Le Pentax K-1 a-t-il « tué » les reflex APS-C de la marque ?

Le K-1, premier reflex à capteur 24×36 de Pentax, a-t-il tué les reflex à capteur APS-C de la marque ?

Ainsi posée, la question peut sembler brutale et, pour tout dire, un peu excessive. Toutefois, devant le succès rencontré par le K-1 dans un marché photo assez calamiteux, il est permis de se demander comment Ricoh/Pentax va pérenniser la marque et avec quels produits. Car il ne sera question, dans cet article, que de Pentax. Les autres grands fabricants d’appareils photo, quel que soit le format de leur capteur, ont aussi leurs propres difficultés. Mais ce n’est pas l’objet de notre propos.

 

 

L’avènement du K-1

 

Les capteurs utilisés par Pentax

Pentax, un des plus grands fabricants de matériel photo à l’« ère argentique », ne réussit pas, pour ses appareils reflex, le passage au numérique au début des années 2000. La faute à un fournisseur qui n’a pas su concevoir et surtout finaliser le capteur (plein format) qui aurait permis de démarrer dans de bonnes conditions. Nous en avons parlé dans notre « histoire de Pentax ».

Cela ne sous-entend pas que Pentax a négligé le numérique. Son histoire prouve, au contraire, que cette technologie a, dès le départ, intéressé la firme. Du reste, de nombreux appareils compacts (donc à petits capteurs) ont été produits, souvent au même rythme que les concurrents. Et, dès 2003, des reflex à capteur « demi-format » (APS-C) ont vu le jour : c’est la série des *Ist (prononcer « starist »).

Grâce à des accords avec différents producteurs de capteurs (notamment Samsung et Sony), les années suivantes ont vu émerger différents boîtiers reflex dotés de ces capteurs APS-C. Notons, à ce propos, que les concurrents n’ont pas connu les mêmes difficultés. Canon fabrique ses propres capteurs. Nikon utilise depuis longtemps les capteurs produits par Sony,

 

 

Les propriétaires de la marque

N’oublions pas non plus qu’à cette époque, Pentax venait d’être racheté par un grand de l’optique, Hoya. Lequel s’intéressait probablement moins au marché de la photo (hors filtres) qu’à celui du matériel médical dont Pentax était (et reste) un des acteurs majeurs. Ceci explique, au moins partiellement, le retard pris par Pentax sur le marché des appareils reflex à capteur 24*36.

Jusqu’à la sortie du K-5, fin 2011, les reflex de Pentax étaient dotés de capteurs d’origine Samsung, qui ne produisait pas de capteurs full frame.

En 2010, Hoya décide de vendre la branche « photo » de Pentax au groupe Ricoh, ce qui est réalisé en 2011. Ricoh n’est pas un nouveau venu dans le monde de la photo (voir l’histoire de la firme). La firme estime assez vite que, pour bien continuer à figurer parmi les « grands », Pentax doit aussi présenter un boîtier à capteur 24*36. La « pression » des nombreux aficionados de la marque n’y est pas non plus étrangère.

 

 

La décision

Sur le papier, c’est facile de prendre une telle décision. Mais, dans la réalité économique de l’époque, c’est beaucoup plus difficile à réaliser. On sait bien que c’est au cours de ces dernières années que le marché photo s’est partiellement effondré, miné par l’avènement des smartphones. Bien sûr, ces derniers n’ont pas de capteur 24*36. Mais ils ont phagocyté le marché des appareils photo à petit capteur, provocant la mort des compacts… Et en entamant largement le marché des reflex APS-C ! Or précisément, c’est le marché des compacts, nombreux et variés, et des reflex APS-C qui génère des profits. Et, sans profits, impossible de financer les études pour un reflex à capteur FF.

Mais, allez-vous dire, les autres n’ont-ils pas connu les mêmes problèmes ? Oui, ils les ont connus, mais pas de la même manière. Partis bien avant Pentax dans ce domaine, ils avaient une avance qui leur a permis de résister plus efficacement. Mais inutile de se leurrer : ils éprouvent les mêmes difficultés dans le domaine des reflex à capteur plein format. Simplement, leur avance technologique, surtout en matière d’AF, leur a permis « d’envahir » le monde des photographes professionnels. Et c’est celui-ci qui, souvent, donne une image flatteuse de la marque. Totalement justifiée, doit-on ajouter. Il sera sans doute bien difficile pour Pentax de reprendre une place dans ce monde professionnel (photo de sport, notamment).

