Numériser ses photos argentiques

Numériser ses photos argentiques, plus d’un photographe en a déjà eu l’idée. Confusément ou avec plus d’acuité, chacun voyant « midi à sa porte ».

À PentaxKlub, nous n’échappons pas, évidemment, à ce genre de problématique. Faut-il (ou pas) numériser ses photos argentiques ? Si oui, pourquoi, dans quel but ? Et comment procéder ?

Numériser ses photos : Pourquoi ?

Les raisons de numériser ses images argentiques sont nombreuses et titillent plus ou moins fortement les personnes disposant d’un important fonds d’images argentiques.

La qualité des tirages argentiques en couleur

Pour l’auteur de ces lignes, c’est probablement la plus importante de ces raisons. On peut en effet constater, après quelques années de stockage, que bien des images paraissent dégradées : les couleurs se sont souvent atténuées, voire ont viré. Pourquoi ? On peut relever 2 causes principales :

  • La qualité des pellicules
  • la qualité des tirages.
Qualité des films pour tirage papier

Tous les films pour négatifs n’étaient pas égaux : certaines marques ont produit des films de haute qualité, d’autres de qualité tout à fait acceptable. Mais il en était aussi d’autres, souvent un peu « exotiques », qui n’ont produit que des films de qualité médiocre.

La qualité des composants est, bien sûr, un élément essentiel de la qualité générale. Et, avec une mauvaise pellicule, il est difficile, voire impossible, de produire un tirage de qualité et pérenne.

Dans le même ordre d’idée, la conservation des pellicules était un élément important, tant avant exposition qu’après. Avant, il fallait, pour en préserver les qualités, les stocker dans un endroit frais et, autant que faire se peut, protégé de l’humidité. Après exposition, il était fortement conseillé de les traiter aussi tôt que possible. Faute de satisfaire à ces conditions, on s’exposait à « récolter » des tirages peu stables dans le temps.

Bobine d'un (très bon) film pour images papier noir et blanc
Bobine d’un (très bon) film pour images papier noir et blanc

 

Les films pour diapositives

S’agissant des films inversibles (diapositives), le problème était légèrement différent, mais on pouvait aussi se retrouver avec des diapos dont les couleurs déclinaient avec le temps.

Des diapositives 24x36 en vrac
Des diapositives 24×36 en vrac
Dimensions d'une dispositive 24x36
Dimensions d’une diapositive 24×36

 

Les conditions de stockage étaient similaires à celles des films négatifs. Pour éviter ce déclin des couleurs, il valait mieux faire confiance à des fabricants experts dans le domaine. Les Kodachrome 25 et 64 donnaient la quasi-assurance de qualité, les Ektachrome globalement aussi. Puis vint Fuji qui produisit aussi des films de grande qualité aux couleurs très fidèles.

Les différences ? Les Kodachrome étaient vendues développement compris : on envoyait la bobine au laboratoire Kodak (à Sevran) et on recevait en retour les diapos montées sous cache carton ou plastique. Pour les autres films pour diapos, on payait le développement et le montage dans sa boutique photo préférée.

Quelques boîtes de films pour diapositives

La qualité des tirages

Pour ce qui est des tirages, tous les laboratoires n’agissaient pas de la même manière. Il y avait une très grande différence entre ceux qui travaillaient quasiment « à la chaîne » et ceux qui prenaient en compte les désirs particuliers des photographes ou qui, plus simplement, respectaient leur travail. Les premiers, en adoptant des réglages définitifs, une fois pour toutes, ne prenaient pas en compte les particularités de chaque film. Les seconds, eux, sans doute plus cher, apportaient beaucoup plus de soin : c’est ceux qui, bien sûr, étaient choisis par les professionnels qui pouvaient y trouver un service « à la carte ». Il en existe encore quelques-uns.

À cet égard, on ne peut pas passer sous silence les tirages Cibachrome dont la qualité était unanimement reconnue. Cependant, c’était « l’arbre qui cache la forêt ».

