[Test] Objectif Pentax D FA ★ 50/1.4

Le test de l'objectif Pentax D FA ★ 50/1.4 a été effectué avec les Pentax K-1 et K-1 mk II

 

Les objectifs à focale fixe 50 mm correspondent approximativement à la vision humaine, du moins pour les Full Frame (en APS-C, le champ visuel serait plutôt celui d’un 77mm). Pendant très longtemps d’ailleurs, les boîtiers argentiques étaient accompagnés de cet objectif (le plus souvent doté d’une ouverture à f/1.8). Il a donc été utilisé par de nombreux photographes. Et puis, surtout, le 50 mm autorise le traitement d’à peu près tous les sujets. Du paysage à la scène de rue en passant par les portraits et les gros plans, sa focale ni trop courte ni trop longue, permet de tout photographier ou presque. Pour beaucoup, il s’agit d’un objectif passe-partout, à toujours avoir sur soi.

 

Présentation de l’objectif Pentax D FA ★ 50/1.4

Le Pentax D FA ★ 50/1.4 est, comme son nom l’indique, une focale fixe de 50 mm à ouverture f/1.4 appartenant à la famille ★ (STAR), le haut de gamme de la marque qui signe là son grand retour. Il est destiné principalement aux reflex plein format, bien qu’utilisable sur un APS-C, où il offrira un champ visuel d’environ 77 mm. Cet objectif avait été présenté en janvier 2017 au CP+, mais il aura fallu tout ce temps qu’il soit enfin disponible.

Avec ses 910gr (955gr avec le pare-soleil), cet objectif apparaît comme un poids lourd, dans presque tous les sens du terme. De mémoire, rares ont été les 50 mm f/1.4 à atteindre ce poids. À titre de comparaison, le précédent FA 50/1.4, certes non motorisé, ne pèse que 220 gr, soit plus de 4 fois moins ! Le tout nouveau DFA ★ 50/1.4 devra donc être exceptionnel à tous les niveaux pour justifier la prise de poids et le tarif.

L’objectif est de type AW (All Weather), ce qui veut dire qu’il est doté de joints (au nombre de 8) qui lui permettent de résister à la poussière, l’eau et autres intempéries. L’utiliser à l’extérieur ne posera donc pas de problème.

 

Son ouverture maximale est f/1.4, ce qui en fait un objectif particulièrement lumineux. La distance minimale de mise au point est de 0,40 m. Le D FA ★ 50/1.4 est doté de la fonctionnalité Quick-Shift, qui permet d’affiner la MAP de manière manuelle après mémorisation de l’AF. Une habitude désormais chez Pentax.

La motorisation est de type SDM annulaire, très silencieuse et vive en théorie. Le modèle proposé avec le D FA ★ 50/1.4 est nouveau, non encore utilisé à ce jour par les objectifs de la marque. Il promet d’être plus rapide que les générations précédentes. Sachant que la rapidité d’un objectif est essentielle pour l’autofocus, il sera intéressant d’essayer de mesurer le gain sur un K-1 mk II par rapport au K-1. Si cela était dans le domaine du possible, humainement parlant.

moteur SDM Pentax nouvelle génération
moteur SDM Pentax nouvelle génération

 

Dans la pratique, à moins de disposer de machines-outils chères, il est difficile de mesurer la vitesse réelle de mise au point. Tout juste peut-on dire qu’elle est rapide, le couple K-1 mk II et D FA ★ 50/1.4 se montrant réactif. À notre avis, le facteur pénalisant se trouve plutôt côté boîtier dont la vitesse de rafale pourrait être améliorée grandement. Gageons malgré tout que certains y trouveront à redire.

Pour les filtres (UV, Polarisant et autres ND), le diamètre est un joli 72 mm.

Au déballage de la boîte grise, on trouve l’objectif dans son sac de rangement et un pare-soleil en forme de pétale, lequel est équipé de la traditionnelle trappe permettant la rotation d’un filtre polarisant sans être gêné.

