Le paramétrage de son boîtier est, par définition, quelque chose de très personnel. Le K-1 n’échappe pas à cette règle. Dès lors, ce qui suit va refléter en partie le positionnement des auteurs et de leurs pratiques photographiques.

Le paramétrage d’un boîtier signifie 2 choses bien distinctes. D’abord le paramétrage général indispensable comme la langue, la date, l’heure, etc… Et ensuite le paramétrage de personnalisation, spécifique à chacun d’entre nous.

Le paramétrage général du K-1 ne demande pas de remarque particulière. Le boitier est un pur produit Pentax, donc ergonomique, très logique de manipulation, simple dans son essence. L’ergonomie et les menus ont été développés à partir de la base du K-3. Les propriétaires de K-3 se retrouveront donc en terrain connu, les autres un peu moins, mais pas pour autant en terra incognita, qu’ils se rassurent.

Une des grandes nouveautés du K-1 est que Pentax, dans une approche professionnelle, a fait en sorte qu’un maximum de réglages soit possible sans naviguer dans les menus, navigation réputée complexe, forcément plus longue, donc moins pro.

 

L’approche « extérieure » du boîtier

 

Vu de dessus, écran déployé à l’horizontale, fonctionnant en LV.

 

K-1 face

vue de face

K-1 dos

vue de dos

 

Dans l’article, les numéros du mode d’emploi (p8) seront utilisés pour faciliter l’utilisation et la prise en main du K-1.

La mise en route se fait par la couronne (4) (interrupteur général et testeur de PdC) qui entoure le déclencheur (3). Cette manœuvre est suivie d’un bruit mécanique grave qui marque l’activation de l’appareil. S’allument alors les 2 écrans de contrôle, le petit, sur le dessus du boitier à droite du prisme et le grand écran mobile arrière. Le K-1 a, par défaut, une temporisation d’allumage réglable. Il s’éteint automatiquement au bout de 1 mn. Une légère pression sur le déclencheur ou sur le bouton de lecture (25) le rallume automatiquement.

Derrière le déclencheur se trouvent les deux boutons de réglage des Iso (2) et de correction des IL (compensation d’exposition) (6), une pression allume sur l’écran arrière la fonction concernée et l’indication de la molette active.

Derrière le bouton Iso se trouve le bouton d’éclairage (1) qui active le petit écran LCD, la monture de baïonnette, les slots des cartes SD et les boutons latéraux du dos selon que vous les avez activés ou non, dans le Menu, Point 4.2 (symbole clé à molette)

A gauche, adossée au prisme, se trouve la molette de fonctions (19) qui permet d’afficher une fonction que l’on règle avec la molette (21), située sur le bord droit, sous le pouce. Ces deux molettes permettent de régler (ou d’activer) :

  • Le Wifi
  • Le format d’image FF –APS-C – 1:1 (depuis le firmware 1.30) –  Auto (Crop) (Mise à jour octobre 2016)
  • La SR (Shake Reduction, stabilisation)
  • La visée (Grid)
  • Le mode HDR
  • Le bracketing (BKT) Nota : une fois utilisé ce mode doit être désactivé en utilisant la touche supérieure du trèfle (déclenchement).
  • La cadence de la rafale (CH/CL)
  • La sensibilité (ISO)
  • La modification d’exposition (+ /- )

 

Sous la molette de fonctions se trouve un levier (20) permettant de passer du Mode Photo au Mode Vidéo.

Sur le flanc droit du prisme se trouvent le bouton d’activation du GPS (18) et, à l’arrière, la molette de réglage de la correction dioptrique. Ce réglage est à faire à l’infini.

Au pied du prisme se niche le petit écran LCD. Il fournit 6 informations :

  • Vitesse
  • Ouverture
  • ISO
  • Compensation IL
  • Cartes SD utilisées et mode.
  • Etat de charge de l’accu.

Ce sont les indications incontournables.

 

Enfin, adossé au flan gauche du prisme, le sélecteur de Mode (8). Il est par défaut verrouillé. En son milieu un bouton (7) permet, par une pression de l’index, le déverrouillage et le réglage par le pouce et le majeur. Il est possible également de déverrouiller le sélecteur par la rotation du levier (9). Cette manœuvre se fait alors en 2 temps, mais ne requiert que 2 doigts.

 

K_5P8385

Sur la façade avant se trouvent, de bas en haut sur le cliché ci-dessus, le levier (13) et 3 boutons (12), (11) et (10) et le cache vissé de la prise de flash coaxiale (d’usage professionnel).

En bas, le levier (mieux conçu que précédemment) permet de passer du mode AF au mode MF.

