Si pour la plupart des gens, « GR » s’interprète comme « Grande Randonnée », dans le cas de Ricoh on pourrait sans aucun doute trouver beaucoup d’autres interprétations de ces 2 lettres. Mais on pourrait aussi parler en effet de grande randonnée, tant l’aventure GR, – la Saga GR pourrait-on dire, – dure depuis des années et semble bien devoir se poursuivre, sans bruit certes, (sans jeu de mot) mais chaque fois avec des innovations.

 

Les GR argentiques

 

Le Ricoh GR1

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Ricoh GR1 (Photo : www.collection-appareils.fr)

Cette « aventure », dans le bon sens du terme, a débuté avec le Ricoh GR1 argentique en 1996. Il ne faut pas le confondre avec le GR1 Digital apparu en 2005 dont le design est très proche.

Ce GR1 fut récompensé en 1997 au titre de « meilleur appareil 35mm compact » et reçut le prix TIPA (Technical Image Press Association).

C’était un compact autofocus qui fonctionnait, soit en mode tout automatique, soit en mode priorité à l’ouverture. Il bénéficiait, bien entendu, du codage DX  permettant la reconnaissance automatique de la sensibilité de la pellicule chargée, pour adopter les bons paramètres de prise de vue. On ne pouvait pas débrayer ce codage DX : en conséquence, pour pouvoir, par exemple, « pousser » les pellicules (c’est-à-dire les utiliser par exemple à 400 ASA au lieu de 100 ASA nativement), il fallait gratter le « graphique » correspondant, afin qu’il ne puisse pas être « lu » par le système de détection. Il était aussi équipé d’un système de compensation de l’exposition (+2/-2). La mesure d’exposition se faisait pendant la mise au point (autofocus non débrayable). Il fonctionnait de IL 2 à IL 17.

Equipé d’un excellent objectif de 28mm (7 lentilles en 4 groupes, f/2.8), il présentait une particularité : lorsque l’on insérait une cartouche de film, celle-ci était entièrement déroulée dans l’appareil, ce qui permettait au système de connaître d’avance le nombre de vues disponibles. Au fur et à mesure des prises de vue, la pellicule se rembobinait dans sa cartouche ce qui présentait 2 avantages :

  • à tout moment, l’appareil savait quel était le nombre de vues encore possibles
  • en cas d’ouverture accidentelle du dos, seule la partie du film non encore exposée pouvait être voilée : la partie comportant les prises de vue déjà réalisées était à l’abri dans la cartouche.

Muni d’un retardateur et d’un obturateur central à lamelles métalliques, il offrait des vitesses de 2s à 1/500ème de seconde et la pose T. La distance minimale de mise au point était de 35cm.

Ces caractéristiques principales se retrouveront sur ses successeurs.

 

Le Ricoh GR1s

Le premier successeur du GR1 prend simplement le nom de GR1s (ne pas confondre avec le R1s, successeur du R1, sorti en 1996). Il apparaît en 1997. C’est bien sûr une évolution du GR1. Les principales nouveautés sont l’apparition d’un écran LCD éclairé, un traitement plus poussé de l’objectif (2 couches supplémentaires) et la possibilité d’utiliser des filtres. Son châssis en magnésium lui conférait une légèreté qui en faisait un bon compagnon de voyage.

Il était livré avec un pare-soleil, un étui et une dragonne de poignet.

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Ricoh GR1s (Photo Christophe Pluchon)

 

Le Ricoh GR10

Il apparait en 1998 sous 2 livrées : une noire et une couleur argent. C’est en fait une version simplifiée du GR1s : le polycarbonate remplace le magnésium du châssis, l’appareil n’a plus qu’un seul mode de fonctionnement, tout automatique programmé. Il conserve cependant la pose T, les modes fixfocus à l’infini et la mémorisation.

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Ricoh GR10 (Photo : www.collection-appareils.fr)

 

Le Ricoh GR1v

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Ricoh GR1v

Apparu en septembre 2001, il prend la place du GR1s en tant que « navire amiral » de la gamme. Désormais, le codage DX (25 à 5000 ISO) peut être outrepassé (réglage manuel possible), un mode bracketting apparait (+ ou – 0.5 EV), la mise au point manuelle est préprogrammée pour les distances de 1m, 2m, 3m, 5m et l’infini. En cas d’utilisation de pellicules non DX, la sensibilité est fixée automatiquement par défaut à 100 ISO.