 

Principales caractéristiques techniques

Avec la présentation de cet objectif, Pentax indique avoir repensé les caractéristiques et les standards de sa série STAR. On veut bien le croire, sachant que l’ancienne spécification était parfois dépassée par des objectifs plus récents et non estampillés par une étoile. On peut prendre comme exemple le DA 16-85, qui bien que disposant d’une ouverture glissante, proposait une image presque équivalente à celle d’un DA ★ 16-50. Ou plus récemment le D FA 24-70.

Pour atteindre ce but, Pentax a mis en œuvre de nouveaux traitements optiques (revêtement Aero Bright II et nouvelle génération de revêtements HD). Mais sans doute pas seulement, le but étant de produire des images extrêmement piquées, au contraste élevé, dépourvues de flare et d’artefacts fantômes, tout en garantissant un pouvoir séparateur exceptionnel du centre aux angles du cadre, même à une ouverture élevée. Ce qu’il conviendra de vérifier.

Caractéristiques techniques (cliquer pour voir)
PENTAXHD PENTAX-D FA * 50mm F1.4 SDM AWMonture Pentax KAF 4
LentillesTraitement HD & Aero Bright Coating II
Focale50 mm
Equivalent 35 mm sur un APS-C76,5 mm
Angle de vueFF : 47°
Ouverture maximalef/1.4
Ouverture minimalef/16
Diaphragme9 lamelles
Diaphragme électromagnétique, entièrement automatique
Lentilles15
Groupes9
Distance minimale de mise au point0,4 m
QuickShiftOui
MoteurSDM
Autres
Diamètre filtre72mm
TropicaliséOui - AW
Poids0,910 gr (0,955 avec le pare-soleil)
Dimensions80 mm x 106 mm
AccessoiresBouchons avant et arrière, Pare-soleil, Sac
Compatible FFOui, objectif D FA * conçu pour les FF

 

On notera que cet objectif répond à la norme KAF 4, permettant l’utilisation d’un diaphragme électronique par certains boîtiers (K-1, K-1 mk II, K-3, K-3 II, KP, K-70, K-S2 et K-S1). Concernant les autres boîtiers, il restera fonctionnel, mais uniquement à ouverture maximale de f/1.4.

La nouvelle formule optique est différente de celle jusqu’alors utilisée par les 50 mm de la marque. Elle est constituée de lentilles asphériques disposées dans le groupe arrière, de lentilles en verre à dispersion « anormale » et de lentilles plus classiques. Cette formule est identique à celle du futur Tokina Opera 50/1.4. On peut donc penser que Pentax a acheté la formule ou l’a co-développée. Cela se saura peut-être un jour, mais au fond, ça n’a que peu d’importance (hormis pour les esprits chagrins).

 

Le diaphragme est désormais entièrement électronique. Ce système remplace la mécanique traditionnelle et à pour but de permettre un contrôle plus précis et plus stable de l’ouverture, surtout pour les hautes vitesses.

 

Prise en main

Pentax avait la réputation de proposer des objectifs de grande qualité et surtout légers, ce n’est désormais plus le cas. Et même pour un objectif aussi « simple » qu’un 50 mm, le poids important de ce D FA va mettre dans les mains du photographe 2 kg en comptant le boîtier. Fort heureusement, le couple est très bien équilibré, même mieux que celui formé avec le D FA 24-70. Et après une sortie de plus de 4h en le gardant à la main, il n’en ressort pas de fatigue particulière.

La tenue en main est excellente, la matière utilisée étant agréable au toucher et à l’utilisation. La bague de mise au point est très large, ce qui fait qu’on ne ressent pas de gêne lors de sa rotation en utilisation manuelle (mode MF) ou quand on corrige la map automatique via le quick shift. Le mouvement est ferme et la rotation s’effectue sans à-coup. Elle tourne « sans fin », il n’y a pas d’arrêt. Cette bague est réalisée en matière caoutchouteuse et est dotée de petits picots agréables au toucher.

Sur le côté gauche de l’objectif, on trouve le traditionnel bouton de sélection AF/MF, tandis que sur le dessus, une fenêtre permet de visualiser la distance de mise au point.

Une vraie réussite.

 

D’un point de vue technique

Rappel : PENtaxKlub ne disposant pas de laboratoire, nos tests ne sont pas mesurés par des outils. Nous souhaitons apporter un point de vue utilisateur et essentiellement photographique. Nos commentaires et note technique sont donc le fruit d’une analyse visuelle.

