Marché de Noël

Le marché de Noël est en train de devenir un des plus solides symboles de ce moment très particulier qu’est Noël. Un moment de magie, de féerie, de joie, de plaisir. Qui s’oppose au ciel maussade, à la lumière terne des jours raccourcis. Nous avons choisi d’en visiter un, installé au pied de la tour St Jacques, en plein cœur de Paris. Là où, au Moyen Age, on abattait les bêtes qui étaient ensuite vendues aux Halles. Noël était déjà un grand moment de fête et de ripaille, et pas seulement de foi et de recueillement.

 

 

Un grand cerf rouge – un des animaux traditionnellement liés à cette période de l’année.

 

 

Les baraques à frites étaient présentes aux moment des foires, avec les manèges et stands de tir. Ces foires ont disparu. Les marchés de Noël ont pris leur place, une fois par an. On y retrouve les plaisirs de la bouche. Les marrons y sont de saison, les gaufres, les crêpes et autres mets chauds y sont de rigueur.

 

Sur le plan photographique, effectuer des prises de  vue d’un marché de Noel ne présente pas de sérieuses difficultés. Un marché de Noël n’est ni sensible ni loin, ni dangereux. Mais certains aspects ne facilitent pas le travail.

D’abord la disposition autour du square de la tour Saint Jacques. Les stands, installés sur le trottoir ne laissent devant eux qu’un portion diminuée du trottoir. Ce qui ne permet guère que deux angles de prise de vue :

–  un la vue en enfilade qui saisit les stands et les passants. Cela donne une vue générale. Utile, mais limitée. D’une part, on ne peut pas accumuler les vues générales. D’autre part les passants peuvent ne pas apprécier, et s’ils ne sont pas au moins onze sur le cliché, il vaut mieux ne pas publier. Et avec des passants il n’est pas possible de discuter avec tous pour qu’ils acceptent d’être sur le cliché.

photo 3, cropée dans un cliché plus large.

 

– deux la prise de vue frontale des stands. Prise de vue délicate, car elle limite fortement le recul possible. La circulation dans la rue de Rivoli interdisait de seulement penser à se placer sur la chaussée. Les prises de vues se réduisaient donc principalement à des vues frontales avec une focale courte.

Ce qui n’est pas la meilleure option. En effet cela conduit à des photos très statiques, répétitives et vite lassantes. De plus  les « exposants », dans leur grande majorité, ne veulent pas paraître sur les photos. Cela se comprend fort bien et doit être respecté. Mais présente le gros défaut de laisser les stands vides et sans vie. Ce n’est pas non plus la meilleure option. Heureusement quelques exposants se laissent photographier avec plaisir. Il va sans dire qu’aucune photo n’est faite sans un échange préalable et une demande formulée d’autorisation de shooter.

 

 

La solution la plus commode est donc de changer d’objectifs selon les types de photos que l’on souhaite réaliser, ou bien de choisir un zoom (performant si possible) pour s’adapter aux différents types de prise de vue. Cette solution comprend aussi le crop dans des photos plus larges dont on garde seulement un détail comme celui de la photo 3.  Ce qui présente l’avantage concret de rester plus loin, donc plus discret.

 

 

 

Ce marché de Noël présentait une particularité. Il a été organisé par l’Unicef. Et tous ses participants ont accepté de faire partiellement œuvre caritative. Ce qui n’est pas étranger à l’esprit de charité d’origine de Noël.

 

 

Les marchés de Noël nous sont venus d’Allemagne, et des pays du Nord. Où le climat pousse à se retrouver dans une ambiance de chaleur festive. Et nourrissante… Les bretzels, spécialités de boulangerie traditionnelle se retrouvent bien sûr dans ces marchés

Sur la photo ci-dessus le vendeur est pris de façon à être non identifiable, pour respecter sa demande.

Ils ont beau être gros, on en prendrait bien un deuxième …

 

Bretzels traditionnels et bretzels enrichis

 

Les éclairages des stands étaient très hétérogènes. Il a fallu rééquilibrer a posteriori la balance des blancs (BdB ou WB) Le processus n’est pas très compliqué. Il peut se faire de plusieurs façons, à l’œil ou de façon chiffrée. Les 2 méthodes permettent le même résultat et ne sont pas contradictoires. Personnellement j’ai fonctionné à l’œil. J’ai corrigé la BdB sur une photo qui le nécessitait. Puis les autres de façon à obtenir la même BdB. C’est à ce stade que l’approche chiffrée peut faire gagner du temps. Vous notez la température de couleur de votre première photo rééquilibrée et vous appliquez aux suivantes.

 

La BDB multi-auto apparue avec le K-3 est efficace. Elle mâche bien le travail. Il ne reste plus grand chose à faire ensuite. J’étais resté en AWB pour ce reportage, erreur passée inaperçue. J’ai donc eu un peu plus de travail.

Quand on photographie en Jpeg direct, il est prudent

  1. de se mettre en BdB multi-auto, et par défaut AWB sur les boitiers qui n’ont pas la BdB multi-auto
  2. de mesurer la lumière sur la zone que l’on choisit comme « le » sujet, de mémoriser et de recadrer. Pour la photo ci-dessus ce sont les bretzels au fromage.

Évidemment, cette méthode n’est pas totalement instinctive, mais elle est sûre. L’alternative consiste à lier la mesure de l’AE à celle de l’AF (dans le menu C -1-5 choix 2 /exposition et Map liés et C -2-8 choix 2 /AE-L avec AF bloqué). Attention cette mesure n’est pas instinctive non plus et elle n’est pas universelle. Elle peut être un handicap dans la prises de vue de paysages. Enfin, le post traitement est toujours possible en Jpeg, même si les corrections offrent moins de possibilités qu’avec les fichiers RAW.

 

 

On y retrouve ce qui, dans les fêtes fait rêver : les sucreries, les bijoux, les poupées – les nounours … qui peuvent contenter grands et petits.

 

 

Et puis, s’y sont joints les cachemires et les soies venues des contrées des Mille et Une Nuits, symboles de luxuriance.

 

 

 

Aucun marché de Noël sérieux n’existe en France sans nougat, sans toutes sortes de nougats, blancs, noirs, durs, tendres…

 

 

 

Matriochki, poupées-gigognes en bois tourné, traditionnelles à droite, plus modernes au centre, fantaisie au second plan.

Boites en papier-mâché laqué, décor populaire au tout premier plan, plus classique (XIXe) au au second plan.

Ambre de la Baltique, résine de pin fossilisée, pierre semi précieuse aux multiples vertus… Venues de la lointaine Russie.

 

et du Sud, proche ou plus lointain, du Pays Basque ou du Maroc, charcuterie et fromages, sacs de peau, tapis et terre cuite…

 

 

 

 

Il était un autre animal, populaire dans les marchés de Noël du Moyen Age, l’ours Martin dont une caresse sur la fourrure devait porter bonheur. Ce n’était pas l’ours blanc il est vrai. Qui ici garde farouchement la tour Saint Jacques.

 

 

Crédit photographique Valia © Cliquer sur les photos pour les voir agrandies

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