Après le premier volet de notre « vocabulaire de la photo » consacré aux lettres A à D, voici notre deuxième volet, présentant le vocabulaire de la photo pour les lettres allant de E à N. Il comprend les mots et acronymes que nous avons retenus arbitrairement : des manques peuvent exister. Que nos lecteurs veuillent bien nous les pardonner… ou nous les signaler !

 

E comme …

ED

Abréviation de l’anglais « Extra Low Dispersion » : verre à faible dispersion utilisé pour fabriquer les lentilles de certains objectifs.

 

⇒ Editing

Difficile de traduire par « édition » qui, en français, a un autre sens. C’est une sorte de « tri sélectif » : on sélectionne les images que l’on retient (les meilleures, bien sûr !) dans un ensemble d’images. Tâche ingrate, rébarbative, mais Ô combien nécessaire !

⇒ Emulsion

On désigne souvent ainsi la couche d’halogénures d’argent, sensible à la lumière, qui recouvre le support souple (en tri-acétate de cellulose) d’un film photo.

 

⇒ Essai (bande d’)

Morceau de film que l’on expose à différentes valeurs pour déterminer la meilleure exposition. En général 2 à 3 clichés en fin de pellicule.

 

⇒ EXIF

Acronyme de l’anglais « EXchangeable Image File Format » : ce sont toutes les données sur l’appareil photo et les conditions (réglages)  d’une prise de vue numérique, enregistrées en même temps que l’image. On parle aussi dans ce cas de « Métadonnées ». Chaque constructeur d’APN a le choix de personnaliser ses données tout en respectant un « format de base » minimum. La dernière version en date (2.3) a été publiée en 2010.

A noter que, s’agissant d’un acronyme, EXIF ne prend jamais la marque du pluriel. On n’écrit donc pas « Les EXIFs », pas plus qu’on n’écrivait « Les PTTs ».

Les EXIF permettent différents automatismes des logiciels de post-traitement (par exemple correction automatique du profil des objectifs).

 

⇒ Exposition

C’est la quantité de lumière qui atteint la surface sensible (film, capteur) pendant la durée de la prise de vue d’une image. On l’appelait autrefois « Lumination ».

L’exposition est soit manuelle (l’opérateur détermine seul les paramètres de prise de vue : ouverture du diaphragme, temps de pose, sensibilité) soit automatique (c’est l’appareil photo qui ajuste en fonction de quelques éléments fournis par l’opérateur) – Voir notre article sur les modes de prise de vue.

La bonne exposition est une combinaison harmonieuse entre temps de pose, ouverture et sensibilité.

F comme …

⇒ Fill-in (mot anglais)

C’est l’utilisation d’un flash en plein jour, face à une intense source lumineuse (le soleil, par exemple). Cette technique a pour but et pour utilité de trouver un équilibre entre la lumière naturelle et la lumière artificielle pour un éclairage correct du sujet, et aussi de « déboucher les ombres ». Sans cette technique, le sujet apparaîtrait en contrejour mais dans l’ombre.

⇒ Firmware

Sur un APN, c’est son logiciel interne. En français, on parle de « Micrologiciel ». Il permet de gérer ses fonctionnalités. Des mises à jour peuvent être apportées périodiquement, soit pour corriger des « bugs », soit pour modifier des fonctionnalités, soit encore pour en créer de nouvelles. L’utilisateur a souvent tout intérêt à les intégrer à son appareil.

 

⇒ Flare (ou facteur de flare)

Aussi appelé « Lens flare » en anglais (flare est un terme non traduit en français, aucun mot de notre vocabulaire ne convenant exactement).

Ce phénomène est provoqué par une diffusion parasite de la lumière dans certains objectifs : tous n’y sont pas sensibles de la même façon.

Il provoque une baisse du contraste (sorte de halo de brume) et engendre souvent des tâches de couleur sur l’image. Pentaxklub a consacré un article à ce phénomène.

⇒ Flash

Dispositif d’éclairage fournissant un éclair de lumière de très grande intensité dans un laps de temps très court (1/1000s et plus court)

⇒ Flou

Une photo est floue quand les contours du sujet (ou des éléments de l’image) n’apparaissent pas de façon tranchée par rapport au fond. Voir aussi « BOUGE »

⇒ Focale

Voir « Distance focale » ci-dessus.

