[Test] Le Ricoh WG-6

Présentation du Ricoh WG-6

Le Ricoh WG-6 est un appareil photo numérique compact de la lignée supérieure des WG : en entrée de cette série, on trouve le WG-60 qui a succédé au WG-50 et à bien d’autres WG. N’oublions pas que cette gamme, désormais sous la bannière Ricoh, a démarré sous la marque Pentax (jusqu’au WG-3). Il y eut ensuite le WG-4 (Ricoh) et la gamme des WG « à 2 chiffres ». Comme souvent dans beaucoup de marques, les gammes « à 1 chiffre » sont supérieures aux gammes « à 2 chiffres » et plus. Le Ricoh WG-6 se démarque de la série « à deux chiffres » (WG-60) notamment par une esthétique plus élégante, quoique plus « classique » et par des possibilités nettement accrues.

Le WG-6 a cependant des « frères » plutôt destinés aux professionnels : les WG-900 et WG-900 SE, dont les caractéristiques de base sont identiques, mais qui comportent des perfectionnements particuliers (et relativement onéreux) peu utiles aux amateurs. Et dont le nom vient contredire ce que l’on vient d’affirmer !

 

Caractéristiques techniques du Ricoh WG-6

Caractéristiques techniques - (données Ricoh) - (cliquer pour afficher le tableau…)
CapteurCMOS 1/2,3" – environ 20 Mpxl
SensibilitéAuto, Manuel – 125 à 6400 ISO
StabilisationOUI
Balance des blancs réglableOUI (Auto, Lumière du jour, Ombre, Nuageux, Tungstène, Lumière fluorescente (D : Couleur du jour, N : Blanc diurne, W : Lumière blanche), Flash annulaire, Manuel)
Focales couvertes5 à 25 mm (environ 28mm à 140 mm en équivalent 24x36 soit une amplitude de 5x)
Objectif (zoom)RICOH, 11 éléments (dont 5 éléments asphériques) en 9 groupes
Plage d’ouverturesF3.5(position grand angle) - F5.5(position Téléobjectif)
Amplitude zoom numériqueEnv. 8.1x
Amplitude zoom « intelligent »Env. 7.5x en 10M, Env. 40.5x en 640 (zoom optique compris)
Diamètre de filtre46mm
Distance de prise de vueMacro : 1cm
Autre : 30cm
EcranLCD 3pouces – 1 040 000 pts env. – Anti reflets – Non orientable – Non tactile
ObturateurMécanique et électronique : 1/4s à 1/4000s
Mode nocturne : 4s maximum
Temps de déclenchement0.003s env.
Mode de mesureMultizone, pondérée à prédominance centrale, spot
Modes- 23 modes scène :
Auto Picture, Programme, HDR, Nocturne à main levée, Vidéo, Vidéo haute vitesse, Microscope électronique, Paysage, Fleur, Portrait, Sous-marin, Film sous-marin, Intervallomètre, Mer&Neige, Enfants, Animaux domestiques, Sport, Nocturne, Feux d’artifice, Digital SR (anti-bougé), Documents, Vert, Profondeur de champ composite

- 16 modes scènes automatiques :
Paysage, Portrait, Scène de nuit, Portrait de scène de nuit, Standard, Fleur, Sport, À la chandelle, Ciel bleu, Coucher de soleil, Texte, Photo de groupe, Animal de compagnie, Portrait x Ciel bleu, Portrait x Coucher de soleil, Portrait x Contre-jour

- détection des visages (jusqu’à 30), des sourires, des yeux fermés, détection des animaux (1 animal domestique)