Espace utilisé par les images papier

Autre raison de numériser ses photos argentiques : l’espace occupé, que ce soit dans des boîtes à chaussures, des albums, ou même des boîtes dédiées (diapositives). Sans compter, pour ces dernières, le matériel nécessaire pour les visionner (projecteur, écran, etc. …) et l’utilisation peu commode qui en résulte. Bien sûr, je vous parle là d’un temps que les moins de 20 ans, etc., etc. Enfin, pour la plupart d’entre eux. C’était une contrainte bien réelle.

Classement des images papier

On touche là un point crucial : la plupart des photographes conservaient les pochettes rapportées de leur boutique photo préférée, au mieux dans des boîtes dédiées, au pire en vrac.

Et, d’ailleurs, les bandes de négatifs restaient aussi dans ces pochettes, avec, parfois, dans les années les plus récentes, un CD-ROM de piètre qualité avec des images atteignant à peine le méga-octet. C’est dire la qualité de ces numérisations ! Inutile de préciser que les retravailler est très difficile et sans garantie sur le résultat. Mais ce n’est pas l’objet ici.

Aucun classement n’était souvent fait, sauf parfois un classement des pochettes en ordre chronologique. En particulier, pas de classement thématique : c’était souvent un évènement par film et quand plusieurs événements étaient présents sur un même film, les recherches éventuelles s’avéraient encore plus compliquées.

Chacun a conscience aujourd’hui des apports positifs de l’informatique dans ces domaines. Il existe de nombreux logiciels de classement ou de catalogage rendant des services inestimables… quand on les utilise de façon adéquate.

Transmission des images papier

Nous vivons une époque où on échange et partage beaucoup, du moins pour ce qui touche aux images (forums, réseaux sociaux, etc. …). C’est impossible à réaliser avec des images papier. On est dans une ère où le numérique est roi, où la rapidité prime, et donc où la dématérialisation est quasiment obligatoire. Halte au papier, du moins pour ce qui n’est pas estampillé rigoureusement « artistique ».

Manipulation des images

Quand on voulait une image agrandie, au temps de l’argentique, il était extrêmement difficile de choisir au moment du dépôt de son film après du labo photo ou du professionnel. En revanche, on pouvait demander, pour toutes les vues d’une même pellicule, un format particulier différent du traditionnel 10×15. Et, au retour, après avoir signé un gros chèque (oui, à cette époque, la carte bancaire était moins répandue), on s’apercevait que bien des images n’en valaient pas la peine.

La plupart du temps, on choisissait les agrandissements à faire après avoir vu les tirages standards. Ce qui impliquait de repérer les négatifs (ou diapos) concerné(e)s et de retourner à la boutique photo pour passer la commande. Pas vraiment pratique quand on habitait un lieu dépourvu de telles boutiques.

Il fallait procéder de la même manière en cas de désir de tirages supplémentaires.

Avec l’image numérisée, on s’affranchit de ces contraintes, au moins partiellement. Cela dépendra tout de même des conditions de la numérisation et des performances du scanneur utilisé.

Pour des raisons sentimentales

Ce ne sont peut-être pas les raisons essentielles, mais elles peuvent aussi compter. Du moins quand elles procurent des sensations émotionnelles agréables, en revoyant des images parfois oubliées et évoquant de très bons souvenirs. Attention : l’inverse peut aussi survenir avec des images rappelant des souvenirs douloureux.

Quelques inconvénients à la numérisation

Sur la qualité des images

Quand on veut numériser ses photos, il ne fait pas de doute que si l’on part d’une image dont les couleurs se sont dégradées avec le temps, ce n’est pas la numérisation en elle-même qui va remédier à cet état de fait. Un scanneur est fait pour reproduire le plus fidèlement possible ce qu’on lui confie. Pas plus ! Aussi, il sera quasiment obligatoire de traiter à nouveau certaines images. Mais ce n’est pas l’objet aujourd’hui.

