Nous avons publié plusieurs articles tournant autour de la question des sacs photo (voir ICI Anatomie d’un sac photo). Depuis, le paysage photographique a sérieusement changé. Le marché des reflex a fléchi de façon notable ; celui des smartphones a balayé les compacts et les reflex d’entrée de gamme, voire le milieu de gamme. Parallèlement les appareils hybrides grignotent le segment central et central haut des reflex, au point que Canon et Nikon se lancent à leur tour sur le marché hybride FF. Ce constat implique évidemment que le marché périphérique des accessoires photo évolue lui aussi. Mais, de manière assez paradoxale, plus complexe qu’on aurait pu l’imaginer.

Ainsi, logiquement, le marché des trépieds a subi beaucoup de changements, pour des raisons indépendantes les unes des autres. D’un côté il a reculé pour des raisons techniques faciles à comprendre : les capacités de montée en Iso permettent de ne presque plus se servir d’un pied, encombrant par essence. Mais dans le même temps, on voit fleurir des pieds légers et compacts, floraison d’autant plus visible que les Chinois ont envahi le marché avec nombre d’articles qui sont peut-être des copies évidentes de modèles préexistants, mais sont néanmoins séduisants et de bonne qualité. Ce phénomène en a amené un autre : certains producteurs de pieds photo ont vu leurs ventes reculer et se sont diversifiés en proposant des sacs photo, comme Cullmann ou Manfrotto… On a donc plus de concurrence sur le marché des sacs photo qu’auparavant.

 

La tendance du marché des sacs photo

Le marché des sacs a, lui aussi, traversé une profonde mutation dont les causes ne sont pas seulement liées aux évolutions citées plus haut, mais aussi à la modification de l’image des photographes (professionnels) dans le public. L’époque des reporters est finie, celles des sacs reporter, portées sur l’épaule également. Fini, les gros sacs dans lesquels on casait 2 boîtiers 24×36 avec leur objectif, plus 3 ou 4 autres objectifs de focales différentes et les accessoires qui vont avec, et grâce auxquels on se cassait les vertèbres. Pratiquement plus personne ne rêve d’avoir un sac Domke, avec ses 2 mousquetons métalliques pour fermer son grand rabat en toile de bâche. Analyser ici les raisons de ces changements n’est pas le sujet. Nous nous contenterons de constater les faits.

La tendance actuelle, concernant tous les sacs indifféremment, est au contenant à l’allure anonyme, de couleur plutôt discrète, de préférence grise, avec un aspect lisse, sans fermetures Éclair visibles ou le moins possible. Le truc qui n’attire pas l’attention des tire-laine et autres escamoteurs, en un mot, des voleurs. On a peut-être 4 à 5000 € de matériel photo dans son sac, mais ça ne se voit pas, ça pourrait être aussi bien 3 ou 4 cahiers à spirale. Les textes de présentation publicitaire des sacs mettent en avant la tranquillité qu’offre un sac discret, anonyme.

L’autre face de cette tendance sécuritaire concerne les fermetures qui deviennent furtives, invisibles. Le stade ultime de cette démarche a été atteint par la marque NOMAD qui vante / qui vend (?) l’idée des ouvertures inaccessibles aux voleurs, car sur la face dorsale (dans le dos) du sac, les matériaux nouveaux aux textures variées, imperméables, mais respirants ; avec même en plus des prises USB incorporées. Et bien sûr la place pour un portable. En un mot le rêve. Gageons que les fermetures dans le dos vont être malcommodes pour les voleurs… et pour le propriétaire. Sous cette apparence anonyme, on trouve quand même différents modèles de sacs. Quels sont-ils ?

 

Les différents types de sacs

Une rapide analyse statistique du catalogue d’un des principaux distributeurs de matériel photo en France permet d’avoir une vue générale de ce qui vous est proposé.

  • Les sacs à dos représentent 218 items / 66 %, répartis sur 19 marques.
  • Les sacs d’épaule représentent 70 items / 22 %, répartis sur 11 marques, dont 1 exclusivement dans cette catégorie.
  • Les valises représentent 38 items / 12 %, répartis sur 6 marques, dont 3 ne produisent que des valises.

Nota : Les sacs conçus pour contenir un seul boîtier et son objectif monté n’ont pas été comptabilisés, non plus que les différentes couleurs d’un même modèle de sac. Sur un site présentant les 11 « meilleurs sacs photo » du marché, on ne trouve que des sacs à dos !

