RawTherapee est un des logiciels de traitement d’images issus du monde du logiciel libre, à l’instar de DarkTable, Photivo, Digikam et d’autres encore de moindre renommée. Il est donc téléchargeable et utilisable librement. Pour le télécharger, il est recommandé de le faire depuis le site officiel.

Il s’appuie, pour le dématricage des photos, sur le logiciel DCRaw conçu par Dave Coffin. On notera que DCRaw est le dématriceur sur lequel s’appuient, notamment, Affinity,  Digikam, Gimp, DarkRoom, entre autres. Ce même DCRaw peut recevoir une interface graphique par l’intermédiaire de UFRaw. DarkTable, quant à lui, fait appel à RawSpeed..

 

Historique

RawTherapee a été initié en 2004 par un développeur hongrois du nom de Gábor Horváth. Son évolution est depuis 2010 assurée en « open source » par une équipe de développeurs du monde entier. Le logiciel existe pour les plateformes Linux, Mac OS et Windows. Pour Windows (à partir de la version Vista), la dernière version en date porte le numéro 5.4. Elle est à disposition depuis le 20 mars 2018 sur le site indiqué ci-dessus.

Pour connaître les évolutions entre la version 5.3 et la version 5.4, il faut afficher le panneau des préférences, cliquer sur le bouton « À propos » puis sur l’onglet « Notes de version ». Des conseils d’utilisation y sont également donnés (le tout en anglais).

 

Étant donné les très nombreuses fonctionnalités et possibilités offertes par ce logiciel, nous ne pourrons pas être exhaustifs et tout passer en revue. Notre but est d’apporter une connaissance minimale de ce qu’il est possible de faire, ou pas. C’est la raison la laquelle tous les articles partageront la même trame, à quelques nuances près.

 

 

Description du logiciel

Comme beaucoup de logiciels de traitement du RAW,…

… RawTherapee est non destructif. Cela veut dire que toutes les actions de traitement sont calculées en temps réel et appliquées à l’image en affichage. On peut donc manipuler tant qu’on veut l’image, l’original n’est jamais altéré, tout étant écrit dans un fichier de type texte, d’extension « PP3 », qui peut être ouvert par un simple éditeur de texte. Toutefois, une migration vers des fichiers au format XML est en cours d’étude.

L’enregistrement de l’image consiste en fait en un export dans un des formats proposés (TIFF, JPEG, PNG).

Au moment de la rédaction de cet article, RawTherapee vient de publier sa version 5.4, c’est donc cette version qui sera utilisée. Dans la suite de l’exposé, RawTherapee sera indiqué par « RT » et fera référence, par défaut, à la version 5.4.

Il faut noter que RT lit et traite nativement les fichiers PEF de Pentax et tous les autres types de fichiers RAW. Y compris, d’ailleurs – et c’est somme toute assez peu commun – les fichiers issus des capteurs X-Trans de Fuji.

À noter aussi que RT gère le Pixel-Shift de Pentax et de Sony. Pour Pentax, sans doute s’agit-il de la version Pixel Shift du K-1, le K-1 mark II faisant à peine son apparition sur les étals à la date de rédaction de ce dossier. Mais, à notre connaissance, RT est à ce jour le seul logiciel de Post-Traitement, avec DCU de Pentax, à interpréter le Pixel Shift « avec mouvement » (ne pas confondre avec le nouveau mode « à main levée »).

Le site du logiciel ne propose aucune mise à jour. Dès lors qu’une nouvelle version est publiée, elle remplace purement et simplement la précédente. Il suffira donc de l’installer directement, de préférence dans le dossier suggéré par le programme d’installation. Si l’on souhaite garder les paramétrages de la précédente version, alors on fera d’abord l’installation de la nouvelle version. Dans le cas contraire, on pourra, préalablement à l’installation, désinstaller la version précédente au moyen des utilitaires de l’OS.

 

 

Profil boîtier +objectif

Si RT sait lire dans les EXIF’s les noms de l’APN et de l’objectif utilisés, il ne gère pas les profils boîtier-objectif de la même manière que le fait, par exemple DxO PhotoLab (qui « couple » boîtier/objectif). Nous y reviendrons dans la partie consacrée au traitement RAW amélioré.

Il arrive parfois que se produisent des erreurs. Par exemple, pour une image au format DNG, RT a indiqué « unknown » pour un objectif Tamron SP AF 90 mm F2.8 (172E) pourtant reconnu dans la même image au format PEF. Après quelques recherches, il s’est avéré que l’erreur était due à la conversion de format (de PEF à DNG) au moyen du logiciel d’Adobe DNGConverter. Lequel ne transcrirait donc pas toutes les informations.

En l’absence de profils automatiquement reconnus, l’utilisateur dispose cependant de tous les outils nécessaires pour post-traiter ses images.

L’aide

Les très nombreuses fonctionnalités du logiciel seront explicitées dans les rubriques de ce dossier. À cet égard, on ne peut que regretter l’absence de manuel utilisateur correspondant à la version. Le plus récent, au format PDF, concerne la version 4.011 de RT, aujourd’hui totalement dépassée. Certes, des informations intangibles y figurent, mais les derniers perfectionnements, eux, en sont absents. Dommage ! Et ce d’autant plus qu’il n’existe pas non plus d’aide intégrée. Il faut dès lors tâtonner ou être en permanence connecté au « Wiki » de RT où on pourra trouver nombre d’informations et de conseils très utiles ! Il semble tenu à jour (certaines pages sont datées de février 2018), mais son organisation peut s’avérer un peu déroutante.