 

 

L’arrivée du K-1

Le boîtier à capteur 24×36 de Pentax est arrivé sur le marché français le 28 avril 2016, après bien des vicissitudes et des retards dus à différentes causes. Il a immédiatement rencontré le succès, un succès du reste supérieur aux prévisions les plus optimistes. Les acteurs principaux de ce succès sont, bien sûr, les amoureux de la marque, qui étaient équipés en Pentax depuis des années. Souvent, ils possédaient une belle « collection » de bons objectifs en monture K datant de l’ère argentique. C’est ce qui explique que nombre d’entre eux n’ont pas eu besoin d’acheter les nouveaux objectifs conçus pour le plein format. Et, quand ils l’ont fait, c’était en connaissance de cause et parce que leurs moyens financiers le leur permettaient.

Les tests de bonne foi sont unanimes : ce K-1 est une vraie réussite. Sur le plan technique, hormis un AF un peu moins performant sur certains plans, il concurrence très largement ses équivalents des autres marques. Sur le plan économique, à performances égales ou comparables, il est largement moins onéreux qu’eux. Il n’en faut souvent pas davantage pour être un vrai succès. Mais le succès, ça s’entretient. Si l’on ne fait rien, il se transforme rapidement en « ancien succès », la concurrence ne restant pas les bras croisés, évidemment ! De fait, il est permis de penser que le K-1 connaitra un jour prochain une évolution, à l’instar du K-3.

Mais, si le K-1 est un concurrent sérieux et reconnu de ses équivalents Canon, Nikon ou Sony, qu’en est-il au sein même de la marque Pentax ?

 

 

La concurrence Pentax

 

La concurrence en plein format

Pour ce qui concerne les capteurs plein format, c’est évidemment très simple : Pentax n’ayant jusqu’à ce jour produit qu’un seul APN à capteur plein format. Il n’y a donc pas concurrence dans la famille.

 

La concurrence K-1 / APS-C

Ce qui nous intéresse ici, c’est bien sûr, comme précisé plus haut, la concurrence au sein de la famille Pentax. La question posée par ce dossier : « le Pentax K-1 a-t-il tué l’APS-C Pentax ? » a-t-elle une réponse ? Si l’on s’en tient à « l’absolu », le K-1 présente de telles caractéristiques techniques que la réponse pourrait être affirmative : le K-1 est très supérieur aux boîtiers APS-C. Admettons, cependant, que les récents K-70 et surtout KP montrent que côté technique, c’est sensiblement équivalent, voire supérieur pour ce qui est du KP (montée ISO et AF).

Mais si l’on approfondit l’étude, la réponse est beaucoup plus difficile à trouver.

Les ventes de K-1 continuent à un bon rythme, et nombreux sont encore les Pentaxistes à se diriger vers le K-1, au moment de renouveler leur boîtier. C’est partiellement vrai aussi pour les primo-accédants au format 24×36 numérique. Du moins quand ils ne sont pas déjà équipés dans d’autres marques. On conçoit assez facilement que, quand on n’a possédé que des compacts ou des bridges numériques, on puisse se diriger vers le moins cher des reflex numériques plein format. C’est beaucoup moins vrai quand on est dans le monde reflex numérique d’une autre marque.

Il n’est pas question de dénigrer en quoi que ce soit les boîtiers APS-C des concurrents de Pentax. Ils ont leurs qualités… et leurs défauts aussi ! Et on peut comprendre facilement qu’il n’est pas évident de changer de marque quand on est équipé d’objectifs qui, de toute façon, ne seront pas compatibles avec le plein format de Pentax.

 

 

L’utilisation du K-1 en mode APS-C

Une des particularités du K-1 est qu’il offre plusieurs modes de fonctionnement, dont un mode « APS-C » et un mode 1:1 (c’est-à-dire au format carré, 24×24).

