Le paramétrage de son boîtier est, par définition, quelque chose de très personnel. Le K-1 n’échappe pas à cette règle. Dès lors, ce qui suit va fortement refléter le positionnement des auteurs et leurs pratiques photographiques.

 

L’approche « intérieure » du boitier : les menus

Les menus s’ouvrent par la touche MENU (29) [se référer à la première partie pour le schéma des numéros de touche], tout en bas à droite du dos. Ils permettent les paramétrages permanents, ceux qui se font à l’intérieur, chez soi à tête reposée.

Les menus du K-1 sont conçus de la même façon que ceux des K-5 et K-3. Leur structure est en 5 sections et plusieurs se sont étoffées. On notera aussi les parties concernant l’AF ont été regroupées dès la première page du menu Prise de vue ainsi que l’apparition de nombreux sous-menus. Un enrichissement avec une certaine complexification.

Les 5 parties sont :

  • Paramétrage général du boitier nommée Prise de vue par Pentax
  • Vidéo
  • Lecture
  • Paramétrage de l’interface
  • Personnalisation

Nous les aborderons dans l’ordre de leur première utilisation, quand on démarre le boitier la première fois.

 

Menu « 4- Paramétrage de l’interface » K1_Menu_4

Rien que du classique, sur lequel nous ne reviendrons pas particulièrement. Il s’agit de choses essentielles lors du premier démarrage du boitier mais, par la suite, l’usage sera irrégulier, selon les circonstances.

  1. Langage – date – heure – taille du texte – effets sonores. Côté effets sonores, ces derniers sont beaucoup plus développés qu’auparavant. Ce sont les bips que l’ont peut activer ou désactiver, liés à la MAP, au retardateur, à la télécommande, au miroir levé (M.UP). Avec ces bips, votre appareil pourra ressembler à un radio réveil. Mais rassurez vous, il est possible de rendre tout cela silencieux, pour l’accorder avec le déclencheur discret du K-1.
  2. Wi-Fi , le GPS, USB et HDMI, mais aussi l’arrêt auto, réglable de 1 à 30mn. Concernant le GPS, nous vous conseillons de paramétrer son usage sur la minute, afin d’économiser la batterie.
  3. La gestion des fichiers, noms et formatage. C’est dans ces rubriques que vous pourrez personnaliser le nom des fichiers produits ainsi que formater vos cartes SD.
  4. Maintenance du capteur, gestion des batteries. Concernant la maintenance du capteur, vous pouvez vous référer à cet article. En cas de doute particulier, n’hésitez pas à confier votre appareil à un professionnel. Il est facile de salir encore plus un capteur par méconnaissance.

 

Menu « 1- Paramétrage général / Prise de vue » K1_Menu_1

1-1 AF détection de phase Mode -Zones – Priorité MAP/déclenchement

Ce point ayant été abordé dans la première partie de l’article, nous n’y reviendrons pas.

K_5P8389

AF Détection de phase réglé en AUTO 33 collimateurs

 

K_5P8386

AF Détection de phase réglé en AUTO 9 collimateurs déplaçables

 

K_5P8387

AF Détection de phase réglé en mode SEL, un collimateur déplaçable

 

1-2 AF détection de contraste réglages

C’est par là que vous allez paramétrer l’AF du mode LV. Attention ces réglages sont riches et souples, donc complexes. Par défaut, l’AF de contraste est réglé sur la reconnaissance des visages. Nous vous conseillons de passer en Auto ou en Spot et d’explorer les possibilités à l’aide du mode d’emploi.

L’usage du petit bouton (26) est magique. Cet apprentissage est d’autant plus important qu’il permet de maîtriser le LV en vidéo, mais aussi en photo avec l’écran arrière dans les positions de prise de vues acrobatiques, en hauteur, mais aussi façon Rolleiflex, à hauteur de ceinture et au ras du sol.

