Pentax K-3 mark III, premières impressions

Le K-3 mark III est désormais disponible. Nous aurions voulu pouvoir vous offrir dès vendredi dernier le premier test français. Malheureusement, cela n’a pas pu être possible. Nous n’avons eu accès au K-3 mark III que quelques minutes il y a 10 jours et une trentaine de minutes dimanche, grâce à un lecteur qui avait réceptionné le sien la veille. Trop peu de temps pour se faire une vraie idée des performances, mais suffisamment pour avoir une première idée.

C’est la raison pour laquelle, nous vous proposons aujourd’hui cette présentation du K-3 mark III. Nous prévoyons un test dès que possible.

Quelques généralités sur le K-3 mark III

Navire amiral

Le K-3 mark III est un boîtier haut de gamme comme son tarif le laisse comprendre. À 2000 €, ce n’est pas tout le monde qui pourra se l’offrir. On peut aussi s’interroger sur le nombre de boîtiers qu’il restera sous la marque Pentax à court terme. Le KP a été discontinué et le K-70, plus ancien, finira par l’être aussi. Y aura-t-il un remplaçant ou au moins un boîtier qui viendrait dans le segment des 1000 € ? Rien n’est moins sûr, surtout que côté Ricoh Imaging, c’est le silence. Peut-être qu’un mockup apparaîtra un jour…

Sans remplaçant des K-70/KP quand le premier viendra à disparaître, la photo appartiendra définitivement au monde du luxe.

Premiers contacts avec le boîtier

C’est un K-1 passé à la machine à laver ! Extérieurement, ce K-3 mark III tient plus du KP et du K-1 que de l’ancêtre dont il porte le nom. C’était ma première réaction. Si le design du K-7 est toujours visible, l’influence du KP et surtout des K-1 est indéniable, avec par exemple la troisième molette dont l’utilisation facilite la prise de vue.

Une fois dans les mains, l’équilibre boîtier + objectif semble excellent et on ne sent pas le poids total de l’ensemble. Évidemment, cela dépendra de l’objectif. Le ressenti n’étant absolument pas le même selon qu’on utilise le DA 40 XS et le DFA 150-450. Son équilibre global doit permettre de ne pas ressentir de fatigue particulière, même après quelques heures d’utilisation.

Dimensions

Du point de vue des dimensions, il n’est pas plus grand que le mk II.

Dimension K-3 mk III
longueur et hauteur (© Ricoh Imaging)
profondeur (© Ricoh Imaging)
profondeur (© Ricoh Imaging)

Les modifications sont infimes, un millimètre supplémentaire en hauteur et 3 en largeur. L’impact sur la prise en main sera négligeable. Le changement est plus visuel, sur la profondeur. Le « cockpit » abritant le prisme est désormais plus court. La vue par-dessus est sans appel. Tout paraît moins massif.

Trois absences

Certains qualifieront l’absence de flash intégré de scandale, vu le tarif. Cette décision, qui n’est pas nouvelle désormais, reste compréhensible. Un flash intégré occupe une certaine place et pour être efficace, il doit être placé suffisamment haut pour ne pas être gêné par l’objectif. Avec un DFA 24-70, pour éviter l’ombre de l’objectif sur la photo, cette hauteur devrait être supérieure à 5 cm (au moins). Pour un boîtier compact, c’est raté.

Autre absence plus regrettable, celle du GPS. Si pour beaucoup il s’agit d’un gadget, pour d’autres c’est un outil très pratique afin de retrouver où une photo a été prise exactement. Une absence regrettable qui m’a fait râler. Heureusement, Ricoh Imaging propose une solution assez élégante pour s’en sortir.

Dernier point côté absence, l’écran arrière qui n’est pas orientable. Pourtant, il est plus grand (3,2 »), mieux défini (environ 1,6 Mpx) et tactile. Ce qui devrait plaire aux journalistes qui refusaient de recommander Pentax sous le prétexte que l’écran ne l’était pas, tactile ! Gageons que l’absence d’un écran orientable sera une des excuses pour un nouveau rejet.

Caractéristiques techniques du K-3 mk III

Le capteur CMOS de 26 Mpx (26,78 Mpx réels, 25,73 Mpx utilisés) est d’origine Sony. Sa densité en pixels est importante, ce qui pourrait avoir un impact sur les ISO (plus les pixels sont proches, plus ils sont excités électriquement).