- 2 modes utilisateur (U1/U2)
Correction d’exposition+ ou – 2 IL par tiers de valeur
FlashIntégré (NG non précisé). Portée de 0,2 à 5,5m en mode grand angle, 0,2 à 3,5m en mode télé – ISO automatique - Pas de griffe porte flash externe
Modes de prise de vueVue par vue, retardateur, prise de vue en continu (maximum 30 images), rafale (3 images par seconde), Rafale M, Rafale S, télécommande, bracketting automatique
Vidéo1920 (1920x1080): env. 30fps, 1280 (1280x720): env. 60 / 30fps
Mémoire intégrée27 Mo
Cartes mémoire compatiblesSD, SDHC, SDXC, cartes FlashAir ™
Format de fichierPhoto : JPEG (conforme à Exif 2.3)
Vidéo : MPEG: 4 AVC / H.264
Audio : Film sous-marin: 32KHz, 16bit, monaural
WifiOUI par carte FlashAir ™
InterfaceUSB 3.0 / HDMI (type D)
AlimentationBatterie DB-110 rechargeable (en option : kit adaptateur secteur)
AutonomiePhoto : env. 340 (norme CIPA)
Vidéo : env. 260mn (4h20) selon Ricoh Imaging
Dimensions

Poids
65,5mm(H) x 118,2mm (L) x 33,1mm (E)

219g (sans batterie ni carte), 246g avec batterie de carte.
Principales autres caractéristiques• Étanche (jusqu'à 20 m) pour 2 heures
• Résistance aux chocs (jusqu'à 2,1 m)
• Température de fonctionnement : de -10 à 40 °C
• Compatible FlashAir ™
• Anneau de lumière
• Réglage ADJ
• Port HDMI Type D (Micro)
• Télécommande compatible
• Niveau électronique
• GPS
Contenu du kitBATTERIE RECHARGEABLE DB-110
ADAPTATEUR USB AC-U2
FICHE D'ALIMENTATION
CABLE USB I-USB173
SANGLE DE MAIN (dragonne)
SUPPORT MACRO O-MS3

 

Quelques commentaires sur ces caractéristiques

Le tableau ci-avant ne donne qu’imparfaitement idée des possibilités du Ricoh WG-6. Ces possibilités sont immenses, il suffit d’entrer dans le menu pour s’en rendre compte. Ce n’est d’ailleurs pas une chose facile (voir le paragraphe « Prise en main » ci-après). Nombre d’entre elles sont absentes des appareils compacts de gamme comparable.

Le capteur, de petite taille (1/2, 3″, soit 4,62 mmx 6,16 mm, diagonale de 7,7 mm) offre tout de même 20 mégapixels, pour des fichiers images au format JPEG d’environ 5 à 7 méga-octets, selon les options retenues par l’utilisateur dans les différents menus. On notera que le format de fichier RAW n’est pas disponible, ce qui pourra limiter le Post-Traitement éventuel des images.

Ce format de capteur influence directement le format d’image, bien sûr ! Ainsi, sur un capteur FF (24 x 36 mm), ce format – longueur sur largeur – est au rapport 3/2 (36/24 = 1,5 soit 3/2). Il en est à peu près de même pour un capteur APS-C Pentax (23,5 x 15,6).

Sur le Ricoh WG-6, ce rapport est de 4/3 (6,16/4,62 = 1,3333 soit 4/3). Il est cependant possible, par paramétrage dans les menus, de le passer au rapport 3/2. Et nous disons bien « dans LES menus » : un paramétrage global pour tous les cas de figure est, semble-t-il, impossible.

 

Description rapide des principales commandes

Sur la face avant :

Le léger bossage en dessous du mot « RICOH » permet une (un peu) meilleure préhension du boîtier (voir l’image suivante, « vue de dessus »).