Voilà donc pour le paysage général, examinons maintenant le détail.

 

Les sacs à dos

Il en existe trois familles. Les voici :

 

Les sacs à dos classiques

Le modèle le plus courant est celui à deux bretelles classiques, qui peuvent être reliées par une courroie horizontale réglable pour un portage stable. Le sac peut comporter également une ceinture avec ou sans poches supplémentaires. Point n’est besoin de vous expliquer que ce modèle de sac ressemble assez à un sac de randonnée ou sac de montagne.

 

Sac à dos Kalaharik71. MissNumérique- 149€ /119€. Esthétique datant de 3-4 ans.

Sac à dos Kalahari 71. MissNumérique- 149 € /119 €. Esthétique datant de 3-4 ans.

 

Sac à dos Lowepro Flipside Trek BP450. 149€. Design actuel.

Sac à dos Lowepro Flipside Trek BP450. 149 €. Design actuel.

Sac à dos Lowepro Flipside Trek BP450. Détail de l'accès par la face dorsale. La partie haute est prévue pour les affaires personnelles. Le constructeur affirme que le matériel est accessible sans poser le sac au sol.

Sac à dos Lowepro Flipside Trek BP450. Détail de l’accès par la face dorsale. La partie haute est prévue pour les affaires personnelles. Le constructeur affirme que le matériel est accessible sans poser le sac au sol.

Sac à dos Lowepro Flipside Trek BP450. Face dorsale. Les bretelles sont très élaborées, probablement confortables. Mais elles ne comportent pas d'anneaux de fixation.

Sac à dos Lowepro Flipside Trek BP450. Face dorsale. Les bretelles sont très élaborées, probablement confortables. Mais elles ne comportent pas d’anneaux de fixation.

 

Sac à dos Benro Incognito-B200. Le nom est très symbolique. Sans le pied, la poche extérieure est prévue pour recevoir une bouteille d'eau. Cette poche est commune à pratiquement tous les sacs à dos actuels.

Sac à dos Benro Incognito-B200. Le nom est très symbolique. Sans le pied, la poche extérieure est prévue pour recevoir une bouteille d’eau. Cette poche est commune à pratiquement tous les sacs à dos actuels.

Sac à dos Benro Incognito-B200. Détail de la partie photo. L'ouverture est dans le dos.

Sac à dos Benro Incognito-B200. Détail de la partie photo. L’ouverture est dans le dos.

 

Sac à dos F-Stop Dalston Aloe (gris) 139€ MissNumérique. Accès latéral et par le haut.

Sac à dos F-Stop Dalston Aloe (gris) 139 € MissNumérique. Accès latéral et par le haut.

Sac à dos F-Stop Dalston Aloe. Accès latéral. Les bretelles ne semblent pas très sophistiquées.

Sac à dos F-Stop Dalston Aloe. Accès latéral. Les bretelles ne semblent pas très sophistiquées.

 

Avantages
  • Le sac à dos est le système de portage le moins nocif pour la colonne vertébrale.
  • Il laisse les mains libres pour les manipulations.
  • Il est bien adapté à la randonnée, au portage des longues focales.
  • Il est également bien adapté à la photo animalière pour les mêmes raisons.
  • Il peut permettre l’emport de vêtements et nourriture.
  • Lorsque les bretelles sont équipées d’anneaux de fixation (D ring) permet de porter le boîtier prêt à l’emploi avec un bon équilibrage de la charge.

Inconvénients
  • En version standard il nécessite la dépose pour les manipulations comme le changement d’un objectif.
  • Il est lourd dès qu’on arrive à 30 Litres.
  • Il est inconfortable, voire nocif si les bretelles sont mal dessinées.
  • Il est malcommode dans les transports en commun…

 

Les tarifs

Ils varient de ~45 € à ~300 €. Bien évidemment aux deux extrémités tarifaires on n’a pas exactement le même produit. On trouve quand même de très bons produits à ~140 €.

