Digital Camera Utility, abrégé en DCU, est un logiciel de « traitement » d’images gracieusement fourni par Ricoh/Pentax lors de l’achat d’un boîtier photo.

La dernière version en date, qui accompagne le Pentax K-1 Mark II, est la version 5. Plus exactement, elle porte le numéro 5.8.0. Fournie sur CD, elle s’installe très facilement. Les habitués d’autres logiciels de Post-Traitement tels que LightRoom, DxO, Affinity et les libres Dartktable ou RawTherapee, et tous les autres seront probablement très surpris par l’interface de DCU. Ne serait-ce que par la couleur de l’interface : par défaut gris anthracite chez les premiers, elle est de couleur blanche pour DCU.

Ce logiciel est une « déclinaison » Pentax/Ricoh du logiciel Silkypix, déclinaison largement simplifiée, mais surtout adaptée aux caractéristiques des boîtiers de la marque. Il existe aussi d’autres déclinaisons de Silkypix chez d’autres fabricants d’APN. À vrai dire, peu de Pentaxistes semblent l’utiliser quotidiennement et nombreux sont ceux qui ne l’installent même pas. La suite de cet article donnera quelques explications à cet état de choses. Et pourtant DCU possède quelques caractéristiques intéressantes comme nous le verrons.

Pour ceux qui voudraient mettre à jour une version précédente de DCU, il est tout à fait possible de télécharger sur le site de Ricoh la toute dernière version et de l’installer, sans même posséder le CD correspondant. Avec cependant quelques réserves à lire sur le site de téléchargement. Il faudra, cela va sans dire, choisir la version correspondant au système d’exploitation de l’ordinateur de destination (MAC ou PC).

 

Description du logiciel

Comme beaucoup de logiciels de traitement du RAW…

… DCU est non destructif. Cela veut dire que toutes les actions de traitement sont calculées en temps réel et appliquées à l’image en affichage. On peut donc manipuler tant qu’on veut l’image, l’original n’est jamais altéré.

L’enregistrement de l’image consiste en fait en un export dans un des formats proposés (TIFF 8bits ou 16bits, JPEG).

Au moment de la rédaction de cet article, DCU existe en version 5.8.1. C’est celle que l’on a donc utilisée, pour les besoins de cet article, en mettant à jour la version 5.8.0, comme indiqué ci-avant.

 

Profil boîtier + objectif

Comme on peut s’y attendre, DCU sait lire dans les EXIF’s les noms de l’APN et de l’objectif utilisés ; mais il ne gère pas les profils boîtier-objectif à la manière, par exemple, d’un DxO Photolab (« couples » boîtier/objectif). La seule possibilité concerne la correction des distorsions de l’objectif dans le menu « Correction des aberrations ». C’est tout de même un peu limité !

Néanmoins, les profils de réglages proposés par les boîtiers Pentax (lumineux, etc.) sont pris en charge (voir plus bas), ce qui est un petit plus appréciable.

 

L’aide

On peut se demander pourquoi beaucoup d’éditeurs de logiciels ne soignent pas davantage l’aide incorporée à leur programme de traitement d’images. Pour certains, cette aide est carrément absente (RawTherapee) et nécessite soit d’ouvrir un fichier PDF soit de se connecter sur un site de ressources. Pour d’autres, et c’est le cas de DCU, cette aide se limite quasiment à une énumération des fonctions du logiciel avec finalement très peu de commentaires et d’exemples. C’est assez décevant pour le débutant, d’autant plus décevant que, dans ce cas précis, on ne trouve quasiment pas de tutoriels sur le Net. Normal : DCU, nous l’avons dit, n’est qu’une déclinaison largement simplifiée de Silkypix. Ce Silkypix n’est pas, lui non plus, l’alpha et l’oméga du traitement d’images, loin s’en faut.

L’utilisateur de DCU devra donc beaucoup tâtonner avant de trouver comment utiliser telle ou telle fonction. Et ce, dans l’ignorance totale de ce que ses modifications apporteront à l’image de départ. En plus – si l’on peut dire – sa tâche ne sera pas facilitée par l’interface du logiciel lui-même : passer le pointeur de souris sur les icônes, pas forcément explicites, des différentes options, se traduit par un « silence » absolu : les infobulles sont totalement absentes. Tous ces manques ne sont pas de nature à inciter les acheteurs de matériel Pentax (ou Ricoh) à utiliser DCU. C’est probablement dommage, même si le logiciel s’avère inférieur, en performances et possibilités, à nombre de ses concurrents. Cette désaffection risque de toucher aussi les utilisateurs qui n’auraient que des besoins très limités en matière de Post-Traitement.

Autre point « négatif » : l’aide ne semble pas toujours en adéquation avec les fonctionnalités du logiciel. Les évolutions ne semblent pas toujours y avoir été intégrées, ce qui est tout de même un peu gênant. Et particulièrement quand on ne peut pas trouver d’explication ailleurs !

 

Pour l’heure, essayons de comprendre la philosophie du logiciel.

Au chargement, DCU s’ouvre en mode « BROWSER », c’est-à-dire explorateur de fichiers. Et ceci, même si précédemment on l’a fermé en mode développement (« Laboratory »). Par défaut, sur la version Windows testée, le dossier de référence est celui de l’utilisateur au sens du système d’exploitation (« C:\utilisateurs\User » dans Windows 7, « User » étant le nom choisi à l’installation du système).