⇒ Focus (mot anglais)

En photographie, c’est l’endroit de la scène où on effectue la mise au point. Celle-ci est parfois faussée par des défauts des objectifs :

  • back focus : mise au point effectuée en réalité en arrière du sujet
  • front focus : mise au point effectuée en réalité en avant du sujet

⇒ Format

On parle ici du format du support d’image (film ou capteur). Il a existé différents formats de films argentiques et certains se retrouvent aujourd’hui en photo numérique. Par exemple :

  • APS, APS-C, APS-H
  • FF (Full Frame, plein format)
  • MF (Moyen Format)
  • ….

Le format APS ( Advanced Photo System) a été mis sur le marché en 1996 – donc encore à l’époque argentique –  par divers opérateurs photo, dont Kodak. Il n’a toutefois pas rencontré le succès escompté (en argentique) et la fabrication de films de ce type a cessé en 2011.

Alors que le film 135 (« négatif utile » au format 24x36mm) mesurait 35mm de hauteur (format 3/2), le film en format APS-H ne mesurait plus que 24mm de haut, pour un « négatif utile » de 30,2mmx16,7mm (ce qui donne un format 16/9). Ce format APS-H subsiste encore sur un nombre très limité d’appareils numériques Canon, Leica et Kodak. Voir cet article ou encore celui-là.

En photo numérique, le format de capteur qui a été utilisé prioritairement a été le format APS-C, de dimensions théoriques 25,1 × 16,7 mm (rapport de forme de 3/2). Dans la réalité, ces capteurs sont légèrement plus petits. Par exemple, les boitiers APS-C de Pentax ont un capteur de dimensions 23,6 x 15,9mm environ.

Depuis quelques années cependant, les boîtiers de gamme supérieure des grandes marques (Canon, Nikon, Pentax, Sony) sont au format 24×36, dit « Full Frame » (FF) ou « Plein format ». Ce qui est assez impropre puisque les capteurs numériques des appareils dits « Moyen format » sont de dimensions largement supérieures (43,8 x 32,8mm par exemple pour celui du Pentax 645Z) !

 

G comme …

⇒ Gamma

Aussi appelé « facteur de contraste », il caractérise le contraste d’un support photosensible (film, capteur).

⇒ Gamut

La définition la plus simple de cet mot est que le gamut est la partie des couleurs, sur un ensemble de chrominance exhaustif, qui peut être restituée par un équipement, et particulièrement par les écrans d’ordinateur.

Gamut : Image issue de Wikipedia

Gamut : Image issue de Wikipedia

 

Dans l’image ci-dessus, la partie grise représente l’ensemble des chrominances cité plus haut. La partie colorée représente ce qui peut être restitué par l’équipement considéré. Il va de soi que cette partie diffère selon les équipements.

 

⇒ Grand-angle

Se dit d’un objectif dont la distance focale est inférieure à celle qui correspond peu ou prou à la vision humaine (de 43 à 55mm environ). Un objectif de 35mm de focale peut donc ainsi être considéré comme un objectif grand angle, parce qu’il propose un champ de vision plus étendu que celui d’un objectif de focale « normale ».

 

⇒ Granulation

Désigne la taille des « grains » (halogénure d’argent ou  bromure d’argent) d’une pellicule photo. Plus la pellicule est sensible, plus importante est la taille des grains.

Pour une pellicule faiblement sensible à la lumière, la taille de ces grains est d’environ 20 micro-mètres. Un négatif 24x36mm peut en compter plus de 2 millions, loin derrière une plaque photographique de 24x30cm qui peut en compter 180 millions.

H comme …

⇒ Haute lumière

(voir à Lumière)

⇒ Histogramme

Il présente, sous forme de courbes (un peu comme un électrocardiogramme) les différences de luminosité d’une image : les zones sombres occupent la partie gauche de l’histogramme, les zones claires la parie droite. Leur intensité est matérialisée par la hauteur des courbes. Il peut afficher, sur boîtier numérique, les couches rouge/vert/bleu ou bien représenter une seule courbe de synthèse. Voir notre article sur ce sujet.

Un histogramme (couches bleu, rouge, vert)

Un histogramme (couches bleu, rouge, vert)

I comme …

IF

Signifie « Internal Focus » : un objectif « IF » est à mise au point interne (ne s’allonge pas en faisant la mise au point).

 

⇒ IL (Indice de lumination) / [EV Exposure Value]

C’est un nombre (positif ou négatif) calculé à partir de l’ouverture et du temps de pose qui représente la luminance de la scène, pour une sensibilité de 100 ISO. Ainsi, pour un matériel correctement étalonné, un nombre IL de 16 correspondrait à une image de soleil sur neige ou sable clair, tandis qu’un nombre de -3 pourrait représenter la luminance d’une nuit de pleine lune.