Pour tout objectif, même le meilleur, il est toujours possible d’obtenir des imperfections visuelles (et plus particulièrement avec les AC), quelles que soient la focale et/ou l’ouverture.

 

Images de tests

Toutes les photos utilisées pour les tests ont été prises en RAW (DNG) et, sauf mention explicite, n’ont pas été développées (brut capteur) ou retouchées.

 

f/1.4
f/2
f/5.6
f/8
f/11
f/16

 

Aberrations chromatiques et flare

Les AC apparaissent sous forme d’une frange violette, désagréable à l’œil. Ce 50/1.4 n’y échappe pas. Pour cela, il faut être en plein soleil et réunir les circonstances adéquates… Elles sont surtout visibles à pleine ouverture et disparaissent en fermant. Dans des conditions normales d’utilisation, au-delà de f/2 elles sont quasi inexistantes. Il faut se mettre dans des conditions moins classiques pour s’apercevoir qu’il faut aller jusqu’à f/4 pour les voir complètement disparaître. Mais qui va réellement utiliser cet objectif en photographiant de manière permanente des branches dépourvues de gros feuillages ou des grillages avec un soleil oblique ? On notera aussi que ces aberrations chromatiques semblent se former essentiellement dans la zone de l’image qui précède le point de focus.

À notre avis, il faut relativiser un peu ce phénomène, en le gardant à l’esprit sans en faire un problème d’état.

Des AC visibles à f/1.4 avec les conditions optimales pour en avoir

 

Dans l’ensemble, elles restent néanmoins contenues et la correction s’effectuera au travers de vos logiciels de traitement.

 

Tout objectif est susceptible de commettre du flare. Surtout si on fait tout pour être en situation d’en avoir, comme de se mettre face au soleil, lequel envoie ses rayons en biais sur l’objectif. C’est pourquoi nous préférons juger un objectif dans des situations d’images courantes et non exceptionnelles.

Difficile de trouver du flare, quelle que soit l’ouverture

 

Dans la pratique, il a été quasiment impossible d’obtenir des clichés avec du flare, même en se mettant en condition de danger, face au soleil se trouvant à 45°. Nous considérons donc que cet objectif a une excellente résistance en la matière.

 

Distorsions

De nombreuses photos de murs en verre ou en brique ont été prises, afin de déceler des distorsions. En cherchant très attentivement, on peut finir par en trouver. Toutefois, la quête s’avère longue et difficile. Ce qui nous fait dire que Pentax propose ici une formule optique de tout premier plan.

Les distorsions en coussinet et en barillet sont très très bien maîtrisées. Un bel exploit.

 

Vignettage

Entre f/1.4 et f/2.8, on détecte parfois un très léger vignettage qui disparaît rapidement. Mais il faut être attentif (voire pointilleux) pour véritablement le détecter. Au-delà de f/4, il n’y en a pas. Il est aussi possible que les conditions de prises de vue influencent quelque peu l’apparition ou non de vignettage. Mais il est tellement léger qu’il ne s’agit là en aucune manière d’un défaut. Encore une fois, on ne peut que féliciter le travail remarquable accompli.

À f/1.4, il faut assombrir l’image pour voir apparaître une trace en haut à gauche.

 

Homogénéité de l’image

L’homogénéité entre centre champ et bord champ est excellente dès f/1.4 et presque parfaite à f/2, ce qui est remarquable. Il est nécessaire de grossir l’image fortement avant de commencer à distinguer des imperfections. La netteté de l’image est également exemplaire, sur l’intégralité du cliché, dès la PO. Pentax a effectivement travaillé ces aspects et semble se placer devant ce que produisent les autres marques dans ce domaine précis.

Centre champ et bord champ à f/2

 

Souvent nous avons fustigé les traitements HD qui, quelle que soit la marque, ont eu tendance à avoir une précision qu’on a qualifiée de « précision de médecine légale ». Cet objectif, bien que proposant des images de grande netteté, ne tombe justement pas dans ce travers, ce qui est remarquable. Les images sont nettes sur l’ensemble de l’image, très détaillées, mais restent « humaines ».