 

Sur le dessus

de l’appareil, on trouve (de gauche à droite) :

  • l’indication de l’emplacement du module GPS (sans témoin de fonctionnement)
  • l’interrupteur général (ON/OFF) dont le centre s’illumine en vert en position « ON »
  • le déclencheur : classiquement, il fait le point à mi-course et déclenche quand il est pressé à fond
  • la molette des modes (voir ci-après)
Ricoh WG-6 – Vue de dessus – Molette des modes

 

 

À l’arrière

 

  • l’écran de 3″

puis à droite de haut en bas :

  • Le bouton de zooming (variation de focale : W= Wide = grand angle : 5 mm soit 28 mm en équivalent 24×36 / T = télé = téléobjectif : 25 mm soit 140 mm en équivalent 24×36). Quand on l’active, une échelle verticale, à la gauche de l’écran, permet de voir approximativement comment évolue la focale. Cette évolution se matérialise par déplacement d’un curseur sur 9 valeurs non affichées : 28 mm, 34 mm, 42 mm, 51 mm, 62 mm, 77 mm, 94 mm, 115 mm et 140 mm.
  • le bouton rouge « ADJ » permettant soit le déclenchement du mode vidéo, soit la personnalisation de certaines fonctions, selon les menus
  • À sa droite le bouton en triangle pointe à droite : il sert principalement à la visualisation des images enregistrées
  • En dessous, le classique « trèfle » avec, en son centre, le bouton « OK » qui permet toutes les validations. À gauche du trèfle, le bouton d’activation des fonctions du flash intégré, en haut, le bouton des modes de prise de vue (retardateur, vue par vue, etc …). À droite le bouton « GPS », en bas le bouton représentant une fleur, symbole du mode macro.

Bien entendu, ces 4 boutons servent aussi à la navigation dans les menus… lorsqu’on les a activés par pression sur le bouton « MENU ». À la droite de ce dernier, le célèbre bouton vert : en mode « Prise de vue », il active le mode « tout-automatique-sans-réglage-par-l’utilisateur ». En mode lecture (donc après appui sur le bouton triangle pointe à droite), il permet la suppression d’images.

  • Entre le bouton « MENU » et le bouton vert se trouve le récepteur arrière de télécommande. On notera à cet égard que la télécommande Pentax O-RC1 fonctionne parfaitement avec le Ricoh WG-6.

Cela paraît finalement assez peu. Mais les combinaisons de boutons permettent des possibilités immenses que chacun pourra découvrir … dans le manuel de l’utilisateur dont la lecture est, de notre point de vue, absolument indispensable. Il est vrai que nos habitudes avec les reflex de Pentax nous ont donné une toute autre perception du mot « ergonomie ».

 

Prise en main

La molette des modes

Elle offre le choix entre les modes :

  • CALS
  • AUTO
  • SCN (modes scènes)
  • Macro (icône microscope)
  • U1
  • U2
  • Vidéo (icône caméra)

 

La plupart de ces modes sont connus des photographes même peu avertis ou peuvent être déduits (icônes).

Il n’en va pas de même pour le mode « CALS ».

 

Le mode CALS

Sous ce vocable se cache en fait un mode particulier, utilisé par les professionnels, particulièrement du bâtiment. Les photos prises dans ce mode répondent aux normes de définition, taille et dimensions utilisées dans les travaux publics, notamment au Japon : format 1280×960 pixels (=4/3), « poids » approximatif de 423 kilobits. Ainsi, les échanges d’images dans ces corporations peuvent se faire sans Post-Traitement et notamment sans redimensionnement, ce qui facilite leur transmission.

 

Le mode auto

L’appareil détermine automatiquement le mode capture optimal.

 

Le mode P

Dans ce mode, l’appareil détermine seul la vitesse d’obturation et la valeur d’ouverture. Le résultat se rapproche grandement du mode « Auto ».

 

Le mode SCN

On devrait plutôt dire « les modes SCN », tant ils sont nombreux :

Ricoh WG-6 – Les modes SCN

 

Pour plus de précisions, le lecteur pourra utilement se reporter au tableau des caractéristiques.

 

Le mode macro
Fonctionnement

Le premier effet de ce mode est d’allumer les 6 diodes entourant l’objectif en façade.