Dans ce mode APS-C, le K-1 est un vrai concurrent pour ses « petits frères » Pentax, à quelques nuances près. Il permet, en effet, d’utiliser la totalité des objectifs DA, conçus pour des capteurs APS-C, même si c’est avec une moindre définition capteur.

Pentax K-1 + DA* 300mm en mode APS-C
Pentax K-1 + DA* 300mm en mode APS-C

La définition du capteur du K-1 comparée à ses frères

Si le capteur full frame du K-1 est bien au format 24×36, et offre une résolution dans ce mode de 36 Mpx, elle « tombe » à environ 15 Mpx lorsque le K-1 est utilisé en mode APS-C. Ce qui, sur ce plan, le met au niveau d’un K-5 et de ses « dérivés », K-5II et K-5IIs (16 Mpx). En revanche, le traitement interne du signal est bien celui d’un boîtier plus récent. Conséquence logique : les résultats que fournit le K-1 dans ce mode APS-C apparaissent visuellement plus flatteurs que ceux de la série K-5. Il n’y a pas cependant un monde d’écart et on peut tout aussi bien préférer le rendu des K-5 et successeurs !

 

 

Les objectifs pour le K1

Les D FA

Le reproche souvent formulé à l’égard du K-1 est qu’il n’existerait que très peu d’objectifs dédiés au plein format numérique, surtout en comparaison de ce qui existe pour le format APS-C.

Ce reproche est fondé, mais en partie seulement ! En effet, les objectifs de conception récente dédiés au plein format numérique ne sont pas très nombreux. Nous les avons souvent évoqués dans nos articles, notamment à la mise du K-1 sur le marché. Il s’agit, pour l’essentiel, des zooms :

Et de quelques autres moins “prestigieux”, par exemple le très bon D FA 28-105mm f/3.5-5.6 HD ED DC WR.

Mais c’est oublier que de très nombreux objectifs de conception plus ancienne fournissent des résultats de très haut niveau avec un capteur plein format. Citons par exemple la « triade » des Limited : le smc FA 31 mm f/1.8 AL Ltd, le smc FA 43 f/1.9 Ltd ou encore le smc FA 77mm f/1,8 Ltd.

 

Les DA

On pourrait y ajouter les DA dont le cercle image est parfaitement compatible avec le capteur plein format du K-1 (DA* 200mm f/2.8, DA* 300mm f/4). Et aussi, à un degré moindre, le DA 560mm f/5.6.

Nous les avons listés dans un de nos articles.

Pentax K-1 + DA* 300mm en mode FF
Pentax K-1 + DA* 300mm en mode FF

 

Tout ceci pour démontrer que la gamme d’objectifs utilisables avec un K-1 fait de ce boîtier un véritable concurrent des boîtiers APS-C de la marque.

Pour autant, peut-on affirmer que le K-1 a tué la gamme APS-C de Pentax ? La réponse est « NON » et voici pourquoi.

 

 

L’APS-C Pentax n’est pas mort

Certes, chez Pentax, la gamme de boîtiers APS-C est nettement moins pléthorique que chez d’autres constructeurs. Mais la sortie d’un nouveau boîtier s’accompagne toujours d’évolutions notables et pas seulement cosmétiques.

Si on excepte ce qui pourrait être considéré comme des « erreurs de casting » comme le K-S1 et, à un degré moindre, le K-500, qui n’ont pas réellement trouvé leur public, les autres boîtiers APS-C de Pentax présentent des atouts indéniables. Dans l’absolu par leurs caractéristiques et possibilités, mais aussi comparativement au K-1, vaisseau amiral actuel de la marque.

 

 

Le prix des APS-C

(Les prix indiqués sont des prix publics « officiels », boîtier nu, à la date de cet article et ne tiennent pas compte des promotions diverses pouvant être appliquées par les distributeurs).

Il est, bien entendu, notablement inférieur à celui du K-1 qui est pourtant le plein format le moins cher du marché. Tout le monde, parmi les photographes amateurs, n’a pas les moyens de consacrer 2 299 € à l’achat d’un boîtier plein format. Or, les boîtiers APS-C sont quasiment 2 fois moins chers : le plus cher des APS-C Pentax, le KP, est actuellement vendu au prix de 1 299 €).

