Photographier les oiseaux

« Photographier les oiseaux » n’est pas un sujet inédit : on en trouve de nombreux articles sur le Net. Chacun pourra s’y reporter s’il (elle) le juge utile. Pour sa part, PentaxKlub a souhaité rappeler les principes de bases intangibles (quoique…) avec un matériel dont certains se complaisent à critiquer les possibilités en ce domaine. Évidemment, il ne saurait être question d’envisager la chose avec chacun des boîtiers Pentax existants ou ayant existé. Toutefois les photos proposées ont été réalisées avec des boîtiers différents, du K-3 au K-1 II.

Les oiseaux

Nota : dans la suite de cet article, nous ne parlerons pas, ou très peu, des oiseaux en volières que l’on peut voir dans les parcs animaliers et les zoos. C’est certes un sujet intéressant, que vous avons d’ailleurs évoqué dans le passé, mais notre préoccupation du moment ce sont les oiseaux de la nature, en liberté, et surtout en vol.

Hormis ceux qui sont en cage, ou apprivoisés, les oiseaux sont le plus souvent des animaux craintifs vis-à-vis de l’homme : c’est, en effet, l’un de leurs plus importants prédateurs. Instinctivement, ils adoptent donc des attitudes méfiantes : peu de proximité, envol à la moindre alerte, parfois au moindre mouvement. Les comportements agressifs que l’on observe dans le célèbre film d’Hitchcock ne sont que très rarement constatés dans la réalité. Tout au plus peuvent-ils être le fait de rapaces ou d’autres espèces dont on vient déranger la progéniture. D’ailleurs, on rencontre cet aspect protecteur somme toute normal chez quasiment toutes les espèces animales.

Pourquoi photographier les oiseaux ?

Question à la réponse évidente : parce que la plupart du temps cela répond à une envie esthétique et artistique (c’est très lié !) ou naturaliste. De fait, les raisons peuvent être nombreuses. Il n’empêche que ce ne sera pas toujours facile. Selon que l’on voudra photographier des oiseaux dans une position statique ou semi-statique, ou des oiseaux en vol, l’approche ne sera pas la même. En réalité, rien ne sera pareil : ni la façon de procéder, ni le matériel, ni les conditions.

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Étourneau – K-1 II + HD FA 77 mm – f/13 – 1/40 s – ISO 200
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Flamant rose – K3 – DA 55-300 mm à 260 mm – f/13 – 1/200 s – ISO 100

 

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Sarcidiorne (Canard à bosse) – K-1 II – DFA 70-210 mm à 210 mm – f/8 – 1/320 s – ISO 400

 

D’autres images d’oiseaux statiques sont visibles ci-après.

Approcher les oiseaux

Notre propos s’adresse prioritairement à des photographes amateurs qui n’ont pas encore envisagé la chose, ou à ceux d’entre eux qui n’ont pas obtenu les résultats qu’ils espéraient. Soit parce qu’ils n’avaient aucune expérience dans le domaine, soit parce qu’ils n’ont pas appliqué les nombreux conseils que l’ont peut glaner ici ou là. Le savoir-faire s’apprend, il n’est pas inné. Tout au plus peut-on avoir quelques prédispositions ou quelques facilités naturelles. Mais les bons résultats viennent le plus souvent de la méthodologie appliquée, d’une pratique assidue conduisant à une certaine expérience. La sienne propre, et aussi celle retransmise par d’autres.

En pratique de chez soi
L’environnement

Approcher les oiseaux est très fortement dépendant de l’environnement. Si l’on a la chance de disposer d’un terrain de préférence arboré, il peut s’avérer judicieux et relativement facile de construire un abri destiné à l’observation des oiseaux dits « de jardin ». Abri utilisable aussi pour les prises de vues, bien sûr. Il faut juste le concevoir aussi fonctionnel et confortable que possible, car parfois, l’attente peut être longue. Certains peuvent apparaître sommaires, mais suffisants, sans avoir à dépenser des fortunes. Il en existe aussi dans le commerce.

Lorsqu’il a été dérangé par des mouvements humains à un endroit précis, l’oiseau n’y reviendra que s’il a la certitude de ne pas y être à nouveau dérangé. Et il prendra tout son temps pour s’assurer du retour au calme et à la tranquillité des lieux.