À côté du nouveau processeur PRIME V, on notera la présence d’un coprocesseur venant épauler son travail. Cette unité accélératrice va permettre d’effectuer plus de calculs lors de la réception d’un flux de données en provenance du capteur. Ricoh-Imaging a sans doute utilisé cette puissance sur l’image en elle-même, sur la reproduction des couleurs y compris pour les sensibilités élevées, et sur la réduction du bruit à haut ISO. C’est ainsi que la sensibilité maximale délirante de 1 600 000 ISO est proposée. À voir le résultat en vrai prochainement.

Mais ce nouveau boîtier ne se résume pas à un nouveau capteur ou un nouveau processeur. Ricoh Imaging a repensé chaque étage du K-3 mk III. Du viseur (le viewfinder)au traitement de l’image en passant par l’AF ou la rafale.

 

Caractéristiques techniques (cliquer pour voir)
CAPTEURFormat APS-C 26,78Mpx (25,73 réel) - Capteur BSI-CMOS
Résolution max. : 6192 x 4128 pixels
Espace colorimétrique : sRVB, Adobe RVB

Processeur PRIME V
MONTUREMonture K : Baïonnette KAF2 (coupleur AF, contacts d’information, contacts d’alimentation) avec Motorisation Autofocus disponible par le boîtier
Compatible avec les objectifs en monture KAF3, KAF2, KAF, KA et les zooms motorisés
VISEURPentaprisme
Couverture 100% - Grossissement 1,05x
Visualisation des points AF, Grid Display, Niveau électronique, AF Frame, Spot Metering Frame, Crop, Smart Function, Operation Control Lock

Dégagement oculaire : 20,5mm
Correcteur dioptrique : de -4m à +1.0m

Écran LCD tactile de 3,2" avec 1 620  000 pixels
Méthode de détection capacitive
MISE AU POINTTTL : Autofocus à synchronisation de phase
Capteur de mise au point : SAFOX 13
101 points AF (dont 25 points de mise au point de type croisé au centre)
AF Sélection de point : Auto Area, Zone Select, MultiZone, Point unique, Expanded Area(S, M, L), Select(S), Spot

Plage de luminosité: -4 à 18 IL (ISO 100, à température normale)
Mesure TTL : -3 à 20 IL
LIVEVIEWTTL : Détection de contraste (Auto Area, Zone Select, Tracking, Select(L/M/S), Spot)
Focus Peaking, Détection de visage, Touch AF

Couverture : . 100%, Zoom 16x,
Grid Display (4x4 Grid), Golden Section, Scale, Square(L), Square(S), Grid Color: Black/Gray/White ), Histogram, Bright area warning, Composition Adjustment
AUTOFOCUSAF S (mise au point single)
AF C (mise au point continue)
M (mise au point manuelle)
Assistance AF par LED dédiée
MESURE D'EXPOSITIONTTL : Capteur RGB de 307 000 pixels
Multizone, pondérée centrale, spot et surveillance.
Correction d'exposition ±5 IL (par incrément de 1/2 IL ou 1/3 IL)
MODES D'EXPOSITIONMode vert (Analyse de scène automatique), Programme (P), Priorité Sensibilité (Sv), Priorité Vitesse (Tv), Priorité Ouverture (Av), Priorité Vitesse et Ouverture (Tav), Manuel (M), Pose B, Vitesse synchro flash, USER1 à USER5
VITESSE OBTURATIONAuto : 1/8000-30 s & Manuel : 1/8000-30 s (pas de 1/3 IL ou de 1/2 IL)
Pose B : 1s à 20mn
MOTORISATIONRafale : Jusqu'à 12 i/s (11 i/s en AF-C)