Précisons tout de suite qu’il s’avère souvent très technique et que les termes utilisés ne sont pas forcément compréhensibles par tous. Il est, en fait, à l’image du logiciel lui-même, qui s’adresse à des spécialistes ou des utilisateurs avertis et non à des débutants. Il est téléchargeable en format PDF (230 pages), en anglais seulement. Force est de reconnaître que la présentation de ce PDF n’est pas la plus attrayante qui soit ! On lui préférera donc la version Web.

 

Pour l’heure, essayons de comprendre la philosophie du logiciel.

Quand on ouvre RT, on est surpris de constater qu’il n’apparaît aucun logo et qu’après quelques secondes (5 à 6, pas davantage !) on se trouve directement dans l’interface du logiciel.

La première fois, par défaut, RT ouvre son explorateur de fichiers. Si rien n’apparaît, aucune arborescence, ce n’est qu’il n’y a rien à afficher. Il faut dès lors naviguer dans les dossiers jusqu’à l’endroit (disque, dossier…) où sont stockées les images.

Cela fait, intéressons-nous à l’interface !

Ce qui peut apparaître un peu déroutant, c’est que les onglets du logiciel sont agencés verticalement, à gauche et à droite de l’écran.

RawTherapee 5.4 - Les onglets du panneau gauche

RawTherapee 5.4 – Les onglets du panneau gauche

 

 

Les onglets

On trouve donc, successivement, de haut en bas, sur le panneau gauche :

  • le « navigateur de fichiers »
  • la file d’attente
  • L’éditeur

 

En dessous, et tout en bas, se trouve l’icône permettant d’afficher l’onglet des « Préférences », extrêmement complet, mais aussi… complexe ! Cependant, on verra plus loin qu’à l’aide des « Préférences », on peut configurer le logiciel à peu près comme on veut, même en modifiant l’emplacement des fenêtres.

Encore en dessous, l’icône donnant la possibilité d’afficher le logiciel en mode plein écran.

Nous reviendrons au fur et à mesure sur ces points essentiels. Dès à présent, il faut noter que, selon l’onglet sélectionné, le reste de l’interface peut varier et notamment la partie droite.

 

 

Le catalogage des photos et la gestion des métadonnées

Cataloguer

Par le navigateur de fichiers, RT permet de choisir le dossier contenant des images, qu’elles soient de format RAW ou de n’importe quel autre format. Dès lors, dans la partie centrale de l’interface, il en affiche les vignettes avec quelques données comme le nom du fichier, ses date et heure de production et quelques données EXIF (ouverture, vitesse, sensibilité, focale, dans cet ordre). Il existe 5 formats possibles de vignettes, au choix de l’utilisateur.

RawTherapee 5.4 - Préférences - Paramétrage du navigateur de fichiers

RawTherapee 5.4 – Préférences – Paramétrage du navigateur de fichiers

 

Mais point d’option pour importer des images. De fait, RT ne propose aucun catalogage des images, même si, par ailleurs, il permet de leur attribuer des couleurs.

 

 

Gestion des métadonnées

Si RT ne catalogue pas, en revanche il ne néglige pas les métadonnées. Ainsi, lorsque l’on est en mode « Navigateur de fichier, l’interface, sur le panneau de droite de l’écran, se présente de la façon suivante :

 

RawTherapee 5.4 - L'interface - Panneau droit

RawTherapee 5.4 – L’interface – Panneau droit

 

Là encore, les onglets sont disposés verticalement :

(de haut en bas)

  • Filtrer
  • Inspecter
  • Édition par lot
  • Export Rapide

Si le dossier sélectionné ne comporte aucune image, toutes les options des onglets sont inopérantes. Pour qu’elles le soient, il faut que des vignettes d’images soient affichées dans la partie centrale, même si aucune image n’est spécifiquement sélectionnée.

On peut alors sélectionner les images du dossier en s’appuyant sur les métadonnées, après avoir, bien entendu, activé le filtre correspondant (case à cocher). La sélection s’opère par des fourchettes de valeurs pour :

  • les ouvertures
  • la vitesse d’obturation
  • la sensibilité
  • la longueur focale de l’objectif utilisé
  • la compensation d’exposition (EV en anglais ou IL en français), mais en valeur unique, sans fourchette.

Il est possible, en outre, de les sélectionner par appareil photo, par objectif ou par type de fichier. Pratique, notamment pour qui a des RAW de plusieurs boîtiers différents.

Mais tout ceci n’est que l’utilisation des métadonnées attribuées par l’appareil. Il n’est pas possible de les compléter par des données personnelles. Il faudrait, pour cela, passer par un éditeur d’EXIF spécialisé.

 

Utilisation des coordonnées GPS

Il n’y a pas de module « carte du monde » sur lequel on pourrait voir immédiatement où ont été prises les photos. D’une manière générale, les données GPS ne sont pas prises en considération.