 

 

Les possibilités photographiques des boîtiers APS-C

La montée en sensibilité

Beaucoup d’observateurs vantent les possibilités du K-1. Elles sont impressionnantes, c’est vrai. Par exemple la montée en sensibilité n’a plus grand-chose à voir avec celle des boîtiers APS-C comme le K-3 ou le K-3II. Elle est bien meilleure. C’est un atout indéniable en mauvaises conditions de lumière.

Mais, le KP, sur ce plan, élève considérablement le niveau. Oublions la théorie qui indique 819 200 ISO pour ne considérer que ce qui est réellement possible « sur le terrain ». Notre expérience démontre que 25 600 ISO est une valeur tout à fait utilisable sur le KP… comme sur le K-1 ! Evidemment, pas dans toutes les situations : certaines génèrent plus de bruit que d’autres, mais ça, c’est vrai pour tous les APN, quel que soit le format de leur capteur.

 

Pentax KP + Pentax DA 21mm f/3.2 Ltd
Pentax KP + Pentax DA 21mm f/3.2 Ltd

 

Les performances « en marge » de la photo

Nous entendons surtout, par là, les possibilités des APS-C en matière de vidéo.

Certes, Pentax n’est pas le plus performant dans ce domaine. Mais, s’il est un domaine où les APN de Pentax ont grandement progressé, c’est bien dans le domaine vidéo. Et particulièrement pour ce qui concerne les boîtiers (APS-C) K-70 et KP. On peut juste regretter que les objectifs les plus performants dans ce domaine ne soient pas plus nombreux. Le plus utilisable est sans aucun doute le HD DA 55-300mm f/4,5-6,3 ED PLM WR RE. Sa motorisation PLM (« Pulse motor », moteur à impulsion), associée à un contrôle électromagnétique du diaphragme est tout particulièrement adaptée à la vidéo.

On peut espérer que cet aspect-là évolue favorablement si les perspectives économiques du groupe Ricoh/Pentax vont dans le même sens.

 

 

Les autres atouts des boîtiers APS-C
Le poids

D’une manière générale, ils sont plus légers. On apprécie cet aspect lorsque l’on se promène toute une journée avec son APN. Moi qui ne suis pas du genre « menu », j’avoue que parfois le poids du K-1 m’incite à le ranger dans son fourre-tout plutôt que de le garder pendu à mon cou. Et ressortir avec le K-3 ou le K-5IIs, même avec leurs possibilités supposées inférieures, est bien reposant à n’en pas douter !

 

La gamme d’objectifs

Elle est évidemment plus riche dans le monde APS-C Pentax. C’est largement dû aux péripéties des années 2000/2012 pendant lesquelles il n’était plus question de boîtier plein format, ou alors à un horizon lointain.

De nombreux objectifs DA ont vu le jour, zooms ou focales fixes.

En matière de plein format (objectifs FA ou D FA), les dernières années, en prévision de l’apparition du K-1, seuls des zooms ont vu le jour. Ils couvrent certes la quasi-totalité des besoins (de 15 à 450 mm), mais ils sont lourds, chers et encombrants. Si l’on excepte les « vieilles » focales fixes utilisables sur le K-1, force est de reconnaître que la gamme « DA » est bien plus fournie et comporte des objectifs de grande qualité.

 

 

Les objectifs « spéciaux »

On le sait, sur APS-C Pentax, un objectif « cadre comme » un objectif de focale 1,5 fois plus grande sur un boîtier à capteur FF.

Ainsi, le D FA 100 mm f/2.8 macro, utilisé sur APS-C, cadrera comme le ferait un 150mm sur le K-1. Il en résulte un gain non négligeable en matière de profondeur de champ (quoiqu’on puisse aussi désirer une faible PdC dans le domaine macro). Sa distance minimale de MaP est à 30,3 cm. Mais il reste un « vrai » 100 mm sur le K-1.

N’oublions pas que, dans le passé, Pentax a aussi commercialisé un excellent FA* 200 mm macro f/4 dont la distance minimale de MaP était à 51 cm. Pour un même grandissement (1:1), il est parfois bien confortable de disposer d’une distance de mise au point plus grande. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ne reste plus donc, pour le moment, que la possibilité d’utiliser (en macro) le D FA 100 mm f/2.8 en mode… APS-C ! Ce qui, au passage, ne change rien à la distance minimale de mise au point, mais améliore éventuellement un peu le bokeh.