Par ailleurs, le résultat obtenu sera largement fonction du paramétrage du scanneur (résolution, format de fichier, notamment) : nous y reviendrons.

Sur la conservation des images

L’inconvénient principal de tout document numérique réside dans le format de fichier qu’il emploie et sa pérennité.

Aujourd’hui, le format le plus répandu est sans doute le JPEG. Mais restera-t-il aussi utilisé dans 20 ou 30 ans ? Nul ne le sait. Régulièrement des tentatives existent pour créer un nouveau format pérenne, mais léger et facile à retravailler. On sait que le JPEG est le résultat d’une compression destructive des données du fichier et c’est ce qui rend difficile et aléatoire toute tentative de traitement sur les images de ce format. On peut toutefois espérer que les logiciels à utiliser pour ce faire évolueront vers une plus grande efficacité dans ce domaine, sans détruire trop de pixels dans les images traitées.

Sur le temps nécessaire

Si l’on veut numériser ses photos soi-même, il faut avoir conscience que c’est très chronophage, surtout s’il est nécessaire, au préalable, de nettoyer le support initial de ses poussières et autres traces. Avec un matériel dédié, ce travail est fait directement, plus ou moins parfaitement, par le scanneur lui-même, du moins pour les films et diapositives. C’est bien sûr différent pour les photos papier : il faudra retoucher les photos numériques avec son logiciel de post-traitement favori.

Comment procéder

Il ne s’agit pas ici de tenir la main du lecteur, mais seulement de signaler (ou rappeler) quelques principes de base à retenir et appliquer, quand on veut, soi-même, numériser ses photos. Toutefois, on a aussi la possibilité de faire appel à des professionnels, certes de plus en plus rares en boutiques. On peut aussi trouver sur Internet des laboratoires à même de faire ce travail. Ne les ayant pas testés, nous n’en recommanderons aucun en particulier.

Quelles images numériser ?

C’est évidemment le premier choix à faire. Toutes les images ne valent pas la peine d’être numérisées. C’est ainsi qu’il est souhaitable d’écarter les images trop floues et, d’une manière plus générale, celles qui seraient affectées d’erreurs irrattrapables. À chacun de fixer les seuils qui lui semblent les meilleurs. Le crédit sentimental que l’on accorde à une photo peut aussi être un critère de choix. Le scannage peut être l’occasion d’un éditing omis précédemment.

En revanche, des images papier physiquement dégradées (rayures, pliures, etc. …) peuvent tout à fait être candidates à la numérisation. Nous verrons, dans un autre article, comment les réparer ou les restaurer numériquement parlant.

Préparer son matériel

Quand on parle de matériel, on parle essentiellement du scanneur. Il est absolument nécessaire d’apprendre à bien le connaître et à l’utiliser. Dans ce domaine comme dans d’autres, s’entraîner ne peut pas être une perte de temps. C’est au contraire le meilleur moyen d’en gagner quand on lancera les opérations.

Utiliser un scanneur dédié

Généralement, on ne recommande que ceux qui sont autonomes (non couplés à une imprimante), parce que ce sont des outils dédiés à un travail et un seul : numériser. Et ils sont généralement fournis avec un logiciel complet qui permettra un choix d’options et de paramétrages suffisant. Leur inconvénient : un prix parfois délirant. À chacun de choisir en fonction de son budget. Et, bien sûr, on ne saurait utiliser autre chose qu’un scanneur « à plat », en proscrivant les scanneurs à main. Inutile d’y consacrer des sommes folles. Certes, qui peut le plus peut le moins, mais investir plusieurs centaines d’euros dans un scanneur n’est pas l’assurance de tout réussir sans travail. Loin s’en faut, puisque le paramétrage n’en sera souvent que plus complexe. Un milieu de gamme suffira dans la plupart des cas. D’autant plus que le scanneur risque ensuite de « dormir » un certain temps, dès lors que l’on n’aura plus ni photo, ni diapo, ni film nouveau à numériser.