 

 

Préambule au développement : les préférences

Les onglets des préférences de l’utilisateur (images ci-dessous) sont d’une très grande importance. Leurs fonctionnalités permettent non seulement d’adapter l’interface aux besoins et goûts de l’utilisateur, mais aussi de préétablir des paramètres de développement qui s’appliqueront au chargement de chaque image.

Il est donc extrêmement recommandé d’y avoir réfléchi même si, bien entendu, ces paramètres peuvent être à tout moment modifiés.

Une indication utile pour utiliser le logiciel : l’action sur les différentes options se fait par déplacement de curseurs. Si on opère à la souris (cas le plus probable), la précision risque d’en pâtir, les déplacements pouvant induire de grands écarts. Pour y remédier, il faut placer le pointeur sur la zone du curseur sur lequel on va agir, puis utiliser la molette centrale de la souris en combinaison avec la touche « Shift » (Majuscule). Ainsi, les déplacements du curseur se feront valeur par valeur avec toute la précision souhaitée.

RawTherapee 5.4 - Les préférences - Onglet "Général"

RawTherapee 5.4 – Les préférences – Onglet « Général »

 

RawTherapee 5.4 - Préférences - Onglet "Traitement de l'image"

Préférences – Onglet « Traitement de l’image »

 

RawTherapee 5.4 - Préférences - Règles de profil dynamique

RawTherapee 5.4 – Préférences – Règles de profil dynamique

 

 

Le Développement RAW « Standard »

Ce qui déroute au premier abord, après sélection d’une image pour développement/édition, c’est la profusion d’icônes dans l’interface, notamment au-dessus et au-dessous de cette image.

Sur le panneau gauche et de haut en bas, on trouve :

  • l’histogramme de la photo
  • une miniature de l’image avec, en dessous, différentes informations sur la photo, selon la position du curseur sur l’image dans le panneau central
  • la fenêtre de l’historique des opérations effectuées
  • la fenêtre des « captures » : il s’agit de copies virtuelles de l’image à un point donné du développement ; nous y reviendrons.

On a le sentiment de voir un peu partout les mêmes outils et cela donne une impression de fouillis. Mais, en réalité, c’est le résultat le plus souvent de la personnalisation (ou pas) de l’interface.

Contrairement à d’autres logiciels (par exemple ACDSee), il n’existe pas, dans RT, de module dédié au développement et un autre à l’édition. Tout est exécuté dans un seul et même module appelé « Éditeur ». (3ème onglet vertical dans le panneau gauche).

On trouve dans cet éditeur tous les outils nécessaires au traitement des fichiers RAW et même beaucoup plus. Bien sûr, cela rend encore plus complexe (mais complète) l’interface du logiciel dans le panneau droit.

On y trouve les palettes d’outils suivantes :

RawTherapee 5.4 - Palettes d'outils

RawTherapee 5.4 – Palettes d’outils

 

 

À l’ouverture de l’image

RT applique les profils de développement choisis dans les préférences, d’où, encore une fois, l’importance de paramétrer précisément ces préférences !

L’agencement des outils dans les palettes peut paraître surprenant lorsque l’on vient d’un autre logiciel tel LightRoom. Mais surtout, les options sont très nombreuses, offrant des possibilités ignorées le plus souvent par les concurrents. Reste à savoir si tous les utilisateurs de RT ont la compétence suffisante pour en faire une utilisation consciente, adéquate et rationnelle. On peut le penser, du moins pour les utilisateurs disposant déjà d’une certaine expérience du Post-Traitement. Mais, pour les débutants, il est clair que c’est une source de complexité devant laquelle beaucoup renonceront.

Nous ne pourrons pas, dans le cadre de cet article, commenter toutes ces options : cela demanderait, comme pour d’autres logiciels de PT, beaucoup de temps et… de volume ! Plusieurs livres n’y suffiraient peut-être pas.

Essayons cependant d’y voir un peu plus clair en les listant, outil par outil, sachant que, dans chacun d’eux, les possibilités varient selon que l’on coche ou pas telle ou telle sous-option.

Exposition

La palette « Exposition » permet :

  • la compensation d’exposition, bien sûr, avec ou sans compression des hautes lumières
  • le réglage de la luminosité, du contraste et de la saturation

Ces possibilités sont offertes par défaut. Les suivantes seront ou pas activées par l’utilisateur :

  • Ombres, hautes lumières : actions sur leur amplitude
  • Compression tonale
  • Compression tonale HDR
  • Filtre vignettage
  • Filtre dégradé

Ajustements Lab de la luminosité, du contraste et de la chromaticité avec différentes possibilités de réglages (courbe linéaire, personnalisée, paramétrique, cage de contrôle, points de contrôle). Ces outils nécessiteraient des explications détaillées que l’on ne trouve pas dans le logiciel. Il faudra, pour cela, explorer le Net à la recherche de leur signification et de leurs effets.

 

Détail

Tous les outils de la palette peuvent être activés ou désactivés. Ils n’opéreront, bien sûr, que s’ils sont activés. Cela a bien souvent le mérite d’alléger un peu l’interface.