Les fabricants d’appareils photo revendiquent souvent des capacités IL pour leurs appareils allant souvent de IL -3 à IL 20. Dans la pratique, on rencontre surtout des valeurs comprises entre IL 0 et IL 13/14.

La formule de calcul est la suivante :

Comment calculer l'Indice de Lumination (IL)

Comment calculer l’Indice de Lumination (IL)

dans laquelle N est l’ouverture de diaphragme et t le temps de pose

Table des Indices de Lumination (origine : Wikipedia)

Table des Indices de Lumination (origine : Wikipedia)

⇒ ISO (International Organisation for Standardization)

Souvent traduit en français par « Organisation internationale de normalisation ». C’est l’organisme international d’élaboration de normes dans différents domaines, dont celui de la photographie. Pour en savoir davantage sur son fonctionnement, cliquer ICI. En matière de photographie, la norme ISO a repris purement et simplement l’ancienne norme ASA.

Elle mesure la sensibilité à la lumière des supports photographiques (films, capteurs) : plus la valeur est élevée, plus le support est réputé sensible à la lumière. Nombre de nos articles consacrent des paragraphes à ce sujet. Nos lecteurs peuvent s’y reporter en tapant « sensibilité ISO » dans notre module de recherche ou en suivant ce lien ou encore celui-ci.

Voir aussi, plus bas, « SENSIBILITE »

J comme …

⇒ JOULE

Unité de mesure parfois employée pour exprimer l’énergie produite par des flashes de studio. Un joule par seconde est équivalent à un watt.

K comme …

⇒ Kelvin

Unité de température thermodynamique du Système International. La température de 0 K est égale à −273°C (très exactement -273,15) et correspond au zéro absolu.

L comme …

⇒ Latitude de pose

En photo argentique, c’est la capacité d’un film à absorber des erreurs d’exposition sans que cela n’ait de trop graves conséquences sur l’image produite.

Les films inversibles (diapositives) toléraient moins les erreurs que les négatifs.

 

⇒ LCD (Liquid Crystal Display)

Affichage sur écran à cristaux liquides. Voir ACL.

⇒ Lentille / [Lens]

Elément constitutif d’un objectif. Au Canada, désigne aussi l’objectif lui-même. Du reste le mot anglais « Lens » peut tout aussi bien désigner l’objectif que les éléments le constituant. Les surfaces des lentilles, qu’elles soient concaves, convexes, biconcaves ou biconvexes, sont lisses. Sauf pour les lentilles de Fresnel.

⇒ Lentille de Fresnel

Type de lentille inventé par Augustin Fresnel, physicien Français (1788-1827), fondateur de l’optique moderne. Son type de lentille se caractérise par une découpe en cercles nécessitant beaucoup moins de verre qu’une lentille « normale ». Elle n’est donc plus lisse.

Utilisée notamment dans les phares marins, elle a permis d’accroître leur portée par une meilleure concentration de la lumière.

Certains fabricants d’objectifs commencent à l’utiliser dans certains de leurs modèles (Nikon, par exemple).

Coupe d'une lentille de Fresnel (1) et d'une lentille plan-convexe (2) de distances focale équivalentes. (image et texte Wikipedia)

Coupe d’une lentille de Fresnel (1) et d’une lentille plan-convexe (2) de distances focale équivalentes.
(image et texte Wikipedia)

⇒ Lumière

Que voilà une notion importante en photographie ! On peut distinguer :

  • basses lumières : on appelle ainsi les zones foncées d’une image ; leur importance quantitative est soulignée par la partie gauche de l’histogramme en photo numérique
  • hautes lumières : ce sont, bien entendu, les zones claires d’une image ; leur importance quantitative est soulignée par la partie droite de l’histogramme en photo numérique
  • lumière incidente : c’est la lumière qui parvient DIRECTEMENT sur le sujet
  • lumière réfléchie : c’est la lumière REFLECHIE par le sujet, mesurée par la cellule de l’appareil photo, et qui parviendra sur le support d’image (film ou capteur)

 

M comme …

⇒ M42

Système de fixation d’objectifs sur le boîtier constitué d’un pas de vis de diamètre 42mm. Antérieur au système à baïonnette. Des bagues d’adaptation permettent de monter de tels objectifs sur des boîtiers à baïonnette, de marque Pentax mais aussi d’autres marques, y compris très récents.