Scanneur pour films et diapos 24x36
Scanneur pour films et diapos 24×36
Scanneur haut de gamme pour films et diapos
Scanneur haut de gamme pour films et diapos

 

Autre chose : préférer, pour numériser ses photos, le logiciel livré avec le scanneur. Il est, a priori, le mieux adapté pour le matériel considéré.

Utiliser un scanneur d’imprimante multi-fonctions

On vient d’évoquer le cas des scanneurs dédiés. Il serait toutefois dommage d’écarter systématiquement les scanneurs qui sont partie intégrante d’une imprimante. Certes, ils sont davantage dédiés à la bureautique. Faire des photocopies à domicile est l’une de leurs utilisations les plus fréquentes. Cependant, il est parfois opportun d’approfondir la connaissance de leur logiciel d’utilisation, et il arrive que l’on ait de belles surprises. C’est ainsi que j’ai découvert récemment que celui de mon imprimante était doté de fonctions nettement plus évoluées que celles généralement proposées par la partie « grand public » du logiciel d’impression/scan. Il a fallu, pour cela, que j’aille voir le dossier d’installation du logiciel, après être passé par le site internet du fabricant. J’y ai découvert un fichier exécutable offrant de nombreuses possibilités de paramétrages complètement passées sous silence par le logiciel « généraliste ».

Ce genre de « mésaventure » survient aussi quand on omet de lire le guide du matériel : autrefois fourni sous format papier, c’est le plus souvent aujourd’hui un guide au format PDF que, bien souvent, on ne recherche que quand quelque chose ne va pas. Grossière erreur !

Logiciel Epson : interface "Bureautique" (la plus courante sur un multi-fonctions)
Logiciel Epson : interface « Bureautique » (la plus courante sur un multi-fonctions)
Interface "Loisir" (ici pour photo)
Interface « Loisir » (ici pour photo)
Interface "Professionnelle" (la plus complète)
Interface « Professionnelle » (la plus complète)

Ne pas rechercher la perfection

La perfection, à supposer qu’elle existe, n’est pas obligatoirement le but à rechercher : de toute manière, l’image numérisée sera sans doute re-traitée. Mais mettre du soin dans le travail de numérisation est indispensable. Il faut, notamment :

  • manipuler avec soin les images à numériser pour éviter de les dégrader davantage (traces de doigts, déchirures, etc.)
  • cadrer correctement l’image sur la vitre du scanneur, de façon à se laisser ensuite une marge de traitement
  • bien vérifier au préalable le réglage du scanneur, même si on peut toujours refaire un scannage défectueux.

Distinction diapos/tirages papier/films négatifs

A priori, numériser ses photos papier, ses négatifs et ses diapositives ne s’effectue pas exactement de la même manière. Pour ces dernières et les films, le matériel nécessaire ne se résume pas au seul scanneur. Il faut disposer d’un adaptateur de films. Or cet accessoire n’est jamais fourni avec les appareils multifonctions. On ne peut éventuellement l’avoir (en option, le plus souvent) qu’avec les scanneurs autonomes. C’est notamment le cas de mon vieux scanneur Epson Perfection 1240U. Toutefois, ces « vieux » matériels, malgré leurs grandes qualités, ne fonctionnent parfaitement qu’avec les systèmes d’exploitation 32bits pour lesquels ils ont été initialement conçus (jusqu’à Windows XP pour le 1240U).

Normal, direz-vous ? Oui, mais comme on ne les « use » pas facilement, ils deviennent quasiment obsolètes bien avant d’être hors d’usage parce que le constructeur ne fait pas évoluer les pilotes parallèlement à l’évolution des systèmes d’exploitation. C’est notamment vrai pour l’évolution vers les versions 64bits d’aujourd’hui. Cela fait inévitablement penser à de l’obsolescence programmée. Et ces constructeurs, comme pour « se dédouaner », dirigent alors leurs clients vers des solutions alternatives. C’est ainsi qu’Epson conseille d’utiliser un pilote « universel », existant en 2 versions (*), nommé « VueScan » . On le trouve aussi sur le site de son éditeur. L’ennui, c’est que ce logiciel est payant et qu’Epson se dégage de toute obligation dès lors qu’on l’utilise.

