À l’invitation du directeur technique de NIKKEN TECHNO France, Thomas Legrain, PentaxKlub s’est rendu dans les nouveaux locaux de la société qui assure, notamment, le SAV de la marque Pentax. Rappelons qu’il existe 2 sociétés agréées par Pentax pour assurer le SAV de la marque : NIKKEN, donc, et le SAV « historique » PM2S.

Récemment, NIKKEN TECHNO France a abandonné les locaux qu’elle occupait avenue Ledru Rollin (75012) pour de nouveaux locaux, plus adaptés. Ceux-ci sont situés à une centaine de mètres des anciens : 4 Cour du Chêne vert à Paris (12ème). L’entrée se fait par le n° 48 de la Rue de Charenton.

 

A l'entrée dans la Cour du Chêne Vert

À l’entrée dans la Cour du Chêne Vert

 

Pour les non-Parisiens qui ne connaissent pas les lieux, c’est tout près de la place de la Bastille et de… l’hôpital des Quinze-Vingts. Détail « amusant », cet hôpital est le Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie. Il a été ainsi nommé, car il pouvait accueillir jusqu’à 300 aveugles (soit quinze « vingts » selon le système vicésimal).

NIKKEN occupe 2 niveaux à cette adresse, le 1er étant surtout – mais pas uniquement – consacré à l’accueil de la clientèle et à la réception des matériels entrant en SAV. Au second niveau se situent les salles de réparations et de tests.

 

Entrée de l'immeuble (en bas à droite)

Entrée de l’immeuble (en bas à droite)

 

L’accueil des clients et la réception des matériels

L’accueil des clients et la réception des matériels

 

 

Les locaux

Ce qui frappe tout d’abord, quand on connaissait les anciens locaux, c’est l’espace disponible, trois fois plus vaste, dans les nouveaux. Les techniciennes et techniciens travaillent ainsi dans de meilleures conditions.

Le déménagement d’une telle société n’est pas une simple formalité : il fallait déménager des machines d’une extrême précision, donc relativement fragiles. Les opérations se sont étalées sur 5 jours, dont la moitié a nécessité une suspension d’activité.

 

Vue partielle de l'atelier

Vue partielle de l’atelier

 

 

PentaxKlub a noté les nombreux bancs de tests, avec en particulier des mires et des chartes de différentes marques, chacune nécessitant, bien sûr, un logiciel spécifique pour l’exploitation des résultats.

Postes de travail

Postes de travail

 

 

Un exemple de mire utilisée pour le réglage des objectifs.

Un exemple de mire utilisée pour le réglage des objectifs.

 

Le personnel

Les techniciens, tous diplômés des meilleures écoles d’optique, sont installés dans des conditions favorables. Leurs postes de travail bénéficient tout à la fois d’un éclairage naturel et d’un complément de lumière artificielle. Notons une féminisation importante de l’effectif, tant à Paris qu’à Lyon ainsi qu’une parité de salaires hommes/femmes. Chez Nikken, une attention toute particulière est apportée au suivi de l’évolution des techniciens.

L’agence de Paris comprend une dizaine de personnes, tandis que celle de Lyon emploie une quinzaine de personnes, la majorité de ces effectifs étant bien évidemment composée de techniciens.

 

Technicienne au travail

Technicienne au travail

 

 

Thomas Legrain a insisté sur la nécessité, pour assurer et poursuivre le développement de NIKKEN, d’un accroissement des prises en charge de matériels. Pour y parvenir, la société ne compte pas uniquement sur les matériels Pentax. Elle est centre technique agréé pour les produits des marques Panasonic, Casio, Tamron et Technics.  Elle assure aussi, à la demande, des prestations de services pour d’autres marques.

À cet égard, et pour les clients qui s’étonnent parfois des délais de réparation, il faut savoir que le démontage d’un objectif pour réparation exige quasi systématiquement un contrôle sur le centrage des lentilles. C’est une opération extrêmement délicate qui exige une qualification et du matériel de haut niveau et beaucoup de soin, bien sûr.

 

 

NIKKEN et Pentax

L’intérêt pour la marque Pentax apparaît nettement chez Nikken. Thomas Legrain croit dans le potentiel de la marque.  Il n’a pas été nécessaire de le « torturer » pour l’entendre dire que, selon lui, l’AF de Pentax, tant décrié par certains, est d’un niveau comparable à celui des autres marques.

Ce que nous avons également constaté et que nous confirmons, à Pentaxklub, particulièrement en ce qui concerne l’AF du K-1 Mark II (se reporter à notre test).

 

 

La transformation K-1 / K-1 Mark II

Thomas Legrain nous a dit pouvoir disposer d’un stock de kits de transformation K-1 / K-1 Mark II.

Sous réserve des consignes définitives de Pentax, l’opération de transformation sera effectuée au tarif et conditions prévus par le constructeur, frais de port et garantie inclus.

Information qui, sans doute, ravira les personnes souhaitant effectuer cette opération : Thomas Legrain nous a affirmé que tout boîtier déposé pour cette opération en J-0 (mais pas en fin de journée, bien sûr, ni un vendredi !) serait remis à disposition de son propriétaire en J+1 !

C’est particulièrement intéressant pour ceux qui peuvent déposer eux-mêmes et aller rechercher leur boîtier au SAV. L’indisponibilité serait alors d’un maximum de 24 à 48h. Bien entendu, ce serait un peu plus long pour les boîtiers envoyés via les services postaux.

Nous invitons nos lecteurs intéressés à se rapprocher du SAV Nikken pour obtenir, le moment venu, confirmation de ces informations et des conditions pratiques de leur mise en œuvre.

Cette opération de transformation ne débutera, en effet, qu’au mois de mai prochain, pour se terminer en septembre.

 

 

Le futur

L’objectif avoué du responsable NIKKEN à Paris est essentiellement une amélioration du service client, par une meilleure écoute et une attention plus marquée accordée à leurs demandes. Et ceci en concomitance avec l’accroissement attendu du matériel pris en charge.

Pour ce qui concerne le matériel Pentax, il nous paraît simplement souhaitable qu’il ne soit que rarement susceptible d’aller en SAV, ce qui démontrera une fois encore sa fiabilité. Et aussi que s’il devait malgré tout être réparé, la satisfaction du client aille de pair avec les intentions de Nikken en la matière. Mais c’est déjà, aujourd’hui, le plus souvent le cas.