Si l’objectif se montre efficace à toutes les ouvertures, la meilleure performance se situe entre f/5.6 et f/11.

 

Bokeh

Le bokeh est magnifique, les 9 lamelles du diaphragme faisant un excellent travail. Il est très homogène et agréable visuellement. À f/1.4, la zone de netteté est très petite.

ouverture f/1.4ouverture f/2ouverture f/4

 

En utilisation avec un APS-C

Utilisé sur un boîtier APS-C, on ne notera pas de réelles différences, que ce soit pour les AC, la distorsion ou encore l’homogénéité de l’image. Tout juste remarquera-t-on que le bokeh à f/1.4 avec un APS-C est plus proche de ce qui est proposé à f/2 sur un FF.

 

D FA ★ 50/1.4 vs FA 50/1.4

20 ans séparent ces 2 objectifs. Ce qui est énorme puisque de nombreux progrès ont été réalisés entre-temps. En termes de vitesse et de traitement des lentilles.

Si, de manière générale, le FA 50/1.4 produit des images relativement piquées, mais avec un côté « crémeux » qui offre de belles textures aux photos en studio, le D FA 50/1.4 se montre nettement plus défini. Peut-être trop même aux yeux de certains.

La différence entre les 2 objectifs se perçoit dès la pleine ouverture, et quelle que soit ensuite l’ouverture utilisée. C’est flagrant. Le D FA ★ 50/1.4 est largement supérieur par rapport à son lointain parent, qui accuse le poids des ans en termes de rendu et de qualité (absence de traitement HD des lentilles par exemple)..

Étrangement, le champ visuel offert à 50 mm est légèrement différent entre les 2 objectifs, alors que le positionnement du boîtier, monté sur un trépied, n’a (presque) pas bougé. C’est nettement visible, surtout sur la partie gauche de la photo (cf l’immeuble au fond).

 

D FA 50, f/1.4  /  FA 50, f/1.4

 

D FA 50, f/8  /  FA 50, f/8

 

Tarif et Concurrence

Ce n’est pas moins de 1200 € qu’il va falloir débourser pour acquérir cet objectif. Autant dire que la tentation de regarder ailleurs va être grande. Mais les possesseurs de K-1 ou de K-1 mk II le savent déjà, la concurrence est presque inexistante.

Chez Tamron, cette focale n’existe pas au catalogue (il y a bien un 45/1.8, mais pas en monture K) tandis que chez Sigma, le 50/1.4 Art, s’il existe pour beaucoup de montures, n’est pas disponible pour les boîtiers Pentax. En fait, la seule véritable concurrence est chez Pentax, avec d’une part le FA 50/1.4, un objectif qui devrait continuer à être produit et, d’autre part, le D FA 50 Macro f/2.8. Le choix est donc réduit.

 

Conclusion

Avec cet objectif prend fin une disette de presque 30 mois sans mise en vente de nouveautés D FA. Ce qui est long. Mais finalement, l’attente valait la peine, car l’objectif s’avère monstrueux. Dans tous les sens du terme. Par son poids certes, mais surtout par ses performances impressionnantes. Il se montre remarquable avec une belle résistance au flare et aux AC en extérieur tout en proposant une excellente homogénéité de l’image et une absence de distorsion.

Mais ce que l’on peut retenir, c’est que ce D FA ★ 50/1.4 semble être à l’aise dans tout type de prise de vue. En extérieur, sa construction tout temps permet de le sortir dans n’importe quelle condition tout en produisant des images d’une grande netteté et équilibrées. En intérieur, il saura se montrer à la hauteur, aussi bien dans des conditions classiques d’utilisation (assemblée familiale, etc.) qu’en condition de studio. Tout juste pourra-t-on lui reprocher d’être un peu trop précis dans les détails. Il s’agit là, sans nul doute, d’un des meilleurs objectifs sorti par la marque depuis longtemps (avec sans doute le D FA ★ 70-200).

Il reste le prix, que beaucoup pourraient trouver excessif. À ceux-là, nous ne pouvons que conseiller de se rabattre sur le FA 50/1.4 qui est plus petit et plus accessible. Le D FA ★ 50/1.4 est un objectif de haute qualité, qui mérite l’appellation STAR et dont le tarif est justifié.

