Le K-5

Il sort en 2010. et sera produit jusqu’en 2013.

Il arrive à point nommé, après le passage du K-7 (2009-2010), qui s’il avait fait l’unanimité sur le design et l’ergonomie, ne pouvait que passer la main tellement le capteur avait fait la même unanimité contre lui. Le K-5 prend acte de ce fait et efface son prédécesseur. Il ne garde que le bon: le K-10 était rond, enrobé, le K-5 a gardé du K-7 le corps d’athlète, aiguisé, tendu, impressionnant. L’ergonomie, qui était déjà une caractéristique connue des appareils Pentax est poussée à un degré qui fera parler de perfection. Le seul reproche viendra des «grandes mains» qui le trouvent trop compact et pas assez haut, leur petit doigt étant dans le vide sous la semelle. Le défaut ne disparait qu’avec l’ajout du grip optionnel.

Il est équipé d’un 16Mp produit par Sony, dont les ingénieurs de Pentax vont tirer la meilleure dynamique du marché. Il monte à 3200 ISO et donne des photos exploitables sans forcément exiger un PT sérieux. En outre, il réagit mieux en basse lumière, la visée LiveView devient opérationnelle. Et « cerise sur le gâteau »  il a un déclenchement d’une telle discrétion qu’il devient une référence qui va obliger la concurrence à faire des efforts.

L’appareil devient personnalisable de façon extrêmement étendue: paramétrage des molettes, paramétrage des boutons à fonctions multiples. Interface claire et intuitive. Le K-5 est un outil redoutable d’efficacité dont l’adaptation à son propriétaire peut le rendre difficile à prêter! Il délivre une excellente qualité d’image. Il devient après le K-10D une référence que seul le problème des taches sur le capteur assombrira quelque peu. Le problème sera totalement pris en charge par Pentax.

Le cocktail design-ergonomie-efficacité du K-5 est probablement un cas d’école dans l’histoire de la photo. En contexte de marché numérique, avec son renouvellement rapide et ses opérations omniprésentes de marketing, malgré les problèmes initiaux de taches sur le capteur il devient une référence. C’est un outil extrêmement souple qui permet aux vieux photographes comme l’auteur de retrouver les sensations qu’offrait le LX…  C’est la quintessence de l’outil, il devient le prolongement de la main et de l’œil. C’est un appareil que l’on a du plaisir à tenir en main, sans même faire de photo, plaisir qui se prolonge avec le chuintement du déclenchement, puis avec les résultats. Beaucoup de pentaxistes ont pensé que l’on ne pourrait pas aller plus loin. Eh bien non, dans la même enveloppe, le K-5 a continué à avancer.

En 2012 Pentax sort un évolution à 2 étages du K-5 : les K-5 II et K-5IIs avec un AF quelque peu amélioré, mais surtout la suppression du filtre passe-bas qui améliore notablement le piqué. Pentax est la 2ème marque à franchir le pas après Nikon avec son D 800 / 800s. Le K-5 II et le K-5 IIs sont passés, au moment de leur apparition, comme des évolutions mineures du K-5; à y regarder de plus près ces 2 boitiers donnent des images très fines, riches en détails et en chromatismes qui donnent à penser que le traitement du signal donné par le capteur a été sérieusement retravaillé.

Pour la marque, le K-5 et ses successeurs sont la matrice du boitier haut de gamme qui verra son prolongement -consécration- dans le K-3 … et la suite.

Caractéristiques techniques:

  • capteur CMOS 16Mp stabilisation optique du capteur
  • sensibilité 80/100-25600/ 51200 ISO
  • mesure AE à 77 segments AF à 11 collimateurs
  • obturateur 1/8000 – 30sec rafale à 6,8 im/sec
  • couverture du viseur 100%
  • carte SD
  • grip avec 2nd accu (ou 6 piles) emplacement pour 1 seconde carte SD
K-5 gripé

Le K-5 gripé avec le 55mm

Capture d’écran 2015-10-12 à 22.37.56

coupe du K-5: un concentré dense

 

Le K-3

Il sort en 2013. Il arrive derrière le K-5 et ses évolutions le 5 II et le 5IIs. Il en conserve la compacité, l’ergonomie, la solidité et la qualité de construction WR. Le déclenchement est toujours aussi feutré.

Il apporte néanmoins une évolution: d’abord un capteur de 24Mp, la plus haute définition alors en APS, sans filtre AA , mais avec la possibilité de simuler le filtre en utilisant le système SR du capteur, une mesure de lumière sur 86000 pixels, un nouvel AF à 27 collimateurs plus sensible en basse lumière (-3 ISO), 2 slots SD dans le boitier, une fonction vidéo nettement améliorée. Pentax ne cède toujours pas aux sirènes de la connectique tous azimuts et des écrans tactiles. La Wi-Fi avec une carte Flu CARD en option.

Sur le terrain l’appareil est performant, plus encore que le K-5, son capteur tire la quintessence des bons objectifs, mais est cruel pour les objectifs moyens, par euphémisme. Et cruel pour les photographes pas vraiment experts, comme ses alter ego des autres marques d’ailleurs.

La compacité est optimale, l’ergonomie est au plus haut niveau, le K-3 va devenir l’appareil de référence pour la marque depuis la fusion Ricoh-Pentax. C’est la première fois que Pentax sort 3 boitiers successifs avec un même design, donnant un peu raison aux photographes qui pensaient avec le K-5 que ce design était indépassable.

Caractéristiques techniques:

  • capteur CMOS 24Mp avec stabilisation optique
  • sensibilité 100-25600/ 51200 ISO
  • mesure AE sur 86000 pixels AF à 27 collimateurs
  • obturateur 1/8000 – 30sec rafale à 8 im/sec
  • couverture du viseur 100%
  • 2 cartes SD dans un double slot, plusieurs combinaisons d’enregistrement sur les 2 cartes
  • grip avec 2nd accu (ou 6 piles)
  • utilisation vidéo nettement améliorée et opérationnellement facilitée
K-3 face

Le K-3 avec le 18-135 de kit

 

Illustrations
IMGP7104

Rouen Quartier St Maclou K-5

IMGP7114

Rouen Rue du Gros Horloge K-5

 

crédit photos : Valia