Quelle résolution ?

La plupart des scanneurs présentent des caractéristiques amplement suffisantes. Pour des documents opaques comme les photos papier, une résolution de 9600 dpi (dots per inch ou, en français, « ppp », points par pouce) est courante. Pour les films, 4800 ppp. Mais, pour numériser seulement, on a rarement besoin de ces résolutions. Pour 2 raisons :

  • D’une part parce que pour des images papier, numériser à 300 dpi est souvent suffisant. Toutefois, c’est aussi dépendant de la qualité de départ des images papier ;
  • d’autre part parce que, en choisissant des résolutions plus élevées, on ralentit le travail de scannage et on accroît drastiquement le poids des fichiers obtenus. Cela peut toutefois se justifier si l’on souhaite beaucoup de détails sur la photo, notamment dans l’optique d’un traitement de restauration de l’image.

Il faut cependant noter que, pour la numérisation de diapositives, si l’on souhaite que l’image scannée soit agrandie, il faudra opérer avec une résolution plus grande que pour les photos papier 10×15 : à 1200 ppp on sera proche du format 10x15cm, à 2400 ppp on sera un peu en dessous du format A4

Quel type de fichier d’image ?

La plupart du temps, le JPEG est choisi par défaut. Toutefois, si l’on accepte le surpoids qui en résultera, on peut choisir un format de sortie « .Tiff », avec tous les avantages qu’il comporte en termes de détails et de possibilités de post-traitement. Et si le logiciel du scanneur le permet, évidemment ! À chacun de voir en fonction de son équipement.

Quelques inconvénients sur le matériel de numérisation

Inconvénients de la numérisation

Par rapport aux images papier, les images numérisées présentent un inconvénient : pour les visualiser, les yeux ne suffisent plus, il faut aussi du matériel : ordinateur, tablette, téléphone. Et bien sûr cela peut représenter un coût important, même si la visualisation de photos n’est pas la seule tâche dévolue à ces matériels. Et même si, pour nombre de photographes, on stocke beaucoup plus de photos que l’on en visualise réellement.

Des questions de coût

Pour certaines numérisations, et surtout quand elles sont à faire en nombre important, un matériel spécifique peut s’avérer pratique et/ou nécessaire. Ainsi, pour la numérisation de diapos, au moyen d’un APN, il existe des bancs de reproduction. Pentax en a un à son catalogue, même s’il est plutôt coûteux (un peu moins de 1000 €) et qui a été testé par PentaxKlub.

C’est parfois aussi nécessaire pour certaines images anciennes sur négatifs et diapos de format non standard aujourd’hui : 4,5 x 6, 6×6, etc. …)

Portion de film pour diapositive couleur non montée sous cache
Portion de film pour diapositive couleur format panoramique non montée sous cache
Diapositives couleur format 4.5x6 montées sous cache
Diapositives couleur format 4.5×6 montées sous cache

Précautions à prendre

On ne se lance jamais dans un travail d’ampleur sans préparation ou sans y avoir au préalable réfléchi.

Parmi ces précautions, citons :

  • Prévoir des dossiers d’ordinateur dans lesquels ranger les fichiers d’images. Et si nous disons « dossiers » avec un « s » final, c’est parce qu’il est préférable, lors de la numérisation des images, de les affecter en fonction d’un classement auquel on aura aussi réfléchi (voir ci-après).
  • Préparer une norme de classement

PentaxKlub a déjà évoqué ce sujet, y compris avec une étude de logiciels de catalogage. S’y reporter peut aider à décider de la façon de procéder pour numériser ses photos.