Pour changer de dossier de référence, il faut activer le menu « Outils » puis « Options » et le 2ème onglet du panneau des options, « Gestion de fichiers ». On choisit alors son dossier préféré de départ. Bien sûr, le résultat de cette opération n’est automatiquement mis en œuvre qu’à l’ouverture suivante du logiciel.

Paramétrage : Gestion de fichiers

 

Cela fait, DCU affiche, au bas de la fenêtre centrale, les vignettes des images trouvées dans le dossier en question, avec quelques informations : nom, dimensions (pixels), « poids » (kilo-bits), date et heure. Le type de fichier (DNG, JPEG…) apparaît dans un petit cartouche. Une case à cocher permet de « cocher » chacune des images (voir ci-après).

DCU - browser - les vignettes

DCU – browser – les vignettes

Le mode BROWSER

L’interface générale de DCU

DCU - Interface générale "Browser"

DCU – Interface générale « Browser »

 

Classiquement, l’interface se divise en quatre parties principales :

  • Tout en haut de l’écran, une ligne de menu classique. En dessous, 2 lignes comportant différentes icônes
  • En dessous, au centre de l’écran, la fenêtre principale dans laquelle s’affiche l’image sélectionnée (si une image est sélectionnée, bien sûr). Juste en dessous, les vignettes des images du dossier.
  • À gauche, une « colonne » comprenant :
    • Dans sa partie supérieure, 4 onglets : l’explorateur de fichiers (« dossier »), favoris, coche1 (rouge), coche2 (vert), coche3 (bleu) permettant de sélectionner les images cochées
    • Dans sa partie inférieure, l’histogramme (quand une image est affichée)
  • À droite :
    • Dans le volet supérieur, les informations sur la photo sélectionnée (EXIF)
    • Dans le volet inférieur, les informations « de copyright »

Pour que les informations d’une image soient affichées dans les rubriques correspondantes, il suffit de cliquer une seule fois sur sa vignette en bas d’écran. L’image s’affiche alors, bien sûr, dans la partie centrale.

Son utilisation n’appelle pas de commentaire particulier : on se déplace dans le dossier comme dans tout autre dossier. Si l’on clique sur une miniature, en bas d’écran, la photo s’affiche avec les informations correspondantes. Du très classique !

 

Cocher des images

Si l’on souhaite attribuer une couleur (rouge, vert, bleu) à une image, on clique dans la petite case à cocher à droite de la miniature : 1 clic = rouge, 2 clics= vert, 3 clics = bleu…4 clics reviennent à supprimer la couleur attribuée.

De la même manière, on peut attribuer de 1 à 3 étoiles à chaque image, en cliquant autant de fois qu’on le souhaite à gauche de la case à cocher. Si l’on clique 4 fois (pour 4 étoiles) apparaît un message d’erreur. Ce n’est pas très convivial, mais quand on la connaît, cette option peut éventuellement rendre des services à l’utilisateur.

Un symbole « clé » apparaît à droite du cartouche indiquant le format de fichier. Cette clé apparaît soit grisée (image « libre »), soit de couleur jaune (image en lecture seule). De fait, nous n’en avons pas bien compris l’utilité puisqu’une image avec une clé jaune, donc présumée en lecture seule, peut tout de même être traitée dans le « laboratory » !

Pour plus d’indications sur ce point, nous invitons le lecteur intéressé à se reporter à l’aide du logiciel, rubrique « Miniatures ».

Le catalogage des photos et la gestion des métadonnées

Cataloguer

Par le navigateur de fichiers, DCU permet de choisir le dossier contenant des images, qu’elles soient de format RAW ou de n’importe quel autre format. Dès lors, dans la partie basse et centrale de l’interface, il en affiche les vignettes avec quelques données comme indiqué ci-avant.

Mais point de base de données et donc point d’option pour importer des images : si on veut ajouter des images à un dossier il faudra faire un classique « copier/coller » ou « couper/coller » comme si l’on procédait par le système d’exploitation de l’ordinateur. Simple, sans doute, mais peu convivial, ce qui s’explique, d’ailleurs, car DCU ne propose aucun catalogage des images.

 

Gestion des métadonnées

Les métadonnées apparaissent en mode browser sur la partie droite de l’écran (colonne de droite, partie supérieure). Elles sont ce que l’APN les enregistre.

Mais, contrairement à d’autres logiciels, DCU ne permet ni de les modifier, ni de les compléter, ce qui est un peu frustrant ! Par ailleurs, cela ne facilite pas les recherches d’images correspondant à des critères précis choisis par l’utilisateur, comme sait le faire, par exemple, RawTherapee.

DCU – Les métadonnées

 

 

Utilisation des coordonnées GPS

Il n’y a pas de module « carte du monde » sur lequel on pourrait voir immédiatement où ont été prises les photos. D’une manière générale, les données GPS ne sont pas prises en considération. Il est vrai que tous les boîtiers Pentax ne sont pas dotés d’un module GPS même si certains d’entre eux pourraient se voir greffer le module indépendant en option  O-GPS1.