Ricoh WG-6 – Mode macro 1cm – Diodes allumées en façade

 

Il appelle ensuite les paramètres propres à ce mode, et notamment la distance de mise au point à 1 cm minimum. Dans certains cas, il sera alors utile de visser, devant l’objectif, le petit « support macro » (sorte de couronne – O-MS3) pour ne pas s’approcher à moins d’un cm du sujet.

Toutefois, cela ne manque pas de poser des problèmes, comme dans l’image ci-dessous, où l’on voit nettement les zones « cramées » par les diodes allumées,

 

 

Ricoh WG-6 – En mode « macro 1cm », diodes allumées

 

et même si cela n’affecte pas la définition du reste de l’image :

Ricoh WG-6 – Mode macro 1 cm – agrandissement
Quid du grandissement et du résultat ?

Observons l’image suivante (simple redimensionnement de l’image d’origine, non cropée, non traitée) :

 

Ricoh WG-6 – Image en mode macro 1 cm

 

On constate :

– un grandissement supérieur au rapport 1:1 (il s’agit d’un extrait d’une page de dictionnaire dont la police de caractères a une taille nettement plus petite)

– des déformations du texte : les lignes ne sont quasiment horizontales que vers le milieu de la photo (« chef opérateur »). Les lignes du haut ont tendance à « monter vers le haut » de gauche à droite, tandis que les lignes du bas ont tendance à « descendre vers le bas », toujours de gauche à droite. Pourtant, le témoin d’horizontalité (ligne) sur l’appareil apparaissait bien en vert, signe d’une bonne horizontalité.

 

Les modes U1 et U2

Il s’agit, bien sûr, des modes pouvant enregistrer les réglages particuliers de l’utilisateur, qui sont alors appelés pour utilisation (mais on peut aussi les modifier à cette occasion : si la modification devient pérenne, il est alors recommandé de la mémoriser en réenregistrant le mode utilisateur en question).

Ricoh WG-6 – Enregistrer un mode utilisateur

 

Le mode vidéo

Il n’appelle pas d’observation particulière. Lorsqu’on a activé ce mode sur la molette, il suffit de presser le bouton rouge noté « ADJ » pour lancer l’enregistrement. Un nouvel appui sur ce bouton interrompt l’enregistrement. Il faut au préalable vérifier que « Bouton Vidéo » dans le menu C soit activé.

La vidéo est à la norme 4K/UHD à 30 images par seconde. La durée d’une vidéo ne peut pas excéder 4 Go et 25 mn. L’incidence sur l’autonomie de la batterie est considérable et il est recommandé d’utiliser l’adaptateur secteur optionnel K-AC166.

 

Viseur

Aucun viseur optique ou électronique n’est présent. On ne peut pas non plus en ajouter puisqu’il n’existe pas de griffe porte-accessoires. Il faudra donc se satisfaire de la visée live-view sur l’écran. Si les rayons du soleil gênent la visualisation, et c’est un cas fréquent, il faudra trouver une astuce pour faire de l’ombre sur cet écran, le cas échéant avec la main gauche, pendant que la main droite prend la photo. Ce n’est pas forcément pratique, mais c’est le prix à payer pour garder une certaine compacité.

L’écran, de type LCD, est large de 3,0″ environ. Sa définition est d’environ 1 040 000 points.

 

Batterie

La source d’énergie est une batterie DB-110 de 1350 mAh (également utilisée sur le Ricoh GR III), qui autorise une autonomie d’environ 340 vues. Au cours de notre test, les recours fréquents aux menus ont largement obéré cette autonomie. Une deuxième batterie est à envisager si l’on veut assurer une autonomie suffisante pour une journée.

Ricoh WG-6 – Vue de dessous, trappe ouverte

 

Le GPS

L’activation du GPS s’obtient en positionnant l’option à « ON » dans le menu C page 3. Aucun voyant ne vient confirmer qu’il est en fonctionnement. Et il restera activé pour tous les modes. Attention alors à l’incidence sur l’autonomie de la batterie !

Ce GPS, en plus d’être compatible avec le système américain en vigueur chez nous (en l’absence du futur système européen Galileo), est aussi compatible avec les systèmes japonais (Michibiki) et russe (Glonass).