 

 

Et, en fin de compte ?

L’observation du marché démontre que de nombreux Pentaxistes, quand ils en ont la possibilité, s’équipent du boîtier FF de la marque, le K-1. Du reste, les ventes de K-1 sont supérieures à ce qui était attendu. C’est sans doute dû, en partie, à la « nostalgie » du temps de l’argentique, quand les boîtiers 24×36 de Pentax occupaient les premières places en termes de performances et de solidité. On pense, notamment, au LX, mais pas seulement.

Mais c’est également dû au fait que le K-1, pour un prix très largement inférieur à celui de ses concurrents des autres marques, offre tout autant si ce n’est davantage. Pour autant, il n’a pas « tué » les boîtiers APS-C pour lesquels il existe encore un marché, qui se restreint, certes, mais qui subit plutôt la concurrence des appareils multifonctions que sont les smartphones. C’est d’autant plus vrai que Pentax trouve encore des solutions pour produire des boîtiers APS-C toujours plus performants. Attention cependant qu’ils ne se rapprochent pas trop, en termes de performances, de celles du K-1. À vrai dire, ce n’est pas le plus probable !

  • Vincent
    29 août 2017 at 22 h 07 min

    Evidemment passer au FF est un doux rêve pour beaucoup d’entre nous. Même si le possible recyclage de la batterie du k5 vers le k1 permet une économie substantielle dans un projet de ré investissement plein format, l’addition demeure élevée pour un boîtier et au moins un objo récent dédié au FF. J’espère donc un suivi par Pentax dans la recherche et le développement de futurs Apsc performants (genre un k2, histoire de « métaphorer » sur quelque chose de pointue même si ce n’est pas le plus haut) pour que les photographes amateurs exigeants puissent continuer à s’affirmer comme Pentaxistes heureux!

    • Micaz
      30 août 2017 at 12 h 04 min

      Bonjour et merci pour ce message !
      A PentaxKlub, nous sommes bien conscients – et pour cause ! – des difficultés rencontrées, surtout sur le plan financier, pour passer de l’APS-C au plein format. C’est une des raisons qui font que le format APS-C et ses boitiers occuperont toujours une grande place dans nos articles. D’ailleurs les derniers boîtiers Pentax avec ce type de capteur (K-70, KP) témoignent des progrès sur tous les plans accomplis par la marque : autofocus, video, traitement du bruit (montée en ISO). Dans un marché photo en grande crise, ce n’est pas si mal, même si l’on peut toujours espérer mieux. Ce mieux est du reste inéluctable sur l’on souhaite que les reflex ne soient pas rattrapés par les « photophones » qui touchent un public bien plus large, même si bien moins exigeant.

  • Bob
    2 septembre 2017 at 17 h 14 min

    Bonjour à tous.
    Je suis « fraîchement » (début 2015) ré-équipé en matériel reflex.
    A l’époque j’avais délibérément choisi l’APSc pour le poids de l’équipement (souvenir d’un ancien 24×36 argentique et de sa verrerie quand j’étais jeune et plus endurant).
    Malgré tout le bien que j’ai pu lire sur le K-1, je n’envisage pas de (re)passer au FF (mon équipement optique est d’ailleurs essentiellement DA ou équivalent).
    Je compte donc sur Pentax pour m’accompagner tant que je le pourrai.
    A noter par ailleurs que si j’avais choisi le FF en 2015, je serais équipé Nikon, le K-1 n’étant même pas signalé à l’approche.

    • F
      3 septembre 2017 at 1 h 27 min

      L’idée de cet article est née d’une discussion généraliste sur l’APS-C et de la position de certains photographes qui pensent (et écrivent) qu’en dehors du FF, point de salut. Et que dès lors, les marques doivent tuer l’APS-C. Par recentrage, c’est devenu cet article. En aucune manière, cet article n’a pour vocation d’encourager le passage au FF.