Au dessus le bouton AF mode (12) qui permet :

  • couplé à la molette avant, de choisir le Mode AF-S ou AF-C
  • couplé à la molette arrière, de choisir entre AF Auto 33 collimateurs, Auto 9 collimateurs AF Sel 1 collimateur et Spot.

Quand on relâche la pression du bouton AF Mode, en Mode Auto 9 collimateurs et Sel, les (ou le) collimateurs peuvent être déplacés dans le champ des 33 collimateurs à l’aide des 4 pétales du trèfle, dont les fonctions habituelles sont neutralisées. Dans la configuration Auto 33 et Spot, ces fonctions sont actives. Pour figer les collimateurs déplacés il suffit d’appuyer sur le tout petit bouton portant le symbole du trèfle (26), et situé au dessus de celui-ci. Le bouton au dessus (11) permet le Mode RAW ponctuel. Il peut être affecté à une autre fonction (voir d’emploi p. 105).

Par exemple, il peut être réattribué à l’accès direct aux réglages du flash.

Enfin un nouveau bouton (10) permet de verrouiller tous les réglages d’une prise de vue par une manœuvre involontaire d’une molette ou d’un bouton. Ce n’est pas un gadget, les pros vont le diront.

 

K_5P8389

Sur le dos en partant du haut à gauche le bouton (15) de Live View LV et le bouton (14) de réglage du Mode de mesure de lumière associé à la molette arrière. En mode lecture ce bouton assure la suppression. Sur le même niveau, mais à droite, la mollette arrière (24) et les boutons AF (22) et AE-L (23) qui conservent les mêmes fonctions que sur les boîtiers précédents.

Au dessous de la mollette, le bouton vert reste inchangé.

Encore au dessous, le bouton de lecture… qui a échangé sa place avec le bouton LV. Cet échange « standard » pose et posera un problème à ceux qui ont eu (et peuvent avoir gardé) un K-5 ou un K-3, il crée une confusion, trouble les réflexes et fait allumer le Live View très régulièrement au lieu d’ouvrir la lecture. Il s’agira d’une question d’habitude.

On arrive au trèfle, dont les fonctions n’ont changé que pour la touche du bas. Celui-ci permet d’activer les réglages de l’éclairage. Sa fonction peut être changée, par exemple pour activer le pixel shift, ce qui automatiquement désactive le SR et le flash. Les autres conservent leur fonction traditionnelle, à savoir en haut le déclenchement, à gauche la balance des blancs et à droite le type d’image.

Ce dernier type de réglage mérite d’être vu dans le détail. Ce réglage offre 12 types d’image :

  • Lumineux
  • Naturel
  • Portrait
  • Paysage
  • Eclatant
  • Couleurs éclatantes
  • Estompé
  • Monochrome
  • Sans blanchiment
  • Diapositive
  • NB
  • Traitement croisé.

Il est intéressant de considérer les différences entre toutes ces variantes, et d’observer les schémas en hexagone. Ainsi que les différences de rendu de chaque type. Pour ce faire, déclencher avec le bouton d’allumage en position Profondeur de Champ, puis visionner la photo dans chaque type d’image. Dans le ou les types qui vous conviennent vous pouvez procéder à des modifications de leurs paramètres en appuyant sur le bouton INFO (17). Vous pourrez ainsi définir le type d’image que vous souhaitez produire et vous en servir pour définir le type de traitement que vous utiliserez pour traiter vos photos. Vous aurez donc les outils pour travailler en Jpeg comme en RAW.

 

Le bouton INFO (17) permet, par une première pression, d’afficher les paramètres de prise de vue en cours, par une seconde pression, d’afficher tous les paramètres de réglage du boitier et de les modifier, et par une troisième pression, d’afficher les 4 modes d’affichage de l’écran :

  • Paramètres de prise de vue
  • Horizon artificiel
  • Pas d’affichage
  • Boussole électronique (et mise en route du GPS)

Les informations fournies par le bouton INFO peuvent être modifiées.

Le bouton Menu (29) ouvre les menus de paramétrage général de l’appareil.

Dans plusieurs cas, en étudiant les réglages possibles « de l’extérieur », nous avons vu que certains nous faisaient passer par les menus. Il est clair que le maximum a été fait pour épargner aux photographes la navigation dans les menus. Mais tout n’est pas possible. La séparation entre les réglages « extérieurs » plus consacrés au terrain et les réglages « intérieurs » plus fondamentaux n’est pas totalement pertinente et surtout pas forcément possible techniquement. Les possibilités du K-1, sa souplesse d’utilisation signifient forcément une électronique complexe. Le K-1 possède des menus, tous les réglages de fond, ceux qui ne se changent pas tous les jours se font par les menus.

