Lightroom, dans sa mouture 6, n’est pas révolutionnaire comme avait pu l’être la version 4, voire même 5.  Pour commencer, le moteur de dérawtisation reste strictement le même. Il s’agit du processus 2012. Certes il est très abouti mais on aimerait bien voir une évolution afin de se rapprocher de ce que peut proposer Capture One.

 

Alors qu’est ce qui change ?

C’est parti pour une petite revue des nouveautés, non exhaustive.

 

Les nouveautés

Il y a tout d’abord un gros emprunt à feu Aperture avec la gestion des visages. Cela peut sembler anecdotique pour beaucoup, mais retrouver une personne quand on a oublié de taguer certaines photos, c’est bien pratique. Attention, la détection des visages se lance au premier démarrage de LR6 et est consommateur de ressources (attention si on est sur batterie). Heureusement elle peut être interrompue pour être reprise plus tard. Cette détection des visages semble très efficace, au terme de son apprentissage puisqu’elle est capable de gérer l’évolution des visages dans le temps.

Coté développement, la vraie nouveauté est le pinceau « négatif » utilisable lors de l’application de filtres gradués ou radiaux. Cette fonctionnalité a été demandée depuis fort longtemps. Elle est enfin disponible. C’est un outil très efficace quand on applique un filtre gradué ou radial sur un élément comme un ciel et qu’on veut éviter de bleuter un monument ou une montagne.

La fonction Fusion fait également son apparition. Fusion va offrir la possibilité d’effectuer des panoramas ou des HDR directement dans LR, sans passer par un éditeur externe. Côté Panorama, même si cet éditeur interne ne propose pas autant d’options et de possibilités que AutoPano, les panoramas créés sont propres. C’est suffisant pour la grande majorité d’entre nous. Côté HDR, si le module est loin d’être au niveau de ce que peut faire un éditeur dédié comme HDR Efex de NikSoftware, il permet largement de s’en passer, tout en produisant des fichiers sans trituration abusive. Ce sera au développeur d’effectuer ensuite son traitement.

Cerise sur le gâteau, les fichiers générés sont au format DNG. Ce sont des RAW que vous pourrez triturer à loisir ensuite, au même titre que tous les autres fichiers RAW.

 

Les changements

Doit-on le prendre comme un easter egg ou bien existe t-il une bonne raison ? Ce qui est sur, c’est que l’outil anti yeux rouges fait désormais la distinction entre les yeux humains et les yeux d’animaux…

Les modules Cartes et Livres n’évoluent pas réellement, Livres restant toujours dépendant du seul prestataire Blur. Le module Diaporama s’est enrichi de nouvelles fonctionnalités, coté audio et transition. Le Module Web fait quand à lui ses adieux au Flash, technologie Adobe pourtant. Est-ce la fin de Flash pour autant ? Si Adobe abandonne sa techno dans un de ses logiciels phares, c’est peut-être un signe avant coureur.

De manière générale, si on a le GPU adéquat, LR6 connait une grosse accélération (surtout sous Mac OSX, quelque peu délaissé jusqu’à présent). LR6 sait donc gérer les cartes graphiques et, désormais, choisir un Mac possédant une carte de qualité (et performante) permettra un vrai gain de performance.

Rayon technique toujours, on peut désormais visualiser les activités en cours et en avoir le contrôle (mettre en pause, supprimer). Encore un emprunt à Aperture.

Dernier point avantageux, lors de la sauvegarde, LR6 fait désormais une compression de cette dernière. Le gain de place est évident. Par contre, que cela ne vous empêche pas de faire du nettoyage régulièrement. Cela ne sert à rien de conserver des versions antérieures car LR n’effectue pas de sauvegarde incrémentale. A chaque fois, il s’agit d’une sauvegarde complète. Si vous les supprimez, cela vous fera un gain de place parfois non négligeable !

 

LR6 vs LR cc

Les deux versions semblent, sur le papier, similaires. En vérité, il existe des différences qui pourront s’avérer sensibles.

Si vous souhaitez utiliser LightRoom Mobile sur une tablette ou autre iPad, oubliez la version LR6. Seule la version LR cc permet son utilisation. Il s’agit là d’une grosse restriction, même si le tarif annuel LRcc + Photoshop cc reste raisonnable. A vous de voir si une version cc peut vous convenir.

Les mises à jour de LR cc se feront au fil de l’eau, ce qui permettra à Adobe de lancer de nouvelles fonctionnalités à son logiciel. Son pendant licence perpétuelle, LR6, n’aura pas la possibilité de se voir adjoindre de nouvelles fonctions (loi US oblige) et devra attendre des mises à jour plus classiques pour pouvoir intégrer les correctifs, boitiers, objectifs et autres nouveautés.

 

Passer de LR5 à LR6

En cas d’achat de la version upgrade, il faut savoir que LR6 s’installe en plus de LR5. Vous pouvez donc avoir les 2 versions qui cohabitent et qui fonctionnent ensemble. Au lancement de la version 6, il va créer une nouvelle copie du catalogue qui sera upgradé. Attention, si vous ajoutez des photos et autres modifications, l’utilisation de ce nouveau catalogue sera impossible dans une version précédente !

 

Conclusion

Les Plus
  • Un mode Visage qui peut accélérer le flux de production pour certains photographes
  • Le pinceau « négatif » pour les filtres gradués et radiaux
  • Une sauvegarde compressée
  • Les modes de création de Panorama et de HDR au format DNG

 

Les moins
  • Absence d’évolution du moteur de dérawtisation
  • Lightroom Mobile inféodé à l’achat de la version LR cc
  • Le module Livres non ouvert à d’autres prestataires
  • Certains boitiers comme les récents Pentax K-S2 et K-3II ne sont pas encore reconnus (si utilisation du format PEF)

 

LR6/LRcc ne sont pas une évolution majeure nécessitant absolument le changement de version. Pour ceux qui utilisent LR5 et pour qui ne se sentent pas concernés par les nouveaux outils, alors restez-y. Surtout si votre boitier est reconnu.

 

Note

appréciation PENtax Klub :

Note_3-5