Dupliquer en numérique des sources films argentiques est une idée déjà fort ancienne. Depuis longtemps déjà, les fabricants proposent des scanners pour photo ou pour diapositives et négatifs. Mais, à moins d’investir dans des sommes qui peuvent paraitre excessives, la qualité a souvent laissé à désirer. Soit la lumière était de trop faible intensité, soit elle était répartie de manière non homogène, soit le scanner pêchait par ses qualités techniques de numérisation (nombre de points par pouce insuffisant par exemple). Finalement, on sortait souvent déçu de ces expériences.

C’est ainsi que certains ont commencé à utiliser un appareil photo numérique pour dupliquer leurs photos, ce qui n’est pas un mauvaise idée puisque la résolution et la qualité des appareils modernes (surtout les réflex), dépassent très souvent celles des scanners. Mais si photographier des photos reste une opération aisée, faire la même chose avec un film s’avère un poil plus complexe. En effet, un film nécessite une source lumineuse venant de l’arrière… Des bricoleurs ont imaginé des bancs de reproduction artisanaux.

L’idée était bonne, mais à moins de pratiquer un peu le bricolage, elle restait inaccessible à de nombreuses personnes. C’est ainsi que Pentax a créé son propre duplicateur de film, qui sur le papier, a tout pour plaire.

 

Découverte du duplicateur de films

A l’ouverture, on se rend compte qu’il est fourni uniquement avec un adaptateur pour diapositive 24×36. Et uniquement cela. Tous les autres adaptateurs doivent être achetés séparément, y compris l’adaptateur pour film négatif 24×36. Cela sent une certaine pingrerie de la part de Pentax. Mais à part ce reproche, tout semble au rendez-vous pour commencer votre duplication… du moment que vous avez le matériel nécessaire, à savoir un boitier, un objectif et un flash.

 

Le boitier

Pentax recommande à minima le K-3 et ses 24mpx. Le 645Z est éligible également. Le 645D, sans doute aussi, mais pas les K-S2 et K-50. A vrai dire, cette recommandation est normale :

  • d’une par parce qu’un RAW en 14bits est nettement préférable à un fichier en 8, 10 ou 12 bits.
  • d’autre part pour des raisons de résolutions. Il est quasiment impossible de prendre exactement la photo du film. On a toujours un bord noir qui impliquera un crop. Donc 24mpx est le minimum.

 

L’objectif

On ne peut pas utiliser n’importe quel objectif. Il faut qu’il soit macro parce que la distance de mise au point sera courte. Idéalement le 50 macro ou le 100 macro, pour les montures K, seront de bons volontaires pour la tache. Coté 645Z, le 90 macro est également un candidat intéressant. La seule restriction est que le diamètre de l’objectif ne soit pas supérieur à 90mm. Heureusement, il en existe que très peu !

 

Le flash

N’importe quel flash Pentax fera l’affaire, du moment qu’on puisse utiliser la fonction P-TTL. A noter que le flash ne pourra pas être contrôlé par le flash interne au boitier, la cellule du flash externe, positionnée à l’exact opposé ne captant pas la lumière produite, celle-ci étant masquée par le banc. On est donc obligé d’utiliser un contrôleur sans fil ou un câble.

Aucun câble n’étant fourni, il sera donc nécessaire d’investir dans cet accessoire. Après le coup d’un seul adaptateur fourni, l’absence d’un câble pour déclencher le flash est extrêmement désagréable. Au vu du prix, il aurait pu, dû être fourni. Une erreur de la part de Pentax.

 

Utilisation

L’installation est simple. Il suffit de mettre le boitier et son objectif d’un côté, le flash de l’autre et relier les deux, soit par un câble, soit par un système de déclenchement sans fil. il n’y a pas de réglage particulier, hormis de trouver la distance minimale de mise au point, propre à chaque objectif. Une règle graduée (et la lecture des caractéristiques techniques dudit objectif) suffit. En quelques minutes, le banc est opérationnel.

Duplicateur 2

le changement des diapos ou des films est manuel

Une fois le banc installé et réglé, on charge la diapo à la main, on déclenche (télécommande recommandée, voire obligatoire). Côté prise de vue, la duplication s’arrête là. Commence ensuite le travail, parfois énorme, de post-traitement.

image après duplication numérique

image après duplication numérique

Prenez donc la peine de nettoyer vos diapos et films négatifs avant de les dupliquer. Cela vous évitera d’avoir des poussières, saletés et autres poils sur votre cliché.

Si on ne nettoie pas avant, le résultat est sans appel

Si on ne nettoie pas avant, le résultat est sans appel

Après un recadrage et une rectification de la balance des blancs, de la luminosité, du contraste et de la colorimétrie, vous aurez le plaisir de retrouver vos anciens clichés en version numérique.

image après post-traitement

image après post-traitement

 

 

Les Plus

  • Un banc tout en un
  • Facilité d’utilisation et de réglages

 

Les moins

  • Ne pas oublier que le banc seul ne suffit pas. Un APN, un objectif et un flash sont nécessaires
  • L’absence plus que regrettable d’un câble pour le flash
  • Un prix très excessif, même si la qualité de fabrication est très bonne

Note

Note_3-0

Appréciation PENtax Klub

Note_4-0

 

film Kodachrome

film Kodachrome

 

Film Kodachrome

Film Kodachrome

 

crédit photos : MHB, avec son aimable autorisation – cliquez sur une image pour l’agrandir