On note la réapparition du mode d’exposition avec priorité à l’ouverture mais, dans ce mode, la vitesse maximale est limitée au 1-250ème de s. contre 1/500ème pour le mode automatique. La plage de mesure de l’exposition s’étend toujours de IL 2 à IL 17 pour 100 ISO.

L’alimentation est assurée par 3 batteries au lithium de type CR-2. Dimensions : (Longueur x Hauteur x Epaisseur) : 117mm x 61mm x 26.5mm. Poids : 178g sans piles.

Les autres caractéristiques sont identiques au précédent modèle.

 

Le Ricoh GR21

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Ricoh GR21 (Photo : www.collection-appareils.fr)

C’est le dernier « GR » argentique, apparu en 2001. D’aspect identique au GR1, il est équipé d’un objectif très grand angle de 21mm, composé de 9 éléments en 6 groupes, et ouvrant à f/3.5. Il reçut aussi en 2001 le prix TIPA de « meilleur appareil de prestige ». Cet objectif de 21mm est unique à cette époque sur le marché des compacts argentiques.

Par rapport à ses prédécesseurs, on notera que le codage DX s’étend de 25 à 3200 ISO. Il est alimenté cette fois par une seule pile CR-2.

Ses dimensions sont de 117mm x 64mm x 26,5mm (38,5mm avec le grip) pour un poids de 200g.

 

Les GR numériques

 

Le Ricoh GR DIGITAL I

Il fait son apparition au Japon en octobre 2005, après avoir été annoncé à la Photokina de 2004. Il est équipé d’un capteur CCD de 8 300 000 pixels (8 130 000 pixels effectifs). Son objectif a une focale fixe de 5,9 mm (28mm en équivalent 24 x 36) et une ouverture maximale de f/2.4. Il comporte 6 éléments en 5 groupes. Le diaphragme comprend 7 lames.

Ce GR Digital I, dont la coque est en magnésium, peut être contrôlé entièrement de façon manuelle (ouverture, vitesse). Il est équipé d’un zoom numérique 4x. La distance minimale de mise au point est de 30cm (1,5cm de la lentille avant en mode macro).

L’obturateur permet des vitesses jusqu’à 1/2000ème de seconde. La résolution maximale est de 3 264 x 2 448 pixels en photo, de 320 x 240 en vidéo.

Le réglage de sensibilité peut être automatique ou réglé de 64 à 1600 ISO. La balance des blancs est soit automatique, soit réglable en Lumière du Jour, Ciel couvert, Tungstène, Fluorescent, manuel.

Cet APN enregistre les images sur carte SD d’une capacité allant de 32 Mb à 1 Gb, ou sur la mémoire interne (26 Mb). Ces images peuvent être de différents formats : RAW (DNG), JPEG, TIFF pour la photo, AVI ou WAV pour la vidéo.

L’écran LCD de 2,5 pouces comprend environ 210 000 pixels.

Ce GR I est équipé d’un retardateur de 2 ou 10 secondes et d’un intervallomètre de 5 secondes à 3 heures par pas de 5 secondes. L’interfaçage avec un ordinateur s’effectue par prise USB 2.0.

Son poids sans batterie (DB 60) est de 170g environ. Ses dimensions sont de 107mm x 58mm x 25mm.

Equipé de sa batterie, son autonomie est d’environ 250 photos, nombre réduit à 30 en cas d’utilisation de 2 piles de type AAA

Ainsi équipé, il a belle allure ! Toutefois, son capteur de 1/1.8″ est l’objet de critiques car il produit du bruit numérique dès 64 ISO, bruit qui va, bien sûr, en s’amplifiant aux sensibilités supérieures. Ce bruit rappelle le grain des pellicules argentiques, et s’avère quand même bien approprié aux images en monochrome.

Par ailleurs, l’intervalle entre 2 prises est très long : 12 secondes, ramené à 8 secondes par un changement de firmware, ce qui reste encore très long.

Il ne comporte pas, par défaut, de viseur optique, qui peut cependant être acheté comme accessoire.

Une édition spéciale « 1er anniversaire », limitée à 1 000 exemplaires, a été mise sur le marché le 24 novembre 2006. Elle est identique à la version « normale », à l’exception des écrans de démarrage et d’extinction.

 

Le Ricoh GR DIGITAL II

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Ricoh GR DIGITAL II (© Ricoh.com)

Très semblable à son prédécesseur de 2005, le GR DIGITAL II sorti en 2007 apporte pourtant quelques changements, et notamment un nouveau capteur de 10 Mpx de 1/1.75″ et un nouvel écran LCD de 2,7 pouces. La mémoire a été augmentée (54 Mo contre 26), et le processeur de traitement est nouveau lui aussi (GR Engine II). Il est malheureusement aussi d’un prix élevé (500 €) mais conserve l’excellente ergonomie du GR I.