- Environ 12 i/s : JPEG ( L: ★★★ at Continuous H) / JPEG, env. 37 vues en rafales, RAW: env. 32 vues en rafale
- Environ 7 i/s : JPEG ( L: ★★★ at Continuous M) / JPEG, env. 60 vues en rafales, RAW: env. 37 vues en rafale
- Environ 2,5 i/s : JPEG ( L: ★★★ at Continuous L) / JPEG, env. 90 vues en rafales, RAW: env. 39 vues en rafale
SENSIBILITÉ ISOISO AUTO / 100 à 1 600 000 ISO (par incrément de 1 IL, 1/2 IL ou 1/3 IL)
STABILISATIONSystème SR II, intégré au capteur (par déplacement du capteur sur 5 axes) - Efficacité de 5,5 Stops
FLASHPas de Flash Intégré
Vitesse synchro : 1/200 s.
ANTIPOUSSIEREOui (Système DR II)
TROPICALISATIONOui
MÉMOIRE2 emplacements Carte mémoire SD, SDHC ou SDXC :
- 1 slot à la norme USH-2 (vitesse de transfert plus importante),
- 1 slot à la norme USH-1
FORMAT IMAGEPhoto format APS-C (conv. : 1,5 x)
RAW (14 bits) PEF ou DNG
JPEG: L (26M : 6192 x 4128), M (15M : 4752 x 3168), S (9M : 3648 x 2432), XS (2M : 1920 x 1280)
RAW: L (26M : 6192 x 4128)

Qualité d'enregistrement JPEG : *** (Best), ** (Better), * (Good)

Vidéo (limitation de durée à 25mn)
4K (3840 x 2160, 30p/24p)
Full HD (1920 x 1080, 60p/30p/24p)
DIMENSIONS103,5 x 134,5 x 73,5 mm
POIDS0,735 kg boitier nu
0,820 kg avec batterie et carte mémoire
CONNEXIONUSB 3.2 (type C)
HDMI (type D)
Port X-Synch
Prise déclenchement externe
Prise Micro stéréo
Prise casque

Bluetooth 4.2
WiFi 802.11b/g/n
ALIMENTATIONBatterie Lithium-ion D-LI90 (autonomie annoncée de 800 prises de vue)
Prise alimentation externe (Kit K-AC166 en option)
AUTRESPixelShift
Absence de filtre passe bas (émulation logiciel)

Premières impressions

Si on parlait ergonomie ?

L’ergonomie est repensée. Les concepteurs du Mark III ne sont pas de simples informaticiens. Ils disposent de bonnes connaissances en design orienté utilisateurs. Et s’ils ne sont pas des photographes (amateurs ou pas), ils ont fait appel, en interne, à des personnes pratiquant la photographie.

On sent un gros effort, une grosse différence avec certaines marques. Ainsi, pour presque tous les boutons, sauf exception, il n’y a qu’une seule fonction associée. Et tout est à l’allant, dans le but de réduire les hésitations au moment de la prise de vue. Jusqu’à présent, je n’avais pas eu entre les mains un boîtier aussi simple tout en étant très complexe, très évolué. Et rien que pour cela, ce K-3 mk III mérite déjà d’être acheté.

K-3 mk 3 face arrière
Vue de la face arrière (© Ricoh Imaging)

 

Un joystick

C’est LA nouveauté ergonomique de ce boîtier. Qui change tout… ou presque. Ce joystick permet de diriger les collimateurs. Un changement salutaire, car jusqu’à présent, sur les boîtiers K numériques, c’était le trèfle de fonction qui servait à diriger les collimateurs si on avait bien sélectionné ce mode. Sinon on pouvait (dé)régler la balance des blancs ou le mode rafale. Ce nouveau mode de gestion des collimateurs est plus direct, plus intuitif. Il faut s’y faire, car ce n’est pas un geste habituel pour les pentaxistes. Mais très vite on se demande pourquoi il n’a pas existé plus tôt, tellement son maniement est évident.

Le photographe n’a plus à se demander si la gestion des collimateurs est bien active sur le trèfle au moment de choisir sa zone de mise au point. Vivement que ce système soit disponible sur le FF.

Le bouton S.Fn

Le K-3 mk III propose un nouveau bouton de commande baptisée S.Fn qui permet la sélection des options de la fonction intelligente. Désormais, le photographe peut préprogrammer jusqu’à 5 fonctions, en utilisant 22 options. Une fois programmées, elles pourront être rappelées à l’aide du bouton Smart Function (S.Fn). Il existe un fort potentiel d’automatisation de séquences de prise de vues, comme par exemple passer instantanément d’un mode « TAv – 1/125s – f/9 – cliché unique – AFS Spot » utilisé pour de la photo de rue, à un mode « TAv – 1/1000s – f/13 – mode rafale haute – AFC multicollimateurs » pour shooter un superbe héron qui vole à proximité.

On notera aussi qu’elles semblent aussi pouvoir être combinées aux 10 modes User (dont 5 accessibles directement via la molette de mode de prise de vue), ce qui ouvre de très nombreuses opportunités.