Le matériel

Les distances oiseau-photographe étant souvent limitées, il faudra faire preuve de la plus grande discrétion et bien choisir son matériel : boîtier(s) au déclenchement discret et objectifs adaptés. Par exemple des focales fixes de 135 mm ou 200 mm ou, surtout si l’on ne dispose que d’un seul boîtier, un zoom de type 70-200 (210) à bonne ouverture de préférence. Toutefois, un zoom ouvrant à f/4 suffira dans la majorité des situations de lumière.

C’est beaucoup plus difficile de construire un abri quand on vit en appartement, pour des raisons évidentes. Et on se trouve aussi très limité par l’angle de vue, les supports pour les oiseaux, etc. Bref, hormis quelques cas particuliers toujours possibles, ce n’est pas l’endroit idéal pour photographier des oiseaux. Je connais cependant des personnes qui, disposant dans un milieu plutôt naturel d’une maison avec grenier semi-aménagé ont pu y installer un « poste d’observation » et se trouvent ainsi à hauteur des branches des arbres environnants. En bénéficiant au surplus de tout le confort du « home, sweet home » ! Mais évidemment, les angles de prise de vue sont très dépendants du positionnement des « cibles » et risquent fort de rester les mêmes, ce qui ne manquera pas de lasser.

Les oiseaux dans la nature
L’environnement

La tâche est plus ardue la plupart du temps. Certes, il existe dans les parcs animaliers tels que le Marquenterre (et beaucoup d’autres) des endroits aménagés pour l’observation et la photographie d’oiseaux. Le plus souvent, c’est en bord de mer ou près de grandes étendues d’eau. On n’y rencontre généralement que des oiseaux aquatiques, soit résidents, soit à l’occasion de leurs migrations.

Dans ce cas, il faudra composer avec les autres utilisateurs possibles des abris en question. Corollaire : on ne pourra pas toujours choisir le meilleur angle, la meilleure orientation, la meilleure exposition. Un abri, ce n’est qu’un exemple, ne bouge pas en fonction du déplacement du soleil. La composition des photos n’en sera que plus contrainte. De plus, selon l’heure de la journée, on peut être amené à photographier en contrejour, ce qui peut rendre la prise de vue plus délicate.

Sur les côtes bretonnes, et nous en avons fait récemment l’expérience, il est facile de rencontrer les oiseaux de la nature. Surtout lors de promenades en bateau. Toutefois il n’est pas forcément facile de les photographier : les bateaux ne sont pas d’une extrême stabilité pour les passagers, même quand la mer n’est pas très agitée !

L’ile Rouzic au large de Perros-Guirec abrite une importante colonie de fous de Bassan. C’est un endroit particulièrement intéressant pour y photographier ces oiseaux. Il est interdit d’y accoster, mais les bateaux de promenade permettent de s’en approcher à quelques dizaines de mètres.

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L’ile Rouzic – K-1 II (DFA 70-210 à 180 mm – f/13 – 1/800 s – ISO 1000

 

 

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Fou de Bassan – K-1 II – DFA 70-210 à 180 mm – f/11 – 1/800 s – ISO 320

 

Outre des fous de Bassan, jeunes et adultes, on y voit aussi des goélands :

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Goéland en vol – K-1 II – DFA 70-210 à 210 mm – f/11 – 1/1000 s – ISO 500

 

Se préparer

Dans la nature, sauf à monter une opération spéciale « photos d’oiseaux », avec tous les préparatifs que cela comporte, on va souvent à l’aventure et on photographie ce que l’on trouve. Du moins quand on est un simple amateur. Si on est un peu plus organisé, on étudie les comportements et les habitudes des espèces d’oiseaux que l’on sera amené à rencontrer. Manière de savoir à quelle heure et de quelle manière on pourra les immortaliser. Oui, la chasse photo immortalise la cible alors que la chasse tout court fait exactement le contraire. On pourrait donc s’interroger sur les termes !

