souplesse et de la sécurité. Cela passe sans doute par un peu d’investissement financier, bien sûr, mais aussi par un investissement personnel plus important en termes de travail et de temps passé.