Le Moyen-Format Pentax 645Z, c’est du lourd, dans tous les sens du terme !

Lourd parce que son poids n’est pas léger. Si on se plaint facilement des quelques 800gr du K-3, que dire des 1,5kg du 645Z ? Presque le double, sans objectif. Lourd parce que c’est un moyen format doté d’un capteur de 51Mpx, ce qui promet un poids moyen pour une image moyenne de 70Mo.

C’est en juin 2014 qu’il a fait son apparition, remplaçant le 645D, premier MF numérique de la marque, lui même successeur d’une longue lignée argentique, la gamme 645 née en 1984. Car Pentax et le Moyen Format, ce n’est pas une histoire récente. Avant il y avait eu la gamme 6×7 au début des années 70. Pentax a donc une certaine légitimité en la matière, à l’instar d’Hasselblad, dont il se veut être le concurrent, à un tarif nettement plus agressif. En effet, le 645Z est disponible pour la « modique » somme de 7990€. Cher ? Pas vraiment en fait.

 

Présentation du boîtier 645Z

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Des images valent mieux qu’un discours parfois. Le boitier est massif mais,  très ergonomique. En fait, quand on est habitué à la gamme réflex Pentax, on se rend rapidement compte que le 645Z est un hybride, un 645 sur lequel on aurait greffé un K-3. Et cela est vrai dans une foule de détails, des menus aux boutons en passant par une grande partie de l’électronique (dont l’AF). Gros avantage pour les habitués, on passe aisément d’un K-3 au 645Z.

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Sa construction est de type tout temps, avec 76 joints d’étanchéité. Il saura supporter projections, neige ou autre averse tropicale sans broncher.

De manière générale, on retrouve l’ergonomie chère à Pentax avec la double molette par exemple, un viseur pentaprisme à 98% et l’ensemble des touches accessibles rapidement car « sous le pouce » lors de la prise de vue. Et pour la première fois chez Pentax, cet appareil intègre un écran arrière orientable !

 

Principales caractéristiques techniques

On retrouve un capteur de type CMOS de 51,4Mpx d’origine Sony, une vitesse d’obturation allant de 1/4000s à 30s, une synchro flash à 1/125e, une cellule de 86000 zones pour la mesure d’exposition RVB et un module Autofocus à 27 collimateurs (dont 25 en croix). Il s’agit du module SAFOX, dans sa version 11, dont l’apparition remonte au K-3.

Toujours emprunté au K-3, on trouve un double slot SD, l’absence de filtre passe-bas (avec la même émulation), les fonctions de correction d’optiques, une mise au point possible jusqu’à -3IL ou encore la fonction de réduction des poussières ultrasonique.

CAPTEURFormat MF de 51,4Mpx (52,99 réel)
MONTUREMonture PENTAX 645AF2 (avec coupleur AF, contacts d’information et contacts d’alimentation)
VISEURViseur à prisme trapézoïdal Keplerian
Couverture 98% grossissement env. 0,62 x (55 mm f/2,8 à l’infini),
env. 0,85 x (75 mm f/2,8 à l’infini)
Verre de visée interchangeable
Dégagement oculaire Env. 21 mm (depuis la surface externe), env. 24,1 mm (depuis le centre du viseur)
MISE AU POINTTTL : mise au point automatique à coïncidence de phase
Capteur de mise au point : SAFOX 11
27 points AF (25 points de mise au point de type croisé au centre)
Plage de luminosité: -3 à 18 IL (ISO 100, à température normale)
AUTOFOCUSAF S (mise au point unique)
AF C (mise au point continue)
Personnalisation réglages mise au point
MESURE D'EXPOSITIONTTL sur 86000 cellules. Multizone, pondérée centrale et spot. Correction d'exposition ±5 IL (par incrément de 1/2 IL ou 1/3 IL)
MODES D'EXPOSITIONPriorité ISO (Sv), Priorité Vitesse (Tv), Priorité Ouverture (Av), Priorité Vitesse et Ouverture (Tav), Manuel (M), Pose B, Vitesse synchro flash, USER1, USER2, USER3
VITESSE OBTURATIONAuto : 1/4000-30 s
Manuel : 1/4000-30 s ;
(pas de 1/3 IL ou de 1/2 IL)
Pose B
MOTORISATIONRafale : de 3 à 4,5 i/s env.
JPEG L : jusqu’à 300 vues env.
RAW : jusqu’à 30 vues env.
TIFF : jusqu'à 15 vues env.
(selon les modes choisis)
SENSIBILITÉ ISO100-204 800 ISO
(les pas IL peuvent être réglés sur 1 IL, 1/2 IL ou 1/3 IL)
STABILISATIONStabilisation optique pour les objectifs équipés
Filtre anti-moiré: Réduction du moiré à l’aide du système SR (Arrêt/Type1/Type2)
FLASHVitesse synchro : 1/125 s.
Correction -2 IL à +1 IL.
ANTIPOUSSIERENettoyage du capteur à l’aide de vibrations ultrasoniques « DR II » avec la fonction Alerte poussières
TROPICALISATIONOui, 76 joints d'étanchéité
MÉMOIRE2 emplacements Carte mémoire SD, SDHC ou SDXC (conforme aux normes USH-1),
Compatible cartes Eye-Fi, et FLUCARD
FORMAT IMAGEPhoto
RAW (14 bits) PEF ou DNG (51M: 8256 x 6192)
TIFF (51M: 8256 x 6192)
JPEG: L (51M: 8256 x 6192), M (36M: 6912 x 5184), S (21M: 5376 x 4032,) XS (3M: 1920 x 1440)

