Si l’amateur de macrophotographie est généralement correctement équipé pour sa pratique photo préférée, il n’en va pas de même pour les débutants. Ces derniers, avant de sauter le pas de l’achat, parcourent souvent les forums à la recherche de la réponse à leur principale question : quel objectif macro dois-je acheter ? Les réponses à cette question sont souvent très ressemblantes pour le pas dire identiques.

C’est pourquoi, en tant que « pentaxophiles », nous souhaitons ajouter nos réflexions aux autres, mais uniquement en ce qui concerne le monde Pentax.

 

L’étendue du sujet

Que le lecteur ne se méprenne pas : pour la réponse à la question initiale, on ne parlera que de véritables objectifs dédiés à la macro. C’est-à-dire ceux qui permettent d’obtenir un rapport de grandissement 1:1 (rappel : cela veut dire que le sujet photographié a la même taille dans son environnement naturel que sur le capteur de l’APN). Précisons tout de même que, dans le passé, certains objectifs estampillés « macro » n’arrivaient à donner qu’un rapport de grandissement de 1:2. Ils ne seront mentionnés que pour « la petite histoire ». Et aussi pour situer et mesurer les progrès réalisés.

Bien sûr, il ne sera aucunement question des zooms prétendument « macro » qui ne permettent jamais le rapport 1:1. D’ailleurs, on notera que Pentax reste honnête envers ses adeptes et clients et ne produit pas de tels zooms. En tous cas, Pentax n’affuble pas le nom de ses zooms de possibilités macro même quand ils offrent des performances intéressantes en proxi-photo, notamment en raison de leur distance minimale de mise au point. Pour retrouver un tel zoom, il faut remonter au Takumar-A 70-200mm F4 Macro dont la production s’est achevée en 1993 et qui ne permettait qu’un coefficient de 0,31 (soit environ un rapport de 1:3). C’est d’ailleurs le seul que nous ayons trouvé et on ne peut pas dire qu’il ait été unanimement apprécié. Anecdotique !

Takumar A-70-200mm f/4 Macro (Image PentaxForums)

Takumar A-70-200mm f/4 Macro (Image PentaxForums)

Un rappel historique

Les objectifs dédiés à la macrophotographie (que l’on devrait en réalité nommer photomacrographie) existent depuis de très nombreuses années. Les ingénieurs en optique ont toujours eu le souci d’offrir la plus courte distance de mise au point possible compte tenu des contraintes du cahier des charges. Si une courte distance de MaP ne suffit pas pour concevoir un objectif macro, elle y contribue fortement.

 

Les objectifs entièrement manuels

Au temps des Takumar, il existait déjà des objectifs macro, par exemple l’excellent Super-Multi-Coated Macro-Takumar 100mm F4 (monture M42) qui n’offrait qu’un rapport de 1:2, très courant à l’époque (il a été produit à partir de 1972). Quelques années plus tard apparurent les objectifs de la série K. Avec eux, le SMC Pentax 100mm F4 Macro qui, globalement, offrait les mêmes performances en grandissement (MaP à 45 cm) et aussi le SMC Pentax 50mm F4 Macro avec des performances macro analogues (rapport 1:2, MaP à 23 cm).
La série « M », produite jusqu’en 1984, n’apportera aucune amélioration sur le plan des performances théoriques en macro.

 

Les objectifs proposant des automatismes

Il en va différemment avec les objectifs de la série « A ». On sait que cette série permet pour la première fois le contrôle de l’ouverture de diaphragme à partir du boîtier. C’est aussi la première série qui, chez Pentax, propose des objectifs macro ouvrant à f/2.8 (au lieu de f/4 précédemment) avec toujours, globalement, les mêmes rapports de grandissement et distance minimale de mise au point.
Les deux seuls objectifs macro existant jusqu’alors avaient des focales de 50 mm et 100 mm.

