Lorsqu’il nous a été proposé de parler des photographes sud-américains, la première pensée qui nous est venue à l’esprit a été : « facile, ils ne sont probablement pas nombreux ! » Quelle erreur ! Certes, pour la plupart, ils ne sont pas très connus en Europe, si l’on excepte des « monuments » dont le meilleur exemple est probablement Sebastião Salgado. Il fait du reste l’objet d’un article dédié.

Mais quelques recherches nous ont menés rapidement à un nombre non négligeable de photographes dont les œuvres nous sont apparues intéressantes. À tel point, d’ailleurs, que nous avons décidé de parler d’une part des photographes d’Amérique Centrale (et assimilés) et d’autre part des photographes du continent sud-américain.

Pour la petite histoire, rappelons que les pays d’Amérique Centrale sont au nombre de 7 : le Belize, le Guatemala, le Honduras, le Salvador, le Nicaragua, le Costa Rica et le Panama (le canal de Panama constitue la « séparation géographique » entre l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud).

Nous avons décidé arbitrairement d’y ajouter le Mexique, dont l’apport à la photo est certain (mais qui est plus apparenté à l’Amérique du Nord). Autre ajout, les grandes îles des Antilles que sont Cuba et Haïti. Certes, elles font partie de l’archipel des Caraïbes, mais les exclure aurait sans doute été injuste.

Comme il est injuste sans doute de ne pas parler de photographes moins connus de pays dont l’influence est moindre. Mais il fallait faire un choix !

Nous avons aussi ajouté un photographe portoricain, bien que Porto-Rico soit plus apparenté aux États-Unis qu’aux états d’Amérique Centrale.

 

Il serait vain et prétentieux d’établir un ordre hiérarchique parmi ces photographes. Dès lors, nous avons choisi de vous en présenter succinctement quelques-uns, dans l’ordre alphabétique de leurs pays d’appartenance. Nous entendons par là, pas obligatoirement le pays de naissance, mais plutôt celui où ils ont exercé leur art ou auxquels eux-mêmes se réfèrent.

 

 

Photographes cubains

Malgré une histoire politique complexe, Cuba a connu et connaît encore un grand nombre de photographes. Les conditions d’exercice de la photo ne leur ont pas toujours été faciles, comme d’ailleurs dans d’autres domaines culturels.

 

Jose Manuel FORS

Né en 1956 à La Havane, il y a aussi fait ses études et notamment à l’Institut National des Arts.

La nature constitue sa source d’inspiration privilégiée. Se distinguant des photographes strictement figuratifs, il utilise fréquemment l’inversion de couleurs. C’est notamment le cas dans sa série « Tierra rara » en 1989, dans laquelle il utilise aussi la technique de répétition d’images.

De 2003 à 2008, il a participé à plusieurs expositions, qu’elles soient collectives (« Historias circulares » en 2006 à La Havane) ou individuelles (à Miami en 2003 et 2009, à Santiago du Chili, à San José (Costa Rica), à Boston ou encore à Madrid en 2008).

En 2016, il a obtenu le Prix National des Arts Plastiques.

José Manuel FORS – Photo de Virginia Alberdi Benítez – www.havana-club.com

 

 

Alberto KORDA

 Né lui aussi à La Havane le 14/09/1928, il est décédé à Paris le 25 mai 2001. Son nom de naissance est Alberto Díaz Gutiérrez.

D’origine modeste (père cheminot), il a, comme beaucoup d’autres, exercé de nombreux métiers avant de devenir photographe. Sa motivation n’était pas fondée sur une aspiration purement artistique, mais plutôt par son désir de rencontrer des femmes. Ses premières photos furent celles de sa petite amie de l’époque (il avait 16 ans), réalisées au moyen d’un Kodak 35. Il l’avait acheté dans ce que l’on appelle un « mont-de-piété ».

Il ouvre un studio au début des années 1950 et prend le « pseudo » de Korda, essentiellement pour des raisons phonétiques et la ressemblance de ce mot avec « Kodak ». Kodak était, à cette époque, un acteur majeur sur le marché de la photo.

