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Rappels rapides sur l’histogramme

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Un histogramme, mais c’est quoi ? Cette interrogation, il est possible que beaucoup se la posent. Avant d’expliquer, voici graphiquement ce qu’est un histogramme :

Histogramme
Histogramme affichant la répartition des pixels sur les 3 couleurs primaires

 

Ce graphique, on le croise sur l’écran de son appareil de photo (il convient peut-être de fouiller dans son paramétrage) ou dans les logiciels de retouche ou de développement. Sa fonction est de montrer la répartition des pixels sur l’image, selon leur luminosité. C’est ce point qui est important. Il y a une sorte d’analyse de tous les pixels sur la photo afin de connaitre leur luminosité. Le résultat de cette analyse est organisé sous la forme d’un graphique afin qu’on puisse, en un coup d’œil, vérifier si on est surexposé ou, au contraire, sous-exposé.

En abscisses, ce sera les niveaux de luminosité, du plus foncé au plus clair (donc du noir au blanc).

En ordonnées, ce sera le nombre de pixels par niveau. Selon les outils à disposition, on peut aussi voir cet histogramme par couleur primaire.

D’autres explications sont aussi disponibles sur le Net.

L’interprétation

La théorie veut qu’un histogramme d’une photo correctement exposée doive former une parabole des tons noirs aux tons blancs, avec le plus grand nombre de pixels dans les tons moyens.

Exemple 1
sous exposition de -2 IL à la prise de vue

Quand la courbe montre des valeurs beaucoup plus hautes à gauche qu’à droite, cela indique que la photo est sous-exposée (même si à première vue on pourrait penser que c’est bon). Sur la photo d’exemple, on remarque que les tons noirs sont dominants avec quelques détails parfois peu perceptibles.

 

Exemple 2
sur exposition volontaire de 2IL à la prise de vue

Si on constate que les valeurs situées à la droite de l’histogramme sont très élevées, voire trop élevées, c’est le signe que l’image comporte trop de pixels blancs. C’est la surexposition. En l’espèce, le ciel a disparu dans une blancheur et les murs du palais des Doges font frémir. Bien sûr, il existe des cas expliquant cet excès de blanc, comme quand on photographie de la neige.

 

Exemple 3
Ce cliché possède une courbe d’histogramme qui semble bonne de prime abord. Pourtant l’image est molle, sans profondeur intéressante.

 

Maintenant, si l’histogramme est ramassé vers le milieu, cela signifie, la plupart du temps, que le cliché manque de contrastes ou qu’elle est molle.  Le cliché proposé est dans ce cas : il possède une courbe d’histogramme qui semble bonne de prime abord. Pourtant l’image est ne propose pas une profondeur intéressante.

 

Exemple 4
Cette dernière version, résultat d’une fusion HDR (petite triche), propose une image riche et colorée.

 

Pour autant, une photo peut tendre d’un côté et/ou de l’autre, sans que cela lui porte préjudice. Tout dépend des intentions du photographe. Évidemment, dans le cas de cliché de type Low-Key ou High-Key, l’histogramme devra se trouver le plus possible à gauche ou le plus possible à droite. C’est pareil pour certains clichés très contrastés.

À la fois sur et sous-exposée comme l’indique l’histogramme… Pourtant, cette image est intéressante.
Conclusion

Regarder les histogrammes lors des prises de vues vous permettra d’avoir une interprétation rapide de vos images et de savoir si l’exposition est dans les clous. Et c’est pratique vu la taille des écrans des boitiers ! Leur petitesse est telle que déceler une sur ou sous exposition n’est pas aisé. Mais si cet outil permet d’éviter des erreurs de jugement liées à l’éclairage, il ne sert à rien si c’est volontaire.

 

L’histogramme rend service, mais il n’est pas la vérité universelle. Personnellement, je ne m’en sers que rarement lors des prises de vue. Et vous ?