Avec la série A apparaît un SMC Pentax-A* 200 mm F4 Macro ED au succès planétaire. Il sera produit de 1985 à 2000. Ses performances, aujourd’hui encore, en font un objectif extrêmement recherché, mais, hélas, très rare sur le marché de l’occasion et, donc, très cher ! Il offrait le rapport 1:1 avec une (confortable) distance minimale de mise au point de 55 cm.

La série « F » proposera toujours les 50 et 100 mm macro, mais pas le 200 mm qui ne réapparaîtra qu’avec la série « FA ». Dans cette série « FA », on trouve aussi une version « économique » du 100 mm, ouvrant à f/3.5 pour un grandissement de 1:2.

Le FA 200mm macro, quant à lui, voit sa distance minimale de MaP abaissée à 51 cm. C’est, à ce jour, le dernier 200 mm macro de Pentax. Beaucoup d’amateurs souhaiteraient que Pentax / Ricoh lui donne un successeur, mais cela ne semble pas encore « dans les cartons » du fabricant. On peut le regretter !

 

Et aujourd’hui ?

Les dernières séries de Pentax sont les DA (pour capteurs APS-C) et les D FA (pour capteurs FF et APS-C). PentaxKlub a maintes fois évoqué la différence entre ces séries DA et D FA tout particulièrement en ce qui concerne l’angle de champ photographié. Nous n’y reviendrons pas, chacun fera son choix en fonction de ses propres critères.

Objectif DA sur boîtier FF

Il ne faut pas occulter le fait que les objectifs DA sont aussi utilisables sur les boîtiers FF (K-1, K-1 Mark II) pour peu qu’on active sur ces boîtiers la fonction de Crop (APS-C ou 1:1), ou que l’on effectue ce crop en Post-Traitement. À chacun de tester et d’apprécier ce qui lui convient le mieux. Cette façon de faire s’explique surtout par le fait qu’en macro la faible profondeur de champ incite à utiliser le collimateur central. Cela facilite une mise au point précise. Par corollaire, un inconvénient apparaît : on a tendance à centrer sa composition. Le recadrage éventuel doit alors s’effectuer au Post-Traitement.

Ce n’est sans doute pas très académique, loin s’en faut, mais, ce faisant, on s’assure que ce qui doit être net le sera (en principe). Par ailleurs on sait que le meilleur rendu des objectifs est offert par leur partie centrale. Une telle utilisation est donc possible.

 

Objectif D FA sur boîtier APS-C

Dans ce cas, le champ cadré sera différent. Par exemple le D FA 100mm macro est un vrai 100 mm sur boîtier FF. Placé sur un boîtier APS-C, il cadrera un champ similaire à celui que cadrerait, sur un FF, un objectif de focale 150 mm (environ, car le coefficient de conversion peut varier légèrement selon les capteurs (de 1,50 à 1,54 chez Pentax). C’est un avantage intéressant en macro pour deux raisons :

  • Cela ne change pas la distance minimale de mise au point
  • Cela ne change pas l’ouverture maximale.

Attention, cependant, à l’incidence sur la profondeur de champ, point crucial en macro. Car, si f/2.8 restera f/2.8 en termes d’ouverture, la profondeur de champ à cette ouverture correspondra plutôt à celle d’une ouverture f/3.5. Bien entendu, ce principe s’applique aussi aux autres ouvertures. Cet effet sur le bokeh peut, selon les circonstances, s’avérer sensible.

 

Les objectifs toujours en vente

On peut, même si c’est artificiel, les subdiviser en 3 rubriques : les objectifs de 100 mm et plus, les objectifs de 50 à 99 mm et les objectifs de moins de 50 mm. Cette dernière catégorie est rare sur le marché et, chez Pentax, elle n’est représentée que par le HD DA* 35mm f/2.8 macro Limited. Il succède à la version non HD avec une formule optique identique. Chez les autres fabricants, on y trouve le récent Laowa 24mm f/14 Relay 2x macro.