Si la construction est irréprochable, quelques détails viennent agacer l’utilisateur. Ainsi l’objectif, qui entre dans on logement au repos, nécessite quelques secondes pour en sortir et devenir opérationnel, ce qui nuit bien sûr à la réactivité.

D’autre part, la fixation de pied est assez mal placée en n’étant pas dans l’axe de l’objectif, la mise en place de la dragonne s’avère difficile et le flash intégré escamotable semble fragile.

Le positif l’emporte cependant largement. Ainsi, le GR II est équipé d’une molette de réglages idéalement placée (sous l’index droit) et d’un « levier ADJ » (« ADJ Lever » dans le manuel en anglais) qui vient tout naturellement sous le pouce droit. Ce levier « ADJ » (pour « ADJust » ?) permet de régler la balance des blancs, la correction d’exposition, la sensibilité, etc. La valeur retenue est sélectionnée pressant ce dispositif comme si l’on « cliquait ». Pratique et efficace, surtout pour les photographes qui affectionnent les réglages « tout manuel » !

En complément de la touche « Fn », il permet une personnalisation très poussée de l’appareil.

La griffe de flash externe permet aussi de fixer un viseur optique non fourni par défaut.

On notera que l’appareil garde en mémoire tous les réglages en cours lorsqu’on l’éteint. Il faudra donc être particulièrement attentif, à l’allumage, de n’avoir pas laissé de réglages très particuliers pour une prise de vue donnée !

3 formats d’image sont proposés : carré (c’est assez rare !), 4/3 et 3/2.

Cette fois, l’intervalle entre 2 images a été réduit : 1,4 secondes (2 s en mode flash). Le mode rafale (16 images maximum) ne fonctionne qu’en JPEG et permet une cadence de 7,5 images par seconde. On notera que toutes les images de la rafale sont groupées dans un seul et unique fichier.

Contrairement à d’autres boitiers du constructeur, ce GR II ne dispose d’aucun système de stabilisation. S’il ne cède pas aux modes du moment (par exemple la détection des visages), il produit des images de bien meilleure qualité que celles de son prédécesseur, mais cette qualité se dégrade après 400 ISO.

Il reste en dépit de quelques défauts un boitier sérieux, bien construit et fiable, dont le confort et l’agrément d’utilisation ont été loués par la presse spécialisée et … les utilisateurs !

 

Le Ricoh GR DIGITAL III

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Ricoh GR DIGITAL III

Apparu en 2009, cet APN reprend une très grande partie des fonctionnalités et les caractéristiques techniques du GR DIGITAL II, notamment la molette de réglages et le « levier ADJ » : les reflex « amateur » de l’époque n’avaient pas toujours ces perfectionnements !

L’écran est bien mieux défini que le précédent. Les modes images (carré, 4/3, 3/2) ont été conservés et les images peuvent être enregistrées en format RAW (DNG). La réactivité, point faible du GR II, est maintenant de très haut niveau. On n’a toujours pas de zoom, mais l’objectif fixe ouvre désormais à f1.9, ce qui signifie qu’il laisse entrer plus de 2 fois plus de lumière que son prédécesseur (f2.8) !

La qualité des images a aussi été améliorée : elles sont très bonnes jusqu’à 800 ISO.

La vidéo est toujours en retrait mais est-ce vraiment un inconvénient avec un objectif grand angulaire fixe ?

 

Le Ricoh GR DIGITAL IV

Le « petit dernier » de la série « GR DIGITAL » voit le jour en 2012. Au premier regard, on ne décèle pas de changements par rapport au GR III. En cherchant bien on finit par trouver un changement du trèfle, à l’arrière, et du télémètre à l’avant. Rien de plus ! L’ergonomie et le côté pratique (personnalisation) ont été conservés et c’est normal : c’est ce qui se faisait de mieux sur le marché !

Les seuls changements notables sont à l’intérieur avec notamment l’apparition d’un système de stabilisation du capteur. C’est toujours le même capteur, le même objectif, la même qualité d’image. Malheureusement, la réactivité au démarrage n’est pas excellente (au moins 2 s avant de pouvoir prendre la première photo). Le mode rafale permet de prendre 2 images par seconde tant que la batterie offre l’énergie suffisante et la carte mémoire suffisamment de capacité disponible. En enregistrement RAW + Jpeg, le délai entre 2 photos est toutefois de plus de 2 secondes.