L’outil « netteté » contient lui aussi un nombre assez impressionnant de possibilités. Pour illustration, il permet de choisir la méthode de netteté : soit Masque flou (USM) soit Déconvolution de Richardson-Lucy (quelques explications, en anglais, ici). Le choix n’est pas anodin puisqu’il conditionne la nature des sous-options.

Dans le premier cas, c’est « Rayon, Seuil, Quantité », avec (ou pas) possibilité d’améliorer seulement les bords et de contrôler le halo. Dans le second cas, « Rayon, Quantité, Amortissement, Itérations »)

 

Outre la netteté, on trouve aussi dans cette palette :

  • Contraste local
  • Bords
  • Microcontraste
  • Réduction du bruit d’impulsion
  • Réduction du bruit (méthode Lab ou méthode RVB) avec actions sur gamma, luminance, chrominance, filtre médian)
  • Aberration chromatique
  • Contraste par niveau de détail (y compris réduction des artefacts).

Impressionnant !

 

Couleur

Là encore, tous les outils de la palette peuvent être activés ou désactivés. On y trouve :

  • la balance des blancs
RawTherapee 5.4 - Balance des blancs

RawTherapee 5.4 – Balance des blancs

Le réglage peut s’effectuer de différentes manières : soit en choisissant un réglage dans la liste « Méthode », soit à l’aide de l’outil « Pipette » dont on peut choisir la taille, soit de façon manuelle. Le nombre de sous-options possibles est impressionnant.

  • l’outil Vibrance
  • un outil de mixage des canaux
  • l’outil « noir et blanc » avec correction de gamma
  • l’égaliseur TSV
  • la simulation de film (nécessite d’avoir indiqué dans les préférences où se trouvent les fichiers HaldCLUT nécessaires)
  • Courbes RVB
  • Virage partiel
  • ICM (profils d’entrée, de travail, de sortie, avec différentes options).

 

 

Avancé

Cette palette porte particulièrement bien son nom ! Les outils qu’elle contient et leurs options et paramétrages ne sont pas à la portée de tout un chacun. Ils nécessitent des connaissances approfondies dans différents domaines de l’optique, que n’ont pas obligatoirement tous les utilisateurs de RT. Cette seule palette démontre le caractère orienté « professionnel » ou « expert » de RT. Fort heureusement, il n’est pas obligatoire d’utiliser les outils de la palette « Avancé » pour post-traiter ses images !

Cette palette propose l’outil « Retinex ». De quoi s’agit-il ? Ce mot résulte de la contraction des mots « Rétine » et « Cortex ». Plutôt que de tenter une explication, voici ce qu’en dit le « RawPedia » cité au début de cet article :

« Alors que l’œil est capable de voir correctement les couleurs dans des conditions de faible éclairage ou d’ambiance colorée ou de voile atmosphérique, les appareils photo réussissent mal dans ces conditions. C’est en s’inspirant des mécanismes biologiques de l’œil pour s’adapter à ces conditions que l’algorithme MSR (MultiScale Retinex) a été élaboré. Outre la photographie numérique, l’algorithme Retinex (…) est utilisé en astronomie pour rendre visible l’information contenue dans les photographies astronomiques, en médecine pour détecter des structures peu visibles dans les radiographies et les tomodensitométries.

De nombreuses théories et algorithmes ont été mis au point depuis plus de 20 ans. La première expérimentation a été proposée par Rahman en 1996. L’approche s’inspire de la perception visuelle humaine et de la fonction rétinienne d’Edwin Land. D’une certaine manière cette approche est assez « semblable » à CIECAM. Cette fonction et plus particulièrement sa forme générale est similaire à une différence de gaussienne [DOG (Difference of Gaussian)]. L’idée consiste à caractériser l’information lumineuse d’un point à partir de son intensité et celles de ses voisins. Ceci étant cette approche ne repose sur aucun fondement scientifique et s’appuie sur l’expérience et diverses constantes empiriques ».

Le nombre de possibilités de réglages est assez impressionnant, mais à réserver sans aucun doute à des spécialistes… que nous ne sommes pas !

Autres outils

Outre « Retinex », on trouve aussi dans la palette « Avancé »

  • Apparence de la couleur (CIECAM02) avec, là encore, pléthore de réglages à réserver à des spécialistes
  • Niveaux d’ondelettes (Wavelets en anglais)
  • Contraste (options avancées)
  • Chroma
  • Virage
  • Netteté des bords
  • Gamut
  • Image résiduelle
  • Touche finale

Pour tous ces outils, le nombre des paramétrages est plutôt impressionnant.

Revenons à des choses plus concrètes avec la palette suivante.

 

 

Transformation

Cette palette comprend tous les outils nécessaires en matière de géométrie de l’image.