Le matériel

Pour ce qui est du matériel, les distances sujet/photographe pouvant être beaucoup plus longues que dans son jardin, il faudra aussi s’adapter. Par exemple, si chez soi on « shootait » avec un objectif fixe de 135 ou 200 mm (à bonne ouverture, f/2.8 par exemple), là il faudra vraisemblablement se tourner vers des objectifs de 300 à 500 mm, aussi lumineux que possible. Ou croper en post-traitement.

Si l’on n’en possède pas, un convertisseur de focale pourra aider, mais comme nous l’avons déjà préconisé : toujours avec des focales fixes, jamais ou très exceptionnellement avec des zooms.

Certaines personnes obtiennent de bons résultats avec des zooms couplés à des convertisseurs, mais c’est très loin d’être une généralité. C’est plutôt déconseillé aux débutants. Mais tout est question de circonstances : rien n’est jamais véritablement interdit (sauf, dans ce domaine, les objectifs GA ou UGA ou fish-eyes) si l’on possède l’expérience nécessaire et, bien sûr, le savoir-faire. Rappelons, en effet, qu’un convertisseur, en fonction de sa « puissance », fait perdre de la luminosité, de 1 à 2 valeurs d’ouverture, parfois plus. Il faut aussi en tenir compte pour obtenir la bonne exposition tout en conservant une vitesse d’obturation appropriée et la profondeur de champ souhaitée.

La prise de vue d’oiseaux

Savoir s’adapter

En photographie, tout est toujours affaire de compromis et/ou de choix. Il est impossible de donner des conseils généraux intangibles : il faudrait pouvoir les donner pour une situation particulière. Or, toutes les situations sont circonstancielles et peuvent varier en permanence. Dès lors, le maître mot est « adaptabilité » :

  • du photographe, prioritairement (adaptabilité au sujet, à l’environnement, à la lumière, etc.)
  • du matériel utilisé : pour un amateur, un bon zoom sera souvent préféré (à tort ou à raison) à plusieurs focales fixes. Il évitera d’avoir à changer d’objectif quand on veut seulement changer de focale en raison de la distance de l’oiseau par rapport à l’appareil. Cela peut être différent quand on possède plusieurs boîtiers et qu’on a suffisamment de ressources physiques pour les transporter.

Photographier des oiseaux posés

Un oiseau sauvage

Le lecteur aura noté que nous ne parlons pas d’oiseaux qui posent ! Même si parfois – fugacement, certes – on a le sentiment que l’oiseau regarde le photographe sans quasiment bouger. Si la position est intéressante, il ne faut pas rater l’occasion ! Sans qu’il regarde le photographe, il arrive parfois que l’oiseau posé regarde fixement quelque chose. Il peut aussi être un bon sujet, comme le goéland ci-dessous, photographié en Corse. Il ne se trouvait qu’à quelques mètres et le DA 55-300 de première génération – alors monté sur le K-1 – a suffi pour réaliser la photo.

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Goéland – K-1 – DA 55-300 f/4-5.8 à 150 mm – f/10 – 1/800 s – ISO 200

 

Précision : il s’agit d’un crop de la partie centrale de la photo prise en mode FF.

Un oiseau d’élevage

Il en va de même pour la tête de l’oiseau ci-dessous, qui, lui, ne risque pas de voler et qui se laisse volontiers approcher en parc d’élevage. Il convient toutefois d’observer un minimum de prudence : les « morsures » éventuelles sont plutôt douloureuses ! Son regard « hautain » m’est apparu très intéressant. En fait elle recherchait ce qu’on pourrait bien lui donner à manger !

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Autruche – K-3 – Tamron 28-75 mm à 75 mm – f/10 – 1/125 s – ISO 100

 

Un oiseau très commun dans les jardins

Ce rouge-gorge est très facile à photographier à distance respectable : inutile d’essayer de l’approcher très près ! Si cela se produit, c’est un effet du hasard. Un 200 ou un 300 mm (ou un zoom comprenant l’une ou l’autre de ces focales) s’avère très adapté.

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Rouge-gorge – K-3 – DA*300 mm – f/4 – 1/1000 s – ISO 640

 

Dans cette photo, le bokeh n’est pas le plus fondu qui soit : le fond n’était pas très éloigné de l’oiseau lui-même. Mais ses couleurs, rappelant celles du rouge-gorge, offrent un contrepoint intéressant au sujet.