 

Les sacs sling

Le modèle sling est une sorte de besace assez sérieusement redessinée. Il comporte une seule bretelle oblique très asymétrique. Elle est fixée en haut au milieu ou légèrement d’un côté et en bas du côté opposé (voir photo ci-dessous). Cette disposition permet de faire pivoter le sac sur le ventre où il se retrouve à l’horizontale (ou presque). L’accès au matériel est prévu sur le côté. Il se trouve donc vers le haut et de ce fait l’accès au matériel est très commode. Le portage est cependant moins bien équilibré qu’avec le modèle précédent. Ce qui a conduit à créer le modèle mixte présenté ci-après.

Sac sling Case Logic DSS 101. 50€ Amazon- prix "conseillé" 80€

Sac sling Case Logic DSS 101. 50 € sur Amazon- prix « conseillé » 80 €

 

À noter un OVNI chinois qui présente un rapport qualité/prix assez redoutable : le triangle. Visiblement créé par des photographes, pour un emport photo réduit. Intérieur et house de pluie (fournie) sont rouges. Manipulation commode. Un sac de sortie « légère » parfait. En noir, vert et brun, intérieur rouge. Il ne permet de charger que le matériel photo. Attention la photo n’est pas à même échelle que le précédent.

Sac sling Caden k1

Sac sling Caden k1

Sac sling Caden k1 – astucieux petit sac triangulaire. Peut contenir un boîtier avec un zoom type 24-70mm et un 200mm ou 2 focales fixes. + accessoires réduits (1-2 accus, chargeur, lenspen, chiffon optique, cartes SD) < 30 € port compris. Made in RPC. Bonne qualité des matériaux, inattendue pour le prix.

 

Un autre OVNI, néo-zélandais. Un projet en crowdfounding (souscription) entre 100 et 120 €, remboursables si le projet ne trouve pas ses fonds. (voir le site ici)

Sac Nifty Few - Nouvelle Zélande.

Sac Nifty Few – polyvalence totale.

Le compartiment photo est un insert amovible qui peut servir à stocker le matériel contenu (voir sur la photo le rabat du sac et celui de l’insert). La nécessité d’ouvrir les 2 rabats rend un vol impossible. L’accès est possible également par le côté en mode sling. Une poche dorsale permet de loger un portable 15″. La poche supérieure permet de loger des effets personnels. Lorsque l’insert est enlevé, le sac devient un sac à dos quotidien. House anti-pluie fournie. Sangles pour fixer un pied sous le fond. L’insert est équipé d’une courroie permettant de le porter comme une besace. Les cloisons séparatrices sont amovibles. Séduisant si le projet aboutit.

Avantages
  • Ils permettent une grande souplesse de déplacement dans les transports en commun et les lieux encombrés ou exigus.
  • Il sont commodes tant qu’ils ne sont pas trop volumineux- ~5 -10 L – ni lourd. Ils restent alors ergonomiques et pratiques.
  • Il sont très adaptés pour la photographie urbaine, les ballades en général, même longues.

Inconvénients
  • La manœuvre de rotation demande un peu de place.
  • Ils proposent le plus souvent un emport limité à 2-3kg. (1 boîtier, 3 objectifs + quelques accessoires)
  • Ne permettent pas d’accrocher l’appareil, donc portage à la main ou au cou…

 

Tarifs

Ils ne sont pas forcément plus chers. On trouve un large choix de slings de différentes marques entre 50 et 200 €.

Nota : Vous trouverez souvent les slings à la rubrique « sacs à dos »

 

Les sacs mixtes à bretelles croisables

À l’origine c’est une trouvaille de la marque israélienne KATA, rachetée par Manfrotto. Ce modèle a des bretelles équipées d’une boucle rapide dans leur partie inférieure. On peut donc les croiser sur la poitrine, en réglant leur longueur. Lorsqu’on en détache une, le sac peut pivoter sur l’épaule et venir sur l’avant du corps. Ce qui permet l’accès facile au matériel. Il est possible de rentrer dans le dos une des bretelles pour en faire un vrai sling. Ce modèle de sac a été lancé dans le circuit commercial large par Manfrotto, suivi par d’autres marques qui s’en sont inspirées.

 

Sac à dos sling Manfrotto (Kata) 3N1-26PL. Design datant de 3-4 ans.

Sac à dos sling Manfrotto (Kata) 3N1-26PL. Design datant de 3-4 ans.

 

Kata a également mis au point des dessins de glissières astucieux, sinon simples, qui permettent de réduire leur nombre. Voir ci-dessous.