Le 35 mm macro
Pentax HD DA 35mm f/2.8 macro limited

Pentax HD DA 35mm f/2.8 macro limited

 

PentaxKlub a publié un comparatif des 35mm dans lequel un paragraphe était consacré au DA* 35mm macro (version non HD). Nos lecteurs intéressés pourront s’y reporter. Ils pourront y trouver, notamment, les caractéristiques techniques principales de l’objectif. La version actuelle n’en diffère que par le traitement HD des lentilles qui apporte un surcroît de contraste.

L’objet du présent dossier n’est pas de répéter ce qui a déjà été écrit, mais de tenter de donner aux lecteurs des arguments en faveur de tel ou tel objectif macro Pentax.

 

Ses avantages

Ce DA * 35mm ne manque pas d’arguments. Outre un poids véritablement très contenu (à peine plus de 200 g), il est compact, bien construit (gamme « Limited » oblige) et très facile à utiliser. Il fournit des images d’un excellent niveau de qualité. Toutefois, en raison principalement d’une distance de mise au point minimale vraiment très réduite (13,9 cm depuis le plan du capteur), il ne peut pas être utilisé – ou assez difficilement – pour tous les types de photos en macro. Notamment, il sera délicat de l’utiliser pour la photo d’insectes, difficiles à approcher par nature quand ils sont bien vivants !

Certains y parviennent sans trop de difficultés (et on les connaît bien sur les forums Pentax), mais ce n’est pas une généralité. Cet objectif nécessite, pour ce faire, une grande connaissance des insectes photographiés et des techniques d’approche. À ce prix, il s’avère redoutable pour quantités de sujets.

Par exemple, pour la photo d’objets statiques tels que timbres, pièces de monnaie, mécanismes de montre (en particulier, mais il en existe pléthore d’autres !) ; pour ces sujets, il se montre d’une très grande efficacité et produit des images piquées à souhait, d’une grande précision. À une condition cependant: il faut disposer d’une lumière suffisante.

Photo de rue au Pentax DA* 35mm f/2.8 macro Limited

Photo de rue au Pentax DA* 35mm f/2.8 macro Limited

Limitations

En effet, la proximité du sujet avec la lentille avant nécessite de disposer d’une lumière de qualité et correctement orientée. Faute de quoi, il faudra monter en ISOs avec tous les inconvénients qui en résultent, et notamment la montée du bruit. Les appareils récents le permettent mieux que les anciens, c’est un fait. Si on est équipé « ancien » – et ce n’est en aucun cas une « tare » – alors il faudra faire éventuellement appel à un appoint de lumière. Qui dit lumière pense flash.

Si l’on opte pour la solution du flash, par pitié, évitons d’utiliser le flash intégré, quand il existe. Non orientable, situé bien trop près, souvent dépourvu de la possibilité de moduler la puissance de l’éclair, il va, si on l’utilise sans précaution, soit « cramer le sujet » soit apporter des ombres disgracieuses. Il faut alors, pour éviter ces inconvénients majeurs, utiliser des subterfuges : diffuseurs, réflecteurs. Ce n’est pas toujours aisé à mettre en œuvre. La solution d’un ou plusieurs flashes externes, bien positionnés (des essais seront sans doute nécessaires), sera bien préférable. Là encore l’utilisation de réflecteurs et/ou de diffuseurs est à envisager.

Mais si l’on est, comme l’auteur de ces lignes, allergique à la macro avec flash, alors on se limitera sans aucun doute dans sa pratique. Sauf à posséder un objectif macro de focale plus longue.

 

Le D FA 50 mm f/2.8 macro
D FA 50mm f/2.8 macro

D FA 50 mm f/2.8 macro

 

Il appartient totalement à la tranche des 50-99mm dédiés à la macro. PentaxKlub l’a testé sur le terrain au printemps 2017.

