EDIT 24/02/2018 : Suite à de nouvelles informations, l’article initial a été fortement remanié.

 

Quelques mots sur le Pentax K-1 II qui a été officiellement annoncé le 22 février par Ricoh Imaging. Depuis quelques jours, les photos avaient fuité ainsi que les caractéristiques.

Les vraies différences entre ce « nouveau » boîtier et son prédécesseur sont au nombre de 3 et devraient se révéler très intéressantes. Du moins beaucoup plus que l’on aurait pu croire au départ.

 

 

Une réécriture complète de l’algorithme de l’AF

Selon le site japonais de Ricoh-Imaging, les performances de l’AF sont annoncées en progression, grâce à un nouvel algorithme. En effet, de ce que nous avons pu comprendre, si l’électronique est restée la même, Ricoh Imaging a conçu un nouveau logiciel AF, alors que jusqu’à présent c’était le logiciel d’origine qui était utilisé (certes amélioré au fil du temps). Cela a demandé de nombreux efforts et n’a pas été simple. Les gains concernent la vitesse d’acquisition, la vitesse de réactivité et le suivi pour les sujets en mouvement (AF-C) ainsi que de la précision dans le point AF lui-même.

Cette information n’a pas été mise en avant sur le site français, on la trouve en bas de page, expédié en quelques mots. On peut regretter qu’elle ne soit pas mieux mise en avant, alors tout semble indiquer un pas en avant pour la firme.

 

 

Ajout d’un processeur de calcul dédié

Déjà présent sur les K-70 et KP, ce processeur additionnel vient aider le processeur PRIME IV dans le calcul des données en provenance du capteur. Cela permet d’accroître les performances dans la précision des détails et la gestion des hauts et des basses lumières. Le capteur est donc encore mieux exploité que précédemment. Sachant que Pentax était déjà très bon dans ce domaine, cela laisse rêveur. Grâce à cette unité de calcul, le K-1 II propose de prendre des clichés à 819 200 ISO. Certes, ce chiffre est absurde en lui même.

En pratique, cela veut surtout dire que si le K-1 permettait une utilisation à 12 800 ISO sans grande perte, le K-1 II devrait repousser cette limite à 51 200 ISO, ce qui s’avérerait exceptionnel.

 

 

Le PixelShift Résolution évolue en version II

La nouveauté est que la prise de vue à main levée avec correction des mouvements est désormais possible, aussi bien ceux du photographe que ceux sur la prise de vue. Pentax annonce que le gain ne devrait pas être aussi important que lors d’une utilisation sur trépied, mais que la différence serait visible. Rappelons que le PixelShift n’est malheureusement pris en charge que par le logiciel Pentax DCU (Adobe Lightroom Classic CC sait exploiter la version I, c’est à dire sur trépied et sans aucun mouvement).

Unité accélératrice au coté du processeur PRIME IV

Unité accélératrice au côté du processeur PRIME IV

 

Tout le reste semble inchangé. Comme la rafale qui reste figée à 4,4 i/s maximum. Sur ces points de détails, il y a une certaine déception, car nous aurions aimé que justement Pentax en profite pour revoir la cadence et le support de la norme UHS-II. Mais l’effort aurait été trop important pour une remise à niveau de mi-mandat, car il faut laisser de quoi justifier un successeur plus tard. Ricoh Imaging a donc saisi une occasion de remettre en avant son boîtier phare… Et de proposer au moins un reflex en 2018 alors qu’aucun successeur au K-3 II n’est dans les cartons pour le moment !

 

 

Ce K-1 II, comme le K-1, est un excellent boîtier et séduira ceux qui veulent passer au plein format chez Pentax. Il est impossible de trouver chez les concurrents un boîtier disposant de caractéristiques et performances similaires avec un tel tarif. Le K-1 II est imbattable en termes de rapport qualité/prix.

La question va se poser sur pour les possesseurs actuels du K-1. Doivent-ils franchir le pas ? Soyons francs, les trois principales évolutions sont très intéressantes, surtout si le nouvel algorithme de l’AF tient ses promesses. Suffisamment pour provoquer un remplacement sur un coup de tête ? De prime abord, nous ne le conseillons pas forcément. Pour 2 excellentes raisons :

  • Ricoh-Imaging va proposer à compter du 21 mai 2018, un upgrade carte mère et logo pour un prix attractif (environ 500 €). Cette offre, limitée dans le temps, permettra aux possesseurs de K-1 de disposer à moindres frais d’améliorations très intéressantes. Une offre qui vaudra le coup !
  • La grande majorité des boîtiers K-1 en service ont moins de 2 ans (le K-1 a été disponible dans les deniers jours d’avril 2016) et ont moins de 30 000 déclenchements (or la cellule est prévue pour 300 000 déclenchements). Il n’est donc pas « usagé ».

Néanmoins, gageons que des K-1 devraient se trouver sur le marché de l’occasion prochainement. Il y aura des affaires à faire, même si la cote de chasseur d’images nous semble trop faible. Dans le cadre de vente entre particuliers, un boîtier dont le nombre de déclenchements est inférieur à 50 000 et qui est en bon état extérieurement parlant (absence de fêlures, rayures sur l’écran, etc.) devrait se négocier entre 1 350 et 1 450 €.

Notre test du K-1 II paraîtra au début avril prochain.

 

Le K-1 II sera disponible à la vente entre les derniers jours de mars et les premiers jours d’avril 2018, au prix de 1 999 €. Petite précision utile, le K-1 est désormais plus fabriqué.