Pour autant, les informations GPS figurent bien dans les métadonnées, si elles ont été activées sur l’APN :

Données GPS dans les métadonnées

Données GPS dans les métadonnées

 

Un outil très utile

La ligne de menus contient une option « Outils ». Cette rubrique comporte un outil qui peut s’avérer extrêmement intéressant : un convertisseur DNG. Ainsi, quand le dossier affiché comporte des images au format PEF, il est tout à fait possible, au moyen de cet outil, de les convertir en format DNG. Cela évite d’avoir recours à l’outil proposé par Adobe « AdobeDNGConverter ». La conversion peut s’effectuer en lot ou unitairement, selon que l’on sélectionne plusieurs images PEF ou une seule.

DCU – Conversion DNG

Le Développement RAW « Standard » ou « Laboratory »

On accède à ce mode, après chargement d’une photo, en cliquant sur le bouton « Laboratory », situé immédiatement à droite du « Browser », juste en dessous de la ligne de menus. La couleur de fond du bouton devient alors rouge.

L’interface de développement (ou d’édition) de DCU se présente ainsi :

DCU – Interface « Laboratory »

 

Description de l’interface « Laboratory »

En apparence, mais en apparence seulement, les changements semblent peu nombreux par rapport à l’interface « Browser » : on retrouve une fenêtre centrale portant l’image, en dessous, la fenêtre des miniatures choisies pour édition, une colonne à gauche, une autre à droite.

Les fenêtres centrales n’appellent pas de commentaire supplémentaire.

La colonne de gauche

Elle se subdivise en deux parties.

  • Dans sa partie supérieure, 2 onglets. Le premier relatif aux informations sur l’image (les métadonnées, ou EXIF, qui se trouvaient à droite dans le module « Browser ». Le second onglet supérieur est l’historique des opérations effectuées sur l’image. On y reviendra…
  • Dans sa partie inférieure, 3 onglets. Le premier contient l’histogramme de la photo, le deuxième est consacré au recadrage, le 3ème, appelé « carte », n’a rien à voir avec une éventuelle carte pour les données GPS. L’aide en dit ceci : « Lorsque l’image est affichée en agrandissement sur la page Affichage d’image, la zone d’image agrandie est indiquée par un cadre ». On peut alors « faire glisser le cadre pour modifier la position d’affichage ». Avouons que ce n’est pas d’un intérêt majeur même si cela peut rendre des services.

La plupart des onglets de cette colonne n’appellent pas d’observation particulière : le lecteur qui post-traitera avec DCU s’y retrouvera aisément.

Une observation importante, toutefois : l’onglet « Recadrage » est exclusivement fait pour recadrer et pas pour redimensionner une image. Autrement dit, si l’on s’en sert, c’est pour EXTRAIRE une partie de l’image. Si l’on veut seulement redimensionner l’image post-traitée, cela s’opère au moment de l’enregistrement :

DCU - Enregistrement Image

DCU – Enregistrement Image

 

AVANT de presser le bouton « Enregistrer », on active « Modifier taille d’image ». Cela a pour effet d’ouvrir une nouvelle fenêtre « Modifier taille d’image » dans laquelle on pourra spécifier les paramètres du redimensionnement :

DCU - Redimensionner Image

DCU – Redimensionner Image

 

La colonne de droite

C’est elle qui contient les outils essentiels au développement.

Elle se subdivise aussi en deux parties.

  • dans sa partie supérieure, 3 onglets (ils seront explicités plus loin) :
    • Image personnalisée
    • Balance des blancs
    • Exposition/Ton
  • Dans sa partie inférieure, 5 onglets (à condition de les avoir activés par l’option « Fenêtre » de la ligne de menus supérieure. Eux aussi seront explicités plus loin.
    • Rotation/Décalage
    • Mettre en valeur l’ajustement
    • Réglage précis de la couleur
    • Réduction du bruit
    • Correction des aberrations de l’objectif

 

Quelques observations liminaires

Comme nous l’avons dit précédemment, les icônes présentes ne sont accompagnées d’aucune infobulle rappelant leur rôle. Or on en trouve (des icônes) dans toutes les parties consacrées à l’édition des images, recadrage compris. À moins de les mémoriser, ce qui implique une utilisation régulière du logiciel, il faut se référer constamment à l’aide pour savoir à quoi se rapportent ces icônes. Car il faut bien admettre que, très souvent, elles sont assez peu explicites. À l’usage, c’est très peu pratique.

Une sorte d’exception : l’onglet consacré aux corrections des aberrations de l’objectif, s’il comporte des icônes, comporte aussi, en regard, un petit intitulé permettant à l’utilisateur de savoir à peu près de quoi il retourne (voir l’image dans la rubrique correspondante ci-dessous). Mais cela ne va pas très loin : un clic sur l’icône donne seulement les options possibles (marche/arrêt/réglage du boîtier) sur l’action considérée. Pas d’explication, sauf à vérifier dans l’aide.

Sur les outils en général, une critique commune : si beaucoup de corrections sont possibles, on notera que la marge de manœuvre reste dans tous les cas très limitée. C’est soit « marche/arrêt », soit correction « faible », « moyenne », « forte ». Aucun réglage fin – ou presque – n’est possible. De notre point de vue, c’est le plus gros point faible de DCU.