  • Frédéric DANCHIN
    14 septembre 2017 at 22 h 23 min

    Bonjour à tous
    J’ai lu attentivement cet article qui rassemble bien les arguments FF versus reflex APS-C et partage les inquiétudes sur l’avenir des reflex APS-C . Ceci dit je ne crois pas que le danger viennent des reflex FF.
    Le K-1 ne me fait pas beaucoup rêver . Je suis néanmoins un pentaxiste heureux avec un K-3 et un K-50( après un K100D, un K20D )
    Le K-3 avec un zoom DA 16-85 correspond au maximum que mes cervicales acceptent de supporter une journée entière, et j’hésiterais à emmener du matériel onéreux dans des pays où le smic horaire.. ( en fait où il n’y a pas de smic horaire ).
    Vu la définition des capteurs actuels il est très peu probable que Pentax re-développe des FA pancakes qui adouciraient le port du K-1, qui a mon sens à plus sa place en studio alors que l’APS-C a plus sa place comme « baroudeur ».
    J’ai toujours pensé que la transition de l’argentique vers le numérique par les seuls capteurs disponibles 18×24 ou 4/3 était une opportunité « historique » de réduire le poids l’encombrement des boîtiers et surtout des optiques, exactement comme Leica a finalement fait adopter le film 135 malgré des résultats en retrait par rapport à tous les formats plus performants
    Je crois que le coup de grâce au reflex APS-c sera porté par les mirorless APS-C , 4/3 et FF. Des petits boitiers sexy, des optiques légères et de qualité, une bonne portabilité, des résultats équivalents, des aptitudes aux rafales, à la video, la facilité d’installer un obturateur électronique, le court tirage qui permet de mettre toute sorte de bagues d’adaptation.
    Olympus Fuji et Sony ont ( presque pour le dernier ) complètement abandonné le prisme et le miroir. Un EVF coûte moins cher à produire et la visée électronique ne fait que s’améliorer . le bémol étant la faible autonomie
    Après le K-P il y aura peut être une sorte de K-01 à viseur EVF avec conservation de la bague K à la manière de ce que fait Sigma ( encore 1 fabriquant qui ne fait plus de reflex ) ?
    Pour finir par une boutade, les heureux possesseurs de reflex FF que je connais rêvent tous d’un petit appareil qui tient dans la poche à emmener partout – un ricoh GR ?

    petite précision: le capteur C-mos de Samsung n’a équipé que les K20D et K-7. Il remplaçait avantageusement les capteurs CCD Sony des *ist et K10D . Ce capteur n’ a malheureusement pas évolué et Pentax est revenu au seuls capteurs disponibles, le C-mos Sony à partir du K-5, bien moins bruité que le Samsung

    • Micaz
      15 septembre 2017 at 14 h 37 min

      Bonjour
      Et merci pour votre message.
      Vous l’avez bien compris : le titre de notre article est volontairement provocateur. Mais vous y avez constaté aussi que le K-1 n’a pas tué les boîtiers APS-C de Pentax.
      Du reste, nous ne pensons pas que les boitiers FF, quelle qu’en soit la marque, « tueront » les APS-C. Ils ne touchent pas obligatoirement les mêmes utilisateurs.
      Pour ce qui est de l’entrée de gamme des APS-C l’avenir ne semble cependant pas très rose, dans la mesure où ces boitiers populaires sont généralement achetés par des personnes dont la photo n’est pas une vraie passion. Ce marché est progressivement rogné par les smartphones qui font des progrès spectaculaires en matière de photo.
      La passion photographique ne pourra semble-t-il être représentée que par des « APS-C experts », pour les photographes amateurs généralement, et par les FF et les moyens-formats pour les professionnels. Mais cela, c’est bien sûr pour les reflex à miroir. Et ce « petit monde » (le marché photo est en forte régression) est très menacé par les appareils sans miroir dont vous avez nommé les plus éminents fabricants. Ces derniers appareils sont encore très perfectibles, notamment en ce qui concerne la visée (les viseurs électroniques ne sont pas encore d’un grand confort), mais il ne fait aucun doute que des progrès notables seront progressivement enregistrés. Et alors, qui sait ce que deviendra le marché de la photo, surtout si les prix continuent leur ascension ?
      Votre message mériterait sans doute une réponse plus large, mais les hypothèses étant encore trop nombreuses, il est difficile aujourd’hui d’être plus précis.