 

1-3 Assistance AF

L’assistance AF permet, par éclairage très faible, l’illumination de la cible par un rayon vert relativement discret grâce auquel l’AF peut faire le point.  Dans certains cas, on se doit de le désactiver (spectacle, cérémonies, car il peut gêner les personnes illuminées). Selon qu’on a choisi de le mettre sur OFF ou ON, il faut penser à le brancher ou le débrancher quand c’est nécessaire.

Par défaut, nous préconisons de laisser l’assistance AF en mode ON.

 

1-4 Modes d’exposition AE

Le K-1 propose 3 modes :

  • Mode multi-zones : la mesure matricielle va être calculée sur 86000 pixels dédiés, repartis sur toute la surface du capteur.
  • Mode de mesure centrale pondérée : mesure générale privilégiant une zone centrale basse, que le boîtier choisit par défaut avec tous les objectifs manuels antérieurs au système A.
  • Mesure SPOT : Cette dernière, qui correspond au cercle central du viseur, est délicate à utiliser car elle exige un choix très judicieux de la zone où est mesurée la lumière. Toute erreur peut rendre le fichier inexploitable.

En cas d’utilisation d’un objectif manuel de type A (possédant une position A sur la bague des diaphragmes) l’AF bascule automatiquement en mode MF sans qu’il soit nécessaire d’actionner le levier (13), mais le mode d’exposition reste inchangé.

En cas d’utilisation d’un objectif de type antérieur (bague des diaphragmes sans position A) l’AF bascule automatiquement en mode MF sans qu’il soit nécessaire d’actionner le levier (13) en mode MF et le mode d’exposition en mode de mesure centrale pondérée.

Dans les 2 cas le déclenchement est possible même si la MAP n’est pas faite.

 

1-5 Réglage ISO AUTO

Cette fonction permet de définir et paramétrer une fourchette de sensibilité dans laquelle votre boitier se cantonnera lors de la prise de vue. Cette contrainte est intéressante car elle oblige le boitier à ne pas s’aventurer dans des zones ISO farfelues entrainant une perte de qualité parfois importante. De plus cela ne vous empêche pas de fixer votre valeur ISO à tout moment grâce au bouton ISO (2) et à la mollette arrière.

Attention, cette fonction n’a pas d’utilité en mode Manuel. Dans les autres modes, elle peut contraindre le boitier à des temps d’exposition plus longs que souhaité.

 

1-6 Mode flash

Ce mode n’est intéressant que si vous possédez un flash externe puisque le K-1 ne dispose pas de flash interne. Le fonctionnement semble similaire à celui des boîtiers précédents.

En ce qui concerne les Flashs Metz, la marque a indiqué que les MAJ permettant à ces modèles récents de fonctionner avec le K-1 seront prochainement publiées. A suivre.

 

1-7 Ligne de programme

Ce réglage, souvent ignoré sur les boîtiers haut de gamme, est pourtant intéressant, surtout la ligne MTF qui privilégie le choix de la qualité optique.

Le paramétrage (dans le menu 1.1.7)  de la ligne MTF fonctionne effectivement dans les modes P ou Sv. Le diaphragme, choisi par le boîtier, est celui qui donne le meilleur résultat pour chaque objectif. Ce système ne fonctionne bien sûr qu’avec les objectifs que le boîtier « connaît ». Une étude des tests, récents ou plus anciens, montre que c’est le plus souvent à f:5,6 que les objectifs donnent le meilleur d’eux-mêmes. Cette ligne de programme donne une indication que l’on peut utiliser dans ses propres choix manuels.

 

2-1 Gestion cartes SD

Comme il y a 2 slots, la gestion présente des variantes que vous choisirez selon votre pratique : si vous photographiez toujours dans un seul mode de capture RAW ou Jpeg, vous pouvez enregistrer successivement (séquentiel dans le Mode d’ Emploi) sur la SD1 puis la SD2. Vous pouvez aussi enregistrer sur les 2 cartes en parallèle et utiliser une des deux comme sauvegarde (certains photographes considèrent que cette sauvegarde est moins onéreuse que les disques durs externes multiples.