Un élément important : DCU reconnaît les réglages effectués dans l’appareil de prise de vue s’il est compatible avec le logiciel. C’est le cas, par exemple, des paramètres [Brillant], [Naturel], [Portrait], [Paysage], [Éclatant], [Couleurs éclatantes], [Estompé], [Sans blanchiment], [Diapositive], [Monochrome], [Traitement croisé]. On peut aussi changer ces paramètres lors du traitement de l’image dans le logiciel.

 

Description des différents « outils » de la partie supérieure

Le panneau « Image personnalisée »

DCU - Outil "Image personnalisée"

DCU – Outil « Image personnalisée »

 

Ainsi présenté, il est nécessaire d’être « diplômé ès DCU » pour comprendre la signification des icônes et leur rôle ! Pas d’infobulles, pas de texte. Ce qui implique, pour les débutants, d’ouvrir l’aide et d’afficher la rubrique correspondante. C’est le seul moyen de savoir ce que l’on peut modifier et dans quel sens. Un autre moyen de se familiariser avec ces symboles est de le faire avec un boîtier Pentax (pétale droit du trèfle).

Autre léger inconvénient (c’est un euphémisme !) : les curseurs manquent singulièrement de sensibilité et leur utilisation ne permet quasiment pas de réglages fins.

Les fonctions attribuées aux icônes sont indiquées sur l’image ci-dessous. À noter que certaines d’entre elles ne sont actives que si certaines conditions sont réunies, soit à la prise de vue, soit par choix de la personne qui post-traite. Il convient de se reporter à l’aide de DCU pour plus d’explications.

 

DCU - Outil "Image personnalisée" Explication des icônes

DCU – Outil « Image personnalisée » Explication des icônes

 

Un choix qui peut paraître étonnant : c’est dans cet onglet que l’on peut agir sur la netteté de l’image, au moyen de deux boutons :

  • « S » (pour Sharpness, probablement)
  • « FS » (Fine Sharpness ?) que DCU traduit par « Netteté raffinée ».

La différence entre ces deux options ne nous est pas apparue flagrante avec nos images de test.

 

Et si l’on est désorienté…

Quand on a tellement tâtonné et modifié de paramètres, que l’on ne sait plus trop ce que l’on a fait, ou qu’on veut annuler le traitement, 2 icônes rendent de fiers services :

  • Sur la toute première ligne, celle qui représente un appareil photo : elle rétablit les paramètres sur ceux utilisés lors de la prise de vue.
  • Celle qui est située à sa droite : elle sert à réinitialiser les paramètres qui ont été modifiés et qui ainsi reprennent les valeurs de ton de l’image initiale

Si, en revanche, on veut seulement revenir en arrière, c’est tout à fait possible. Et la manœuvre peut s’appliquer à toutes les opérations en mode Laboratory : il suffit, dans l’historique, de cliquer sur la ligne de son choix. Cela a pour effet d’annuler toutes les modifications effectuées après cette ligne. Pour autant, bien sûr, que l’on n’a pas enregistré l’image.

 

Le panneau « Balance des blancs »

DCU - Outil "Balance des blancs"

DCU – Outil « Balance des blancs »

 

C’est bien sûr un outil classique et indispensable dans un logiciel de Post-Traitement.

Il permet, notamment, si on clique sur le bouton-radio « remplacer », de retrouver les valeurs classiquement proposées dans les boîtiers Pentax. Ce qui, tout de même, n’interdit pas de préférer opérer manuellement en activant « Régl. Temp. Couleur »

Un point particulier, l’option « SILKYPIX AWB » (Balance des blancs automatique Silkypix). Elle donne le choix entre 2 valeurs possibles, « Absolute » ou « Naturel ». L’aide précise : « Permet de régler automatiquement à partir des données d’image. Choisissez entre [Absolute] dans lequel la luminosité du ciel couvert est compensée de manière optimale, et [Naturel] dans lequel certaines couleurs de la source de lumière sont conservées ».

L’explication n’est pas d’une limpidité absolue, surtout pour ce qui concerne l’option « naturel ». Et c’est sans appel puisque cette option « SILKYPIX AWB » est bien sûr exclusive des autres. L’activer, c’est se priver du moyen d’intervenir manuellement.

L’option « Réglage de point gris », elle aussi exclusive des autres, sert surtout aux photographes qui utilisent une charte de gris à la prise de vue. On peut, grâce à la pipette, choisir dans l’image le gris souhaité et sélectionner le nombre de points (1, 3 ou 5) pour les appliquer à l’ensemble de l’image.

 

Le panneau « Exposition / Ton »

DCU - Outil "Exposition/Tonalite"

DCU – Outil « Exposition/Tonalite »

 

Il permet, comme son nom l’indique, de régler l’exposition et la courbe de tons (luminosité, échelle de gris).

« Sensibilité(EV) » permet une correction d’exposition classique.

« Maquill » (quel nom étrange !) « Permet de régler la zone sombre d’une image à l’aide du curseur ou de sélectionner une valeur numérique » selon l’aide. Mais comme il est impossible de sélectionner des zones précises de l’image, la correction s’appliquera à l’ensemble de celle-ci. Ce ne sera pas efficace et souhaitable dans tous les cas !

« Compensation ombres » corrige automatiquement les ombres : là encore, l’utilisateur n’a aucun moyen d’agir comme il l’entend.

