Darktable est un logiciel de Post-Traitement libre qui existe depuis 2009. Il est compatible avec Linux, OS X (Apple) et Solaris sous licence GNU General Public version 3 ou ultérieure. La version Windows est en phase de finalisation (la version 2.4 pour Windows existe, mais ne semble pas bénéficier de tous les perfectionnements des versions Mac et Linux). Il apparaît comme une alternative possible à Lightroom depuis le passage à la formule CC par abonnement. Darktable offre plus de 50 modules (fonctions). Il est donc complet et complexe, et demande une prise en main sérieuse.

 

 

Description du logiciel

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Darktable est capable de prendre en charge les phases de travail de développement suivantes :

  • recadrer et pivoter (recadrer et pivoter)
  • niveau de noir (exposition)
  • exposition (exposition)
  • clarté (contraste local)
  • courbe des tonalités (courbe des tonalités)
  • HSL (zones de couleur)
  • virage partiel (virage partiel)
  • grain (grain)
  • Correction des objectifs (couple boîtier/objectif)
  • Correction de taches (correction des taches)

Entre parenthèses sont indiqués les noms des modules de Darktable.

Comme tous les logiciels libres, des mises à jour sont plus ou moins régulièrement faites (en fait il ne s’agit pas de mises à jour à proprement parler : les changements par rapport à la version précédente sont intégrés dans une nouvelle version que l’utilisateur peut télécharger et installer à sa guise). Mais elles ne font pas l’objet d’informations aussi largement répandues dans l’espace public que les logiciels commerciaux. Il est donc nécessaire d’aller chercher un peu plus activement les informations sur ses évolutions.

Étant donné les très nombreuses fonctionnalités et possibilités offertes par ce logiciel, nous ne pourrons être exhaustifs et tout passer en revue. Notre but est d’apporter une connaissance minimale de ce qu’il est possible de faire, ou pas. C’est la raison la laquelle tous les articles partageront la même trame.

 

 

Ouverture du logiciel

À l’ouverture Darktable affiche une image sur fond noir et gris anthracite très proche de celle de Lr. La mise en page est également très proche avec ses bandeaux latéraux et son « écran » central où s’ouvrent les photos. Les grandes rubriques s’appellent :

TABLE LUMINEUSE (Bibliothèque) – CHAMBRE NOIRE (Développement) et AUTRE [un clic sur cette dernière ouvre CAPTURE – CARTES – DIAPORAMA – IMPRESSIONS

page d'ouverture

page d’ouverture

 

 

Importation des photos

Elle se fait dans la rubrique TABLE LUMINEUSE. Quand on clique sur Importation, apparaît une fenêtre avec une liste d’entrées affichée à gauche. Vous y retrouvez la structure de votre ordinateur. Si vous utilisez des disques externes, vous devrez cliquer sur le symbole de dossiers et ensuite sur « Volumes » pour voir apparaître vos différents HDD et donc l’endroit où sont stockées vos photos. Vous pouvez alors choisir les photos que vous voulez importer et ensuite cliquer sur importer (dans la colonne de droite).

Vous pouvez aussi cliquer sur Récent (premier item de la liste) si vous rajoutez des photos dans un dossier précédemment ouvert.

L’importation peut se faire à partir :

  • des Dossiers du/des disques durs (Volumes) où ils sont stockés
  • du boîtier relié à votre ordinateur, s’il est reconnu par le logiciel. Darktable reconnaît tous les boîtiers Pentax à baïonnette K depuis le *Ist D jusqu’au KP, les Optio du 33 L au 750Z et les Q, Q7 et Q10, ainsi que le GR.

 

Importer -1

Importer -1

 

Importer-2

Importer -2

 

Importer -3

Importer -3

Le clic sur « Volumes » permet d’accéder aux dossiers (ou disques externes) de stockage. Selon comment est organisée votre arborescence, le processus sera plus ou moins longuet…

 

 

Le catalogage des photos & gestion des métadonnées

Ce processus se fait au moment de l’importation, et en partie dans le boîtier (Pentax permet un certain choix dans le nommage des photos par le boîtier) et du stockage des fichiers bruts que vous avez choisis.

 

 

Cataloguer

Darktable permet de cataloguer vos photos de la façon suivante. Il importe les photos depuis l’endroit où vous stockez vos fichiers RAW (ou JPEG). Il reconnaît les formats de fichiers : DNG, JPEG, PEF, RAW, TIFF et 40 autres !!! Et 12 autres moins standards s’il a été compilé avec la prise en charge de JPEG2000… Le logiciel lit les fichiers HDR dans les formats Open EXR, RGBE et PFM. Il lit les fichiers HDR-DNG délivrés par le K-1 II, donc a priori par tous les boîtiers Pentax  capables de produire des fichiers HDR.