  • Recadrage
  • Redimensionnement (image Editeur_Recadrage)
  • Netteté post-redimensionnement
  • Objectif / Géométrie
  • Rotation
  • Profil de correction de l’objectif (par défaut il n’existe aucun profil automatique, mais le paramétrage de correction manuel est toujours possible. De très nombreux boîtiers et objectifs Pentax sont répertoriés, mais pas tous, parfois récents (ex. le D FA 24-70mm). Pour une application automatique, il faut disposer de fichiers LCP : RT en propose de très nombreux, il faut choisir dans la liste. Le RAWPedia précité comporte une rubrique dédiée à ce sujet. Il est bien sûr conseillé de s’y reporter.
  • Distorsion
  • Aberration chromatique (qu’on aurait plutôt pensé trouver ailleurs)
  • Correction vignettage

 

RAW

Cette palette sera bien sûr particulièrement utilisée pour le développement. Ses outils sont :

  • Capteur à matrice de Bayer
  • Dématriçage (différentes méthodes)
  • Points Noir RAW
  • Traitement pré-dématriçage (lié au précédent)
  • Aberration chromatique (eh oui ! encore !)
  • Points blanc RAW
  • Traitement pré-dématriçage (lié au précédent)
  • Trame noire
  • Champ uniforme

C’est dans cette section que l’on trouve le traitement Pixel Shift. Il suffit de choisir « Pixel shift » dans la méthode de dématriçage et de positionner ses paramètres.

 

Traitement Pixel Shift

 

Méta (Métadonnées)

RawTherapee 5.4 - Editeur - Métadonnées

RawTherapee 5.4 – Éditeur – Métadonnées

Dans cette palette, on peut copier ou supprimer les métadonnées ou leur appliquer des modifications.

 

 

Gestion des couleurs

Il s’agit ici de gérer tout ce qui concerne exposition, tonalité, contraste et vibrance/saturation. RT dispose d’une panoplie complète d’outils

RawTherapee 5.4 - Gestion des couleurs

RawTherapee 5.4 – Gestion des couleurs

 

 

Égaliseur TSV

RT dispose également d’un « Egaliseur TSV » (Teinte Saturation Vibrance) pour modifier sélectivement les couleurs.

RawTherapee 5.4 - Egaliseur TSV

RawTherapee 5.4 – Egaliseur TSV

Certes les outils de RT peuvent sembler très différents de ceux des autres logiciels (Lr, DxO,…) et ils demandent un apprentissage certain. Mais alors ils se révèlent d’une grande efficacité.

Toutefois, et c’est un point essentiel, on notera qu’on ne peut pas effectuer de retouche locale. Les modifications, quelles qu’elles soient, portent toujours sur la totalité de l’image. De notre point de vue, c’est clairement un handicap vraiment très gênant !

 

 

Le PT amélioré

Gestion des profils du boîtier

L’onglet « Transformation » comprend une rubrique « Profil de correction d’objectif ».

RawTherapee 5.4 - Profil de correction d'objectif

RawTherapee 5.4 – Profil de correction d’objectif

 

Comme on peut l’observer sur l’image ci-dessus, RT indique l’objectif utilisé (tiré des EXIF’s de l’image). Si l’appareil n’est pas renseigné, le logiciel propose de le choisir dans une liste. Pour Pentax, cette liste comprend la plupart des boîtiers APS-C. Le K-1 et son successeur K-1 Mark II n’y figurent pas nommément. On y trouve uniquement « 35 mm film : full frame » ce qui ne correspond pas à la réalité. Il faut, pour trouver notamment le K-1, choisir dans la liste proposée, non pas « Pentax », mais « Ricoh Imaging Company, Ltd » ! Ce n’est pas obligatoirement logique ! Bien sûr, mais c’est compréhensible, le K-1 Mark II n’y figure pas encore.

 

Pour l’objectif, RT propose de nombreux fichiers LCP (Lens Correction Profile). Pour activer la liste de ces fichiers de correction, il suffit de cliquer sur le symbole « dossier » en regard de la ligne « Fichier LCP ». Le choix devient alors facile (clic sur le nom de l’objectif).

RawTherapee 5.4 - Profil de correction d'objectif - Liste Pentax

RawTherapee 5.4 – Profil de correction d’objectif – Liste Pentax

Mais répétons-le : RT ne crée ni ne gère directement aucune association boîtier/objectif, au contraire de DxO Photolab.

 

 

Les couleurs

RT ne sait pas interpréter tous les profils proposés par les boîtiers (Lumineux, Portrait, Éclatant, etc.). Il n’applique a priori aucun profil de couleur d’entrée et utilise les couleurs RVB natives du boîtier pour les fichiers RAW. Il faudra donc opérer manuellement… ou se pencher sur les fichiers DCP (profils) présents dans le sous-dossier « dcpprofiles » du dossier d’installation de RT. Mais ceci dépasse largement le cadre de cet article et fait appel à des compétences que tout le monde ne possède pas ! Pour en savoir plus sur ces fichiers DCP : voir ICI et LA (vidéos en anglais) et, dans RAWPedia, cette page.

Il faut cependant noter que, si l’on a créé des profils de traitement (à sauvegarder et récupérer), il est possible, par leur inscription dans les rubriques concernées du panneau des préférences, de les faire exécuter automatiquement à l’ouverture des images.

 

 

Retouches locales

La plupart des logiciels de traitement d’image RAW disposent d’un outil de correction des yeux rouges. RawTherapee fait exception : il ne possède pas un tel outil, ce qui est pour le moins inattendu. Il faudra donc procéder manuellement (voir plus loin), ce qui ne sera pas toujours chose aisée. Sinon, des outils libres peuvent « faire le job », comme par exemple Red Eye Remover. C’est un logiciel certes ancien, mais efficace. Il en existe d’autres : une recherche avec son « fureteur » favori auquel on demande « yeux rouges » donnera de nombreux résultats. C’est d’ailleurs ce qui fait s’interroger sur l’absence de cette fonctionnalité, en tant que telle, dans RT.