« Courbe de tons » est la seule option qui permet de corriger à sa guise différents niveaux en choisissant la couleur dans la liste déroulante. Pour revenir aux valeurs par défaut, il faut cliquer sur l’icône représentant une ligne diagonale avec le signe « + » en bas.

Dans la réalité, on peut bien sûr obtenir les corrections souhaitées, ou s’en approcher », mais c’est d’une manipulation peu intuitive, plutôt malaisée, et qui manque de précision. L’utilisateur exigeant passera sans doute son chemin.

 

Description des différents « outils » de la partie inférieure

Le panneau « Rotation / Décalage »

DCU - Outil "Rotation/Décalage"

DCU – Outil « Rotation/Décalage »

 

Outil classique, il permet de changer l’orientation de l’image ou de la déplacer. Chacune de ces deux actions fait l’objet d’un choix séparé. Pour ce faire, il est nécessaire de cocher la case « Appliquer » avant de pouvoir choisir les paramètres de rotation et/ou de décalage. Ce qui prête à confusion, et c’est vrai dans tous les autres cas où ce terme est utilisé. Généralement en effet, on comprend que ce mot valide les modifications. Or ici, il permet seulement d’entrer les paramètres de réglage. Il aurait donc été plus judicieux d’employer à sa place le mot « Activer ».

Sinon, cela ne présente pas de difficulté particulière.

 

Le panneau « Mettre en valeur l’ajustement »

DCU - Outil "Mettre En Valeur l'ajustement"

DCU – Outil « Mettre En Valeur l’ajustement »

 

Là encore, il est nécessaire de cocher « Appliquer » pour pouvoir agir.

Par déplacement de curseurs, on peut alors choisir de préserver couleur, luminosité, saturation, teinte. Ceci fait, l’utilisation du curseur « Mettre en valeur la compensation » permettra de compenser les zones claires. Mais, encore une fois, TOUTES les zones claires de l’image : on rappelle que la sélection de zones particulières n’est pas possible dans DCU.

Quant au curseur « DRE », il permet d’augmenter la plage dynamique.

Le panneau « Réglage précis de la couleur »

DCU - Outil "Réglage précis de la couleur"

DCU – Outil « Réglage précis de la couleur »

Il faut, comme toujours, cliquer d’abord sur « Appliquer » avant de pouvoir opérer.

S’ouvre alors la possibilité de choisir une couleur parmi 8 possibles, chacune étant représentée comme « une portion de camembert » dans le nuancier de couleur situé au bas de l’onglet. Les réglages s’effectuent alors par déplacements des curseurs des zones « Teinte », « Saturation » et « Luminosité », les fameux « TSL » rencontrés dans d’autres logiciels.

L’action sur le curseur « Teinte » se traduit par une évolution de la valeur dans le cartouche correspondant à droite, et par un déplacement vertical du point blanc dans la « portion de camembert » correspondante.

L’action sur le curseur « Saturation » se traduit par une évolution de la valeur dans le cartouche correspondant à droite, et par un déplacement horizontal du point blanc dans la « portion de camembert » correspondante.

Pour le curseur « Luminosité », seule évolue la valeur contenue dans le cartouche correspondant.

Et, pour une fois, notons avec satisfaction que l’on peut agir avec précision en modifiant directement les valeurs de chaque rubrique dans les cartouches correspondant à chacune d’elles.

Quant à l’icône comprenant 3 points de couleur et le signe « + », elle permet de rétablir les paramètres par défaut.

Le panneau « Réduction du bruit »

DCU - Outil "Réduction du bruit"

DCU – Outil « Réduction du bruit »

 

Dans la plupart des logiciels, cette option se situe tout près de l’option « netteté », tellement les deux interfèrent. Ici, ce n’est pas le cas ! Nous avons vu que le réglage de la netteté s’effectue dans l’onglet « Image personnalisée ». Le réglage du bruit a droit, lui, à un onglet spécifique.

Ici, plusieurs options cumulées sont possibles : il suffit, pour y accéder, de cocher les cases correspondantes.

  • 1. « Réduction du bruit aléatoire » s’utilise pour le bruit haute fréquence dans les zones sombres (l’image ressemble à une image argentique avec du « grain »)
  • 2. « Réduction du bruit à plusieurs niveaux » permet de réduire le bruit généré par l’utilisation d’une sensibilité élevée
  • 3. « Réduction du signal des couleurs parasite » : c’est utilisé pour réduire ce qui est appelé « bruit de chrominance » dans d’autres logiciels, c’est-à-dire les pixels de couleur parasites.
  • 4. « Suppression de la frange » permet, selon l’aide, « de réduire la couleur générée à proximité des zones à forte luminance » (halos).

Le panneau « Correction des aberrations de l’objectif »

DCU - Outil "Correction des aberrations de l'objectif"

DCU – Outil « Correction des aberrations de l’objectif »

 

Si son nom est explicite, son utilisation peut être plus délicate !

Si les distorsions et aberrations chromatiques sont bien connues des photographes, les outils pour les corriger varient en fonction des logiciels. Certains utiliseront la correction de perspective, ou encore les outils de correction de la distorsion en barillet ou en coussinet. Ces mots sont inconnus, semble-t-il, de DCU.