 

Conclusions sur la prise en main

Ce Ricoh WG-6 a été sans aucun doute pensé pour être efficace. Il présente des menus extrêmement fournis, offrant toutes les options possibles, ou presque, pour des photographes exigeants.

Le « mode vert » est cependant bien présent : on l’active et le désactive par appui sur le bouton … de cette couleur (!), en mode prise de vue, à l’arrière de l’appareil et tout en bas à droite (Voir les images ci-dessus du dos de l’appareil).

On ne le recommande pas à celles et ceux pour qui il importe de bien choisir les réglages. En effet, activé, il fait perdre la main sur quasiment tout, l’appareil décidant seul. Frustrant !

Ce même bouton vert, activé en mode lecture, permet de supprimer des images.

 

Ergonomie du Ricoh GR-6

L’ergonomie est aussi bonne qu’il est possible sur un appareil compact. Quand on est habitué au monde des reflex ou des moyens formats, on peut penser que cette ergonomie a été délaissée : le choix des options nécessite une pratique assidue des menus …et du manuel de l’utilisateur ! Cette pratique acquise, on s’aperçoit alors que l’ergonomie répond à une logique certaine, même si les menus peuvent sembler touffus.

Mais finalement, c’est vrai pour toutes sortes d’appareils, qu’ils soient destinés à la photo ou non : il FAUT apprendre à les utiliser pour en tirer le meilleur. Et faire preuve d’une certaine logique facilite aussi cet apprentissage et la compréhension de l’ergonomie retenue par les ingénieurs de Ricoh.

 

Particularité

Sur le Ricoh GR-6, l’utilisateur n’a que le choix de la focale (par 8 paliers) de la position grand-angle (W ou 28 mm en équivalent 24×36) à la position téléobjectif (T ou 140 mm en équivalent 24×36). L’ouverture de l’objectif est choisie par l’appareil en fonction de cette focale et des paliers de sensibilité (la sensibilité est fort heureusement réglable de 126 à 6400 ISO, et on peut imposer une « fourchette »).

Les autres particularités de cet appareil :

  • étanchéité à 20 m
  • résistance :
    1. aux chutes jusqu’à 2,10 m de hauteur
    2. aux basses températures (jusqu’à -10 °C). Il répond aux normes IP68 (Protégé contre l’immersion prolongée (piscine, extérieur, salle de bains…)) ou JIS Class 6/8 (voir ici).
    3. À la pression et l’écrasement jusqu’à 100 kg.

Nous faisons confiance à Ricoh aussi nous n’avons pas testé ces particularités jusqu’à leurs limites !

 

Performances

Qualité d’image

Les images ci-dessous sont des JPEG n’ayant subi aucun traitement autre qu’un redimensionnement et l’apposition d’un filigrane.

Ricoh WG-6
Focales
(en équivalent 24x36)
ImagesExtrait 100%
28mm
34mm
42mm
51mm
62mm
77mm
94mm
115mm
140mm

 

Les images produites sont, globalement, d’assez bonne qualité. Il faut noter qu’avec des focales aussi courtes, la profondeur de champ est importante. D’où une impression de netteté assez affirmée. On doit cependant la tempérer quelque peu, certaines images agrandies présentant parfois des inégalités. Il est vrai que lorsque l’on photographie des paysages, même urbains, le vent peut faire frémir les feuillages, entraînant du flou, même à distance.

 

Piqué

Comme dit ci-avant, la netteté paraît importante. Il en va de même du piqué dont on voit, principalement en mode macro, mais pas seulement, qu’il est d’un niveau mieux que correct. Beaucoup de petits détails, sur la pièce photographiée, sont reproduits avec fidélité. Difficile de demander mieux à un appareil de ce niveau de prix !