  • Saisir toutes les infos nécessaires

Ces informations peuvent être saisies dans un fichier texte du même nom que celui de l’image (sauf l’extension) et enregistrées au même endroit. Ultérieurement, elles pourront, le cas échéant, être entrées dans les EXIF du fichier au moyen d’un logiciel adéquat (nous n’avons pas vérifié la faisabilité de la chose).

Ne pas oublier, en particulier, les informations permettant de retrouver les photos (dates, évènements, matériel de prise de vue éventuellement…) ainsi que les annotations manuscrites pré existantes (au dos des photos papier, par exemple)

  • Marquer éventuellement celles qui seront à restaurer (ou les copier – et non pas les transférer  – dans un dossier différent)… ce qui sera vu dans un prochain sujet.
  • Ne procéder à aucun traitement sur l’image numérisée : ce sera à faire plus tard, le cas échéant.

Faut-il garder les images papier après numérisation ?

Chacun répondra à cette question de la façon qui lui conviendra. Il faut bien sûr tenir compte de ce que nous disions au début de cet article (la place occupée), mais, pour l’auteur de ces lignes, sa réponse est résolument « OUI, il faut les garder », ne serait-ce que pour pouvoir refaire, ultérieurement, une numérisation non satisfaisante.

 

 

Nota : L’image de titre représente, à gauche, le scanneur Epson 1200 avec son accessoire « film adapter », à droite le scanneur 1240U (qui, en version « Photo », comprend lui aussi un adaptateur pour films et diapos).

 

(*) Sur le site de Hamrick, la version standard (pour une utilisation occasionnelle) revient à moins de 30 €, la version « professionnelle », plus complète et qui contient, notamment, un logiciel de reconnaissance optique de caractères (OCR), environ 65 €.

 

  • Dominique G
    17 mars 2020 at 11 h 53 min

    Bonjour

    Un article très intéressant pour les vieux photographes amateurs comme moi qui ne savent plus quoi faire de leurs diapos et leurs négatifs.
    Personnellement, j’ai opté pour le Plustek Opticfilm 8100 avec lequel j’ai scanné entre 2500 et 3000 photos (il m’en reste encore un lot de deux à trois cents à finir).

    Grâce au logiciel de base QuickScan intégré au pilote, j’ai pu étalonner l’appareil avec un négatif 24×36 noir et blanc très piqué qu’un de mes frère avait développé dans son labo. Le résultat est excellent en jpg (env 4500×3000 pixels et 8Mo). Pour la couleur, ne disposant que des développements industriels, il est très bon avec des couleurs équilibrées quand le négatif ou la diapo est de qualité.

    Bon courage à l’équipe en ces temps difficiles.

    • Micaz
      17 mars 2020 at 14 h 19 min

      Bonjour
      et merci pour ce message !
      J’ai voulu, dans cet article généraliste, montrer qu’on pouvait scanner aussi ses photos papier avec un matériel très « grand public ». Mais évidemment, qui peut le plus, peut le moins !
      Toutefois le principe reste le même.
      C’est cependant un peu plus compliqué pour les dispos et les négatifs.
      Quant à « ces temps difficiles », ils ont aussi quelques avantages : on a un peu plus de temps pour écrire des articles et réfléchir à l’avenir !

  • JC Serres
    19 mars 2020 at 17 h 50 min

    J’ utilise mon agrandisseur ( Beseler 67 XL avec une tête couleur ) comme source lumineuse, l’ APS équipé du 35 mm / 2,8 Limited fixé par le filetage de diamètre 49 mm en remplacement de l’ objectif, je peux ainsi scanner également les formats supérieurs, les résultats sont concluants en terme de définition, la mise au point est facilement obtenue avec un viseur à angle droit.
    Merci pour vos articles.

    • Micaz
      19 mars 2020 at 17 h 53 min

      Bonjour
      et merci à vous pour ce message : toute solution de nos lecteurs est digne d’intérêt et peut être expérimentée par chacun.

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