Après la révolution cubaine (1953-1959), il devient le photographe personnel de Fidel Castro. Il est principalement connu pour avoir réalisé un portrait mondialement célèbre de Che Guevara. La photo a été réalisée au moyen d’un Leica et d’un petit téléobjectif de 90mm. La paternité de cette œuvre lui a longtemps été contestée, jusqu’à un jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris en 2008 (après sa disparition, par conséquent).

Che Guevara – Par Alberto Korda — Museo Che Guevara (Centro de Estudios Che Guevara en La Habana, Cuba), Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9989200

 

Alberto Korda a succombé à une crise cardiaque à Paris le 25 mai 2001 au cours de la présentation d’une exposition. Il est enterré à La Havane.

 

Marta María PEREZ BRAVO

Née à Cuba en 1959, elle a étudié la peinture à l’Institut National des Arts et à l’Académie des Beaux Arts Saint Alexandre, une des plus prestigieuses écoles d’Art à Cuba. Un cocorico, au passage : cette école a été fondée en 1818 par un peintre français du nom de Jean-Baptiste Vermay.

C’est au cours de ses études à l’Institut National des Arts qu’elle a soutenu une thèse portant sur un projet photographique. Et dès lors, elle n’a plus cessé de photographier.

Elle réalise principalement de petites photos en noir et blanc dont le thème est axé sur la culture et la religion, notamment la « Santeria ». La Santeria est une religion afro-américaine d’origine caribéenne – un lien sur ce thème dans Wikipedia).

Marta María PEREZ BRAVO est aussi influencée par les traditions Yoruba, importées à Cuba par les esclaves africains.

Elle réalise également des autoportraits dans le but de démystifier la maternité.

Ses œuvres ont été exposées dans de très nombreux pays, notamment aux États-Unis, en Australie, en Amérique Latine, bien sûr. Paradoxalement, très peu en Europe (Allemagne et Hongrie) et, semble-t-il, pas du tout en France.

Depuis 1995, elle s’est installée avec sa famille à Monterrey, au Mexique.

 

 

Herman PUIG

De son vrai nom Germán Puig Paredes, il est né le 25 février 1928 à Sagua La Grande (Cuba).

Également cinéaste, il est le fondateur de la cinémathèque de Cuba, mais il est surtout connu pour ses photos de nus masculins. Ce qui a provoqué de nombreuses controverses. Il a notamment été accusé de pornographie alors qu’il exerçait à Madrid sous la dictature franquiste. Pour éviter l’emprisonnement, il s’est résolu à émigrer à Paris. Il vit désormais à Barcelone.

Jusqu’à très tard dans sa vie (plus de 80 ans), il a continué de photographier des nus, aussi bien masculins que féminins.

 

 

Osvaldo SALAS

Photographe de presse, il est né à La Havane le 29 mars 1914. Il a commencé, sans les terminer, des études à l’Académie des Beaux Arts Saint Alexandre (Escuela de Bellas Artes « San Alejandro »). La même école que Marta María Pérez Bravo.

On ne sait que peu de choses de lui, sinon qu’il a été un des photographes de la révolution cubaine, mais il fuit à New York en 1955. Plus tard, sollicité pour un travail par Fidel Castro, il revient à Cuba en 1959. Puis il prend les fonctions de chef de la photo dans le journal « Revolución ». Son fils Roberto, également photographe, devient un des photographes personnels du « Maître de Cuba ».

Il a collaboré à plusieurs publications cubaines ou latino-américaines ainsi qu’au Ministère cubain des Relations Extérieures.

Ses travaux ont été exposés dans de très nombreuses villes cubaines, mais aussi mexicaines, américaines, canadiennes et européennes (Stockholm, Milan) et aussi à Paris. Parfois seul, parfois avec des photographes déjà cités (Korda, son fils Roberto Salas).

Il est mort à Cuba le 5 mai 1992.

Osvaldo Salas – Photo de Lisandra Díaz Padrón (www.ecured.cu)

 

Lissette SOLORZANO

Née en 1969 à Santiago de Cuba, elle a exercé en qualité d’infographiste, de photojournaliste et même dans la photographie médicale.

Elle est, elle aussi, diplômée de l’Académie des Beaux Arts Saint Alexandre (1986-1991).

Elle s’est spécialisée dans la photo de rue, en noir et blanc. Son sujet de prédilection est bien sûr Cuba.