Il n’est pas sûr qu’avec le besoin de plus grosses capacités et de plus grandes vitesses d’enregistrement qu’amène le K-1, ce raisonnement perdure. Les moins chères des SD de 32Gb à 90Mb/sec. se trouvent à 22€ pour 464 fichiers RAW (chiffre correspondant à des cartes GOBE, dont le ratio vitesse affichée/vitesse réelle constatée est le meilleur. Voir article sur les cartes SD).

Si vous pratiquez le RAW+, les RAW peuvent être enregistrés sur la SD1 et les Jpeg sur la SD2, gestion judicieuse qui simplifiera la suite du travail. On peut aussi demander que l’enregistrement vidéo s’effectue sur la seconde carte.

 

2-2 Crop (Rogner)
  • Auto : le boitier choisit automatiquement le format selon l’objectif de façon à éviter tout vignettage dû à un cercle image insuffisant.
  • APS-C : le boitier crope en format APS-C quel que soit l’objectif
  • FF : le boitier photographie en 24×36 quel que soit l’objectif. Pentax vous laisse donc totalement la main. Vous pourrez tester vos DA et les utiliser dans les plages où ils passent en FF ou croper en post-traitement, à votre guise.
    Les objectifs anciens compatibles avec le 24×36 sont reconnus, le K-1 reste en FF.

Les premiers tests comparatifs faits avec un même objectif et le K-1 en format APS-C et un K-5IIs montrent une supériorité, légère mais visible, aux clichés fournis par le K-1. Alors que les poids respectifs de fichiers sont de 22,7 et 24,3Mo (moyenne).

 

2-3 Réglage Format fichier

Dans Réglages capture image, vous entrez dans Format Fichier, vous avez le choix entre

  • RAW,
  • RAW+ c’est dire RAW et JPEG de la même photo en parallèle sur la carte SD1 et la SD2
  • JPEG

A la ligne suivante, pour les Pixels enregistrés JPEG vous choisirez entre :

  • L      (36Mp)
  • M     (22Mp)
  •     (12Mp)
  • XS   (2Mp)

Ensuite Qualité JPEG  ***  ou **  ou * Nous vous conseillons bien sûr de choisir ***. Sachez quand même que moins le fichier est lourd, plus vous aurez de stockage de photos sur votre carte.

L’usage d’une taille image et d’une qualité inférieure peut être utile si vous prenez vos photos en mode RAW+JPG afin de conserver une trace du traitement image en JPG (par exemple une prise de vue en Noir & Blanc afin de reproduire en PT sur le RAW à partir d’un modèle) ou pour une diffusion immédiate.

Concernant le format RAW, le choix se fait entre PEF ou DNG. Nous vous conseillons le format DNG qui est considéré comme le format universel, que d’ailleurs Pentax a été la première marque a inclure dans ses boîtiers.

Et enfin Espace couleurs : sRGB et AdobeRGB. Nous vous conseillons sRGB, pour les mêmes raisons que précédemment. L’espace AdobeRGB bien qu’exploitant plus de couleurs, n’est utile que si toute votre chaine de traitement (écran et impression) supporte cet espace colorimétrique (ce qui est fort rare dans le milieu amateur).

 

2-4 Plage dynamique

Vous pouvez paramétrer :

  • Compensation hautes lumières, avec 3 choix  AUTO, ON, OFF, ce qui permettra d’obtenir des hautes lumières mieux, évite les sur-expositions
  • Compensation ombres, avec 5 choix AUTO faible moyen fort et OFF, ce paramétrage vous permettra d’obtenir un meilleur rendu des ombres, avec 3 gradations fixes. Evite les sous-expositions.

Ces compensations sont efficaces (en JPEG), mais vous devez savoir qu’elles ralentissent la vitesse d’enregistrement pour permettre le traitement de la photo. A proscrire quand on travaille en RAW, car il est préférable d’agir en PT, ce qui permettra d’obtenir des réglages plus fins.