Vidéo
Full HD (1920 x 1080, 60i/ 50i/ 30p/ 25p/ 24p), HD (1280 x 720, 60p/ 50p/ 30p/ 25p/ 24p)
DIMENSIONS117 x 156 x 123 mm
POIDS1,470 kg (boitier nu)
1,550 kg (boitier + Batterie + Cartes)
CONNEXIONUSB 3.0 (micro B)
Prise d’alimentation externe
Câble de déclenchement
Prise synchro X
HDMI (type D)
Prise microphone stéréo
ALIMENTATIONBatterie Lithium-ion Battery D-LI90

 

Prise en main

C’est un gros K-3. C’est une des premières réflexions qu’un habitué de Pentax aura en tête. Effectivement, par bien des aspects, c’est le cas.

La prise en main est excellente, y compris pour les grosses mains. La poignée, profondement creusée, permet d’offrir un excellent maintien de l’appareil sans crainte particulière et sans faire mal aux doigts. Le boîtier en magnésium et le châssis en aluminium moulés sont solides. Deux fixations pour trépied sont disponibles. Le premier, traditionnel, permet de photographier en mode paysage, le second, sur le coté gauche, permet de disposer le boitier en mode portrait. Un système ingénieux, aussi utile en studio qu’à l’extérieur.

Avec ses 1,5kg il pèse son poids, surtout quand on ajoute des objectifs, lourds eux aussi. Mais c’est le prix à payer pour avoir entre les mains un boîtier MF. Malgré tout, le boitier est très bien équilibré et on n’a jamais la sensation qu’il va tomber, même si on ne le tient que d’une seule main. Un vrai plaisir.

Le viseur optique est confortable bien que n’offrant en vision que 98% du champ optique mais il est extrêmement lumineux, ce qui est très agréable. Le dépoli est interchangeable. Comme sur le K-3 et le K-3II, de nombreux informations sont reportées dans le viseur optique, y compris le niveau électronique.

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En visée directe, la mise au point manuelle dispose d’une aide nommée focus peaking qui va indiquer, à l’aide de pixels colorés, les zones de netteté. Si cette fonctionnalité est bien pratique, elle manque parfois de précision en cas de zones très sombres.

Les modes habituels de Pentax sont au rendez-vous, à savoir P, Sv, Tv, Av, Tav, M, B, X et les 3 modes utilisateurs, aisément configurables.

L’écran arrière de 3,2″ est orientable vers le haut (+125°) et vers le bas (-35°). Exactement le système que l’on attendait sur le K-3II. Ce système est un plus très appréciable dans bien des situations. Il est non tactile ce qui n’est pas une gêne et atteint son million de pixel en définition. A la lecture des images, il semblera parfois juste, rançon de la définition importante des images.

 

Ergonomie

Les 2 molettes (sous le pouce pour l’une et sous l’index pour la seconde) permettent de modifier à la volée, et cela, sans se référer visuellement au boîtier, les principaux paramètres selon le mode dans lequel on se trouve. On peut modifier leur fonctionnement à travers les menus. Les autres touches sont aisément accessibles, facilitant l’accès aux options, y compris pour le trèfle de sélection des fonctions de sensibilité, d’activation du flash, de cadence (rafale / retardateur / surimpression / timelapse / télécommande) et de balance des blancs.

si on compare les faces arrières du K-3 et du 645Z, l'air de famille est indéniable

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Extrêmement appréciable, un bouton dédié (avant coté droit) permet de positionner le miroir en position haute, permettant ainsi de limiter encore plus le risque de bougé (le capteur ne « vibrant » pas lors de la prise de vue, le miroir n’ayant pas à se relever).

Ce boîtier conserve l’écran d’information reprenant les principales fonctions et/ou options sélectionnées. Ce dernier permet d’un seul coup d’oeil de vérifier les choix de paramètres en cours et de les modifier sans aller dans les menus de l’appareil.

Le contrôle de réduction du bruit ISO par palier est présent. Cela permet de désactiver ou de choisir les actions de réduction de bruit au niveau boîtier avant un certain seuil.