Darktable appelle « pellicules » les groupes de fichiers (photos) que vous y importez. Ces pellicules reprennent le nom de leur dossier d’origine. Aussi est-il conseillé de leur donner des noms rationnels et cohérents pour vous, donc faciles à reconnaître ou à retrouver. Les attributs par lesquels vous pouvez définir vos photos forment une liste de 17 entrées qui permettront au logiciel de retrouver facilement les photos dans votre ordinateur.

Dans cette liste de 17 attributs on retrouve : le nom du fichier, les tags, les labels de couleur, les Exif, les métadonnées que vous avez ajoutées dans Darktable (titre, créateur, diffuseur, droits, description) le dossier d’où vient le fichier (dans votre stockage). Ce sont eux qui vont permettre la recherche des photos qui vous intéressent. En outre le panneau de recherche affiche les collections récentes utilisées.

Toutes les photos traitées dans le logiciel sont intégrées dans une base de données qui conserve ainsi les principales métadonnées et les marqueurs (notation, etc.).

Une ombre au tableau cependant, la recherche des fichiers ne se fait pas totalement automatiquement, il est nécessaire de « descendre » manuellement dans l’arborescence si le dossier n’est pas entré dans les attributs.

Et après traitement le logiciel vous permet de les exporter à l’endroit que vous souhaitez. Mais le processus, similaire dans les deux cas, nécessite plusieurs clics, car le logiciel ne parcourt pas non plus l’arborescence de votre système tout seul dans ce sens-là. Dans la pratique (si l’on peut dire) il faut saisir l’intitulé complet de l’endroit où l’on veut ranger le-s fichier-s, sauf incapacité de ma part à trouver un chemin plus rapide et automatique.

 

 

Gestion des métadonnées

Darktable possède un éditeur de métadonnées qui permet d’ajouter aux Exif un titre, une description, un Auteur, un Diffuseur et le Copyright attachés à la photo. Il existe des filtres afin de retrouver plus rapidement des photos ou des séries de photos, basées sur ces métadonnées.

 

 

Utilisation des coordonnées GPS

Darktable possède une carte du monde et intègre les coordonnées GPS que l’on a enregistrées à la prise de vue. Sinon on peut rajouter ces coordonnées en se servant de la carte.

 

 

 Pilotage du boîtier depuis le logiciel

Enfin Darktable peut également piloter les appareils qu’il reconnaît. Ni le K-5IIs, ni le K-1II ne sont pris en charge.

 

 

Le Développement RAW « Standard »

Il s’agit ici des outils nécessaires pour traiter un RAW. Tous les outils dans Darktable (modules) sont regroupés dans des palettes d’outils, sur le côté droit. Il n’y a guère d’originalité ici et les habitués de Lr ou d’autres logiciels ne seront guère dépaysés. Néanmoins, certains outils sont rassemblés différemment, selon une logique et des noms propres à Darktable. En outre, le nombre des modules proposés fait que tous ne s’affichent pas automatiquement. Par défaut, ne sont affichés – sous la fenêtre de l’histogramme – que 7 symboles (de droite à gauche), les 2 premiers permettent d’afficher :

  1. les modules actifs,
  2. un choix de vos modules préférés. Les suivants affichent :
  3. les modules de base,
  4. les modules de tonalité,
  5. de couleur,
  6. d’amélioration et un
  7. groupe d’effets.

Tous les modules sont représentés par des symboles circulaires. Leur apprentissage est certainement un bon stimulant cérébral !

Groupe des modules de base - avec 10 modules

 

Quand vous mettez le pointeau sur le symbole d’un des groupes, son intitulé apparaît brièvement, un clic affiche la liste des modules du groupe, ici les modules de base.

Darktable permet d’ajouter des modules dans les groupements proposés par défaut. Il est donc possible de construire ses groupes de modules à sa main. Et de faire ressembler le plus possible son logiciel de PT à Lr (dans le cas d’un switch). Les modules sont les suivants, présentés en regard de leurs équivalents Lr :

 

Modules de base (par défaut)
  • recadrer et pivoter
  • reconstruction des couleurs
  • courbe de base
  • orientation
  • exposition
  • dématricage
  • reconstruire hautes lumières
  • balance des blancs

Darktable permet de modifier les modules inclus dans un groupe. Exemple ci-dessous : deux modules ont été rajoutés.

