[Test Express] Pentax A* 135mm f/1.8

Le test de l’objectif Pentax A* 135mm f/1.8 a été effectué avec un Pentax K-1 Mark II.

Le Pentax A* 135mm f/1.8 a été produit au cours des années 1984 à 1989. Sa focale le situe parmi ce que l’on nomme généralement les « moyens télé », intermédiaires entre les courts téléobjectifs (de 70 à 100 mm environ) et les longs téléobjectifs (à partir de 200 mm). Cependant, cette classification est totalement arbitraire : par exemple, pour un photographe animalier, une focale de 300 mm ne constitue souvent qu’une focale moyenne.

Les 135 mm, qui ont été produits dans quasiment toutes les marques, même les plus « exotiques » sont très nombreux sur le marché en général et, pour Pentax, sur le marché de l’occasion. On sait en effet que la gamme actuelle de Pentax ne comporte aucun objectif fixe de cette focale.

Toutefois, ce A* 135mm f/1.8 est rare, TRÈS rare, et son prix est à la mesure de cette rareté. Même si certains « l’estiment » à hauteur de 1400 $ environ (moins de 1300 €), la réalité du marché fait qu’on ne le trouve que très rarement en dessous de 2500 €. Quand on parvient à le trouver : les possesseurs de cet objectif ont en effet beaucoup de mal à s’en séparer. On les comprend aisément quand on a eu en main cet objectif.

À quoi sert un  135 mm ?

Un peu long pour du portrait en studio (mais cependant utilisable dans ce domaine), il est un peu trop court pour la photo animalière (quoique parfois utile aussi dans ce domaine). Il est bien adapté pour la photo de spectacle (par sa focale et son ouverture maximale, très précieuse en faible lumière). Toutefois on peut lui trouver toutes sortes d’utilisation dans la vie courante, particulièrement celles qui nécessitent d’avoir un peu de recul par rapport au sujet.

C’est pourquoi, lors de l’achat de son 1er reflex argentique, l’auteur de ces lignes a étonné son vendeur. En effet, au lieu du 50 mm traditionnel, il lui a demandé un 135 mm comme objectif « standard ».

 

Présentation du Pentax A* 135mm f/1.8

  • Focale : 135 mm
  • Ouverture maximale / Ouverture minimale : 1,8 – 22
  • Nbr de lentilles / Nbr de groupes / Nbr de lamelle de diaphragme : 7 éléments / 6 groupes / 9 lamelles
  • Poids : 865 gr
  • Distance minimale de mise au point : 1,20 m
  • Diamètre de filtre : 77 mm
  • Aspect traditionnel des objectifs « A* », sobre et qualitatif.

L’objectif s’équilibre à merveille sur le K-1 Mark II.

Pentax A* 135mm f/1.8 monté sur K-1 Mark II

 

 

D’un point de vue technique

  • Aberrations chromatiques : Extrêmement faibles et, si présentes, faciles à corriger.
  • Flare : Aucun flare n’a été constaté.
  • Homogénéité de l’image : la netteté et l’homogénéité de l’image sont impressionnantes sur ta totalité du champ couvert. Difficile de prendre cet objectif en défaut.
  • Distorsion : On ne peut que constater une absence totale de distorsion sur l’exemplaire étudié.
  • Bokeh : Superbe, grâce, en partie, aux 9 lamelles du diaphragme. « Fondu et crémeux » à souhait. Bref, on frise la perfection.
Pentax A* 135mm f/1.8 – Bokeh à f/1.8
Pentax A* 135mm f/1.8 – Bokeh à f/4

 

Une particularité est à souligner. Il s’avère que, monté sur le K-1 Mark II, l’ouverture maximale réelle est de f/1.7 au lieu de f/1.8 annoncée. Est-ce une erreur d’interprétation du boîtier ou la réalité, nous n’en savons rien.

Les EXIF de la photo suivante en témoignent.

 

Avis PentaxKlub

Le Pentax A* 135mm f/1.8 est extrêmement rare et très cher : 2 caractéristiques qui vont souvent ensemble. S’il était encore vendu dans le catalogue « neuf » de Pentax, il aurait fait l’objet d’un test beaucoup plus approfondi. Et la conclusion de ce test aurait probablement été la même : il fait partie des tout meilleurs objectifs photo jamais produits par Pentax.

 

Note

96/100

 

 

Merci au lecteur qui nous a prêté cet objectif pour ce test express.

 

Galerie

 

Dôme de l’Institut de France – Pentax K-1 II et A* 135mm – f/10 – 1/100 s – ISO 100
La Conciergerie – Pentax K-1 II et A* 135mm – f/10 – 1/100 s – ISO 100
La Samaritaine – Pentax K-1 II et A* 135mm – f/10 – 1/250 s – ISO 100
Paysage parisien – Pentax K-1 II et A* 135mm – f/10 – 1/125 s – ISO 100

 

 

Crédit photo : © Micaz – Cliquez sur les photos pour agrandir

  • CYv
    5 décembre 2019 at 0 h 06 min

    Merci Micaz pour ce test.
    Encore un article intéressant dans Pentax Klub.
    Je suis ravi de voir ce test. Je me posai beaucoup de question quant à cet objectif.
    J’avais acheté neuf le f/3,5, j’ai beaucoup aimé cet objectif pour le portrait et pour sa qualité de construction avec par-soleil rétractable.
    Le 1.8 et donc excellant à ce que je voie.

