Saint-Malo est un des hauts lieux touristiques de Bretagne, mais aussi un haut lieu de l’histoire bretonne.

 

Histoire bretonne

Elle était capitale de la course. Entendez par là « lettre de course » et corsaire. C’est-à-dire la lettre du Roy de France qui missionne un capitaine pour traquer les navires marchands des ennemis du Royaume, principalement les navires anglais. Les capitaines corsaires fournissaient le navire et l’équipage. Les prises étaient partagées également entre le corsaire et le royaume. La richesse de la ville et des demeures de corsaires montre que la course était lucrative. Une rumeur tenace dit que l’État ne touchait pas toujours toute sa part.. Sacrés corsaires. Les deux plus célèbres corsaires sont Duguay-Trouin et Surcouf. L’activité corsaire a été intense sous Napoléon. Elle a pris fin en 1815, à la chute définitive de celui-ci.

L’autre haut fait de Saint-Malo est plus récent, il s’est produit en 1940. De Saint-Malo, comme de Paimpol sont partis pour l’Angleterre les premiers bateaux de français qui refusaient la défaite et voulaient continuer la lutte contre l’Allemagne nazie. Le Ar-Zenith, sur lequel le lieutenant Dupond à rallié l’Angleterre le 19 juin 40, est conservé à Alet. (voir plus loin)

 

La ville

Deux villes pour une

La cité malouine est une grande ville partagée en deux : la ville « intra-muros » et l’autre. La ville intra-muros, 6 hectares de vieille ville, serrés dans de hauts murs d’enceinte, dresse haut ses façades de granit gris et ses toitures d’ardoises pentues. C’est une ville altière et belle, mais sévère. Détruite à 80% par les bombardements et les combats de 1944, elle a été reconstruite à l’identique après la guerre. C’est elle bien sûr qui draine les touristes. La ville neuve a moins de cachet, mais elle est néanmoins intéressante, car d’une architecture pas « bas de gamme ».

 

 

Direction la mer

Et puis le port, lui aussi, offre l’intérêt propre aux ports, avec son activité permanente, porte ouverte sur d’autres mondes, renforcé par son imbrication dans la ville, en plusieurs parties, hors marées ou en pleine mer.

De cette dernière zone, ouverte sur la mer, on embarque pour les îles anglo-normandes et l’Angleterre. De Saint-Malo on part pour la pêche et pour la course : Route du Rhum, où on y arrive : transat Québec – Saint-Malo…

On trouve dans la cité malouine de nombreux musées : d’histoire, maison du corsaire, fort Vauban de l’île du Petit Bé *, bunker antiaérien allemand sur la presque-île d’Alet*, l’Étoile du Roy, frégate corsaire du XVIIIe siècle dans le bassin Vauban… On peut commencer par la vieille ville et son prolongement sur le front de mer du Sillon. Ce bras de terre a été protégé par une digue de granit renforcée par d’impressionnants brise-lames de chêne, hauts de 4 à 5 mètres, et autant enfouis dans le sable. Les immeubles du Sillon ont été moins endommagés et présentent d’intéressants spécimens d’architecture du XIXe siècle. La vieille ville elle-même offre des foules de possibilités – du graphisme à la street. Le granit monochrome incite au N&B… La ville est à voir également depuis le chemin de ronde, très large, qui couronne les remparts, ou depuis la plage, à marée basse ; et bien sûr au travers de ses bassins portuaires.

Saint Malo présente une particularité qui plaira à certains : on n’y voit pas de pigeons, mais des mouettes et des goélands qui planent, crient, et… viennent picorer, presque comme les moineaux.

* Se renseigner pour visiter ces deux lieux : le fort du Petit Bé n’est accessible à pied qu’à marée basse. Quant au bunker les visites ne se font que guidées. Tout retard oblige à attendre la visite suivante, plus d’une heure plus tard.

 

Sans oublier l’intérieur

Saint Malo est également la métropole des territoires de l’arrière-pays. Celui-ci compte nombre de manoirs qui méritent la visite, ou des sites comme l’usine marémotrice de la Rance, la première installation au monde utilisant la force des marées pour produire de l’énergie électrique. Elle est visible depuis la presqu’île d’Alet, mais demande ~30mn de route à cause des profondes découpes de la côte. Dinard est en face, à quelque 10 minutes de plus.
Saint-Malo est également la porte ouverte depuis la Bretagne pour le mont Saint Michel.

La baie de la Rance vue d'Alet. A gauche l'usine marémotrice.

La baie de la Rance vue d’Alet. À gauche l’usine marémotrice.

 

 

Comment s’y rendre
  • par le train depuis Paris-Montparnasse : compter environ 2h35, changement à Rennes compris
  • par la route : compter 3h30 depuis Paris – autoroute A10, puis A81 jusqu’à Rennes. Puis, sur la rocade Est de Rennes N157 jusqu’à Saint Malo.
  • par avion : vols directs réguliers Paris CDG – Rennes -1h- à partir de ~50€
  • vols Paris – Dinard Portuit, à partir de ~100€
  • Dinard – Saint-Malo en bus par la route :1h ~7€ ou bus maritime : 20 mn 5,20€

 

 

Comment se loger

Saint-Malo offre de très nombreuses possibilités d’hébergement hôtelier et de gîtes, AirBnB en particulier. Les prix sont très variables – gîtes pour 3 personnes à partir de ~50€. Ils dépendent évidemment de la proximité avec la ville intra-muros.

Il en est de même pour la restauration. Encore qu’on puisse se nourrir à bon compte au cœur de la vieille ville. La gastronomie locale offre nombre de produits de la mer et, bien sûr, toutes les variantes possibles de galettes, crêpes et gâteaux bretons.

Les richesses qu’offre Saint-Malo méritent une escapade de 3 jours, hors déplacement.

 

 

Matériel conseillé
  • Objectif dont la focale est comprise entre 15mm à 200mm (format FF)
  • Polarisant possible
  • Pied facultatif

 

 

GALERIE

Plage du Sillon et brise-lames

Plage du Sillon et brise-lames

 

Détail de troncs de brise-lames travaillés par la mer

Détail de troncs de brise-lames travaillés par la mer

 

Brise-lames du Sillon - bois, pierre et fer

Brise-lames du Sillon – bois, pierre et fer

 

traces de splendeur passée sur le Sillon

traces de splendeur passée sur le Sillon

 

L'entrée principale dans la vieille ville.

L’entrée principale dans la vieille ville.

 

La ville intra-muros

La ville intra-muros

 

Dans Saint Malo, il n'y a pas de pigeon, mais des mouettes et de goëlands

Dans Saint-Malo, il n’y a pas de pigeons, mais des mouettes et des goélands

 

Le chemin de ronde sur les remparts côté terre (est)

Le chemin de ronde sur les remparts côté terre (est)

 

Les remparts - le bassin Vauban

Les remparts – le bassin Vauban

 

La frégate corsaire l' "Etoile du Roy"

La frégate corsaire l' »Étoile du Roy »

 

La presqu'île d'Alet, la tour Solidor et Dinard en face.

La presqu’île d’Alet, la tour Solidor et Dinard en face.

 

Le Sillon - la ville intra-muros, le bunker anti-aérien d'Alet et les forts

Le Sillon – la ville intra-muros, le bunker antiaérien d’Alet et les forts

Crédit photographique Valia.