⇒ Macro

Abréviation de « photomacrographie », souvent improprement dite « macrophotographie » : mode de prise de vue à très courte distance, avec des objectifs ou des dispositifs dédiés permettant le rapport minimum de grandissement de 1:1. Cela signifie que l’objet (ou le sujet) photographié a la même taille dans son environnement naturel que sur le support (film ou capteur). Bien souvent, ce que l’on nomme le « mode macro » de prise de vue est en réalité un « mode proxi » : le grandissement est alors limité (1:3, 1:4) et n’atteint pas 1:1.

Le mode macro comprend les grandissements entre 1:1 et 10:1. Au delà de 10:1, on parle de « photomicrographie » souvent appelée, à tort, « microphotographie ». Voir plus loin

 

⇒ MaP

Signifie Mise au Point : acquisition de la netteté du sujet sur le support de l’image. Par extension, distance à laquelle est acquise cette netteté.

MaP minimale (ou MaP mini) : distance minimale à laquelle un objectif peut donner une image nette du sujet.

⇒ MF

Abréviation pouvant prendre plusieurs sens :

  • « Manual Focus » : mise au point manuelle (sans l’aide de l’Autofocus : voir ce mot)
  • « Moyen format » : format d’image (voir ci-avant)

⇒ Micrologiciel / [Firmware]

Voir « Firmware »

 

⇒ Microphotographie

Ou, plus exactement, Photomicrographie.

Mode de prise de vue en très gros plan permettant d’obtenir des grandissements au delà de 10:1, c’est à dire que le sujet est plus de 10 fois plus grand sur le capteur que dans son environnement naturel.

Mode de prise de vue

Il s’agit des différents modes automatiques utilisés pour prendre des images. Les plus répandus sont :

  • 1. le mode « P » : mode « programme » : l’appareil décide seul.
  • 2. le mode « A » (ou Av) : mode donnant la priorité à l’ouverture du diaphragme de l’objectif (A signifie « Aperture » en anglais) : l’appareil détermine alors la vitesse d’obturation et, pour les appareils numériques, la sensibilité.
  • 3. le mode « S » ou Tv) : mode donnant la priorité à la vitesse d’obturation (S signifie « speed » en anglais) : l’appareil détermine l’ouverture de diaphragme et, pour les appareils numériques, la sensibilité.
  • 4. le mode « M » : mode de réglage manuel dans lequel le photographe décide lui-même des réglages qu’il veut utiliser.

 

Dans le monde Pentax, il existe d’autres modes de prise de vue :

  • le mode « Sv » : mode donnant la priorité à la sensibilité : l’appareil détermine alors l’ouverture du diaphragme et la vitesse d’obturation pour une exposition correcte.
  • le mode TAv : mode donnant la priorité A LA FOIS à l’ouverture de diaphragme et à la vitesse d’obturation : l’appareil détermine alors la sensibilité nécessaire à l’obtention d’une exposition correcte.

Voir aussi « Exposition » et notre article sur les modes de prise de vue.

⇒ Monopode

monopode = 1 pied ! C’est un support d’appareil photo qui, sans immobiliser complètement cet appareil, permet cependant d’aider à le stabiliser pendant une prise de vue. (Voir Trépied)

Monopode Manfrotto

Monopode Manfrotto

⇒ Monture

On appelle monture le système de fixation (connexion ?) d’un objectif sur un boîtier.

La monture d’objectif est un sujet à elle-seule. Nous y reviendrons.

Bien entendu, quand ils sont de même marque, les objectifs sont le plus souvent de même monture : un objectif en monture à baïonnette K se monte sur un boîtier à monture K. Quelques cas particuliers peuvent exister (certains objectifs Ricoh à monture KR – ou KP -, peuvent engendrer, au démontage, des problèmes sur des boîtiers Pentax K).

Aux débuts de la photographie

Les objectifs n’étaient pas interchangeables : il ne se posait donc aucun problème de monture. En 1932, Leica a créé sa monture M39 (diamètre 39mm). Mais elle lui est restée propre, à l’exception des Soviétiques, qui respectaient peu les brevets. Puis, en 1947, Carl Zeiss a développé la monture dite « M42 », dont le diamètre était de 42mm. Elle a été adoptée, elle, par de nombreux fabricants d’objectifs, dont Pentax (alors Asahi), particulièrement sur les SpotMatic. Son tirage mécanique (voir ce mot dans notre dernier volet) est de 45,5 mm.