 

Ses qualités

La note qu’il a obtenue (95/100) paraît élogieuse, presque excessive, mais elle résulte des performances de l’objectif dans les conditions du test. Il ne faut pas y voir une vérité absolue et incontestable. Du reste, malgré toutes ses qualités, ce n’est sans doute pas l’objectif que je choisirais dans la gamme des objectifs macro de Pentax. Pourquoi ? Par goût, sans doute, mais aussi par un positionnement « entre-deux » qui m’apparaît handicapant pour la photomacrographie.

D’ailleurs, cette focale n’est pas, et de loin, la plus utilisée en macro. C’est vrai dans la plupart des marques, sinon toutes. La plupart des « macroteux » lui préfèrent des focales plus longues, voire bien plus longues. On en parlera plus loin.

 

Ses « défauts »

Le défaut principal relevé lors du test de cet objectif, ce sont les aberrations chromatiques qui peuvent l’affecter. Ce n’est généralement pas le cas en utilisation macro, mais cela peut devenir un gros inconvénient dans les cas d’utilisation traditionnelle d’un 50mm. Car même les objectifs macro peuvent être utilisés avec succès dans d’autres domaines. Il m’est personnellement arrivé de faire des photos de paysage avec le Tamron 90 mm f/2.8 macro. D’autres l’utiliseraient en portrait. Pourquoi pas, après tout ?

Pour autant, le D FA 50 mm f/2.8 macro s’avère remarquable. Sa distance minimale de mise au point (un peu moins de 20cm) peut toutefois s’avérer dans certains cas (insectes craintifs) encore un peu courte. Sur ce point, la différence avec le DA*35mm ne m’apparaît pas significative pour la macro. C’est d’ailleurs pourquoi je préfère finalement ce dernier qui me paraît plus polyvalent pour ma pratique.

 

Le D FA 100mm macro f/2.8 WR
Le Pentax D FA 100mm macro f/2.8 WR (Photo Ricoh-Imaging)

Le Pentax D FA 100mm macro f/2.8 WR
(Photo Ricoh-Imaging)

 

Dans toutes les marques, la focale de 100 mm est sans doute la plus utilisée des amateurs de macro. Probablement est-ce dû à trois points essentiels :

  • Elle présente un rapport qualité/prix très élevé
  • Elle est très polyvalente.
  • Largement répandue, elle est d’une construction relativement simple et sa formule optique a fait ses preuves depuis longtemps.

Le D FA 100mm WR a fait l’objet d’un test de terrain par PentaxKlub. C’est sans nul doute l’objectif macro phare de la marque. Probablement aussi celui qui est le plus souvent recommandé. Il est difficile de lui trouver des défauts, hormis ceux inhérents à la plupart des objectifs destinés essentiellement à la macro :

  • AF un peu trop bruyant (motorisation screw-drive, pas de SDM ni de DC)
  • Course de la bague de mise au point très longue en mode manuel.

Ajoutons à cela le fait qu’en l’absence de bague de diaphragme, il sera très difficile d’utiliser des bagues allonges normales si l’on veut dépasser le rapport de grandissement 1:1. Il faudra se tourner vers des bagues offrant les contacts électriques pour transmettre les commandes d’ouvertures choisies sur le boîtier. Ces bagues existent ou ont existé dans certaines marques indépendantes, mais sont notablement plus onéreuses que les bagues manuelles. Pentax n’en a plus à son catalogue.

 

A l’heure du choix

Chacun voyant « midi à porte », il est difficile de donner un conseil absolu à suivre en toutes circonstances. On rappelle que le titre de cet article ne concerne que la marque Pentax. Dès lors, il ne peut pas être question d’objectifs de fabricants indépendants.

 

Un achat de matériel neuf

Le DFA 100mm WR est probablement l’objectif macro à conseiller en priorité, lorsque l’on considère le matériel neuf.