Sa première exposition s’est tenue en 1992 à la photothèque de Cuba. Elle était intitulée « Fantômes éphémères et autres images », ce qui lui permit de remporter un prix en 1994 à la Maison des Amériques.

Ses travaux ont été exposés à Cuba, bien sûr, et aussi au Mexique, au Venezuela, aux États-Unis et en Espagne. Mais, pour elle non plus, pas en France !

On s’étonne parfois de la timidité des galeristes français à l’égard de ces artistes qui mériteraient probablement d’être mieux connus dans le pays qui a inventé la photographie !

Lissette Solorzano – origine de l’image : www.discoveriesinart.com/

 

Photographe Guatémaltèque

On ne peut pas dire que, parmi les photographes sud-américains, ou latino-américains, le Guatemala a produit des artistes aussi renommés que Salgado, le brésilien.

Pourtant, certains mériteraient un meilleur sort.

 

Luis GONZÀLEZ PALMA

Il naît au Guatemala en 1957 et c’est un des photographes majeurs d’Amérique latine. C’est à Cordoba (Argentine), à l’Université San Carlos, qu’il étudie l’architecture et le cinéma.

En 1984, l’achat de son premier appareil photo le fait en quelque sorte « changer de voie ». Il photographie alors la vie de ses compatriotes guatémaltèques et notamment des populations indigènes. Mais pas comme le font beaucoup de photographes. Lui ajoute à ses images une dimension artistique proche de la peinture. De plus, elles semblent capturer et traduire la culture populaire.

Ses œuvres majeures, « La mirada ausente » (« Le regard absent »), « Corona de laureles » (« Couronne de lauriers »), « El mago » (« Le magicien »), « Mi caja de música » (« Ma boîte à musique ») ont été exposée dans de très nombreux pays. Et notamment en 1994 aux 25èmes Rencontres de la Photographie (Arles).

Ses œuvres sont conservées dans différentes collections privées et publiques : citons, en France, La Maison Européenne de la Photographie et la Fondation pour l’Art Contemporain.

 

 

Photographe haïtien

Si nous avons joint les Grandes Antilles à l’Amérique Latine c’est aussi parce qu’elles nous offrent des photographes de premier plan. Après Cuba, Haïti, un des pays les plus pauvres du monde.

Rappelons qu’avant de s’appeler Haïti, cette partie occidentale de l’ancienne île d’Hispaniola était une colonie française, connue sous le nom de Saint Domingue. À ne pas confondre avec la partie orientale de l’île qui constitue la République Dominicaine.

Gérald BLONCOURT

Gérald Bloncourt est né le 4 novembre 1926, à Bainet, ville de la côte sud d’Haïti, d’un père guadeloupéen et d’une mère française d’origine métropolitaine.

Avant de se lancer dans la photographie, il a été peintre et a participé, notamment, à la fondation du Centre d’Art Haïtien de Port-au-Prince.

Venu s’installer en France à la fin des années 1940, il couvre d’abord de nombreux conflits sociaux pour le compte de l’Humanité. Il devient ensuite photographe indépendant pour divers journaux aussi différents que Le Nouvel Observateur, l’Express, La vie Catholique, La Vie Ouvrière. Pendant toute sa « période européenne », il couvre de nombreux évènements et conflits. C’est le cas de la « Révolution des œillets » au Portugal, la guerre du Front Polisario au Sahara occidental (conflit entre le Maroc et la Mauritanie).

Après la chute des Duvalier, il retourne à Haïti en 1986.

Mais la photographie ne lui a pas fait abandonner la poésie et la peinture. S’il expose parfois ses photos, il publie également des livres sur la peinture haïtienne. En 2004, paraissent ses mémoires de reporter photographe. Au cours des années suivantes paraîtront d’autres ouvrages. Les récompenses et distinctions s’accumulent. Médaille de Vermeil de la Ville de Paris en 2008, il est fait Chevalier des Arts et Lettres en 2012 puis Chevalier de la Légion d’Honneur en 2015.

Le Portugal ne l’oublie pas non plus et, en 2016, il est décoré de la Grand Croix de l’ordre de l’Infante d’Henrique, par le Président de la République portugaise.