Ricoh a conservé le mode de prise de vue « Snap » qui consiste à prérégler la mise au point sur la distance désirée. Un appui sur le déclencheur à mi-course permet alors une utilisation classique du mode autofocus mais un appui à fond entraine une prise de vue immédiate avec mise au point sur la distance réglée précédemment. La temporisation n’est alors que 0,2 seconde. C’est semblable à la méthode de réglage sur l’hyperfocale.

Le mode vidéo, point faible de Ricoh, n’évolue pas, il est toujours nettement en retrait par rapport à ses concurrents. On ressent parfaitement que ce n’est pas la préoccupation essentielle du constructeur, surtout avec un objectif grand angle fixe !

 

Le Ricoh GXR

Avant d’aborder la série GR actuelle (GR de 2013, GRII de 2015), il nous paraît intéressant, voire essentiel, de réserver une place à part à un modèle qui, s’il n’a pas connu de successeur, restera dans l’histoire de la firme, un « modèle à part ». Nous voulons parler du Ricoh GXR, appareil modulaire à capteur interchangeable… et pas seulement !

Cet appareil révolutionnaire, apparu en 2009, ne peut pas être considéré comme tous les autres : ce n’est pas un APN muni d’un capteur, mais un châssis d’APN auquel on adjoint une « unité », interchangeable, composée d’un capteur et d’une partie objectif/traitement d’image.

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Quelques Ricoh GXR (© Ricoh Imaging)

Si la modularité en photographie avait déjà existé dans le passé, notamment avec les chambres, personne jusque là n’avait proposé d’APN à capteur interchangeable.

En fait, à la place traditionnelle de l’objectif, on trouvait une platine pouvant recevoir différents modules comme indiqué ci-avant, et bien entendu, les connexions utiles pour les commander !

Ceci peut, on s’en doute, faire varier considérablement l’encombrement de l’ensemble, d’un compact classique à un réflex.

L’ergonomie des modèles GR Digital a été conservée, ce qui ne déroute pas, de ce point de vue, ceux qui auraient troqué leur GR digital pour ce GXR.

Reste que le principal inconvénient du système, c’était son prix ! En effet, la base seule coûtait déjà environ 450€. Il fallait, bien sûr, au moins une « unité » dont le prix pouvait varier, de la plus simple à la plus « évoluée » de 370 à 670€. Il fallait donc un minimum de 800€ pour obtenir un appareil prêt à fonctionner, là où les concurrents traditionnels se contentaient d’« exiger » 500€.

Sur certains modules, le capteur était de qualité et fournissait de très bonnes images. C’était le cas, par exemple, pour le module A12 M dont le capteur de 12Mpx équipait aussi, notamment, le Pentax K-x. En revanche, avec ce module en monture M, pas d’autofocus possible. D’autres modules (A16, objectif 24-85mm) ont reçu l’excellent capteur de 16 Mpx ayant été monté aussi sur le Pentax K-5.

La carrière de ce GXR n’a pas été très longue. Mais il existe une communauté d’utilisateurs et certaines boutiques ont encore des GXR d’occasion à vendre.

GXR Diagramme

Diagramme Ricoh GXR (© Ricoh Imaging)

 

GXR Modules

Diagramme par focale Ricoh GXR (© Ricoh Imaging)

 

Le renouveau du GR numérique

 

Le Ricoh GR (2013)

Le GR qui nait en 2013, n’a rien à voir avec ses prédécesseurs. La lettre « D » pour « Digital » a disparu, le nouveau venu arbore un capteur APS-C de 16,2 Mpx (mettant ainsi fin aux petits capteurs des « GRD ») et un objectif fixe de 18,3mm de focale (équivalent à 28mm en format 24 x36) ouvrant à 2.8. Il est composé de 7 éléments en 5 groupes.

Deux lentilles asphériques et des éléments à faible dispersion permettent de limiter la distorsion et les aberrations chromatiques, tandis que le diaphragme à 9 lames génère des bokehs agréables.

Grâce à la nouvelle formule optique de cet objectif, Ricoh promet « des images haute résolution de très grande qualité avec une reproduction fidèle des couleurs notamment dans les hautes sensibilités. De plus pour améliorer sa vitesse de prise de vue un bouton AF ainsi qu’un testeur de profondeur de champ sont facilement accessibles directement sur le boîtier ». Ce capteur sans filtre passe-bas anti-moiré est probablement celui qui a équipé, à la même époque, le Pentax K-5IIs : il produit en effet des images de très haut niveau. Un « must » pour la photo de rue, à n’en pas douter.