Personnellement, et nonobstant l’opinion de quelques « ayatollahs », j’avais opté pour le 35 mm Ltd cité plus haut, à l’occasion, il est vrai, d’une opération promotionnelle. Et aussi parce qu’à l’époque le K-1 n’était pas encore sorti. J’ai pu l’utiliser (et je l’utilise encore), quand sont réunies de bonnes conditions, pour photographier de petits objets et même des insectes ou des araignées. D’autres sont allés encore plus loin en shootant joliment des papillons. Petit, léger, optiquement excellent, il est aussi à considérer. Son seul défaut pour qui a un boîtier FF : c’est un DA, donc prévu pour l’APS-C. Cela ne le rend pas pour autant complètement inutilisable.

Personnellement, comme dit plus haut, je n’opterais pas spontanément pour le DFA 50mm, pourtant de très haut niveau optique. Mais je ne saurais pas expliquer avec objectivité ma position. C’est juste un « ressenti » : on ne peut donc demander à personne de le partager.

 

Un achat de matériel d’occasion

Les mêmes objectifs peuvent aussi être conseillés dans les mêmes termes, pour autant qu’ils soient dans un état irréprochable. Contrairement à ses « grands frères », le DA* 35mm n’a pas de prédécesseur. Les D FA 50 et 100 mm sont eux les descendants d’une importante lignée d’objectifs macro de même focale. Parfois avec des ouvertures moins favorables (f/3.5 ou f/4 au lieu de f/2.8) et sans protection WR.

Mais les résultats qu’ils offrent n’en sont pas moins parfois dignes d’intérêt. Ainsi, j’ai eu l’occasion de comparer le FA 100mm f/2.8 macro et le F 100mm f/2.8 macro sur des sujets identiques. J’ai préféré, globalement, les images produites par le plus ancien (le F). Force toutefois est de reconnaître que ce F est bien plus lourd que ses successeurs FA et D FA.

Pentax K-1 + Pentax F 100mm f/2.8 macro

Pentax K-1 + Pentax F 100mm f/2.8 macro

 

Pour ce qui est des objectifs macro plus anciens (de 50 et 100 mm), ils sont bien sûr utilisables, même les M42, mais avec un confort bien moindre et des résultats en retrait : les traitements des verres n’étaient pas aussi élaborés que sur les versions récentes.

Quant au 200 mm f/4 macro, que ce soit en série A ou FA, le trouver en occasion relève de l’exploit, ou plus exactement révèle une chance insolente. Il sera cependant cher (je me souviens d’un forumeur, il y a 3 ou 4 ans, qui en vendait un, disait-il « pas cher : 10 € …. le mm » !). De par leur rareté, certains (très) bons objectifs arrivent à être plus chers en occasion que neufs. On aimerait bien que Monsieur Pentax se remette au travail dans ce domaine aussi et produise un nouveau D FA 200mm. On oublierait peut-être alors que Sigma ne produit plus depuis longtemps en monture K son excellent 180 mm f/3.5 macro. Ainsi, on n’aurait sans doute plus à regretter que son prix, comparé à un Pentax de même gamme ou de gamme comparable. « Le prix s’oublie, la qualité reste ! » dit une célèbre réplique de cinéma. Et si c’était vrai aussi en photo ?

 

Galerie

 

LA VIE EN ROSE - K-1 & D FA Macro 100mm 1/2000s à f/4 – ISO 400 - Focale : 100mm

LA VIE EN ROSE – K-1 & D FA Macro 100 mm 1/2000s à f/4 – ISO 400 – Focale : 100 mm

 

K-1 + D FA 50mm Macro - f/5.6 - 1/100s - ISO 100

K-1 + D FA 50 mm Macro – f/5.6 – 1/100s – ISO 100

 

Araignée prise avec un Pentax DA * 35mm Macro f/2.8

Araignée prise avec un Pentax DA * 35mm Macro f/2.8

 

Pentax K-1 + Pentax DFA 100mm macro f/2.8 (non WR)

Pentax K-1 + Pentax DFA 100mm macro f/2.8 (non WR)

 

Crédits photos © Micaz (sauf mention contraire) – Cliquez sur les photos pour agrandir