D’une manière plus générale, RT ne permet d’ailleurs pas les retouches locales, mais seulement les retouches globales sur une image. C’est un point très négatif à souligner. Si des lecteurs ont trouvé une parade à ce manque, qu’ils nous en fassent part ! Nous les en remercions par avance.

Mise à jour le 10/04/2018 : Une version de RawTherapee encore en développement prévoit la possibilité de retouches locales. C’est la version actuellement dénommée RawTherapee_Locallab, téléchargeable, par exemple,  à cette adresse. Bien entendu, ce n’est pas une version stable et les modifications y sont quotidiennes. Dès lors, son utilisation peut présenter quelques risques de dysfonctionnements.

 

 

Filtre gradué, filtre radial, pinceau

On ne retrouve, dans RT, ni les mêmes outils, ni même une technologie identique à celle dont disposent les logiciels concurrents que sont Lr et DxO notamment. Ce qui, bien sûr, ne signifie pas qu’on ne peut pas parvenir au même résultat avec RT. La manière de faire est probablement plus complexe et nécessite une pratique assez étendue du logiciel.

Il serait fastidieux d’expliquer ici ce que dit à cet égard le RawPedia déjà cité, dans cette rubrique. Certains outils n’existent pas en tant qu’option nommément désignée, mais il existe cependant des possibilités de parvenir au résultat souhaité.

Parfois, il n’est pas très important de connaître par cœur et avec précision toute l’information : il suffit de savoir où la trouver. Car si RT est un logiciel assez complexe, d’une manipulation parfois peu intuitive, il est aussi extrêmement puissant.

Un certain nombre de corrections sont possibles localement (exposition, contraste, micro contraste, clearview, balance des blancs, vibrante, netteté, etc.).

Avant traitement / Après traitement

 

 

Calques

La notion de calques est complètement absente de RT. Le logiciel utilise des « ondelettes » qui permettent d’opérer avec le niveau de détail désiré.

Là encore, il serait très fastidieux d’en expliquer le fonctionnement, Pour le comprendre, il faut encore une fois se référer à ce qui est décrit en détail dans le RawPedia.

 

 

Copies virtuelles

RT ne connaît pas la notion de « copie virtuelle » (copie de l’image d’origine).

En revanche, il permet des « Captures ». Ces captures sont des sauvegardes de l’image à un point donné de son développement. On peut en réaliser plusieurs, à différents stades du développement, et ne conserver que celle que l’on préfère. Pour visionner chacune de ces images capturées, il suffit de cliquer sur son nom. RT prévoit de les sauvegarder dans le fichier PP3 associé à celui de l’image.

 

 

Gestion du N&B

C’est dans l’onglet « Couleur » que l’on gère le noir et blanc.

RawTherapee 5.4 - Noir et blanc

RawTherapee 5.4 – Noir et blanc

 

La rubrique « Courbe ‘après’ » offre 4 options :

  • linéaire
  • personnalisé
  • paramétrique
  • cage de contrôle

L’utilisation de l’une ou l’autre de ces options donnera, bien entendu, des résultats différents. À chacun de choisir celle qui lui convient, étant précisé qu’on ne peut pas les combiner. L’expérimentation de chacune permet cependant d’en comprendre le fonctionnement et, ainsi, de parvenir au résultat souhaité.

Noir et blanc - PersonnaliséNoir et blanc - ParamétriqueNoir et blanc - Cage de contrôle

 

 

Gestion du bruit

Le bruit numérique se manifeste sous la forme d’éléments parasites qui apparaissent de manière aléatoire sur toute une image ou une partie seulement. Il existe deux formes de bruit numérique :

  • Le bruit de luminance dont la structure ressemble à celle du grain argentique. Ce type de bruit, bien que délicat à corriger (correction et lissage à faire sur des détails fins de l’image) est le plus « gracieux ».
  • Le bruit de chrominance qui se présente sous la forme d’amas de pixels rougeâtres et verdâtres, surtout dans les zones sombres. Très désagréable à voir, ce bruit est plus facile à corriger, car il ne modifie pas les détails de l’image.

RAWPedia recommande de traiter le bruit préalablement à tout autre traitement.

Comme souvent avec RawTherapee, il est préférable d’afficher l’image grandeur normale (1:1) si l’on veut nettement voir les effets des corrections.

RT permet de supprimer le bruit de 2 manières différentes dans l’onglet « Détail »

  • Réduction du bruit d’impulsion

 

 

 

  • Réduction du bruit
    RT - Réduction du bruit

    RT – Réduction du bruit

     

La réduction du bruit d’impulsion supprime, certes, une grande partie du bruit, mais engendre aussi des grosses pertes d’information dans les détails.