 

Les Plus

  • La qualité optique et ceci dès la pleine ouverture
  • L’homogénéité de l’image du centre champ jusqu’au bord champ
  • La mise au point rapide et précise
  • La qualité de construction All Weather
  • Le bokeh

 

Les moins

  • Le poids
  • La gestion des AC qui n’est pas parfaite, ce qui est un peu dommage pour un objectif de ce tarif

Note

94/100

 

Appréciation PENtax Klub

Note : 5/5

 

Galeries

 

K-1 mk II – 1/200s à f/5.6, ISO 320
K-1 mk II - 1/250s à f/4, ISO 400
K-1 mk II – 1/250s à f/4, ISO 400
K-1 mk II - 1/250s à f/4, ISO 500
K-1 mk II – 1/250s à f/4, ISO 500
K-1 mk II - 1/125s à f/3.2, ISO 800
K-1 mk II – 1/125s à f/3.2, ISO 800
K-1 mk II - 1/125s à f/3.2, ISO 320
K-1 mk II – 1/125s à f/3.2, ISO 320
K-1 mk II - 1/125s à f/4, ISO 320
K-1 mk II – 1/125s à f/4, ISO 320
K-1 mk II - 1/125s à f/5.6, ISO 2000
K-1 mk II – 1/125s à f/5.6, ISO 2000
K-1 mk II - 1/100s à f/11, ISO 1600
K-1 mk II – 1/100s à f/11, ISO 1600
K1 mk II - 1/640s à f/5.6, ISO 320
K1 mk II – 1/640s à f/5.6, ISO 320

 

Crédits photos © fyve (sauf photos objectif source Ricoh) — Cliquez sur les photos pour agrandir

  • john maletka
    1 août 2018 at 14 h 33 min

    Merci pour le test. Très intéressant. Maintenant je dois réfléchir…………….:-)

    • F.
      1 août 2018 at 21 h 17 min

      Comme beaucoup. Même moi.

  • LHOMME
    5 août 2018 at 11 h 43 min

    C’est vrai que cette nouvelle optique PENTAX a l’air d’être une merveille, mais certainement trop chère pour une focale de 50 mm. Quant à dire qu’elle passe partout ? Rappelons tout de même que les focales préférées par les pros dans le monde argentique étaient le 35 mm, pour le reportage et la photo de rue, le 85 mm pour le portrait, mais certainement pas le 50 qui a tendance à déformer en mode portrait français.
    A quand donc un 35 mm f/1.4 et un 85 mm f/1.4 dans la gamme STAR de PENTAX, sinon une ouverture vers la gamme SIGMA ART.
    Merci tout de même de nous faire partager vos tests.

    • F.
      5 août 2018 at 12 h 13 min

      Cher ? Possible. Après c’est à chacun de voir si il a besoin de cet objectif, ou pas.

      Je ne suis pas en phase avec vous sur le fait que les focales préférés des pros argentiques étaient le 85mm ou le 35mm. Ou alors, des gens comme Willy Ronis (grand amateur de Pentax d’ailleurs), Cartier-Bresson, Sieff, Doisneau, Elliot Erwitt ou encore Robert Capa et bien d’autres n’étaient pas des « pros ». 🙂
      Le 50mm a été, pendant très longtemps, une (certains même diraient LA) référence dans le photo-journalisme et le reportage en général. Certes, depuis le début des années 2000, il est moins usité.
      Quand à la déformation… la focale de 50mm est l’une qui déforme le moins.

  • Pierre Philippe
    6 août 2018 at 21 h 03 min

    Bonjour.

    Je ne doute pas de l’excellence de cet objectif, mais il ne m’intéresse pas. Il y a déjà plusieurs 50mm 24X36 dans la gamme Pentax, Certes n’a été conçu pour un capteur de 36 millions de pixels. mais je pense pas que c’était la focale la plus attendue.
    Il est excellent, OK mais n’oublions pas qu’un 50 mm est une des focales les plus simples à concevoir.
    Personnellement la focale de 50 mm ne m’a jamais intéressé, je préfère plus court ou plus long. Je suppose que Pentax a étudié son marché et qu’il trouvera preneur.