Méthode de mise au point

Si l’on veut bénéficier des avantages de l’autofocus, le mode AF.S (Pentax, Nikon, Sony) (1) est à choisir prioritairement (Single shot, chez Canon). Le « quick shift » peut être appréciable.

Sinon, pour ce genre de photo, la mise au point manuelle peut aussi se justifier, mais si l’oiseau a la fantaisie de s’envoler à ce moment-là…

Quelques photos d’oiseau « en mode statique » ou semi-statique
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Canard parisien –
K-1 II – HD FA 77 mm – f/9 – 1/1000 s – ISO 4000 (!)
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Perruches semblant jouer à cache-cache – K-1 II – DA* 300 mm – f/4 – 1/2500 s – ISO 160
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En Guadeloupe (bécasseau minuscule * ?) – K-3 II – DA 55-300/4-5.8 à 300 mm – f/13 – 1/250 s – ISO 100
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Quiscale martiniquais – K-3 II – DA 55-300/4-5.8 à 210 mm – f/11 – 1/500 s – ISO 1600 (!)

* Le bécasseau minuscule est le nom de l’espèce, en aucun cas une appréciation sur la taille de l’individu photographié !

Photographier des oiseaux en vol

Dans la photo d’oiseaux, c’est sans doute l’exercice le plus difficile auquel se heurtent les débutants. Qu’ils soient toutefois rassurés, si cela s’avérait nécessaire : avec de la pratique et en adoptant les « bonnes méthodes », on y arrive sans trop de difficulté.

Les « bonnes méthodes » ne sont pas obligatoirement celles que nous préconisons. Il peut en exister bien d’autres et il appartient à chacun de trouver la sienne, en suivant – ou pas – nos conseils.

Les pratiques souvent préconisées

La plupart des marques d’appareils photo reflex (et aussi les hybrides) proposent différents modes de prises de vue : la fameuse tétralogie « P.A.S.M. » :

  • P pour Programme
  • A pour « Aperture » c’est-à-dire, dans notre langue, priorité à l’ouverture
  • S pour « Speed » c’est-à-dire, dans notre langue, priorité à la vitesse d’obturation
  • M pour le mode Manuel.

Partant de l’existence de ces modes, la plupart des sites traitant de la photographie d’oiseaux recommandent vivement, pour les oiseaux en vol, d’utiliser le mode « S » (priorité à la vitesse). La rapidité de la plupart des oiseaux en vol (mais il existe des exceptions) peut en effet justifier ce choix. Ils préconisent aussi d’utiliser le mode rafale : non pas des rafales de 3 ou 4 images, mais plutôt des rafales d’une dizaine d’images. L’argument principal est que, sur le nombre d’images prises, il s’en trouvera bien une au moins qui satisfera le photographe. Peut-être, mais de notre point de vue, il ne suffit pas d’affirmer pour démontrer.

Ce qui n’est pas contestable, en revanche, c’est que cela demande un boîtier doté d’une cadence suffisante en mode rafale. Et aussi un buffer suffisant pour absorber une bonne dizaine d’images minimum, de façon à rendre la main à l’utilisateur dans un délai minime (l’enregistrement sur la carte se fait alors en arrière-plan). A 3 ou 4 images par seconde en mode RAW, cela nous paraît insuffisant. Si l’on tient malgré tout à utiliser la rafale, alors il peut être préférable de shooter en mode JPEG, qui offre une cadence supérieure (les photos sont moins lourdes à enregistrer) (2).

Chez Pentax

Notre marque préférée a eu il y a déjà très longtemps la bonne idée d’ajouter 2 modes de prises de vues au fameux PASM (chez Pentax, PASM se traduit en « P. Av. Tv. M » Voir nos articles à ce propos).

Les modes de prises de vues spécifiques à Pentax

Ce sont :

  • Le mode Sv (priorité à la sensibilité) dont l’utilité n’est a priori pas évidente et qui paraît de toute manière inadapté à la photo d’oiseaux en vol.
  • Le mode TAv.