Sac à dos/sling Manfrotto MB MA BP TS. Existe en 3 tailles. De 66€ à 100€ selon la taille.

Sac à dos/sling Manfrotto MB MA BP TS. Existe en 3 tailles. De 66 € à 100 € selon la taille.

Sac Manfrotto sling à 2 bretelles. Accès latéral. Les glissières à trajectoires complexes sont peu accessibles au vol.

Sac Manfrotto sling à 2 bretelles. Accès latéral. Les glissières à trajectoires complexes sont peu accessibles au vol.

Nota : comme on peut dégrafer n’importe laquelle des bretelles, ces sacs mixtes sling comportent le plus souvent un accès latéral de chaque côté. Les glissières sont pratiquement toujours à double curseur.

 

Avantages
  • Présentent les avantages des sacs à dos en ce qui concerne le confort de portage (respecte la colonne vertébrale)
  • Présentent les avantages des sacs sling pour l’accès commode au matériel.
  • Commode dans les transports, en station debout comme en position assise.

 

Inconvénients
  • Emport limité (en fait limité au raisonnable)
  • Ne fait pas reporter…

Tarifs

Similaires à ceux des sacs à dos

 

Les sacs d’épaule ou sacs-reporter

Ils se portent sur l’épaule du côté où ils pendent. Ça a été le modèle dominant chez les reporters-photographes pendant 4 à 5 décennies. C’est, semble-t-il, devenu une invitation très tentante pour les voleurs. Ces deux points, ajoutés au fait que les reporters sont de plus en plus rares a pour résultat de voir reculer ces sacs sur le marché. Un autre élément a joué son rôle très certainement : l’emport d’un pied photo est toujours très malcommode avec un sac reporter. Il suffit d’avoir essayé une fois pour en être convaincu à vie !

Actuellement, on trouve des sacs d’épaule extérieurement totalement lisses, avec un rabat fermé par 2 fermetures fixées sur des courroies de simili-cuir le plus souvent. Ces fermetures peuvent être de type boucle de ceinture. Retour en arrière technologique de 60 ans ! Ergonomie néandertalienne ! D’aucuns doivent trouver que ça a plus de gueule que les boucles automatiques en nylon incassable que l’on peut fermer d’une seule main. Certains de ces sacs s’ouvrent par une fermeture Éclair latérale verticale sur un insert dans lequel se range le matériel.

Sac-reporter traditionnel typé et par là repérable.

Sac-reporter traditionnel typé et par là repérable.

 

 

Sac d’épaule récent. L’esthétique extérieure a complètement changé. Ce Vangard a encore un style assez « outdoor ». Le Sirui est lui totalement « tendance ».

Sac d'épaule Vangard Alta Rise. Conçu pour un boitier et 3 objectifs + accessoires. Comporte un glissière longitudinale qui permet l'accès sans ouvrir le rabat.

Sac d’épaule Vangard Alta Rise. Conçu pour un boîtier et 3 objectifs + accessoires. Comporte une glissière longitudinale qui permet l’accès sans ouvrir le rabat.

Sac d'épaule Vangard. Intérieur. La couleur jaune, lancée par Kata il y a une dizaine d'années, a été reprise par plusieurs marques.

Sac d’épaule Vangard. Intérieur. La couleur jaune, lancée par Kata il y a une dizaine d’années, a été reprise par plusieurs marques.

 

 

Sac d'épaule (fourre tout) Sirui - My Story. Esthétique épurée. Ergonomie ?

Sac d’épaule (fourre tout) Sirui – My Story. Esthétique épurée. Ergonomie ?

 

Avantages
  • Il est commode pour manipuler son matériel.
  • Il permet le nomadisme agile.
  • Il est très bien quand il est peu chargé (2-2,5 kg) ce qui est rare…
  • Il est très bien quand on le connaît par cœur, qu’on aurait de la peine à le quitter
  • Dans les modèles récents, il ne fait pas du tout photo, donc antivol.