 

2-5 Réduction du bruit

La structure est la même que pour la plage dynamique :

  • Réduction Bruit avec vitesse d’obturation lente, avec 3 choix AUTO, ON, OFF
  • Réduction Bruit ISO élevés, avec 5 choix AUTO faible moyen fort et OFF, ce paramétrage réduit le bruit, avec 3 gradations fixes.

Notre conseil, pour ces deux points 2.4 et 2.5 – point 2, est de faire de courts tests pour définir le niveau de correction qui vous convient sur les 3. De cette manière vous pourrez les utiliser au mieux.

 

3-1 à 6 corrections à la prise de vue et Astrotraceur

La correction à la prise de vue correspond à une utilisation en Live View sur pied. Elle permet d’affiner le calage de l’image sans avoir à manipuler le boîtier c’est à dire la rotule ou le trépied.

L’Astrotraceur est une fonctionnalité permettant la prise de vue longue durée des étoiles. Elle ne fonctionne qu’en mode B et pour une durée maximale de 5mn. Le système SR est mis à contribution pour déplacer le capteur afin de compenser la rotation de la terre lors de prise de vues longue durée de la voûte céleste.

 

4-1 à 6

Filtre AA, SR, correct. horizon, correction composition, correction objectif , Focale pour les objectifs anciens : monter l’objectif boîtier éteint et l’allumer après pour qu’il vous demande d’entrer sa focale et choisisse le bon algorithme.

 

5-1 Viseur

Le viseur du K-1 comporte un dépoli très fin muni de gravures qui peuvent être illuminées. La grille par défaut comporte des éléments paramétrables dans 5.1.1 Ce sont les cadres de l’AF, le cercle de la mesure spot AE et les collimateurs. Vous pouvez supprimer les cadres et le cercle en 5.1.3 et 4. Notre conseil est de conserver les collimateurs (si vous en utilisez plusieurs), pour vous permettre de savoir lequel fait la MAP. Vous pouvez également ajouter un seconde grille Grid qui indique les 3 tiers et les diagonales dans leurs parties périphériques.

Notre conseil: utilisez plutôt la mollette des fonctions sur la position Grid, très rapide, pour ajouter ou non cette grille sans avoir besoin d’aller vous plonger dans les menus.

Enfin en 5.1.2 vous pouvez afficher ou non le niveau électronique dans le viseur. Ce niveau, qui n’empiète pas sur la visée, est tellement efficace et commode, qu’il nous paraît indispensable. Il remplace avantageusement celui affichable sur l’écran arrière et l’ancien système intégré au viseur des précédents K.

Vous disposez donc de 12 variantes de « verre » de visée. 10 si l’on considère qu’il vaut mieux ne pas supprimer les collimateurs.

 

5-2 Live View

Ce point du Menu permet de paramétrer la visée en Live View.  Vous pouvez choisir entre

  • 5 types de quadrillage (l’équivalent de 5 dépolis)
  • présence ou non du niveau électronique,
  • alerte sur-exposition, etc…

 

5-5 Personnalisation boutons

Cette personnalisation concerne 3 boutons:  Fx1, Fx2 (pétale inférieur du trèfle) et AF(22). Le bouton Fx1(11) permet par défaut de choisir le format RAW ponctuel lorsqu’on utilise le JPEG. Le bouton Fx2 est assigné par défaut au réglage de l’intensité lumineuse de l’écran arrière. Leur reprogrammation peut se faire sur les points suivants

  • réglage de l’affichage extérieur (écran arrière)
  • gestion du flash
  • Pixel Shift
  • SR
  • correction de l’horizon

Si l’on analyse rapidement ces 5 points on constate

  • le SR est gérable par la mollette de Fonction 19 et la mollette 21
  • le Pixel Shift est d’une utilisation nécessitant un pied, donc pas vraiment quotidienne
  • la correction de l’horizon peut très bien se faire en PT

Restent donc 2 points correspondant à un usage de terrain, de conditions de prise de vue. Notre conseil: si vous voulez modifier la fonction de ces boutons, choisissez entre réglage Affichage ext. et Flash. Le premier bénéficie d’un pictogramme dont on peut profiter. Reste donc le bouton Fx1 attribuable au Flash (ou au Pixel Shift malgré la remarque ci-dessus). Notre dernier conseil : n’oublions pas que le but de la personnalisation des boutons est de rendre l’appareil plus opérationnel, pour chacun d’entre nous.