Les menus

Un mot sur les menus. Ce sont ceux du GR III, adaptés au reflex, qui sont désormais proposés. Exit le défilement horizontal au profit d’un défilement vertical. L’adaptation est rapide, le temps de comprendre qu’il y a 3 niveaux : la rubrique, la page, la fonction.

La visée optique

Tous ceux qui sont passés d’un APS-C à un FF ont été unanimes, le viseur d’un FF est plus lumineux et on y voit mieux. Avec le K-3 mark III, un gros travail a été fait, avec entre autres, un nouveau design pour le prisme. Ce dernier, construit en verre à haute réfraction, propose un grossissement d’environ 1,05 fois. Le champ de vision est réellement proche de 100 %. Le viseur est très lumineux, très proche de ce que propose un K-1, ce qui n’est pas un mince exploit. Pour la première fois sur un reflex APS-C, on voit la réalité (enfin, la plus proche possible).

Le prisme est complété par un LCD transparent, en charge de fournir des informations complémentaires. Ces données sont nombreuses comme le montrent ces informations fournies par Ricoh Imaging.

Indications possibles du viewfinder
Indications possibles du viewfinder
Les explications, en anglais
Les explications, en anglais (© R. I.)

Il y a énormément d’informations. Trop peut-être. Il va falloir comprendre et assimiler. En fait, tous les éléments constitutifs de la future prise de vue sont présents. L’écran déporté ne sert pas à grand-chose puisque tout est accessible dans le viseur. Juste en déplaçant l’œil vers le bas, on connaît le mode prise de vue ou si la rafale est enclenchée.

Si on parlait rafale ?

Ricoh Imaging nous annonce une rafale allant jusqu’à 12 i/s. Cette vitesse est très élevée, une des plus importantes pour un boîtier reflex jusqu’à ce jour. Elle impose une vitesse très rapide (à 1/80s il ne faudra pas espérer une telle cadence), ainsi qu’un mécanisme adéquat. Or, justement, Ricoh Imaging a revu son système. Le miroir dispose d’un nouveau moteur, spécialement conçu pour être rapide, sans provoquer de mauvaises vibrations. Même la partie incluant le bouton de déclenchement a été revue.

Pour ce test, c’est une carte SDXC UHS 3 de marque Prograde qui a été utilisée. Son débit en écriture est de 115 Mo/s. Un débit qui n’est pas extraordinaire, car cette norme permet de faire mieux. Après avoir positionné la vitesse à 1/2000s et sélectionné le mode rafale High, j’ai déclenché jusqu’à ce que l’appareil s’arrête d’en prendre.

DuréeNombre de clichés
Première série de clichés (RAW + JPEG, enregistrement sur 2 cartes) jusqu’au ralentissement3.1 s33
La cadence baisse brutalement après 3.1 s d’activité continue3 s8

Ces chiffres sont impressionnants puisque ce sont pas moins de 41 clichés qui seront pris en 6 s. Et si l’AF suit le sujet choisi, alors on a entre les mains une bête de course.

Et l’autofocus dans tout cela ?

Fallait bien qu’on y arrive. Après des années de disette et le renouveau proposé par le K-1 mk II, Ricoh Imaging est attendu au tournant. Sur le papier, la révolution est bel et bien présente puisque le module SAFOX 13, successeur du SAFOX 12 présent dans le K-1, propose désormais 101 collimateurs (ENFIN !). Les points AF sont petits et permettent une mise au point plus fine. Attention, tous les collimateurs ne sont pas utilisables directement. Un certain nombre sont présents pour mieux réduire le mouvement ou bien pour aider le module à choisir entre 2 points AF.

Mon principal regret avant même de tester est que les collimateurs ne couvrent pas tout le champ du capteur. On reste un peu frustré de ne pas pouvoir aller sur les limites.

Maintenant, il convient de valider le bond en avant de Ricoh Imaging en la matière. Seuls quelques clichés ont été réalisés aujourd’hui ce qui limite fortement l’analyse. Les premiers résultats montrent que si le sujet a bien été accroché, le suivi sur quelques secondes s’effectue bel et bien. Même si le sujet a un parcours tortueux, comme faire demi-tour. Très prometteur.