    Une réflexion plus généraliste. Est ce que Leica avec ses M a essayé de suivre le marché ? Non.
    J’ai toujours apprécié les Pentax (depuis l’argentique) pour la petite taille de ses boitiers et ses solutions différentes. Idem en numérique avec en plus ses focales fixes limited. J’aurais préféré que Pentax reprenne le 43 mm limited et ses frères. ou bien sorte un 20mm ou un objectif portrait qui manquent vraiment. Les aficionados du 50 mm auraient pu patienter avec tous les 50 existants et le Da 55 mm F1,8 compatible.

    Je ne comprends pas, Les gens demandent de plus en plus, du matériel léger et compact, Pentax fait l’inverse.

    Cordialement.

    • F.
      8 août 2018 at 22 h 42 min

      Que cet objectif ne vous intéresse pas, je le conçois. Qu’il existe d’autres 50mm dans la gamme Pentax est aussi une vérité, même si aucuns ne lui arrivent à la cheville en terme de qualité. Que d’autres objectifs sont attendus, aussi. Et nous l’avons souvent répété ici. Mais il y a une autre vérité, c’est que l’objectif que j’attends n’est pas forcément celui qu’un autre attend. Chacun à ses préférences et souhaitons que Pentax nous apporte l’année prochaine ce que chacun attend. Après…

      Sur Leica, je laisse à d’autres le soin de répondre s’ils le souhaitent.

    • Valia
      9 août 2018 at 9 h 38 min

      En ce qui concerne Leica, quelques informations peuvent éclairer votre propos.
      Leica a été au bord de la faillite, avant l’arrivée du numérique. La marque a été sauvée par une série de modèles à tirage limité, proposés à des prix exorbitants, qui se sont vendus jusqu’au dernier. Et qui n’ont jamais servis à faire une seule photo. Ensuite la marque a repris du poil de la bête et est même passée au numérique, avec des boitiers qui coûtent aux alentours de 6000€ sans objectif. Ce sont des boitiers manuels avec lesquels les téléobjectifs sont impensables. La plupart des objectifs Leica coûtent entre 2000 et 6000€. Certains sont encore plus chers. Il y a quelques années, j’ai accompagné un ami photographe à la boutique Leica de Marseille, il allait récupérer un boitier M après maintenance et réglage. Il en profité pour s’acheter un objectif : le moins cher de ceux présents dans la boutique : 1500€! Récemment un MP argentique « Terry O’Neil » avec un Summilux 50/1,4 a été proposé à Londres à~12000€ série limité à 35 exemplaires (vendus quasi instantanément), une autre série de 250 exemplaire du M10 numérique baptisé Zagato (tout alu) avec un Summilux 35/1,4 est proposé à 20200€. Seule innovation technique de ce modèle, le pare-soleil rétractable de l’objectif… C’est dire si mettre en parallèle Pentax et Leica n’est pas très réaliste. La tendance actuelle est aux objectifs à lentilles multiples ( +/- 12 en 8 groupes). Cette tendance touche les courtes focales et « contamine » juqu’à ~85mm, en FF. Elle concerne toutes les marques, reflex et hybrides. C’est une tendance que nous avons signalée, pour la regretter.

      • Pierre Philippe
        9 août 2018 at 22 h 08 min

        Bonjour.

        Je vous remercie du panorama Leica que vous avez fait. Panorama que je connais.

        Je mets en parallèle Pentax et Leica uniquement sur le fait que Leica n’a pas cherché à faire comme les autres. Pour se sortir de leurs problèmes, Leica a fait ce qu’il savait bien faire, continuer avec la visée télémétrique.

        J’ai longtemps hésité à acheter un M9 plus trois opiques, deux choses m’ont retenues :
        – Le prix trop délirant qui au moins pour les boitiers depuis le numérique n’est plus justifié.
        – La visée télémétrique, j’ai essayé et même si elle a des avantages, elle ne me correspond pas.

        Donc logiquement j’aurais aimé que Pentax sorte un MX ou LX numérique avec stignomètre. Ou alors AF avec stignomètre pour ceux qui veulent pouvoir utiliser toutes les focales manuelles ou AF selon son choix. Petit boîtier et petites focales fixes de qualités. Bon je sais, je …

        Bon maintenant je m’adapte.