 

Menu « 2- Vidéo » K1_Menu_2

Cette section a pris de l’importance. On y retrouve les réglages photo pour l’usage vidéo. La vidéo semble donc s’installer chez Pentax.

 

Menu « 3- Lecture » K1_Menu_3

Là aussi les fonctions sont plus nombreuses, permettant de paramétrer de façon plus fine et variée les modes de fonctionnement qui intègrent la communication avec des appareils à grands écrans.

Le K-1 offre 5 modes de lecture :

  • par défaut le mode grande image N° d’image et paramètres de prise de vue,
  • Petite vignette et toutes les infos sur le fichier, dont les collimateurs utilisés au moment de la prise de vue,
  • Grande image et histogramme général,
  • Grande image et les 4 histogrammes (général et rouge, vert, bleu),
  • Grande image seule.

Dans le cas d’affichage d’une des variantes 2, 3, 4, 5 une pression sur le bouton OK ramène au mode par défaut.  Lorsque 2 cartes SD sont utilisées, une pression sur le petit bouton (26) permet de passer d’une carte à l’autre.

 

Menu « 5- Personnalisation » K1_Menu_5a

Cette dernière section est assez semblable à celle de ses prédécesseurs, elle compte 26 entrées, le K-5 en comptait 27. Les entrées concernant l’AF ont migré dans la section 1. Sont apparues :

  • #6 Options mode B :  a été rajouté le mode T (appelé Type 2): la première pression sur le déclencheur ouvre l’obturateur, que vous pouvez lâcher, la seconde pression ferme l’obturateur. Vous n’êtes plus obligé de garder le doigt sur le déclencheur. Vous pouvez aller fumer (facultatif), aller prendre un grog (souvent utile par les nuits froides). Bref cette fonction nouvelle réjouira tous les astronomes et ceux qui pratiquent la pose longue nocturne, avec ou sans ciel.
  • #7 Vitesse synchro flash : 4 niveaux de réglages, en fait 6 entre 1/200sec et 1/90sec.
  • #13 et 14 Intervallomètre : Options de réglages de prise de vues de l’AF.
  • #21 : Désactivation auto ou non de la fonction SR en cas d’utilisation de la télécommande ou du retardateur.

Remarques sur le viseur : ce n’est pas une question de paramétrage puisque le travail a été fait, et bien fait, par Pentax. Ce viseur est lumineux, clair, c’est un vrai 100% dont le dépoli très fin comporte des gravures extrêmement fines elles-aussi. Ces gravures indiquent

  • une petite zone circulaire centrale qui correspond à la surface de la mesure spot
  • un rectangle et 2 crochets dans lesquels sont situés les 33 collimateurs.
  • Avec le second réglage Grid s’y ajoutent une grille des 3 tiers et les diagonales.

Lorsque l’on fait la MAP en pleine lumière, les collimateurs actifs se dessinent et celui qui attrape le point s’épaissit, en faible lumière même processus accompagné d’un clignotement bref et rouge des gravures. Le pavé hexagonal s’allume dans le même temps. Pendant le processus de mise au point l’horizon artificiel est actif, rapide et efficace. Lorsque l’assiette est correcte 2 petites flèches s’allument.

En ce qui concerne le paramétrage personnel, nous attirons votre attention sur quelques points :

1- Privilégier la mesure de lumière d’une zone spécifique : Utiliser les points C5 Lier point AF et AE et C8 AE-L avec AF bloqué. Ce paramétrage permet de mesurer la lumière sur un zone dont on veut respecter l’éclairage et recadrer ensuite. Ce mode de prise de vue permet de privilégier une zone de faible lumière dans un paysage, urbain plus particulièrement, ou une zone de haute lumière. Couplée à une mesure AE multizone, ce réglage beaucoup moins risqué que la mesure AE spot, permet de composer l’éclairage des ses photos dans les cas de fort contraste, pas toujours facile à récupérer en PT.