Groupe des modules de base – avec 10 modules

 

Modules de tonalité

  • niveaux
  • courbe de tonalités
  • zones
  • contraste locales

 

Modules de couleur
  • mixeur de canaux
  • profil de couleur de sortie
  • correction des couleurs
  • monochrome
  • zones de couleurs
  • balance couleur
  • profil de couleur d’entrée

 

Modules d’amélioration

  • renforcer la netteté
  • réduction du bruit (profil)
  • réduction du bruit (bilatéral)
  • réduction du bruit (non-local)
  • suppression de la brume
  • correction de perspective
  • correction des objectifs
  • correction des taches
  • aberrations chromatiques
Groupe des Modules d'amélioration - avec 9 modules.

Groupe des Modules d’amélioration – avec 9 modules.

 

 

Groupe d’effets
  • vignetage
  • grain
  • filtre dégradé

 

Ces groupes de modules peuvent être modifiés par le photographe à sa convenance.

 

Avant de commencer le développement RAW proprement dit et passer en revue les fonctionnalités, il faut conserver à l’esprit que :

  1. Au moment de l’ouverture d’un fichier RAW, Darktable applique directement le correctif boîtier+objectif (qu’il détecte).
  2. Darktable propose des autoréglages, des ensembles de paramètres de développement « tout fait ».

 

 

Balance des blancs

Le réglage de la balance des blancs s’effectue soit en choisissant un des réglages du boîtier (en bas à droite), soit un réglage manuel (les 5 curseurs), soit en utilisant la pipette (dans la colonne de gauche, non visible ici). Que du très classique. Ce module se trouve par défaut dans le groupe Modules de base

Balance des blancs

Balance des blancs

 

 

Gestion de la lumière et des couleurs

Darktable dispose d’outils nombreux groupés en plusieurs modules :

  • modules de base
  • modules de couleurs

Leur regroupement (modifiable) peut parfois dérouter. Cela signifie donc un certain temps d’adaptation.

chambre noire / Développer - Modules de base

chambre noire / Développer – Modules de base

Ces modules sont au nombre de 10 ! En voici quelques-uns.

 

Module de tonalités

Module de tonalités

Procédure par la courbe. Darktable a la particularité d’offrir, sous des apparences similaires à celles d’autres logiciels de PT, des fonctions supplémentaires. Ainsi la courbe ci-dessus comporte en haut à gauche 3 petites fenêtres marquées L, a et b. Si vous cochez L vous allez agir sur la clarté, si vous cochez a ou b vous agirez sur les couleurs.

 

Modules d'amélioration

Modules d’amélioration

 

Modules d'effets

Modules d’effets

Le grain se règle en ISO, intéressant clin d’œil à l’argentique.

 

 

Gestion des couleurs

Il s’agit ici de gérer tout ce qui concerne exposition, tonalité, contraste et vibrance/saturation. Là aussi on retrouve un nombre de modules impressionnant.

 

Chambre noire- Gestion des couleurs- module zones de couleurs-saturation.

Chambre noire- Gestion des couleurs- module zones de couleurs-saturation.

 

Chambre noire- Gestion des couleurs- module balance couleur.

Chambre noire- Gestion des couleurs- module balance couleur.

 

 

Retouches locales

Plusieurs types de retouches locales sont possibles, dont la correction des yeux rouges. Cet outil n’est pas automatique, mais il remplit bien son rôle. Le processus passe par le module Mixeur de canaux – la fusion – le marquage des pupilles – et leur désaturation. Cette désaturation peur se faire de 2 manières pour un meilleur résultat. Un variant de cette retouche concerne le reflet du photographe dans la pupille du modèle. Darktable offre également, grâce à différents modules, la possibilité de

  • correction des taches qui permet d’enlever des taches proprement dites, mais aussi des oiseaux flous, des branches gênantes, des fils électriques, voire des poteaux, si l’on est expérimenté et habile.
  • supprimer la brume
  • cut-out (monochrome, avec plusieurs outils différents du module)
  • modifier le flou d’arrière-plan (bokeh) et la lumière d’arrière-plan (module faible lumière)

 

 

Cliché traité (K-5 avec Sigma 2,8/70-200m à 110mm f:5-1/200-80isos)

Cliché traité (K-5 avec Sigma 2,8/70-200m à 110mm f:5-1/200-80isos)