Compensation marginale de la lumination

La première correction est celle qui s’intitule « Compensation marginale de la lumination ». Ce n’est pas très explicite, et ce n’est pas très documenté non plus !

Un bouton « Correction auto » offre les options « Régl. Appareil » « Auto », « Faible », « Moyenne », « Forte », « Arrêt ». À l’utilisation, on s’aperçoit que cela corrige le vignettage.

Mais, oh surprise !, cela n’interdit pas d’utiliser la correction manuelle, laquelle agit aussi pour corriger le vignettage si l’on agit conjointement sur les curseurs (distance focale en équivalent 35mm » (?) et « Compensation ». Toutefois, cette possibilité d’utiliser conjointement les corrections automatique et manuelle n’est pas opérationnelle sur toutes les images : cela a été possible avec l’image de la plage utilisée dans ce dossier, impossible avec l’image nocturne de la fontaine, laquelle, d’ailleurs, n’a pas pu être traitée de façon automatique (option inaccessible). Sans doute est-ce dû à certaines caractéristiques de l’image (dans les EXIF) et/ou à l’appareil photo utilisé et son paramétrage. Après recherches dans l’aide, il semble bien que ce soit le cas.

En effet, l’aide de DCU 5.8.1 nous apprend que : « Pour les images prises alors que la fonction de correction est définie, une correction automatique est possible sur l’image sur laquelle [Régl.appareil] est défini.
Si une image a été prise avec un appareil photo ou un objectif ne prenant pas en charge la correction automatique, elle ne peut pas être automatiquement corrigée.
 »

En revanche, point d’option comme on aurait pu s’y attendre avec ces intitulés, pour corriger la perspective (par exemple les lignes verticales convergentes des objectifs grand-angles).

C’est quelque peu déroutant !

Correction de la distorsion

Vient ensuite la « Correction de la distorsion » qui, elle, porte bien son nom. On peut encore agir automatiquement et manuellement sur certaines images (et pas sur d’autres – cf. ci-dessus) et, là aussi, on peut agir finement en faisant varier la valeur située dans le cartouche correspondant.

Cependant, avec les images utilisées pour constituer ce dossier, les résultats ne sont pas toujours convaincants. Pour l’image de la plage, peu d’effet, mais davantage (correction de la distorsion en coussinet) pour l’image nocturne de la fontaine.

Correction de l’aberration chromatique latérale

Pour la « Correction de l’aberration chromatique latérale », on relève la même « contradiction » que précédemment en ce qui concerne les corrections automatique et manuelle.

L’aide de DCU stipule que cette option « Permet de corriger l’aberration chromatique latérale (différence entre l’agrandissement de l’image et la taille de l’image en raison de différentes longueurs d’onde des couleurs sur les bords de l’image).
Le curseur [Compensation du rouge] permet de régler la mise en valeur de la lumière rouge et le curseur [Compensation du bleu], la mise en valeur de la lumière bleue
. »

Que faut-il en penser ? Rien, sinon que les images utilisées n’ont pas permis de vérifier cet état de choses.

Autres fonctionnalités

Il existe enfin, dans DCU 5.8.1, et dans le même onglet, 2 options qui ne figurent pas dans l’aide du logiciel :

  • « Correction diffraction » (l’index de l’aide comporte en revanche 2 fois « Correction de la distorsion », qui affichent la même rubrique)
  • « Correction frange de couleur »

Ces deux options se sont avérées inaccessibles sur l’image nocturne de la fontaine, et parfaitement opérationnelles sur l’image de la plage.

La correction de la diffraction donne le choix entre 3 valeurs : « Régl. Appareil », « Marche », « Arrêt ».

La correction frange de couleur offre 5 choix : « Auto », « Faible », « Moyenne », « Forte », « Arrêt »

 

Nous avons fait là un tour complet des possibilités de DCU 5.8.1. Nous sommes utilisateurs d’autres logiciels de Post-Traitement (LightRoom, DxO, ACDSee, parfois RawTherapee et DarkTable, d’autres encore). La comparaison avec DCU ne semble pas du tout en faveur de ce dernier. Il lui manque beaucoup de choses pour les égaler ou être un véritable concurrent, à commencer par les retouches locales, complètement absentes. De plus, et c’est sans doute un peu plus grave, on a du mal à visualiser les effets de certaines manipulations. On est ainsi contraint d’opérer « au petit bonheur la chance » et d’espérer que les résultats seront ceux que l’on espère.

Le PT amélioré

Gestion des profils du boîtier

Il faut se reporter à la description de l’onglet « Correction des distorsions de l’objectif ». DCU reconnaît les boîtiers Pentax et leur paramétrage. Il ne gère cependant pas les couples boîtiers/objectifs comme le fait par exemple DxO.

Les couleurs

Pour la gestion des couleurs, les possibilités de DCU nous semblent assez basiques. Elles peuvent cependant suffire à nombre d’utilisateurs. Nous aurions aimé une plus grande précision, il faut bien le dire !

Avant traitement / Après traitement DCU :

 

Retouches locales

Dans les outils de développement (onglets), elles n’existent tout simplement pas : les corrections s’appliquent toujours à l’image entière.

Et un fait étonnant : la correction des yeux rouges ne se trouve dans aucun de ces onglets. On la croyait absente. Eh bien non ! Elle existe. Mais elle est perdue, en mode « laboratory » seulement, dans le menu « Image » de la ligne de menu.