Attention cette méthode, inspirée du « zone system » d’Ansel Adams, demande de bien choisir sa zone de mesure et de veiller à la bonne position du collimateur.

En cas de décalage de distance notable entre la zone où l’on veut faire la lumière et celle où l’on veut faire la MAP, il convient de fixer la lumière à l’aide du bouton AE-L (23) , puis de faire la MAP après avoir recadré.

2- Pour toujours voir ses images avec une dimension maximale quand elles ont été cadrées verticalement, choisir le 2 du #22 (n’enregistre pas les données rotation) Certes cela oblige à tourner le boitier pour regarder ses photos verticales, mais elles ne deviennent pas toutes petites.

3- Pour pouvoir se servir commodément des objectifs anciens, antérieurs à l’apparition de la position A sur la bague de diaphragmes, au #26 choisir la position 2 (autoriser).

4- La compensation d’exposition (+/-) bouton 6 et molette arrière 24 ou molette de fonction 19 et molette de choix 21 est nettement moins nécessaire que sur les boîtiers K-5, K-3 … Ainsi, si un K-5IIs devait en permanence être réglé sur -0,7 tout comme le K-3 d’ailleurs,  la valeur 0 voire tout au plus -0,3 est très bien sur le K-1, sauf à vouloir des clichés denses, voire saturés.

 

Les modes User U1 à U5

Pour gagner du temps, vous pouvez créer 5 Modes USER.

La façon de procéder est assez simple :  Paramétrez votre prise de vue en suivant les réglages ci-dessus. Allez ensuite dans le Menu 1.5.7 Sauvegardez vos réglages. Puis dans dans la même rubrique. Vérifiez vos réglages. Enfin, si vous le jugez utile, renommez votre USER. Pour l’illustrer nous avons pris l’exemple d’un mode N&B, avec des paramètres qui pourraient ressembler à ceci :

  1. Format : RAW ou Jpeg Le format RAW sera plus performant, mais vous obligera à post-traiter pour obtenir un N&B une seconde fois, car les fichiers RAW sont en couleurs, ils sont, par Lr par exemple, comme des N&B dans un premier temps, mais virent assez rapidement à la couleur.
  2. Iso 400 ou autre, en fait cela dépend du grain que vous souhaitez. Vous pouvez modifier la  sensibilité à tout moment pour un shooting donné.
  3. Correction des IL : – 0,3
  4. Effet filtre : rouge, pétale de droite du trèfle- Type NB, puis touche INFO et paramétrage filtre 4 et suivants 5, 6, 7, 8.
  5. Harmonisation : 0
  6. Ajustement clairs/sombres : 0
  7. Contraste : +4
  8. Netteté : affinée et  +4

Vous pouvez choisir vos façons de travailler les plus courantes et les mémoriser dans un USER, et y accéder instantanément. Notez que vous pouvez modifier ponctuellement des paramètres qui ne seront pas enregistrés, vous retrouverez donc par la suite vos paramétrages d’origine.

 

 

Avec le K-1, vous disposez d’un boîtier de conception à orientation professionnelle, qui a visiblement été pensé dans le moindre détail, par des photographes pour des photographes, et non par des ingénieurs. Il n’en est pas moins une merveille d’ingénierie extrêmement performante et offre, à nos yeux, un grand agrément de manipulation.

Sur la base de photos faites avec des objectifs antérieurs, pour certains très antérieurs au K-1, la qualité des images délivrées est de très bon niveau, pour le piqué, mais aussi la dynamique, la capacité à rendre les basses et les hautes lumières est impressionnante. Le résultat global est délicat et d’une colorimétrie fidèle. Cerise sur le gâteau, les résultats en APS-C sont tout aussi impressionnants.

Le K-1 s’est peut-être fait attendre, mais il est bien né. Pour notre plus grand bonheur.