        • F.
          9 août 2018 at 22 h 47 min

          Pentax n’est pas Leica. Et vice versa.

  • Carl
    22 août 2018 at 15 h 34 min

    C’est fort intéressant de voir la comparaison avec le vieux FA 50 1.4! Il aurait été décevant de ne pas voir une différence flagrante entre les deux. Il aurait aussi été intéressant de voir la comparaison avec le DA*55 1.4, que beaucoup considère comme utilisable sur le K-1 tout en étant de conception plus récente que le FA. Ce DA* pourrait peut-être représenter une option intermédiaire pour ceux ne voulant ou ne pouvant se payer le D FA tout en désirant quelque chose de plus moderne que le FA…

    • F.
      23 août 2018 at 19 h 17 min

      Le problème, c’est les 5mm d’écart entre les 2 focales. Ce ne sont pas des objectifs comparables.
      En fait le DA*55, c’est l’objectif qui a été conçut par Pentax pour avoir un équivalent 85mm en APS-C. Et sa conception est liée.
      Alors, peut-on comparer ? Oui, dans l’absolu, mais il faudrait aussi comparer avec d’autres. Le choix a été fait de comparer avec ce qui était comparable, c’est à dire son prédécesseur.

  • Lénaïck DANIEL
    23 août 2018 at 12 h 42 min

    Le pentax limited 43mm F/1.9 n’était il pas une alternative aussi intéressante que le FA 50mm ? Peut être pas comme solution « budget » mais son piqué me place probablement devant le FA 50…

    • F.
      23 août 2018 at 19 h 18 min

      En terme de piqué, il pourrait être similaire (mais pas forcément devant). Mais en terme de focale, il y a 7mm qui changent tout.

      • Pierre Philippe
        26 août 2018 at 0 h 02 min

        Bonjour.
        Certes changent tout, mais, 50 mm n’est pas la focale 24 X36 qui respecte au mieux la vision humaine, c’est pourtant l’argument que l’on nous vend.
        43 mm est la focale qui respecte le mieux la vision humaine (diagonale du rectangle 24 X 36). Je ne tiens pas à ouvrir une polémique et chacun choisit sa focale en fonction de ses goûts.
        Du temps de l’argentique certaines marques proposaient d’ailleurs des 43 mm.

        • F.
          26 août 2018 at 7 h 53 min

          Le propos initial était sur un comparatif 43 vs 50. Et oui, ces 7mm changent tout sur un comparatif.

          Sur le reste, chacun voit midi à sa porte. Quand on discute avec les ophtamologistes, on se rend compte que y’a pas de focale unique à l’oeil, que c’est quelque part entre 45 et 55 selon les individus. Ce n’est pas parce que 43 serait la diagonale du rectangle 24×36 qu’il serait ipso-facto la focale qui respecte le mieux la vision humaine. Ce qui sous entendrait que l’oeil humain verrait en 24×36.

          Bref, on peut continuer longtemps… Et c’est stérile dans le contexte. Ce que je retiens, c’est que Pentax dispose déjà d’un 43mm qui tient la route, par contre il n’y avait plus de 50mm répondant aux qualités optiques actuelles.

          • Lénaïck DANIEL
            28 août 2018 at 17 h 42 min

            Exclure le 43mm ou le 55mm pour des différences de focales me semble un peu injuste.

            Déjà parce que chez Pentax on ne coule pas sous les productions actuelles (contrairement à l’occasion), donc se limiter à une focale très précise réduit les possibilités de comparaisons pour qui veut faire un choix sur le marché du neuf ou se demande si une nouvelle optique se place en remplaçante ou complément d’une existante.

            Ensuite parce que à partir de 50mm, quelques mm de plus ou de point ne changent pas totalement un usage … De nombreux anciens 55 ou 58mm sont étudiés et comparés sur les sites et blogs comme appartenant à la famille des 50mm. Je n’ai pas non plus d’autre usage du FA 77 limited que celui que j’attendrais d’un 85mm.