Il en va d’ailleurs de même pour le « Pixel Shift Resolution » et la « correction de taches » (écrite de façon erronée « correction tâche ».

Toutefois, pour en faciliter l’accès, ces outils figurent aussi sur la barre d’icônes située juste en dessous de la ligne de menu.

Ces choix sont tout de même assez étranges et ces options auraient pu être regroupées avec les autres outils du « Laboratory ».

DCU - Les icones du Laboratory

DCU – Les icônes du Laboratory

 

Filtre gradué, filtre radial, pinceau : la technologie U-Point

Aucune fonction de ce type n’existe dans DCU.

 

Calques

La notion de calques est complètement absente de DCU.

 

Copies virtuelles

Cette notion est aussi absente de DCU.

 

Gestion du N&B

C’est dans l’onglet « Image personnalisée » que l’on gère le noir et blanc. « Gestion » est un bien grand mot pour exprimer ce que l’on peut faire dans la transformation d’une photo en noir et blanc.

DCU - "Image personnalisée" Monochrome

DCU – « Image personnalisée » Monochrome

 

Après activation de la liste déroulante, on choisit l’option « Monochrome », ce qui a donc pour effet de faire passer l’image en monochrome. Pour agir ensuite sur l’image convertie, il faut jouer avec les curseurs « Contraste ». C’est un peu sommaire, en comparaison d’autres logiciels, mais la valeur de contraste peut être finement ajustée.

L’image ci-après a été convertie de cette façon :

DCU - Traitement Noir&Blanc

DCU – Traitement Noir&Blanc

 

Gestion du bruit

L’image ci-dessous a été prise avec un KP avec ces paramètres : 1/125s à f/5 et 12800 ISO. Un développement a été réalisé avec DCU (onglet « Réduction du bruit »). Une portion de l’image a été extraite d’une part avant traitement et d’autre part après traitement du bruit.

Sans traitement / Traitement DCU

Ce n’est qu’un exemple de ce que l’on peut obtenir, en aucun cas le seul résultat possible.

 

Autres fonctionnalités

Comme PentaxKlub l’a déjà souligné pour les autres logiciels, il est impossible, dans le cadre de cet article, de passer en revue toutes les possibilités de Digital Camera Utility (DCU). Non pas parce qu’elles sont trop nombreuses, mais plutôt parce qu’il faudrait entrer dans le détail de chacune d’elles, ce qui implique une connaissance approfondie du logiciel. Il est donc tout à fait possible que nous aient échappé plusieurs d’entre elles.

 

Traiter une série d’images par lot avec DCU

DCU permet de traiter des images par lots.

La façon de procéder est la suivante :

  • Dans l’interface « Browser » il faut sélectionner les images à traiter (Shift+clic sur chaque image)
  • Dans le menu « Fichier », on clique sur « Traiter plusieurs fichiers ». S’ouvre alors une boîte de dialogue qui permet de spécifier différents paramètres (dont le format de sortie et le dossier de destination) :
    Traitement par lots

    Traitement par lots

     

  • On procède au traitement. Bien sûr, les mêmes paramètres de traitement s’appliqueront à toutes les images sélectionnées. Il faut donc avoir parfaitement conscience de ce que l’on veut faire.

 

PixelShift

Pentax propose depuis le K-3 II la fonctionnalité PixelShift qui permet une définition accrue d’une image.

Avec RawTherapee, depuis la version 5, DCU est le seul logiciel capable de traiter ces images. Nous n’avons pas, dans le cadre de cet article, activé cette fonctionnalité qui fera l’objet d’un article dédié au second semestre.

 

Échanges avec d’autres logiciels

DCU ne prévoit aucun échange avec des logiciels externes.

Les fonctions d’Export

Export « classique »

Par export, il faut comprendre création d’un fichier au format JPEG ou TIFF, à partir d’un fichier RAW et des Post-Traitements. C’est évidemment le résultat du PT qui est exporté, à partir du fichier RAW et du traitement effectué.

Dans DCU, l’export est en réalité l’enregistrement de l’image traitée dans le dossier de son choix. Il s’effectue en activant, dans le menu « Fichier » l’option « Enregistrer sous avec traitement d’image ». Rappelons que c’est dans ce module que l’utilisateur peut redimensionner l’image de sortie.

 

Export vers des services externes

DCU ne dispose pas de fonctionnalités d’export vers de services externes tels que Flickr, Instagram ou encore des galeries Web.

 

Impression par des tiers

DCU ne propose pas de service d’impression par des tiers comme Photoweb ou Photoservice. Il n’y a pas non plus de possibilités de créer un livre au format PDF.

 

Impression locale

DCU dispose d’un module d’impression locale assez complet. Il suffit, pour s’en convaincre, de noter que ce module comprend 3 onglets permettant de gérer de très nombreux paramètres.

Bien entendu, ce module est capable de détecter quelle imprimante est reliée à l’ordinateur et d’en activer la configuration.

Les images ci-dessous permettent de se faire une idée précise des possibilités de DCU en matière d’impression.

