Occasion, votre estimation personnelle

Déterminer un prix d’occasion est toujours un exercice difficile. Surtout qu’il n’existe pas d’officiel de l’occasion. Une des rares références du marché (bien que parfois sujette à caution), toutes marques confondues, est la cote de Chasseur d’Images. Elle est faite en partenariat avec le groupe Images Photo et les magasins de cette enseigne l’utilisent pour les reprises et les ventes d’occasion. Il est d’ailleurs difficile d’y déroger quand on fait appel à leur service pour reprendre du matériel.

Mais que faire en cas de revente entre particuliers ? La cote citée précédemment peut faire office de base départ. Mais elle ne tient pas forcément compte de l’état réel du matériel.

De plus, il faut savoir qu’entre cette estimation et la valeur réelle, il peut avoir un delta assez important. Cela vient de la notion de l’offre et de la demande :

  • si un objectif est très demandé mais qu’il y a peu d’offres, son prix augmente du fait de sa rareté.
  • si un objectif est peu demandé et qu’il y a peu d’offres, son prix reste assez stable, un équilibre se mettant en place.
  • si un objectif est peu demandé et qu’il y a beaucoup d’offres, son prix va chuter du fait de l’abondance.

Ceci explique qu’un boitier (ou un objectif) peut être en excellent état et avoir une estimation élevée et en même temps être coté particulièrement bas. Où l’inverse.

Malheureusement, cela a une double conséquence :

  • La notion d’offre et de demande est souvent oubliée, alimentant les rancoeurs et amertumes à l’idée de vendre un produit nettement moins cher de ce qui était escompté.
  • De nombreux objectifs, de la part leur rareté, sont cotés nettement trop chers (le FA* 300/2.8 dont le prix estimée serait proche des 3000€).