Si j’avais choisi une vitesse plus rapide, les clichés auraient été plus nets. Mais l’AF a bien accroché le skateur et a refait la mise au point correctement alors qu’il y a eu un déplacement d’environ 1m20 aller et retour. Ce qui est extrêmement satisfaisant, la mise au point lors d’un déplacement en profondeur étant toujours plus complexe (il semblerait que cet AF soit assez proche de ce que propose un AF 3D – à suivre).

Qualité d’image

Pour les JPEG issus du boîtier, l’accentuation de l’image est faible alors que les couleurs sont légèrement poussées. Sans sur-accentuation, l’image proposée est propre. Ce mode par défaut produit des images JPEG de qualité et agréables à voir, à l’écran ou sur papier. L’utilisateur peut choisir d’autres rendus comme « Éclatant », « Neutre » ou encore « Monochrome ».

K-3 mk III / K-3 mark III
JPEG issu du boîtier
K-3 mk III / K-3 mark III
parterre fleuri
Faudra-t-il recaler le boîtier pour la compensation d’exposition ?

La dynamique de l’image, certains en sont fous. Même si je suis content de pouvoir récupérer de la matière dans les extrêmes, j’estime qu’en prenant soin de certains paramètres lors de la prise de vue, on obtient déjà de très belles choses. Aujourd’hui, la qualité des capteurs est suffisante pour ne pas rater de photos sous le prétexte que le capteur est prétendument « moins performant ». Une photo doit être contrastée, correctement contrastée. Cette obsession de la plage dynamique me semble être une aberration.

Un premier test visuel indique une importante dynamique de l’image. Ce qui rendra les gens heureux. Cela permettra, en mode RAW, de récupérer des informations dans les hautes et dans les basses lumières. Par contre, cela demande à ce que le boîtier soit correctement calé. Au besoin, on s’assurera de modifier la compensation d’exposition. Même si on n’est pas dans la même problématique qu’avec Sony où recaler les boîtiers à -2 EV semble presque une obligation sous peine de photo trop délavée, il semble que pour le K-3 Mark III une petite correction soit tout de même nécessaire. À vérifier.

La montée en ISO

Difficile de se prononcer. Les 1 600 000 ISO sont annoncés. Il y a de grandes chances qu’à cette hauteur, on soit plus en face d’un objet numérique guère identifié. Mais cela veut dire qu’à des niveaux plus bas, le bruit numérique soit relativement bien contenu.

Si on raisonne par palier, il y a de grandes chances :

  • Sue le boîtier puisse être utilisé jusqu’à 6400 ISO de manière sereine.
  • Qu’entre 8000 et 25600 ISO, le résultat soit très correct.
  • Et qu’au-delà, le résultat soit catastrophique.

On vérifiera cela au plus vite.

Autres points ?

La vidéo 4K est là ! Enfin diront certains. À suivre…

Le GPS est le grand absent. Ricoh Imaging propose une solution externe officielle, basée sur Image Sync (v2.1.5 minimum). Le prérequis obligatoire est un smartphone. La procédure est aussi un peu plus lourde puisqu’il faut connecter le boîtier avec le smartphone, avant d’activer le GPS côté ImageSync et côté boîtier. On est loin de la simplicité du bouton !

GPS coté ImageSync
Les réglages sous Images Sync
GPS coté K-3 mk III
Les réglages dans les menus du K-3 mk III

Carte mémoire : double slot et surtout apparition de la norme UHS II pour le slot 1. Enfin des débits rapides… pour peu que vous investissiez dans une excellente carte. Par exemple, celle que j’ai utilisée est une ProGrade de 64 GO, avec un débit théorique de 250 MB/s (selon son appellation). Il faut savoir que c’est le débit max d’écriture, ce chiffre. Dans la pratique, cette carte a un débit de 115 Mo/s en écriture et 225 Mo/s en lecture. On peut trouver mieux et il ne faudra surtout pas hésiter à investir. Le gain est intéressant, car plus le débit d’écriture est rapide, plus rapidement vous libérerez de la place en mémoire interne. Utile pour la rafale.

Tarif et disponibilité

Pour beaucoup, c’est là que le bât blesse. Et cela se comprend parfaitement puisqu’il faudra débourser presque 2000 € pour pouvoir s’acheter ce boîtier. Une somme plus que conséquente, qui laissera de nombreux pentaxistes sur le bas-côté, ne pouvant s’offrir le K-3 mk III à un tel prix. Je ne suis pas étonné de ce tarif. Il avait été même prédit dans cet article. Il existe des raisons expliquant en partie cette montée.