    Mais les prix de vente de cet objectif sont rédhibitoires.
    Mon Pentax D FA 100mm macro f/2,8 WR est déjà de très haute qualité, mais il n’ouvre pas à 1,8…
    Reste, entre autres à des prix plus abordables, les :
    Samyang 85mm f/1.4 AS IF UMC et SMC Pentax-FA* 85mm F1.4 [IF]

    Yves

    • Micaz
      5 décembre 2019 at 9 h 32 min

      Bonjour Yves. Merci pour ce message.
      Le A* 135mm f/1.8 est simplement exceptionnel en termes de qualité d’image. Certes d’autres 135mm sont aussi très bons, notamment le F et le FA ouvrant à f/2.8 (et avec MaP mini à 70cm)… et le A (sans étoile) f/2.8 également. Tous sont assez difficiles à trouver. On trouve plus facilement en revanche les 135 des générations antérieures (M et K), eux aussi très bons. Dommage qu’aucun objectif fixe de cette focale ne soit dans les projets actuels de Ricoh/Pentax : un D FA 135mm f/2, par exemple, aurait sans doute « de la gueule » et pourrait avoir un succès similaire à celui du D FA 50mm f/1.4. Rêvons …

  • flogtv6
    19 décembre 2019 at 14 h 45 min

    Merci pour ce test.

    Je possède cet objectif et je confirme que monté sur le K1 MKII, c’est une pure merveille.
    D’autre part, l’ouverture réelle est bien 1.8, s’est la monture KA (contrairement à la KAF numérique) qui ne peut pas coder la valeur 1.8.
    Voici un tableau des valeurs d’ouverture min et max en fonction des contacts de la monture KA :

    r1 r2 m1 m2 r3 max min
    0 0 0 0 0 16 2,8
    0 0 0 0 1 16 2,4
    0 1 0 0 0 16 2,0
    0 1 0 0 1 16 1,7
    1 0 0 0 0 16 1,4
    1 0 0 0 1 16 1,2
    1 1 0 0 0 16 1,0
    1 1 0 0 1 16 0,8
    0 0 1 1 0 22 4,0
    0 0 1 1 1 22 3,4
    0 1 1 1 0 22 2,8
    0 1 1 1 1 22 2,4
    1 0 1 1 0 22 2,0
    1 0 1 1 1 22 1,7
    1 1 1 1 0 22 1,4
    1 1 1 1 1 22 1,2
    0 0 0 1 0 32 5,7
    0 0 0 1 1 32 4,8
    0 1 0 1 0 32 4,0
    0 1 0 1 1 32 3,4
    1 0 0 1 0 32 2,8
    1 0 0 1 1 32 2,4
    1 1 0 1 0 32 2,0
    1 1 0 1 1 32 1,7
    0 0 1 0 0 45 8,0
    0 0 1 0 1 45 6,7
    0 1 1 0 0 45 5,7
    0 1 1 0 1 45 4,8
    1 0 1 0 0 45 4,0
    1 0 1 0 1 45 3,4
    1 1 1 0 0 45 2,8
    1 1 1 0 1 45 2,4

    • Micaz
      19 décembre 2019 at 18 h 56 min

      Bonsoir et merci pour ce message…technique qui pourra intéresser de nombreux lecteurs !
      Une question : à quel objectif Pentax correspondent ces valeurs : 1 1 0 0 1 16 0,8 (s’il existe vraiment, bien sûr !)

  • Lénaïck
    7 janvier 2020 at 15 h 07 min

    J’adore la focale 135mm, en particulier pour des portraits à distance, car ces focales fixes restent généralement discrètes (par comparaison avec des zoom 70-200 ouvrant à 2.8). Je pense que tous ceux qui l’affectionnent aimeraient tâter de cet objectif *.

    Personnellement mon choix s’est porté sur le pentax K 135mm F/2.5, un peu moins abordable que les modèles ouvrant à 3.5 (mais un zéro de moins que ce mofèle F/1.8), mais d’excellente qualité. A noter que à F/2.5 sur une lentille manuelle il est déjà bien compliqué de jouer avec une zone de netteté réduite sur les sujet proches.

    Une question cependant, les couleurs sur ce test semblent très flashy, les jaunes et les bleux en particulier. S’agit-il des RAW ou des traitements ont ils été effectués ?

    • Micaz
      8 janvier 2020 at 13 h 57 min

      Merci pour ce message
      Pour répondre à vos questions :
      – je confirme que le Pentax K 135mm f/2.5 produit d’excellents résultats … quand on le maîtrise !
      – Les photos présentées dans notre test ne peuvent pas, vous le savez bien, être des RAW directs puisque les RAW ne sont pas visualisables autrement que sous la forme de fichiers jpeg, ou tiff, ou d’autres formats, c’est-à-dire des INTERPRETATIONS du RAW de base (PEF ou DNG pour Pentax). Dès lors, ces images résultent de RAW post-traités et il est clair que le post-traitement est une interprétation de celui qui fait ce post-traitement. On peut apprécier ou pas ce traitement. Dans ces images, prises le même jour dans Paris, la lumière était assez particulière et j’ai pris le parti de faire ressortir les couleurs. Peut-être un peu trop, à votre goût ? D’autres interprétations sont tout à fait possibles !