Le traitement est le suivant :

historique du traitement de la photo ci-dessus (à droite)

historique du traitement de la photo ci-dessus (à droite)

Cet historique dit deux choses :

  1. Qu’avec une meilleure maîtrise du logiciel, les tâtonnements visibles n’auraient pas eu lieu. Le nombre d’opérations aurait pu être divisé par 2.
  2. Que le traitement dans Darktable est réversible, mais rien ne s’efface de l’historique. Pour revenir en arrière, il faut revenir au stade d’où l’on veut repartir et recommencer (ou pas). Mais les stades que l’on veut annuler restent visibles dans l’historique ! Logique paradoxale  (dans Lr , pendant la session de travail on peut faire disparaître l’action précédente. Mais quand on a fermé Lr et qu’on y revient, l’effacement devient impossible. On peut alors revenir en arrière, mais sans effacement, comme dans Darktable).

 

 

Filtre gradué et autres fonctions

Darktable propose le filtre gradué (dans la module Effets), mais aussi la retouche locale avec usage de masques dessinés, ainsi que des fonctions comme le mappage des couleurs, des tonalités (global ou non), l’adoucissement par effet Orton, le traitement des pixels (échelle, rotation, pixels chauds).

Cliché original - K-5 Sigma 70-200 à 200mm / f:9-1/250-800Iso

Cliché original – K-5 Sigma 70-200 à 200mm / f:9-1/250-800Iso

Cliché avec effet Orton automatique

Cliché avec effet Orton automatique

Cliché traité avec contraste de couleur, filtre dégradé, contraste local

Cliché traité avec filtre local – contraste couleur

Calques

Darktable ne gère pas de calques, mais des masques, ce qui lui permet de faire certaines choses que Lr doit laisser à Photoshop (calques servant à la modification de l’image).

 

 

Copies virtuelles

Une copie virtuelle est une copie de l’image originale, mais qui n’existe que sous forme de fichiers d’instructions. Une des forces de Darktable, à l’instar d’autres logiciels non destructifs, est de générer autant de copies que l’on souhaite, chacune ne pesant que quelques ko. Dans Darktable elle(s) s’appelle(nt) clone. La copie virtuelle est donc une grande avancée pour tous ceux qui font du PT, puisqu’elle rend inutile de faire des copies physiques de la photo dont on veut obtenir plusieurs variantes finales.

 

 

Gestion du N&B

Le N&B peut s’obtenir dans Darktable par 3 méthodes différentes :

  • La Monochromie (Modules de couleurs). Cette méthode ne ressemble pas du tout à ce que l’on trouve dans Lr. Déroutante la première fois, après quelques tâtonnements elle s’avère être parfaitement efficace. Elle permet par exemple des dosages très délicats des N&B plus ou moins chauds ou froids.

 

N&B obtenu par module gestion des couleurs- monochrome.

N&B obtenu par module gestion des couleurs- monochrome.

Les modifications de luminosité s’obtiennent par modification du diamètre du cercle (scroll) et celles de nuance de gris par déplacement du cercle à l’aide du pointeau. Ce module permet d’obtenir toutes les nuances de N&B : froid, bleuté, neutre, chaud, à nuance jaune, rousse, brune…

  • Le module Mixage des canaux
N&B par mixage des canaux

N&B par mixage des canaux

 

  • Le module Zone de couleurs (permet de désaturer couleur par couleur, dans saturation, et ensuite d’ajuster la luminosité de la même manière, dans clarté)
N&B par module Zones de couleur - phase désaturation faite (la clarté est à zéro.

N&B par module Zones de couleur – phase désaturation faite (la clarté est à zéro)

 

N&B par Zone de couleurs- phase clarté

N&B par Zone de couleurs- phase clarté

 

 

Gestion du bruit

Le bruit numérique se manifeste sous la forme d’éléments parasites qui apparaissent de manière aléatoire sur toute ou partie d’une image. Il y a deux formes de bruit numérique :

  • Le bruit de luminance dont la structure ressemble à celle du grain argentique. Ce type de bruit, bien que délicat à corriger (correction et lissage à faire sur des détails fins de l’image) est le plus « gracieux ».
  • Le bruit de chrominance qui se présente sous la forme d’amas de pixels rougeâtre et verdâtre, surtout dans les zones sombres. Très désagréable à voir, ce bruit est plus facile à corriger, car il ne modifie pas les détails de l’image.