            Si on veut pinailler c’est un peu plus compliqué pour le 43mm mais on est quand même pas très loin, sa focale originale le place tantôt du côté des 35mm, tantôt du côté des 50mm pour peu que l’on puisse se décaler d’un pas ou deux … on trouvera toujours des situations ou cela est impossible mais 90% du temps on peut considérer que quel que soit l’objectif entre 43 et 58, le photographe cadrera son sujet de la même façon, car c’est lui qui a le contrôle et son image parfaite en tête, pas la focale inscrite sur la lentille. Il y aura peut être une déformation si on compare 58 et 43mm mais les 2 seront proches du 50mm.

            Enfin, de façon ersonnelle, si j’exclus d’investir dans D FA* 50mm, ce n’est pas parce que je possède le FA 50 (qui reste un excellent choix pour le portrait sur APS-C, mais m’inspire peu sur K-1 ou sa focale se prête à des photos où l’on espère plus de piqué), mais bien parce que je possède le FA 43 limited, qui lui possède du piqué, de jolies couleurs, et un bokeh très singulier (et des CA partout aux ouvertures où son effet 3D est saisissant… personne n’est parfait).

          • F.
            28 août 2018 at 17 h 52 min

            Vous avez tout à fait le droit de contester nos choix. Mais je ne suis pas d’accord sur les 7mm. Cela change le regard. En terme d’objectif à comparer, on aurait pu aussi ajouter le DFA 24-70, parce qu’il fait bien du 50mm… Bref, débat sans fin.
            Le problème c’est qu’on peut aller très loin, du moment qu’on dispose de tous les objectifs sous la main (ce qui est loin d’être le cas). Ou de l’orientation qu’on souhaite donner à l’article. En l’espèce, il s’agissait d’un test de l’optique DFA * 50/1.4 et nous avons décidé, dans le cadre de ce test, de le comparer uniquement au FA 50/1.4 (même focale, même ouverture).

            Vous avez parfaitement le droit de conserver (et préférer) le FA 43 qui est un excellent objectif ! Moi même, je préfère de loin le FA 31 ltd et sa focale particulière à tous les 35mm…

  • Vincent
    24 août 2018 at 18 h 52 min

    Un an pour pondre un 50mm au moment où Nikon déboule avec une nouvelle monture et ajoute trois objectifs de plus. Aie !..
    Je comprends le propos, utopique certes, de Pierre Philippe pour un recentrage de Pentax sur ce qu’ils savaient faire de mieux. Pas idiot un MX ou LX numérique… on peut toujours rêver : peu cher, simple et pédagogique. Je pense que nous en rêvons tous au fond.
    Les ricoh GR se vendent comme des petits pains, pourtant il sont loin de briller pour la qualités vidéo et leur absence de viseur. Leica pratique des prix exorbitants même après avoir frôler la banqueroute ? Quid de ce qu’est un bon positionnement, ou plutôt que de toujours parler stratégie, d’un bon boitier tout simplement ? Dans ces deux derniers exemples, la pérennité, la constance et l’amélioration au fil du temps semblent suffire dirait-on. D’autres à vouloir « copier » se seront perdus c’est un fait.
    Toujours est-il que les marques tournent le dos à un marché inauguré en 1970 : celui de l’amateur.
    Reste le tél portable. On y trouve des optiques Leica d’ailleurs maintenant …et pour pas trop cher.

    • F.
      26 août 2018 at 7 h 48 min

      Sur les optiques, on s’en est émeut souvent dans nos articles, je ne vais pas y revenir.

      Que faut-il entendre par MX ou LX numérique ? Un mirroless ? Dans ce cas, oui, même s’il faudrait faire sans doute l’impasse sur les objectifs K existant, sauf adaptateur. C’est ce qu’à fait Nikon avec sa nouvelle série. Et le jour où Pentax fait cela, j’entends déjà les critiques des pentaxistes !

      Mettre la faute de la fin du marché amateur sur les épaules des marques est trop facile. Le marché « amateur » s’est littéralement effondré quand les smartphones ont commencé à proposer des produits corrects à mettre dans la poche. Parce que ce « marché amateur » qui faisait vivre, ne prenait que très peu de photos dans l’année, essentiellement durant la période des congés, et que cela l’ennuyait de se trimbaler un barda monstre. Résultat, le reflex d’entrée de gamme ne se vend plus et les compacts agonisent.