Bokeh

Il est très difficile de parler bokeh pour un APN qui, quoique disposant de 2 modes macro, n’est pas réellement fait pour fournir des fonds « crémeux ». Tout juste peut-on dire qu’en position téléobjectif (équivalent 140mm), à la distance de mise au point minimale (0,50 m en mode standard) et si le fond n’est pas trop proche du sujet, alors ce bokeh est bon.

 

Flare et AC

Si les images réalisées avec le WG-6 n’ont pas révélé d’aberrations chromatiques, en revanche on a pu constater que l’appareil est très sensible au flare, dès lors qu’une source de lumière un tant soit peu violente apparaît dans son champ. Il faut cependant relativiser les choses : tous les objectifs (donc y compris dans les APN compacts) peuvent produire du flare si l’on les utilise dans les conditions qui peuvent en générer.

L’image ci-dessous (seulement redimensionnée) en est un témoignage … éclatant !

Ricoh WG-6 – Le flare quand on le cherche

 

En mode subaquatique

Dans l’impossibilité, au moment du test, d’expérimenter par nous-mêmes l’utilisation subaquatique, nous avons fait appel à un jeune lecteur qui n’a pas hésité à « mouiller le maillot ».

Il nous a donc fourni quelques images prises en piscine dans des conditions diverses. Ces images ont seulement été redimensionnées. Aucun autre traitement n’a été apporté, principalement dans le but d’atténuer le « voile » dû au manque de transparence de l’eau.

 

À la surface de l’eau …

 

Dans cette image, l’opérateur a plongé sa tête dans l’eau, et a fait une sorte de « selfie ». La profondeur de champ du Ricoh WG-6 permet une zone de netteté importante, puisqu’on peut voir à gauche, parfaitement reproduits, les nuages dans le ciel. Aucune déformation, autre que celle induite par l’axe de prise de vue, n’est apparente.

 

 

(Cliquer sur les images pour les agrandir)

« Au fond de la piscine » (dans un refrain connu)
En semi-immersion
Lignes de fond
Une bonne netteté pour cette image prise, comme on le voit, au fond de la piscine.Ici, en semi-immersion, on peut voir tout à la fois le fond de la piscine et une portion de l’extérieur en haut à droite.Dans cette image, toujours prise dans le fond de la piscine, on note quelques déformations. Leur forme révèle qu’elles sont imputables plus probablement aux mouvements de l’eau qu’à l’APN lui-même.

Dans ces trois dernières images, on note des déformations de verticalité, fréquentes sous l’eau, et sans gravité. La netteté est cependant au rendez-vous.

 

Proxi-photo

Le WG-6 possède une fonction proxi-photo (macro), et même 2 !

Dans la fonction macro « normale », la mise au point peut s’effectuer de 0.10 m (10 cm) à 0.3 m (30 cm). Le grandissement n’est pas précisé par le manuel utilisateur.

En mode « macro 1cm », la mise au point peut s’effectuer de 0.01 m (1 cm) à 0.3 m (30 cm). Là encore, aucune précision quant au grandissement.

Cela étant, c’est plutôt le côté pratique qui fâche. En effet, en mode macro automatique (« microscope » sur la molette des modes), les diodes en façade sont allumées et le restent désespérément. Impossible de les éteindre, ce qui peut conduire à de fortes surexpositions. Pour y parvenir, il faut alors passer en mode « utilisateur » (U1 ou U2 sur la molette des modes) et le paramétrer selon ses désirs. Un appui sur la touche « fleur » du trèfle permettra alors les 2 modes macro sans allumage des diodes.

 

Retour sur le mode vidéo

On sait que la vidéo n’est pas la préoccupation essentielle de Ricoh sur ses APN. Le constructeur préfère nettement une haute qualité de photo. Le WG-6 ne déroge pas à cet état de fait. Il produit cependant des vidéos en offrant le choix entre 1920 (1920×1080 pixels – norme Full HD) : env. 30fps et 1280 (1280×720 pixels) : env. 60 / 30fps. Pour noter les différences entre les différentes résolutions, voir des exemples sur cet article.