 

Un point sur l’AF Détection de phase (viseur optique)

L’AF utilisée par le Liveview sera abordé dans la seconde partie de l’article.

Contrairement au K-3 qui possédait 3 modes AF (AF-S, AF-C et AF-Auto), Pentax est revenu avec le K-1 à deux modes d’AF. Ce qui est mieux.

 

L’AF-S

L’AF-S concerne l’AF Single-shot. Il doit être utilisé pour tous les sujets « immobiles », qui ne bougent pas. Si l’utilisateur peut utiliser les collimateurs en mode auto (9 ou 33 collimateurs – le bloc des 9 collimateurs peut être déplacé selon l’envie du photographe), nous ne conseillons pas de le faire. En effet, dans ce cas de figure automatique, c’est le boitier qui va décider où faire la mise au point, enlevant de facto ce choix au photographe. Le mode  AUTO 9 collimateurs présente malgré tout une plus grande liberté de choix puisque la zone est plus serrée et que l’on peut déplacer dans le champ visuel.

mode Spot - Mode SEL - Mode 9 collimateurs - Mode 33 collimateurs

mode Spot – Mode SEL – Mode 9 collimateurs – Mode 33 collimateurs

Dans le cas de l’AF Auto 33 collimateurs et Auto 9 collimateurs le boîtier utilise des collimateurs qui sont variables selon les objets présents dans le cadre; il privilégie les collimateurs centrés et non les objets les plus proches du photographe. Son choix est probablement le résultat d’algorithmes complexes. Petit plus appréciable (ceci vaut pour toutes les photos), on constate que la lecture des photos en mode 2 (paramètres de prise de vue détaillés) indique quels sont les collimateurs qui ont fait la MAP.  C’est une indication qui, bien exploitée, permettra d’utiliser l’AF de façon optimale.

A droite, au dessous du numéro de la photo, sont indiqués en rouge les 2 collimateurs qui ont déterminé la MAP

A droite, au dessous du numéro de la photo, sont indiqués en rouge les 2 collimateurs qui ont déterminé la MAP

 

Nous vous conseillons plutôt d’utiliser le mode Spot (c’est toujours sur le collimateur central que s’effectuera la mise au point) ou le mode SEL. Ce dernier mode vous laissera le choix total de l’endroit où s’effectuera la mise au point de votre photo. Il allie l’extrême précision de l’AF et la possibilité de de déplacer le collimateur sur tout le champ couvert par les collimateurs (attention, il s’agit d’un champ correspondant au format APS-C). Vous pouvez déplacer le collimateur à l’aide des touches du trèfle.

Le choix SPOT offre la même précision extrême et le recadrage après MAP. Il est souvent utilisé, couplé au paramétrage AE et AF liés, expliqué plus en détails au point 1 du  § Menu 5 Personnalisation.

 

L’AF-C

L’AF-C est l’AF destiné aux photos dont le sujet principal est en mouvement. Aux 4 modes pour les collimateurs précédemment cités (Auto 9, Auto 33, Spot et SEL) s’ajoute 3 autres modes dédiés. Il s’agit des modes Auto rouge 9 collimateurs (bloc qui peut être déplacé par le photographe via le trèfle), Auto rouge 25 collimateurs et Auto rouge 33 collimateurs.

les modes de suivi de collimateurs sur 9, 25 ou 33 points.

les modes de suivi de collimateurs sur 9, 25 ou 33 points.

Utiliser un de ces 3 modes va permettre à la cellule AF du boitier de suivre le sujet en déplacement, tant qu’il reste sur ces collimateurs. Evidemment, si le sujet se retrouve en dehors des collimateurs, la mise au point sur lui ne pourra plus se faire. En général, on utilise le mode AF-C couplé à une prise de vue en rafale.

 

Concernant l’AF, les 2 premières lignes du menu « Prise de vue » lui sont consacrées, avec pour l’AF à détection de phase (quand on utilise le viseur optique), la possibilité de choisir si on accorde la priorité à la mise au point ou au déclenchement quand on appuie sur le déclencheur. Si dans le premier cas, pas de prise de vue tant que le sujet n’est pas au point, dans le second, la prise de photo s’effectue dès l’appui, le sujet pouvant ne pas être au point.

Il est difficile de conseiller réellement un choix entre ces 2 façons de travailler. Le premier peut faire rater la première photo en terme de temps (la première prise étant décalée le temps de la MAP), comme la seconde d’ailleurs puisque le déclenchement est immédiat. Par défaut, nous préconisons le déclenchement après MAP.

 

La seconde partie abordera les menus et le mode User.

 

Cet article a été rédigé à quatre mains par Micaz et Valia