Darktable propose 3 modules :

  1. réduction du bruit (profil)
  2. réduction du bruit (non local) plutôt pour réduire le bruit de luminance
  3. réduction du bruit (bilatéral) plutôt pour les photos prises en haut Isos

 

sans traitement  /  avec traitement

 

 

Autres fonctionnalités

Il est difficile de passer en revue toutes les fonctionnalités de Darktable. Il faudrait un livre pour y arriver. Même le copieux mode d’emploi (204 pages) ne semble pas épuiser le sujet. Le lecteur non spécialiste de l’informatique si, par contre ! Mais rassurez-vous une partie des ces 204 pages est réservée aux programmeurs… En vrac, il est possible de supprimer les aberrations chromatiques, gérer le moiré, ajuster un certain nombre de paramètres si l’objectif a été mal reconnu, faire des virages à l’ancienne, modifier le flou d’arrière-plan…

 

 

Traitement par lot

Le traitement par lot permet d’appliquer les mêmes paramètres de traitement d’une image à un ensemble d’autres images. Il est donc utile principalement dans les deux situations suivantes :

  • Traitement d’une série homogène d’images prises dans des conditions similaires
  • Application d’un rendu spécifique à un ensemble de photos

Le copier-coller des réglages (copier les réglages de correction) est possible. Donc, les appliquer aux autres images à traiter de la même façon aussi. Il est possible de transformer une série de réglages pour en faire un autoréglage à vocation permanente, et donc disponible à volonté.

 

 

PixelShift

Pentax propose depuis le K-3 II la fonctionnalité PixelShift qui permet une définition accrue d’une image. Darktable ne prend pas en compte cette fonctionnalité pour l’instant. Ce logiciel libre étant développé en permanence par d’enthousiastes bénévoles, cette prise en charge est possible, mais aucun calendrier n’est publié et l’information au sujet des améliorations peut être « négligée ».

 

 

Échanges avec d’autres logiciels

Il n’est visiblement pas intégré dans Darktable. L’utilisation en parallèle avec Gimp est par contre citée dans le mode d’emploi.

 

 

Les fonctions d’Export

Export « classique »

Par export, il faut comprendre création d’un fichier au format JPEG ou TIFF, à partir d’un fichier RAW et des Post-Traitements. L’utilisateur peut définir l’endroit d’export et les différents paramètres classiques que sont la taille ou encore niveau de compression. C’est évidemment le résultat du PT qui est exporté, à partir du fichier RAW et du traitement que vous aurez fait.

L’export est réalisé dans le menu Exporter sélection. Le choix des sélections possibles ne s’affiche que lorsqu’on supprime la destination (cible) précédemment choisie. Il est possible d’exporter vers différentes cibles, sachant que chacune proposera un pré-paramétrage (par exemple, des dimensions plus réduites pour un e-mail). Il est également possible de choisir le format d’export (9 choix possibles dont JPEG (8bits), JPEG 2000(12bits), TIFF, etc. L’export sur le disque passe par un clic sur le symbole carré à droit de l’adresse du dernier export. Ce clic ouvre une fenêtre affichant toute la structure de votre HDD. Vous retrouvez alors la même démarche que pour l’import. Ne pas oublier de cliquer en bas à droite de la fenêtre sur « sélectionner comme destination de sortie », sinon vos photos partiront à l’adresse d’export précédente. Mais cet oubli a les mêmes conséquences sur tous les ordinateurs, dans tous les programmes…

Quand tout cela est fait cliquer sur « export ». Celui-ci est rapide.

Pour rappel, il n’est pas obligatoire d’exporter en JPEG haute qualité dans le seul but de conserver, tant que l’on conserve le RAW d’origine et le développement (fichier de type XML). À partir de ces éléments, il est possible de régénérer à volonté des fichiers au format TIFF et JPEG, selon les besoins.

 

Export vers des services externes

Darktable propose l’export vers de services externes comme Facebook, FlickR, ou encore des galeries Web.

 

 

Impression par des tiers

Darktable ne propose pas de service d’impression par des tiers comme Photoweb ou Photoservice. Il n’y a pas non plus de possibilités de créer un livre au format PDF.

 

 

Impression locale

Darktable dispose d’un module d’impression permettant de réaliser des tirages papier à partir de tous les fichiers pris en charge par le logiciel (RAW évidemment, mais aussi TIFF et JPEG). Il va sans dire que l’impression tiendra compte de toutes les opérations de Post-Traitement effectuées.