De nombreuses et très belles images et beaucoup d’autres choses encore sont à découvrir sur son blog.

 

 

Photographes mexicains

La photographie mexicaine est certainement moins connue que la photographie des États-Unis. Pourtant, elle est représentée par de très grands artistes.

Manuel ALVAREZ BRAVO

Manuel Alvarez-Bravo est né à Mexico le 4 février 1902. Il est mort également à Mexico le 19 octobre 2002.

Il est probable qu’il a hérité les « gènes artistiques » de son père, professeur, qui était passionné de photographie et de peinture. Pourtant, après avoir reçu une formation de comptable, et initié un parcours artistique à l’Académie des Arts de San Carlos, à Mexico, Manuel Alvarez-Bravo est devenu fonctionnaire gouvernemental.

La rencontre, en 1923, avec un photographe allemand nommé Hugo Brehme sera déterminante : il achète son premier appareil photo et démontre rapidement son talent. Dès 1925, en effet, il remporte un concours à Oaxaca. Cette même année, il épouse Dolores Martinez de Anda qui deviendra aussi photographe et adoptera le nom de Lola Alvarez-Bravo.

Ses rencontres l’ont grandement influencé, et notamment deux d’entre elles :

  • Diego Rivera, célèbre peintre, connut aussi pour avoir été l’époux de Frida Kahlo,
  • Tina Modotti (de son nom véritable : Assunta Adelaide Luigia Modotti Mondini, originaire d’Italie) qui fut elle-même mannequin, photographe et militante révolutionnaire et dont la vie est un vrai roman !

 

Alvarez-Bravo devient le photographe de la culture mexicaine. Il n’hésite pas à plonger au plus profond des traditions. Il photographie avec autant d’imagination la ville que les paysages campagnards.

En 1979, il a participé aux Rencontres d’Arles et a été promu dans l’ordre des Arts et des Lettres en 1981.

Prix National des Arts (Mexique) en 1975, il a aussi reçu en Suède le prix Hasselblad en 1984. Il était aussi un grand ami de Cartier-Bresson.

Cet immense artiste fait l’objet d’un très bel article, illustré de ses images, sur le site « Esprits Nomades« .

Pablo ORTIZ MONASTERIO

Également écrivain et éditeur, il est né à Mexico en 1952. C’est un des maîtres de la photo mexicaine contemporaine.

Ses parents avaient pris l’habitude de raconter leurs expériences à leurs enfants au moyen de transparents posés sur des rétro-projecteurs. Et c’est ce qui a influencé la carrière de Pablo Ortiz-Monasterio. Toutefois, c’est surtout sa rencontre avec un photographe français, Bernard Plossu, qui dicta sa décision de devenir photographe.

Pour autant, cela ne l’empêcha pas de suivre des études d’économie avant d’étudier la photographie à Londres.

Revenu au Mexique au début des années 1980, il a édité plusieurs ouvrages. Il s’est ensuite lancé dans un grand projet lié aux villes proches des volcans mexicains (Popocatépetl et Iztaccíhuatl notamment). Il avait perçu l’influence des phénomènes géologiques sur la vie des populations.

Certaines de ses images de la série « La ultima ciudad » ont été exposées à la Fondation Cartier (« America latina 1960-2013 »), notamment « Volando bajo » (« Voler bas ») datant de 1989 et « Policia » (traduction superflue) réalisée en 1988

En 2013, sélectionné avec d’autres artistes pour photographier quelques lieux symboliques en Russie, il s’est particulièrement intéressé à des sites consacrés à l’énergie nucléaire (Akademgorodok). Ces dernières années, il a écrit un livre sur les enlèvements d’Iguala, en 2014.

 

Photo par Pablo Ortiz Monasterio

 

Enrique METINIDES

D’origine grecque, Jaralambo Enrique METINIDES TSIRONIDES est né à Mexico le 12 février 1934.

Lorsqu’il a 10 ans, son père lui offre son premier appareil. Il s’intéresse alors à la photo de rue et aux natures mortes. Il lui arrive aussi (autres temps…) de photographier les écrans lorsqu’il va au cinéma.

La mort est un thème fréquent chez Metinides : il aime photographier les accidents, les cadavres, et autres évènements dramatiques.