 

Cadence

Pour les prises de vue en rafale, la cadence est de 3 images par seconde, avec un maximum de 30 images.

 

Autofocus

Le système de mise au point est de type automatique avec détection de contraste TTL.

Il dispose d’un AF 9 points, d’un AF Spot et d’un AF avec suivi automatique.

En mode standard, l’AF est efficace de 0,50 m à l’infini.

En mode macro « normal », l’AF fonctionne entre 0,1 m et 0,60 m.

Enfin, en mode « macro 1cm », l’AF fonctionne de 0,01 m (1 cm) à 0,3 m (30 cm)

L’autofocus peut être débrayé pour aller vers un mode manuel : dans ce cas, tout est net, la mise au point est fixe, aucune bague ne permettant de la faire varier. On n’a plus à se soucier de l’hyperfocale !

 

Connectivité

Le WG-6 dispose d’un port USB de type C et un port HDMI de type D.

 

Autonomie

Nous en avons parlé ci-dessus : selon Ricoh, la batterie permet de faire environ 340 photos (260 mn en lecture vidéo), ce qui est peu ou prou dans la norme pour ce type d’appareil.

 

Concurrence

Les principaux concurrents du Ricoh se retrouvent traditionnellement dans les principales marques du marché. Il serait difficile et fastidieux de les citer tous. Toutefois, peu d’entre eux, à prix comparable, peuvent se targuer de posséder les mêmes caractéristiques que le Ricoh WG-6 en matière de robustesse, d’étanchéité et même de compacité. S’ils sont largement supérieurs en ce qui concerne la vidéo, ils sont très loin de distancer le Ricoh sur le plan de la qualité d’image.

 

Conclusion

Le Ricoh WG-6 est un APN compact de type « baroudeur ». Son extrême compacité et ses possibilités immenses l’autorisent à sortir souvent avec son propriétaire. Certes, son « grand frère » le Ricoh GR III lui est supérieur, notamment par ses possibilités en mode RAW, mais à un prix plus que double (899 € contre 399 €) et avec une moindre compacité. De plus, il reprend certaines caractéristiques (mode CALS) de son « cousin » le WG-900 qui, lui aussi, se vend bien plus cher (799 €). Cela en fait un choix raisonné et réellement intéressant.

 

Les plus
  • Qualité d’image
  • Compacité
  • Possibilités très larges
  • Possibilités de personnalisation
  • Sensibilité (6400 ISO)
  • Esthétique élégante
  • Ergonomie « extérieure » (boutons bien placés)

 

Les moins :
  • Fichiers JPEG seulement (pas de RAW)
  • Absence de vrais réglages manuels pour MaP, ouverture, vitesse
  • Vidéo perfectible
  • Sensibilité au flare
  • Absence de viseur optique
  • Ecran non tactile et sensible aux traces de doigts

 

Note

 

81/100

 

Appréciation PENtax Klub

Note : 4/5

 

 

 

Galerie

 

Grille – Ricoh WG-6 – f/3.5 – 1/40 s – ISO 250

 

Reflets sur vitrine – Ricoh WG-6 – f/3.5 – 1/80 s – ISO 125

 

En mode macro « normal »- Ricoh WG-6 – f/4.2 – 1/640 s – ISO 125

 

En mode macro « normal »- Ricoh WG-6 – f/6.6 – 1/500 s – ISO 125

 

Paysage en grand angle (28 mm) – Ricoh WG-6 – f/4.6 – 1/800 s – ISO 125

 

Même paysage en position téléobjectif (140 mm) – Ricoh WG-6 – f/6.6 – 1/500 s – ISO 125

 

 

Crédit photographique : © Micaz (pour agrandir, cliquer sur les photos)

  • CYv
    19 octobre 2019 à 21 h 08 min

    Merci pour cet article.

    • Micaz
      20 octobre 2019 à 21 h 55 min

      Bonjour et merci à vous !