Le K-3 Mark III existe en noir et en silver (avec un nombre d’unités réduit pour cette couleur). De plus, il existe un pack prestige avec courroie, grip (en silver uniquement pour le pack silver – en dehors de ce pack, le grip DBG-9 sera disponible seulement en noir) et batterie supplémentaire. Les stocks sont très limités.

 


Vous recherchez un reflex au format APS-C, alors ce boîtier est fait pour vous. Le K-3 mark III semble être d’un grand cru. Le capteur est bien maîtrisé par Pentax et produit d’excellentes images. Un mode rafale unique (ou presque) pour un reflex APS-C, un AF qui semble vraiment performant… Des améliorations sont bel et bien présentes et justifient à elles seules un changement de boîtier pour adopter ce mark III.

 

 

  • Dominique G
    27 avril 2021 at 8 h 33 min

    Bonjour

    Bof, concernant le GPS, comme pour le K-3 mon Garmin GPSMap continuera d’enregistrer les parcours et le logiciel GeoTag d’intégrer les coordonnées dans les photos.
    En ce qui me concerne, en aps-c, ça sent le boitier ultime en tout cas.

    • F
      27 avril 2021 at 10 h 00 min

      Effectivement, dans cette présentation, je n’ai abordé que la solution officielle. Vous faites bien de rappeler l’existence d’autres solutions. Merci.

  • Pascal Bonte
    27 avril 2021 at 11 h 23 min

    Bonjour
    La solution externe coûte beaucoup plus chère…et n’est pas des plus simple, des manipulations…franchement Pentax aurait pu le mettre ce GPS…reste à tester la solution en Bluetooth.
    La question est: est ce transparent ?
    La connection est elle toujours active ? ou faut il exporter les photos, et y déposer les exifs comme avec un fuji ?

    • F
      27 avril 2021 at 11 h 32 min

      Bonjour,
      Aux questions, je ne peux apporter une réponse pour le moment. J’ai eu en main le K-3 III qu’une trentaine de minutes environ, ce qui explique.
      De ce que j’ai pu voir et comprendre, ce serait « assez » transparent pour le photographe, une fois la liaison établie. Cela peut être actif en permanence ou bien pour une durée comprise entre 1h et 6h. Et la connexion bluetooth peut-être automatique.
      Les données de géolocalisation sont transmises au boitier (dixit ImageSync) en direct. Je suppose qu’ils sont alors inclus dans les exif du cliché (sinon, je ne comprendrais pas l’intérêt de relier le smartphone au K-3 III).

  • Pascal Bonte
    27 avril 2021 at 15 h 37 min

    Merci pour cette réponse, j’en profite: EXCELLENT site !

  • Oodini
    27 avril 2021 at 16 h 39 min

    Avec un GPS autre que Pentax, pas d’AstroTracer.

  • Ramirez J-Luc
    27 avril 2021 at 20 h 04 min

    Pour ma part le K3 Mark 3 m’apporte ce que je t’attendais , peut-être Pentax aurait pu faire l’effort de l’écran orientable .

  • Lénaïck
    28 avril 2021 at 10 h 24 min

    Il est vrai que le positionnement tarifaire interroge. Ce K3 Mark III a plein de choses pour lui, mais en se situant au même niveau de prix que le K1 mk II, Pentax refuse de cloisonner ses capteurs à une certaine gamme (J’attends donc de pied ferme le prochain 645 à 2.000€ :D).

    Sans reproche et avec les nouveautés que cet appareil apporte, en plus des savoir faire Pentax (stabilisation, pixel shift, le nouveau prisme …), on peut comprendre. Mais à ce tarif, le non choix entre flash et GPS (ou plutôt le choix de la compacité ?) et un écran non amovible donnent le sentiment de boîtier plus « léger » que le K1 …

    Bien sûr avec le coef multiplicateur et sa rafale, il sera plus sportif que le boîtier plein format. Mais peut on fermer les yeux sur la concurrence, notamment côté m4/3, une technologie qui sur ces aspects, peut faire mieux (voir trop ? une rafale à 60 IPS c’est un enfer pour faire une sélection ensuite …), en se situant très en dessous tarifairement boîtiers APS-C et FF spécialisés sport ?