Dès son jeune âge, les enquêtes de police font partie de son quotidien et il intègre alors le journal à sensation « La Prensa ». Il y devient assistant photographe. Il y restera jusqu’en 1997.

S’il continue de photographier des drames, il ajoute à ses images un profond humanisme. Son sens du détail s’y exprime avec intensité. Malgré leur puissance, ses images ne sont en rien sensationnalistes. Chacune pourrait être comparée à un film tant elles racontent l’évènement.

Parfois, il n’hésite pas à mettre en scène certains objets de ses collections (figurines, voitures miniature,…) pour apporter plus d’impact à ses tirages et mieux exprimer ce qu’il veut traduire.

En 2000, il publie un premier ouvrage « El teatro de los Hechos » (« Le théâtre des faits »). En 2011, il a été exposé aux Rencontres d’Arles.

D’autres lieux célèbres exposent aussi ses œuvres : le MoMa de San Francisco, le Walker Art Center de Minneapolis.

Enrique Metinides vit toujours à Mexico, ville qu’il ne quitte que très rarement.

Une photo d’Enrique Metinides

 

Photographe Panaméenne

 

Sandra ELETA

Née le 4 septembre 1942 à Panama, elle a étudié l’histoire de l’art à New York (Finch College). Très vite, elle s’intéresse à la photo et plus tard elle suivra les cours du Centre International de la photographie (ICP) à Manhattan. Ce Centre a été créé par Kornél Friedmann, frère de Robert Capa.

Les premiers travaux photographiques de Sandra Eleta ont été réalisés au sein d’une association de photographes internationaux dans les années 1960.

Au cours des années 1972 et 1973, elle donne des cours de photo à l’Université du Costa Rica, puis revient au Panama en 1974. Elle réside alors alternativement à Panama City et à Portobelo et décide de devenir photographe indépendante.

Elle produit, entre 1977 et 1981, son plus célèbre ouvrage, le livre « Portobelo », qualifié « d’essai photographique et anthropologique » sur la vie à Portobelo. Ce livre a été récompensé de nombreux prix.

Une autre série, « Sirenata en B », en 1985, montre les décorations des autobus panaméens.

Sandra Eleta a exposé dans de nombreux pays et plusieurs de ses œuvres font partie des collections de musées, tel le Musée de l’Art et du Dessin contemporain à San José (Costa Rica) ou encore le musée d’art contemporain à Panama.

Sa maison, devenue l’Atelier Portobelo, est désormais un lieu de rencontres artistiques et d’expositions.

Son site internet : http://sandraeleta.com/

 

 

Photographe portoricain

Manuel RIVERA ORTIZ

Né le 23 décembre 1968 à Porto Rico Manuel RIVERA ORTIZ est essentiellement un photographe documentaire autodidacte.

D’origine extrêmement modeste, il a grandi dans des conditions très précaires. Après le divorce de ses parents, alors âgé de 12 ans, il déménage avec son père et ses frères et sœurs aux États-Unis, dans le Massachusetts. Mais l’absence de sa mère, qu’il ne reverra plus, le marquera durablement.

Après des études de journalisme, notamment à l’Université de Columbia, il devient journaliste pour des magazines renommés (« Elle », par exemple) puis photojournaliste. Il se dirige ensuite vers la photographie documentaire et parcourt plusieurs pays et continents : Cuba (Récolte du Tabac, 2002), l’Asie (Inde, Thaïlande), l’Amérique du Sud (Bolivie), l’Afrique (Kenya), toujours en recherche de la perfection.

En 2009, il crée la « Fondation Manuel Rivera-Ortiz », basée à Rochester (USA) mais qui possède aussi des bureaux en France (Paris, Arles) et en Suisse (Zurich). Le but de cette fondation est d’aider les photographes et vidéastes sous-représentés issus en particulier des pays les moins développés. En Arles, la fondation expose toute l’année dans les locaux de l’Hôtel Blain.

Cette fondation a accordé un prix en 2015, à titre posthume, à Lucien Clergue qui, il faut bien l’admettre, ne répond pas strictement aux critères ci-dessus.

Manuel Rivera-Ortiz a désormais la double nationalité américaine/portoricaine