 

 

Tableau récapitulatif des principales fonctions du logiciel

  • Conversion RAW
  • Débruitage (RAW et JPEG)
  • Corrections optiques
  • Netteté de l’optique
  • Tonalité sélective
  • Outils images
  • Outils réparation
  • Correction des yeux rouges
  • Protection des couleurs saturées
  • Gestion avancée de la lumière et des couleurs
  • Micro-contraste automatique
  • Traitement par lots
  • Espace de travail personnalisable
  • Mode plein écran
  • Filtrage et notation des images en mode plein écran
  • Fonction d’export intégrée
  • Réglages locaux
  • Corrections géométriques
  • Outil anti-moiré
  • Profils de rendus couleur
  • Sorties multiples
  • Édition d’autoréglages
  • Création d’autoréglages partiels
  • Création de palettes personnalisées

 

 

Avantages / Inconvénients

Avantages

  • Des fonctionnalités très nombreuses
  • Traitement RAW performant
  • Des traitements de développement très fins
  • Une association Boitier+Objectif qui compense les dérives propres à chaque objectif
  • Présence d’outils de retouche localisée non destructifs
  • Outils conçus pour ne pas « défigurer » les photos
  • Compatibilité avec Gimp (logiciel libre équivalent à Photoshop (CS)
  • Compatibilité Windows – Apple – Linux
  • Gratuité

 

Inconvénients

  • Un mode de fonctionnement complexe parfois déroutant, qui n’est pas à la portée du débutant s’il souhaite aller au-delà des autoréglages.
  • Nécessité d’un sérieux apprentissage
  • Temps de latence (en cours affiché à l’écran) ne permettant pas de voir instantanément le résultat de ses réglages (et ne facilitant pas la prise en main)
  • Dans l’historique du traitement des photos,  les chiffres indiquant le taux d’application de chaque correction n’est pas indiqué. Lorsque l’on veut modifier une de ces corrections on est obligé de travailler « au pif ». C’est dommageable.
  • Curseurs trop petits, d’où il résulte un accrochage de la souris quelquefois problématique.
  • Organisation par défaut des différents modules parfois incompréhensible
  • Ne prend pas en charge les photos HDR.

 

 

 

Passer de Lr à Darktable n’est pas si aisé. Certes, on retrouve une façon de travailler similaire, mais la phase d’adaptation et d’adoption sera un peu longue avant de retrouver les mêmes facilités. Contrairement à Lr où une logique de PT est instaurée dans l’organisation des groupes de modules, l’utilisateur est laissé plus libre de ses choix avec Darktable. Si les groupes de modules sont composables à souhait, les mêmes outils peuvent être disponibles à différents endroits, ce qui engendre de l’interférence. Il conviendra donc d’être très rigoureux, ou alors se contenter des développements standardisés (les autoréglages). Ce qui est antinomique avec la philosophie du logiciel libre.

Si on se penche sur les résultats, Darktable permet un travail plus fin sur certains points comme la gestion des couleurs et des nuances. Mais il en découle une évidente complexité, des bridages (dépassables) dans les domaines qui peuvent rendre « caricaturales » les photos d’origine. C’est d’ailleurs écrit sans ambiguïté dans le mode d’emploi téléchargeable. La très grande modularité de Darktable le rend plus complexe et moins intuitif à gérer que Lr. De plus, certaines opérations simples dans Lr comme la sélection d’un lot d’images pour l’exportation, sont moins intuitives ici.

 

 

Conclusion

Darktable est un logiciel riche en possibilités, et en outillage de traitement. La logique très informaticienne de sa conception le rend beaucoup moins intuitif qu’on le souhaiterait. L’aide du mode d’emploi (gratuit) s’avère indispensable. Les 204 pages de celui-ci ne sont pas décoratives. Mais rassurez-vous un partie d’entre elles est dédiée aux informaticiens programmeurs. Le temps de latence entre le lancement d’une phase de traitement et l’apparition à l’écran de son résultat est long, c’est vite agaçant et cela ralentit beaucoup le traitement car la manipulation des curseurs ne peut pas être progressive. Il est probable qu’avec la pratique l’utilisateur sait où placer les curseurs et doit ne plus perdre de temps. Mais c’est globalement pénalisant. En un mot l’apprentissage de ce logiciel de PT représente une sérieuse somme d’investissement.

 

 

Galerie

Quelques images traitées par Darktable.

Image d’origine    /    Image traitée dans Darktable

 

 

 

Crédit photo : ©fyve – Développement Darktable dans le cadre de l’article : Valia.