 

Inconvénients
  • Il n’est plus à la mode
  • Il a tendance à glisser de l’épaule, ce qui crée le réflexe de relever cette épaule. Cette posture de compensation se reporte sur toute la colonne vertébrale et a des conséquences sur les cervicales. Surtout quand il est lourd, ce qui n’est pas rare…
  • La pratique montre que l’on a tendance à ne pas fermer le rabat pendant les prises de vue, ce qui attire les pickpockets un peu expérimentés.
  • La pratique montre également que l’on a tendance à poser son sac pendant les prises de vue, ce qui attire les voleurs tout court. Guy Le Querrec s’est fait voler comme ça son sac Domke avec 2 Leicas et plusieurs optiques dans le métro parisien…

 

Tarifs

 

Les valises

Nous en parlons ici pour mémoire, car ce ne sont pas des sacs, donc elles sortent un peu du cadre de cet article. Les valises, donc, sont le bagage photo qui a le moins évolué. Du moins en ce qui concerne les modèles rigides. Car les modèles semi-souples ont évolué, comme les valises (bagages) ont elles-mêmes évolué, elles se sont dotées de roulettes, souvent limitées à deux, pour des raisons de solidité. Une valise de matériel photo est généralement lourde, sa solidité est donc un élément fondamental.

Les valises rigides, elles, n’ont guère changé. Elles sont composées de 2 coques renforcées d’arêtes formant arcs-boutants perpendiculaires à la surface principale. Ces coques ont des bords extérieurs épais munis de gorges mâles et femelles garnies de joints en Néoprène qui rendent la valise fermée étanche. Ces coques sont suffisamment solides pour supporter un certain poids ou une certaine pression sans s’écraser. Enfin ces valises peuvent flotter, même chargées. Elles sont conçues pour le port/portage de matériel vidéo, cinéma, photo et éclairage de type professionnel.

 

Valise TecTake de 35 L. 56€ sur Internet.

Valise TecTake de 35 L. 56 € sur Internet.

 

Valise à roulettes Tenba Rodie air case roller-24. Très forte protection du matériel, conçue pour voyage en soute. 360€.

Valise à roulettes Tenba Rodie air case roller-24. Très forte protection du matériel, conçue pour voyage en soute. 360 €.

 

 

Quelques conseils pratiques

Tout d’abord un détail concret : la présence d’anneaux (D rings) sur les bretelles permet d’accrocher son boîtier lorsque l’on a son sac sur le dos. C’est un plus qui permet de se servir de l’appareil à tout moment et équilibre le poids. Tous les fabricants n’y pensent pas, ce qui est dommage et, à nos yeux, discriminant.

De manière générale, avant toute décision, et tout achat, réfléchissez bien à votre pratique photo, à vos différentes façons de pratiquer la photo, à vos besoins concrets réels. Et faites votre choix au plus près de vos besoins. La contrepartie de ce genre de choix sera que si votre pratique photographique change, votre sac devra changer lui aussi pour être adapté à cette pratique. Ce n’est pas tout à fait par hasard que beaucoup d’entre nous ont plusieurs sacs photo.

La solution à la question « Quel sac photo ? » n’est pas forcément un sac photo spécialisé. Les sacs d’épaule actuels ne ressemblent d’ailleurs pas à des sacs photo. À l’opposé de cette tendance, on trouve des sacs d’origine « militaire », qui ont beaucoup de succès auprès des étudiants comme sacs de tous les jours. Ces sacs à dos sont solides, ergonomiques, pas forcément kaki ou camouflés et pas repérés comme sacs photo. Leurs prix sont intéressants. Les modèles compatibles -autour de 20 L- se trouvent facilement autour de 30 €. Mais ils ne sont pas rembourrés (point à corriger pour le fond). Attention, même dans ces magasins, dès qu’on s’intéresse à des articles de qualité supérieure (qualité US, marque 5.11 par exemple) les prix grimpent vite, même si quasiment tous les articles sont « made in RPC »…

Dans tous les cas, vous pouvez commencer par prospecter sur Internet. Lorsque vous aurez circonscrit vos recherches à 4 ou 5 modèles, vous pouvez passer à la phase 2, celle qui consiste à aller dans des magasins physiques, pour voir et manipuler de vrais sacs. Seule cette manipulation vous permettra de savoir concrètement si tous les aspects d’un sac vous conviennent. Bien sûr, il est possible qu’aucun sac ne vous satisfasse totalement, mais au moins vous saurez que les aspects non pleinement satisfaisants sont en nombre restreint ou du moins supportable. Dans ces conditions votre nouveau sac vous fera de l’usage… et vous épaulera dans votre activité de photographe.

 

Crédit photo : sites commerciaux Internet