La plage de sensibilité s’étend de 100 à 25 600 ISO.

L’autofocus à détection de contraste fonctionne, en mode normal de 30cm à l’infini et, en mode macro de 0,10m à l’infini. En mode manuel, la MAP peut aussi s’effectuer de 0.10m à l’infini. L’obturateur fournit des vitesses de 300 s à 1/4000ème de s. et la pose B. La mesure d’exposition peut être multiple, centrale ou ponctuelle, avec verrouillage automatique. Une correction manuelle peut être appliquée de -4EV à +4EV par tiers de valeur.

Les différents modes de fonctionnement sont :

  • Programme,
  • Priorité Ouverture,
  • Priorité vitesse d’obturation,
  • Priorité vitesse/ ouverture,
  • Manuel

Sont aussi disponibles, notamment :

  • un mode rafale à 4images/s avec un maximum de 999 vues
  • un retardateur 2s
  • un intervallomètre
  • un mode surimpression
  • un testeur de profondeur de champ,
  • un niveau électronique,
  • un système de détection des visages
  • etc…,

qui en font un appareil extrêmement complet.

La balance des blancs peut prendre les positions suivantes : Auto, Multi-P AUTO, Extérieur, Ombre, Nuageux, Incandescent 1, Incandescent 2, Lumière du jour, Blanc Neutre, Blanc froid, Blanc chaud, Manuel,

La plupart des utilisateurs n’avaient (et cela continue puisque l’appareil, somme toute récent, est encore très utilisé) que des éloges à l’égard du GR, et tout particulièrement pour sa qualité d’image. Il est très vite devenu le bloc note préféré de nombreux professionnels.

 

Le Ricoh GR II (2015)

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Ricoh GR II (© Ricoh Imaging)

Le Ricoh GR II qui lui succède en 2015 garde les mêmes qualités et caractéristiques principales. Il n’était en effet pas question de risquer de perdre tout ce qui avait fait le succès du GR de 2013. Mais il apporte aussi 2 nouveautés : des modules Wi-Fi et NFC (« Near Field Communication ». Ce dernier permet à 2 appareils de communiquer à très courte distance, environ 10cm) pour un partage aisé des photos.

L’arrivée du Wi-Fi a bien sûr une légère incidence sur l’autonomie de la batterie DB-65 (1250 mAh) qui équipe l’APN.

L’écran n’a pas changé : il est fixe (non orientable) et non tactile ; d’une diagonale de 7,6cm, il permet d’afficher 1 230 000 points. Comme son prédécesseur, le GR II n’a pas de viseur optique, celui-ci étant quand même accessible en option (GV-1/GV-2) et se fixant sur la griffe porte-accessoires.

Si, extérieurement, rien ne semble avoir changé, les utilisateurs s’accordent pour dire que la qualité des images a encore progressé par rapport à son ainé : elles apparaissent plus fines, moins bruitées et la sensibilité de 6400 ISO est parfaitement utilisable. C’est un résultat remarquable dû en très grande partie à la qualité du capteur et sans doute aussi à la qualité et l’efficacité des algorithmes de traitement de Ricoh, dont on connaît le savoir-faire.

Les seuls points « faibles », si l’on peut dire, sont à rechercher dans la réactivité légèrement en retrait, et, traditionnellement chez Ricoh, dans les résultats en vidéo.

Le GR II n’a que peu de concurrents : même s’il est battu en mode vidéo, il fait mieux qu’eux en qualité d’image, domaine pour lequel il a été conçu.

Cet APN sera proposé prochainement en test.

 

Souhaitons que Ricoh continue la « saga GR » avec un succès toujours grandissant : les compacts experts trouvent leur public, celui des utilisateurs exigeants sur la qualité d’image, mais sans l’encombrement et le poids des reflex.

Crédit photos :

  • www.collection-appareils.fr (Merci à Sylvain Halgand)
  • Christophe Pluchon
  • Micaz

 

Galerie

(traitements sur les images : UNIQUEMENT redimensionnement et ajout de filigrane)

T0920164PK

F/6.3 – 1/180ème s – ISO 200

 

T0920163PK

f/6.3 – 1/350ème s – ISO 200

 

T0920189PK

f/2.8 – 1/750ème s – ISO 100