Précision donnée par RawPedia : « Supprime le bruit ‘poivre et sel’, le plus souvent, le bruit d’un pixel blanc isolé, similaire (mais ne se produisant pas pour les mêmes raisons) aux pixels chauds ou morts. Le curseur ajuste le seuil qui doit être dépassé pour que la suppression s’applique. »

 

Quelques précisions…

L’outil « Réduction du bruit » est très puissant. Il faudra donc doser avec précision ses actions en fonction du résultat que l’on souhaite obtenir. RawPedia précise que les outils utilisés sont les ondelettes, une « transformée de Fourier » et des filtres médians. De nombreux conseils judicieux sont donnés à cette page à laquelle il convient de se reporter. Il nous semble que c’est essentiel pour tirer le meilleur parti – donc le meilleur résultat – de cet outil très efficace.

L’image ci-dessous a été prise avec un KP avec ces paramètres : 1/125s à f/5 et 12800 ISO. Un développement a été réalisé avec RawTherapee (outil Réduction du bruit). Une portion de l’image a été extraite d’une part avant traitement et d’autre part après traitement du bruit.

Sans traitement / Traitement RT

 

Ce n’est qu’un exemple de ce que l’on peut obtenir, en aucun cas le seul résultat possible.

 

 

Autres fonctionnalités

Comme PentaxKlub l’a déjà souligné pour les autres logiciels, il est impossible, dans le cadre de cet article, de passer en revue toutes les fonctionnalités de RawTherapee. Elles sont beaucoup trop nombreuses. Parmi les plus intéressantes, citons :

  • la suppression des aberrations chromatiques,
  • la gestion du contraste par niveaux de détail
  • les outils hors du commun de l’onglet « Avancé », éminemment destiné à des utilisateurs avancés, voire professionnels,
  • les nombreuses méthodes de dématricage (Onglet « RAW »), dont le traitement du Pixel Shift
  • et bien d’autres, disséminées dans les différents modules (onglets).

 

 

Traiter une série d’images par lot avec RawTherapee

Le traitement par lot permet d’appliquer les mêmes paramètres de traitement d’une image à un ensemble d’autres images. Il est donc utile principalement dans les deux situations suivantes :

  • Traitement d’une série homogène d’images prises dans des conditions similaires
  • Application d’un rendu spécifique à un ensemble de photos

Il suffit de travailler sur une image, puis grâce à un copier-coller des réglages (copier les réglages de correction), les appliquer aux autres images similaires. RT permet d’enregistrer des profils de Post-Traitement et de les rappeler à la demande.

Par ailleurs, il est possible, après sélection, de placer des images dans la file d’attente, pour un traitement commun :

RawTherapee 5.4 - File d'attente

RawTherapee 5.4 – File d’attente

PixelShift

Pentax propose depuis le K-3 II la fonctionnalité PixelShift qui permet une définition accrue d’une image.

RawTherapee, depuis la version 5 (et donc a fortiori sur la version 5.4 objet de cet article) peut gérer les images prises en PixelShift par les boîtiers Pentax et Sony qui le permettent. Nous n’avons pas pu tester cette fonctionnalité avec la version 5.3 initialement prévue et pour le K-1. Depuis, la version 5.4 de RT est apparue, de même que le …K-1 II venant remplacer le K-1. Il est probable que c’est la forme de PixelShift du K-1 qui est gérée, celle du K-1 II différant sur certains points, notamment la possibilité de la mettre en œuvre à main levée.

L’image ci-dessous présente les informations gérées par RT en matière de PixelShift dans la section [RAW Bayer] d’un fichier .pp3 (pour rappel, fichier texte conservant les informations de traitement d’une image).

RawTherapee 5.4 - PixelShift - Extrait de fichier pp3

RawTherapee 5.4 – PixelShift – Extrait de fichier pp3

 

 

Échanges avec d’autres logiciels

RawTherapee 5.4 permet de traiter les images dans un éditeur externe. C’est dans l’onglet « Général » des préférences qu’il faut lui indiquer le chemin de cet éditeur externe.

3 possibilités sont offertes :

  •  The Gimp (le chemin est en principe dans la variable d’environnement « Path »
  •  Photoshop (option codée en dur dans RT)
  •  Autre logiciel (il faut alors entrer la totalité du chemin d’accès et le nom du fichier exécutable)

Pour le meilleur résultat possible, RT génère une image au format TIFF 16 bits entiers codé gamma dans le dossier temporaire du système.

Il faut noter qu’en cas d’utilisation de Gimp, la version stable 2.8 ne gère pas les images 16 bits, mais seulement 8 bits et ne conserve pas les EXIF’s. Les versions ultérieures (2.9 et 2.10), qui remédient à ces inconvénients sont encore en cours de développement.

 

 

Les fonctions d’Export

Export « classique »

Par export, il faut comprendre création d’un fichier au format JPEG ou TIFF, à partir d’un fichier RAW et des Post-Traitements. C’est évidemment le résultat du PT qui est exporté, à partir du fichier RAW et du traitement effectué.

Il faut cliquer sur l’icône adéquate et préciser les renseignements utiles.

L’export est en réalité l’enregistrement de l’image traitée dans le dossier de son choix. Dans le même temps, dans le dossier contenant l’image RAW, RT crée un fichier de même nom que l’image (y compris l’extension DNG ou PEF selon le cas) et y ajoute l’extension « .pp3 ». Ce fichier au format texte comporte toutes les informations relatives aux opérations de Post-Traitement. Le fichier RAW est ainsi conservé intact.

