Le salon de la photo 2016 vient de fermer ses portes. Quels enseignements peut-on tirer de cette dernière « édition » de l’évènement ?

L’impression de moindre fréquentation déjà constatée en 2015 se confirme cette année encore. Elle est cependant à moduler. En effet, entre 2015 et 2016, le salon a changé d’hébergement en changeant de pavillon. Auparavant hébergé, sur un seul niveau, dans le hall 2 du Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris, il était cette année hébergé dans le hall 5, sur 2 niveaux. Il est donc plus délicat d’estimer la surface totale utilisée. Il nous a cependant semblé que la circulation dans les allées (plus larges ?), surtout hors de la fréquentation traditionnellement importante du week-end, était nettement plus facile. De là à dire que cette fréquentation était moindre, il y a cependant un grand pas que nous ne franchirons pas. Pour preuve : les statistiques officielles font état de 70 000 visiteurs en 2016 pour 72 000 en 2015. On peut donc plutôt parler de stabilité.

De haut en bas et de bas en haut

De haut en bas et de bas en haut

 

 

 

À l’ouverture le jeudi 10 novembre

Comme précédemment, la plupart des visiteurs étaient munis d’invitations largement offertes par tous les sites photo, les éditeurs, les boutiques en ligne. Peu d’attente, par conséquent, à ce titre.

Pour les rares visiteurs qui n’avaient pas d’invitation, les tarifs étaient les suivants :

Billet au tarif normal « sur place » : 12 Euros
Billet acheté en ligne : 9 Euros
Tarif réduit : 7 Euros (réservé aux étudiants, aux moins de 18 ans, aux groupes d’au moins 10 personnes, aux comités d’entreprises)
Gratuit pour les moins de 12 ans

 

Toutefois, cette année, le peu d’attente était dû aux contrôles des bagages à l’entrée. Nous avons constaté à ce sujet une plus grande rigueur. Les attentats de ces derniers mois n’y sont bien entendu pas étrangers. Toutefois, notons avec plaisir la courtoisie des agents de sécurité chargés de ces contrôles, leur regard exercé et leur sens de la diplomatie.

Salon - Vue générale - Crédit photo : Valia

Salon – Vue générale – Crédit photo : Valia

 

 

 

À l’intérieur

Les exposants traditionnels étaient bien entendu présents, du moins la plupart d’entre eux : marques de matériel, fabricants d’objectifs indépendants et d’accessoires en tous genres, magazines photo, revendeurs (FNAC, Camara, Phox et Cirque). Des nouveaux dans ce domaine : IRIX et Laowa. Ce sont plus de 170 exposants qui étaient représentés.

Stand IRIX

Stand IRIX

 

 

 

L’espace librairie

La librairie était également bien représentée, mais avec, semble-t-il, une superficie moindre que les années précédentes. À la mi-journée, ce lundi 14 novembre, on ne peut vraiment pas dire que s’y mouvoir était difficile.

 

 

 

Les expositions

Deux espaces d’exposition accueillaient des images de Jean Marquis et de Raymond Depardon.

L’exposition Jean Marquis, au rez-de-chaussée a permis à beaucoup de découvrir ce photographe contemporain et ses magnifiques images en noir et blanc. Né à Armentières, dans le Nord, il a été initié à la photo par Robert Capa, qui était cousin de son épouse. Explorant d’abord la photo humaniste, il s’est ensuite tourné vers le monde du travail et la photo industrielle. Il est aujourd’hui âgé de 90 ans.

Pour ceux de nos, lecteurs qui souhaiteraient en savoir davantage, un lien à explorer.

Visiteurs de l'exposition Jean Marquis

Visiteurs de l’exposition Jean Marquis

 

Visiteurs de l'exposition Jean Marquis

Visiteurs de l’exposition Jean Marquis

 

Raymond Depardon est quant à lui un peu plus connu du grand public, et pas seulement parce qu’il est l’auteur de la photographie officielle de l’actuel Président de la République.

Son exposition a pour sujet « La Ferme du Garet », l’endroit où il a vécu jusqu’à l’âge de 16 ans auprès de ses parents agriculteurs. Les images présentées ont été réalisées plus de 30 ans après son départ.

Là encore, ce lien permettra à nos lecteurs d’en savoir davantage.

Les animations

Différentes animations ont bien sûr été organisées tout au long des 5 jours de l’évènement, de même que des ateliers pour les visiteurs (photo culinaire) et leurs enfants (Little salon). Les principaux organisateurs étaient soit les magazines consacrés à, la photo : Réponses-Photo, Le Monde de la Photo, Compétence Photo, Images et Nature, Fisheye, Photo-Magazine, etc., soit d’autres partenaires : Science et Avenir, Centre International de Photojournalisme, notamment.

Traditionnellement aussi, différentes conférences étaient consacrées à la technique photographique dans différents domaines.

Le SAV officiel de Pentax (société PM2S) était présent, comme toujours. Toutefois, il ne regorgeait pas de visiteurs, contrairement à d’autres années. Est-ce dû à une plus grande fiabilité des matériels ou… à l’émergence d’un second acteur, la société NIKKEN ? Cette émergence étant toute récente, on peut douter qu’elle ait eu une quelconque influence.

 

 

Chez Ricoh / Pentax

2015 avait vu l’apparition, sous cloche uniquement, du boîtier 24×36 de la marque, le K-1. Rien de tel en 2016, aucune nouveauté sur le stand. En revanche, ce fameux K-1 pouvait être essayé par un maximum de visiteurs : 7 exemplaires étaient mis à leur disposition, avec les objectifs FA ou DFA, sur un stand commun avec le boîtier moyen-format, le 645Z.

Et on peut dire que les « essayeurs » étaient nombreux, pas seulement parmi les pentaxistes convaincus. La prise en main du boîtier a le plus souvent généré des compliments sur la qualité de fabrication et l’ergonomie. Mais on aussi pu entendre quelques remarques sur le poids de l’APN, surtout lorsqu’il était équipé des derniers DFA (15-30, 24-70 et 70-200).

L’autre succès de la marque, le K-70 était exposé sur un stand distinct avec les objectifs APS-C. On y trouvait aussi d’autres boîtiers, comme le K-50. Entre les deux stands, un troisième consacré exclusivement au Theta, dont le succès ne se dément pas.

Crédit photo : Valia

Crédit photo : Valia

 

Chez Ricoh/Pentax

Chez Ricoh/Pentax

 

Briefing chez Ricoh/Pentax

Briefing chez Ricoh/Pentax

 

 

Chez les autres acteurs

À noter que le concept a intéressé aussi d’autres marques. Ainsi Nikon présentait une caméra permettant aussi de filmer à 360°.

Chez Nikon

Chez Nikon

Un regret des années précédentes encore cette année : les animations avec modèles étaient peu nombreuses. Force est de constater que, lorsqu’elles existent, il n’est pas toujours facile d’y participer en raison de l’affluence.

 

 

Le futur

Dans un monde de la photo en perte de vitesse, sans doute en partie à cause de l’émergence de technologies nouvelles telles que les smartphones, il est heureux de constater que le Salon de la photo de Paris continue d’attirer de nombreux visiteurs. Souhaitons que le Salon de 2017 apporte, notamment chez Ricoh / Pentax, suffisamment de nouveautés pour perpétuer cet engouement des « aficionados ».

Autres images (Crédit photo : Valia)

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Crédit photo : Micaz et Valia – Cliquez sur les images pour les agrandir