Sans aucun doute très intéressant, ce dernier mode est celui qu’il faut recommander. Pourquoi ? Parce qu’il combine priorité à l’ouverture (Av) et priorité à la vitesse (Tv), choisies par le photographe, pour ne laisser au boîtier que le choix de fixer la sensibilité.

Alors, diront certains, on risque d’atteindre des sommets en matière d’ISO ? Non, pas obligatoirement, car on peut fixer soi-même une fourchette qui s’imposera au boîtier : par exemple de 100 à 3200 ISO. Si c’est insuffisant, la photo sera sous-exposée, mais c’est un moindre mal, car on pourra corriger au moins partiellement en post-traitement. Et, de toute manière, c’est préférable à une photo fortement surexposée où l’absence de « matière » dans les parties surexposées ne serait généralement pas rattrapable en post-traitement. Certaines de nos photos (canard) démontrent cependant qu’on peut parfois sans dommage « monter dans les ISO ».

Mode de mise au point

Chez tous les constructeurs d’APN, il est recommandé, en autofocus, d’utiliser le mode AF.C (Pentax, Nikon, Sony) ou, chez Canon, « AI Servo » (1). Dans ce mode, la mise au point est actualisée en permanence au fur et à mesure du déplacement de l’oiseau qu’on suit en vol. Les contempteurs de Pentax diront que l’AF est bien plus rapide (y compris pour s’actualiser) chez ses concurrents, ce qui est un avantage. D’accord ! Mais alors on peut aussi leur répondre que si de nombreux pentaxistes parviennent à faire des très bonnes photos d’oiseaux en vol, malgré les prétendues « insuffisances » du matériel, c’est que probablement ils sont très bons photographes ou très habiles. Ou alors qu’ils savent bien utiliser leur matériel, ce qui n’est jamais une « tare » !

Mais foin des querelles improductives : chacun fait avec ce qu’il possède !

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Fou de Bassan – K-1 II – DFA 70-210 à 180 mm – f/11 – 1/800 s – ISO 500
Les réglages généraux préconisés par PentaxKlub

Encore une fois, « préconisés », cela ne signifie pas qu’il n’existe pas d’autres réglages ! Ce ne sont que ceux qu’utilise l’auteur de ces lignes.

Il est utile, pour ce genre de photo, d’enregistrer un mode « Utilisateur » (User) avec les principaux paramètres préréglés. Cela évitera des pertes de temps au moment de shooter !

Ces paramètres dépendent bien sûr des pratiques de chacun. Personnellement, sur le K-1 II, j’ai choisi pour ce mode que j’ai appelé « MVT » (pour « mouvement ») les réglages particuliers énumérés ci-après.

Pour ne pas se perdre, on peut tout d’abord conseiller de conserver ses préférences générales pour l’enregistrement des images. Pour ma part, RAW sur slot 1 puis sur slot 2 quand la carte du slot 1 est pleine. En effet je ne shoote plus en RAW+Jpeg pour les raisons évoquées au (2) in fine. Les autres paramètres restent pour la plupart identiques aussi.

Réglages particuliers
  • Mode de prise de vue TAv.
  • Autofocus en mode AF.C et utilisation des 9 collimateurs centraux (de couleur rouge, en AF.C) qu’il m’arrive aussi de déplacer pour favoriser la composition de l’image. Parfois, si le fond n’est pas suffisamment uni, je shoote en mode spot, donc avec le seul collimateur central actif.
  • Mesure d’exposition : prépondérance centrale (conséquence du choix ci-avant). Parfois – mais plus rarement – couplage de la mesure de lumière avec la mise au point, toujours avec priorité à la mise au point pour le déclenchement.
  • Ouverture f/11 pour assurer une profondeur de champ suffisante, importante pour la netteté de l’oiseau ; au-delà de f/11, on ressent trop les effets de la diffraction.
  • Vitesse 1/1250 s, pour figer le mouvement des ailes : c’est vrai dans la plupart des cas, mais on peut imaginer que c’est insuffisant pour photographier un colibri si l’on veut figer le mouvement de ses ailes (expérience non tentée).
  • ISO auto (maximum à 3200 ISO).
  • Shake-reduction (stabilisation) en mode MARCHE, car je n’utilise jamais de trépied ni de télécommande pour les photos d’oiseaux. Jamais non plus de mise au point en live-view (dont on dit qu’elle est plus précise), car, avec à bout de bras un appareil et un objectif à longue focale, il est extrêmement difficile de garder une bonne stabilité. Le K-1 II avec le DA*300/4, c’est plus de 2 kg ! Donc, c’est viseur optique et coudes bien calés contre le corps, autant que possible. Ce qui d’ailleurs ne supprime pas toujours les ratages ! Il va de soi cependant que ma façon de procéder n’est pas un dogme et que la photo en live-view avec un tel matériel peut s’envisager si ledit matériel est posé sur un support stable (trépied ou autre).
Des réglages intangibles ?