 

 

Export vers des services externes

RawTherapee ne dispose pas de fonctionnalités d’export vers de services externes comme FlickR, Instagram ou encore des galeries Web. L’exception est bien sûr la possibilité de faire appel à un éditeur externe (voir ci-avant).

 

 

Impression par des tiers

RT ne propose pas de service d’impression par des tiers comme Photoweb ou Photoservice. Il n’y a pas non plus de possibilités de créer un livre au format PDF.

 

 

Impression locale

Aucun module d’impression n’est expressément prévu dans RawTherapee. Il faudra donc utiliser d’autres logiciels en cas de volonté d’imprimer ses images.

 

 

Tableau récapitulatif des principales fonctions du logiciel

CatalogueNon
Outils de Post Traitement avancés (U-Point, Filtre radial, Pinceau, etc.)Oui (spécifiques)
Gestion des calquesNon
Interfacage avec des éditeurs externesOui : Gimp, PhotoShop ou autre éditeur librement choisi
Gestion du PixelShiftOui (pour Pentax et Sony)
Gestion des panoramiques, des HDRPas de création de Panoramique ni HDR
Utilisation des set de dev Pentax (Lumineux, Paysage, Monochrome, Brillant, etc.)Non
Prise en charge format DNG et PEFOui
Correction des ACOui
Correction des objectifsOui
Copier/Coller les paramètres de dev (synchronisation passive et/ou active)Oui, création de profils enregistrables

 

 

Avantages / Inconvénients

Avantages

  • Des fonctionnalités de traitement RAW très nombreuses et performantes
  • Un outil « balance des blancs » comprenant de très nombreux réglages possibles
  • Des profils DCP et LCP pour la correction des boîtiers et objectifs
  • De très nombreux outils de retouche globale
  • La possibilité de faire appel à des éditeurs externes
  • Sa gratuité

 

Inconvénients

  • L’absence de retouches locales (dans la version stable)
  • Un mode de fonctionnement très élitiste, qui n’est pas à la portée du débutant
  • Une complexité difficile à surmonter dans bien des rubriques
  • L’absence d’un manuel utilisateur et d’une aide intégrée qui serait pourtant nécessaire
  • un apprentissage nécessaire particulièrement important
  • L’absence de fonctionnalités d’impression.

 

 

Et par rapport à Adobe Lr ?

Voici un petit tableau des principales fonctions de RT avec leur équivalent Lr.

LightroomRawTherapee 5.4
Balance des blancsBalance des blancs (très nombreuses options, dont "sous-marin" et d'autres options dans "fluorescent", "lampe", "led"...
Tonalité automatiqueOui (niveau) et par profils de PT sauvegardés
Tonalité manuelleNombreux outils
ClartéContraste local, bords, micro-contraste
Vibrance et SaturationVibrance (tons saturés/tons pastels) - mixage des canaux
Courbe des tonalitésCourbes de tonalités
Teinte/Saturation/Luminance
Couleur / NB
Teinte/saturation/Luminosité
Couleur / NB
Mixage des canaux rouge/vert/bleu
Détail - NettetéDétail - Amélioration de la netteté (différentes méthodes)
Détail - Réduction du bruitDétail - Réduction du bruit/Réduction du bruit d'impulsion
Corrections de l'objectifProfils LCP et DCP (nombreux objectifs)
RecadrerRecadrer
Redimensionner
Netteté post-redimensionnement
RedresserRotation
-Correction de la perspective
Suppression des défautsCorrection de la distorsion, de l'aberration chromatique, du vignettage (outil "transformation")
Correction Point Noir et Point Blanc, correction trame noire
-Champ uniforme (floutage, type de floutage)
-Outils avancés : Retinex, Apparence de la couleur (CIECAM02)...

 

Passer de Lr à RawTherapee ne sera pas aisé. Si tous les logiciels de Post-Traitement d’images possèdent peu ou prou les mêmes fonctions, elles sont parfois paramétrées différemment et il est absolument nécessaire de passer par une période d’apprentissage plus ou moins longue. Pour RT, cette période sera sans doute très longue vu la complexité du logiciel. Mais sa puissance devrait alors donner toute satisfaction à l’utilisateur expérimenté. Les débutants, quant à eux, éprouveront bien des difficultés. Mais n’est-ce pas la même chose dans tous les domaines ? Il faut bien débuter avant d’avoir l’expérience !,

 

 

Conclusion

RawTherapee est un logiciel performant, très performant et qui s’améliore constamment. Ses fonctionnalités puissantes en font un outil de choix pour qui possède la volonté d’apprendre et de se perfectionner dans son utilisation. Mais les débutants risquent de renoncer rapidement devant les termes techniques et la difficulté d’obtenir de l’aide dans certaines fonctions. C’est probablement dommage ! S’il donne l’impression d’être conçu plus par des informaticiens que des photographes, force est de constater que ces informaticiens possèdent de très solides connaissances en matière d’optique. Comme les photographes, finalement !

Mais il reste le gros point noir que constitue l’absence de possibilité de faire des retouches locales.

 

 

Galerie

 

 

 

 

Crédit photo : ©fyve – Développement RawTherapee dans le cadre de l’article : Micaz.