 

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DCU - Impression 03

DCU – Impression 03

 

 

Tableau récapitulatif des principales fonctions du logiciel

CatalogueNon
Outils de Post Traitement avancés (U-Point, Filtre radial, Pinceau, etc.)Non
Gestion des calquesNon
Interfacage avec des éditeurs externesNon
Gestion du PixelShiftOui (pour Pentax)
Gestion des panoramiques, des HDRPas de création de Panoramique ni HDR mais gère les HDR boîtier.
Utilisation des set de dev Pentax (Lumineux, Paysage, Monochrome, Brillant, etc.)Oui
Prise en charge format DNG et PEFOui
(outil de conversion incorporé)
Correction des ACOui
Correction des objectifsOui
Copier/Coller les paramètres de dev (synchronisation passive et/ou active)Oui

 

Avantages / Inconvénients

Avantages

  • Sa gratuité (fourni avec l’APN)
  • Une relative simplicité d’utilisation de certaines fonctionnalités
  • Des fonctionnalités d’impression très complètes
  • Présence d’un outil de conversion des fichiers .PEF en fichiers .DNG

 

Inconvénients

  • L’absence de retouches locales, de relations avec d’autres logiciels
  • L’aide intégrée qui manque singulièrement de pédagogie, de précision et qui présente des manques
  • L’aspect sommaire de certaines fonctionnalités.
  • La difficulté (voire l’impossibilité) de gérer finement certains paramétrages
  • Un manque certain d’intuitivité

 

Et par rapport à Adobe Lr ?

Voici un petit tableau des principales fonctions de RT avec leur équivalent Lr.

LightroomDCU 5.8.1
Balance des blancsBalance des blancs (toutes les options des boîtiers Pentax)
Tonalité automatiqueNon
Tonalité manuelleOui
ClartéNon
Vibrance et SaturationSaturation - mixage des canaux
Courbe des tonalitésCourbes de tonalités
Teinte/Saturation/Luminance
Couleur / NB
Teinte/saturation/Luminosité
Couleur / NB
Mixage des canaux rouge/vert/bleu
Détail - NettetéNetteté (normale ou "raffinée")
Détail - Réduction du bruitRéduction du bruit
Corrections de l'objectifCorrection des aberrations de l'objectif
RecadrerRecadrer
Redimensionner
Netteté post-redimensionnement
RedresserRotation/Décalage
Suppression des défautsCorrection de la distorsion, de l'aberration chromatique, du vignettage

Passer de Lr à DCU ? Impensable pour beaucoup ! Et on les comprend ! DCU est loin de posséder toutes les fonctionnalités de Lr. De plus, les fonctionnalités semblables sont très loin de présenter la même facilité d’utilisation, la même finesse de paramétrage, la même précision des résultats. Mais cela ne signifie pas qu’il faille jeter la pierre à DCU : d’abord, il est fourni gratuitement par Ricoh/Pentax, quand Lr est, dans tous les cas, payant. Ensuite, malgré cette gratuité, il offre les fonctionnalités de base exigées par tout post-traiteur. On ne demande pas les mêmes résultats à une Ferrari et à une 2Cv : elles ne sont faites ni pour le même usage ni pour les mêmes utilisateurs. Il en va de même de DCU et de Lr.

Conclusion

DCU ne fait clairement pas partie des « grands » logiciels de Post-Traitement de photos. Mais il est fourni gratuitement et offre les fonctionnalités de base nécessaires à tout Post-Traitement minimal.

Les « grands » du secteur offrent, bien entendu, beaucoup plus : ils sont spécialement conçus pour s’adapter à tous les post-traitements, quel que soit le boîtier dont est issue la photo. DCU est adapté de Silkypix spécifiquement pour les boîtiers Pentax : il reprend et reconnaît les paramétrages de ces boîtiers, mais évidemment pas ceux des autres constructeurs qui possèdent généralement aussi leur propre « soft ». Un photographe ayant des connaissances en Post-Traitement n’y trouvera pas son compte. C’est peut-être différent pour un vrai débutant en Post-Traitement, mais il atteindra rapidement les limitations du logiciel.

Pour autant, DCU pourrait utilement évoluer : les retouches locales, même un peu sommaires, pourraient apporter un plus grand confort d’utilisation. Certains outils, s’ils étaient mieux pensés, rendraient sans doute aussi de meilleurs services.

Du fait de sa gratuité et de ces inconvénients, DCU risque fort de se heurter aux logiciels de Post-Traitement eux aussi gratuits tels que RawTherapee et Darktable, mais qui offrent des possibilités plus élevées.

Il est probable que certains de nos lecteurs nous trouveront trop sévères dans nos critiques de DCU. Peut-être auront-ils de bonnes raisons de penser ainsi. Nous pensons, nous, que ce logiciel (gratuit, répétons-le) est resté à un stade où seuls des utilisateurs vraiment débutants en PT pourront y trouver leur compte, au moins pendant quelque temps, et à condition de s’y investir avec assiduité. Il nous apparaît très souhaitable que Ricoh/Pentax apporte des compléments et des améliorations, orientés vers l’utilisateur débutant, mais aussi plus confirmé, marquant ainsi sa considération pour sa clientèle. La base de travail existe, reste à la faire évoluer.

 

 

Galerie

 

 

 

Un traitement plus "chaud"

 

 

Crédit photo : © fyve – Développement DCU dans le cadre de l’article : Micaz.