Certes pas : il est clair que tous ces réglages peuvent se modifier à la volée pour s’adapter aux conditions particulières de la séance photo. Il en est parfois ainsi (très rarement) lorsque, ayant besoin d’une focale plus longue que 300 mm, je passe en mode crop APS-C. Cela donne bien sûr l’illusion de shooter avec un 450 mm, mais au prix d’une qualité d’image un peu moindre et d’une modification de la profondeur de champ. Dans ce cas très ponctuel, je veille à revenir, immédiatement après, au mode FF. Pour éviter cela, il me serait sans doute profitable d’investir dans un zoom 150-450 (je n’aime pas beaucoup les convertisseurs). C’est évident pour le résultat, moins évident pour les finances !

De la même manière, vitesse et ouverture peuvent très facilement se modifier si cela devient nécessaire.

Il arrive parfois que je shoote en mode rafale de 5 à 8 images, mais c’est extrêmement rare : ce réglage n’est donc pas compris dans le paramétrage. Le plus souvent, au moins pour 99 % des photos, c’est du « vue par vue »

Insistons sur le fait qu’un mode User dédié est un vrai confort. Il ne reste alors aucune question à se poser au moment où l’on met l’interrupteur général sur « ON ». On ne peut qu’encourager les lecteurs à s’en créer un avec leurs propres paramètres.

Et après : à vous les oiseaux en vol ! Il ne restera qu’un regret : ne pas pouvoir les photographier/filmer en se positionnant à leur hauteur, comme ICI.

Nota

(1) Que les autres constructeurs nous pardonnent. Nous ne citons ici que les « historiques » (encore que Sony est le moins ancien en photo), parce que ce sont ceux que nous connaissons le mieux, mais il n’y a aucun ostracisme à l’égard des autres marques.

(2) Pentax n’est pas le meilleur dans l’enregistrement des images lorsque l’appareil est doté de 2 slots de cartes SD. En effet, au lieu de s’effectuer en parallèle comme chez d’autres, l’enregistrement des images s’effectue en séquence : slot 1 d’abord, puis slot 2, ce qui ralentit considérablement l’opération. Conséquence : en cas de prise de vue en rafale, on ne « retrouve la main » que plusieurs secondes après, ce qui peut causer l’impossibilité de prendre des photos intéressantes, fugaces le plus souvent dans ce domaine !

Quelques images

Nota : Toutes les images de ce dossier ont fait l’objet d’un post-traitement.

photoOiseauxGoéland (jeune) – K-1 II – DA* 300 mm – f/11 – 1/2500 s – ISO 800
photoOiseaux
Mouette « amerrissant » – K-1 – DA* 300 – f/8 – 1/160 s – ISO 100
photoOiseaux
Bernache du Canada – K-1 II – DA* 300 – f/7.1 – 1/1000 s – ISO 320
photoOiseaux
Rapace en Corse – K-1 – DA 55-300 à 300 mm – f/10 – 1/1600 s – ISO 1000
photoOiseaux
Héron – K-1 II – DA* 300 – f/8 – 1/640 s – ISO 100
photoOiseaux
Cormoran en « rase-flotte » – K-1 – DA* 300 – f/6.3 – 1/500 s – ISO 500
photoOiseaux
Fou de Bassan – K-1 II – DFA 70-210 à 180 mm – f/11 – ISO 400
photoOiseaux
Fou de Bassan – K-1 II – DFA 70-210 à 180 mm – f/11 – 1/800 s – ISO 320