    Bref, bonne chance pour ce K3 mark III, c’est une proposition originale dans un monde qui s’hybride de plus en plus, mais si on oublie l’énorme quantité d’objectifs compatibles en occasion, je me poserai la question de ce qui me pousserait vers ce choix plutôt qu’un Fuji XT-4 par exemple. Le choix de rester au viseur reflex est un choix fort… suffira-t-il ? Espérons-le !
    Mais à titre personnel, je ne reviendrai pas sur de l’APS-C, étant déjà équipé en FF (K1mkII) et m4/3, des formats qui se complètent très bien sans justifier de boîtier intermédfiaire.

    • F
      28 avril 2021 at 10 h 49 min

      Bonjour.
      Je pense que le prochain K-1 mk III, si Ricoh Imaging décide de le concevoir et le fabriquer, sera plus proche en terme de tarif des 3000€.
      Le choix du format m4/3 est respectable, vous convient et son coeff doit servir dans bien des cas. D’où votre choix. Comme d’autres de rester uniquement à l’APS-C ou au FF. 🙂

  • Coré
    3 mai 2021 at 11 h 34 min

    Ce boîtier est vraiment intéressant. Pentax semble avoir rattrapé son retard en matière d’autofocus, qui était l’un des principaux reproche au prédécesseurs de ce K3 mkIII. Si le prix semble élevé, il me semble qu’à leur sortie les Canon EOS 7D mkII et Nikon D500 avaient des prix équivalent.

    J’avoue que l’écran orientable aurait été un plus, notamment pour les prise de vue au ras du sol, par exemple. Néanmoins, si l’autofocus par le capteur n’a pas évolué, l’intérêt aurait été moindre, de toute façon. Quand on le trouvera d’occasion à un prix raisonnable, il remplacera sans doute mon K3 premier du nom.

    • F
      4 mai 2021 at 19 h 35 min

      Reste une question : c’est quoi le prix raisonnable en occasion ?

  • Fred00
    9 mai 2021 at 22 h 39 min

    J’ attendais ce boitier avec curiosité et tente de voir ca qu’il peut m’apporter par rapport à mon bon vieux K-3
    Comme il fallait s’y attendre, mise à jour du capteur entrainant l’ amélioration des hauts iso, de la dynamique et la mise à jour de la video au format 4K; meilleur AF et rafales optimisées, ce que je pratique peu.
    3 optimisations ergonomiques qui me semblent très pertinentes
    – amélioration du viseur optique
    – le joystick à collimateurs, enfin
    – et semble t’il une amélioration discrète mais qui me semble fondamentale dans mon usage de vieux objos, la possibilité de shooter en Av avec les objectifs non A ; c’est à dire pratiquement de rétablir l’usage  » classique  » de la bague d’ouverture avec un K ou un M
    Reste la question du prix… Quand j’ai acheté mon K-3 en décembre 2013, c’était aussi quasiment le state of art à l’époque, facture 1099 € . Quel sera le prix du successeur du K-1 ?
    Actuellement mon K-3 n’est pas rincé, je reste perplexe. Une bonne optique me tente ( FA 77 ? )
    Je finirai probablement par l’acheter, à moins que Pentax nous sorte un FF plus svelte ou un KP II optimisé .

    • F
      10 mai 2021 at 0 h 09 min

      Le K-3 Mark III est un excellent boitier. Il y a un monde entre son prédécesseur et lui. Les ingénieurs ont repensé et amélioré à peu près tout ce qui pouvait l’être. Voir dans un APS-C comme on voit dans un FF est un bonheur. Et la réactivité est là. Mais c’est un boitier qu’il va falloir apprivoiser pour en tirer la quintessence.
      J’attends désormais un K-1 mk III qui reprendra les avancées. C’est faisable mais pas avant 2022… voire 2023. Quand à son prix… je m’avance, mais je parierais pour la tranchez 2500-3000 en espérant me tromper.
      Un KP mk II ? j’y crois guère. Un K-70 mk II, idem.

  • Guillot
    15 mai 2021 at 19 h 09 min

    Un bel appareil qui pourrait gommer les faiblesses du K3…
    Le module GPS Pentax 0-GPS1 est-il compatible comme l’est le K3?

    • F
      15 mai 2021 at 19 h 21 min

      J’ai aucun des 2 matériels. Mais dans le menu on parle d’astrotracer, je pense que oui.

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