Sa « particularité », c’est que les objectifs qui en sont dotés se vissent sur le boîtier, grâce à un pas de vis standardisé (1mm). Ce qui, bien sûr, engendrait un grand nombre de possibilités (tout objectif M42 pouvait être utilisé sur tout boîtier M42, de toute marque). Elle ne permet bien sûr qu’une mise au point manuelle.

Attention cependant à ne pas la confondre avec la monture T2, au diamètre identique (42mm) mais dont le pas de vis est plus fin (0,75mm).

Puis, vers la fin des années 1950, les constructeurs de l’époque ont progressivement développé des montures « personnelles ». Pour Pentax, l’adoption définitive de la monture K se fera en 1975 (voir cet article).

Aujourd’hui, chaque constructeur d’appareil photo a sa propre monture, non compatible, la plupart du temps, avec les autres marques. Ainsi, Pentax en est à la version KAF4 de sa baïonnette K. Mais l’évolution vers l’hybride (voir ce mot) change grandement la donne … chez les autres fabricants !

Nikon

Nikon, avait lui aussi, comme Pentax, adapté  la baïonnette de Telemaco Corsi à ses besoins, (mais avec un sens d’insertion inversé), et ce dès 1959 : c’est la monture F (tirage mécanique de 46,5 mm – diamètre 44mm) qui, avec la K de Pentax, est la seule à avoir résisté à l’arrivée de l’autofocus. Récemment, Nikon a développé une nouvelle monture (« Z » : diamètre 55mm (!), tirage 16mm) pour ses premiers appareils hybrides (Nikon Z6 et Z7). L’absence de miroir dans les appareils hybrides fait que le tirage est bien plus faible, d’où moins d’encombrement.

Canon

est sans doute le constructeur qui a le plus souvent changé de monture.

Après la monture « R » en 1959 (sur les CanonFlex) puis, en 1964, la monture « FL » (Canon FX), la firme a, en 1971, créé sa monture FD puis, en 1976, une « New FD », plus rapide à monter. Mais, pour pouvoir motoriser ses objectifs, la firme a créé, en 1987, une nouvelle monture (« EF », pour « Electro Focus ») hélas non compatible avec la FD : les canonnistes ont été contraints, pour suivre l’évolution de la marque, de changer tout leur système photographique. Par exemple ceux qui ont acheté le Canon T90 à sa sortie en 1986 ont sans doute eu un peu de mal à accepter cette évolution, et on peut les comprendre ! Le diamètre de cette monture est assez gigantesque, 54mm !

Pour son hybride (Canon  R), Canon a toujours sa monture de 54mm de diamètre, mais le tirage est passé à 20mm.

Sony

Minolta ayant été racheté par Sony, ce dernier a, dans un premier temps, adapté la monture « A » de Minolta. On pouvait ainsi monter tous les objectifs Minolta sur les nouveaux boîtiers reflex de Sony.

Depuis, Sony a changé de monture pour ses nouveaux boitiers (notamment hybrides) et a créé la monture « E » (diamètre 46,1mm, tirage 18mm)

Leica

Après la monture « M » de 1954 (diamètre 44mm, tirage 27,8 mm), Leica a créé la monture « L » (51,6 mm de diamètre, tirage 20 mm). Récemment, un accord a été trouvé avec d’autres marques (Panasonic, Sigma) pour créer un « consortium » adoptant cette monture. Il est possible qu’Olympus rejoigne également ce consortium.

 

⇒ Moyen format

Format d’image plus grand que le « plein format (FF) » (!!) mais plus petit que le format des chambres photographiques. Se rencontre aussi bien en photo argentique qu’en photo numérique, avec cependant des caractéristiques différentes.

 

N comme …

⇒ Netteté

Caractéristique d’une image où les contours extérieurs (et éventuellement intérieurs) d’un sujet apparaissent de façon très tranchée par rapport au fond. C’est le contraire du flou.

⇒ Nombre-guide

Souvent abrégé en « NG ».

Il exprime la puissance lumineuse d’un flash. Pour une sensibilité donnée, plus il est grand, plus le flash est puissant et donc plus sa portée est importante. Il est calculé par la formule NG=O x D dans laquelle « O » est l’ouverture de l’objectif et « D » la distance de portée : en pratique, on considère que c’est la distance du sujet.

Dans un prochain article, la fin de l’alphabet (lettres O à Z).