Le bouton RAW reste toujours disponible sur le flan gauche. Il permet, dans sa fonction initiale, de passer en mode RAW temporairement quand la prise de vue s’effectue en JPEG. On peut lui affecter d’autres fonctions. A ses cotés, 3 autres boutons dédiés à d’autres fonctions comme le bracketing d’exposition.

Le bouton vert, qui permet de réinitialiser les paramètres de prise de vue, est toujours présent, bien accessible à l’arrière.

 

Cadence

Le mode rafale permet de prendre des photos à une cadence de 3 à 4,5 images par seconde (il vaut mieux se baser sur 3 dans la réalité). Cela peut sembler faible quand on est habitué aux cadences et à la réactivité des réflex, mais dans le monde MF, ce chiffre est excellent, Pentax ayant pris une grosse marge d’avance sur la concurrence. De plus, le buffer est confortable car il permet d’encaisser une grosse vingtaine de shoots avant lever le pied. Quand on se souvient que chaque image pèse en moyenne 67Mo, il n’y a pas de quoi se plaindre.

 

Stabilisation

Contrairement aux réflex, Pentax n’a pas pu mettre en place une stabilisation mécanique du capteur, ce dernier étant trop grand, trop lourd. Tous les objectifs ne sont donc pas stabilisés par défaut. Malheureusement, à ce jour, les optiques stabilisées ne sont pas légion. Mais même dans ce dernier cas, malgré le poids boitier + objectif, il est tout à fait possible de réaliser, pour certains, des photos à main levée en 1/60e de seconde. Pour d’autres, 1/100s sera la limite à ne pas franchir. En deçà, trépied obligatoire !

Si l’objectif est stabilisée, les basses vitesses à main levée sont possibles.

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objectif HD Pentax DA645 28-45 f/4,5 ED AW SR – 1/30e à f/8 – ISO 800

Autofocus

Le SAFOX 11, apparu avec le K-3  est repris ici, de manière  identique.

La mesure d’exposition RVB s’effectue grâce à une cellule de 86000 zones. L’autofocus comporte 27 collimateurs (dont 25 en croix), tous relativement centrés. Ce qui n’était pas rédhibitoire avec la taille d’un capteur APS-C devient pénible parfois vu la grande taille d’un capteur MF. En extérieur, on se sent rapidement limité. Souhaitons que la prochaine déclinaison améliore ce point.

Les 25 collimateurs centraux permettent une mise au point dès -3IL. Appréciable quand on effectue des prises de vue en basse luminosité.

La mise au point en Liveview est aussi rapide que l’AF classique.

 

Le Flash, GPS, Vidéo et autres

Pas de flash « pop-up ». C’est normal. Il s’agit d’un appareil conçu pour la photo de studio principalement, même s’il peut largement aller en extérieur. Et à ce niveau de boitier, les flashs pop-up sont inexistants. Aucune polémique en la matière.

Pas de GPS intégré, mais la possibilité d’utiliser le module O-GPS1. Toutes les photos peuvent donc avoir les coordonnées géographiques incluses dans les données Exif si on utilise ce module, lequel permet également des clichés de nuit du ciel sans trainées d’étoiles (Pose B).

Les modes HDR, de  surimpression ou d’intervallomètre, qu’on ne s’attend pas à rencontrer sur ce type de boitier, sont présents.

La vidéo est présente, au format Full HD. La prise micro est la bienvenue (et indispensable). Néanmoins, le 645Z n’est pas conçu pour faire de la vidéo et on ne l’achètera pas pour cela. Ses qualités vidéos sont honorables mais pas exceptionnelles.

Le Wi-Fi n’est pas intégré. Une carte FluCard est obligatoire. Cette carte permet également de piloter le boitier à travers un smartphone (réglage possible de l’exposition, des ISO, de l’AF + déclenchement).

Pour travailler en mode connecté, il faudra acquérir le logiciel Image Transmitter 2 en sus.

 

Qualité d’image et leur traitement

Sur PENtaxKlub, nous n’utilisons pas de batterie de mesures faites en laboratoire pour nos tests. Il s’agit d’une volonté délibérée car ce n’est pas notre vocation. Nous souhaitons apporter un point de vue utilisateur et essentiellement photographique. Notre appréciation sera donc purement subjective.

 

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objectif HD Pentax DA 645 28-45 f/4,5 ED AW SR – 1/100s à f/5 – ISO 1600 photo en 3000 x 2237px – cliquez pour agrandir

Le capteur MF est de type CMOS de 51,4Mpx effectif avec une plage de sensibilité ISO allant de 100 à 204800 (un aussi haut ISO est-il le résultat d’une posture de marketing car on n’en voit pas vraiment l’utilité). L’enregistrement des images peut s’effectuer en JPEG, TIFF et RAW (PEF ou DNG) en 14bits. La définition est importante puisque les images mesurent 8265 x 6192 pixels (avec un ratio 4/3).

Le 645Z intègre une fonctionnalité de correction des déformations optiques. Ce système ne fonctionne qu’avec certains objectifs de la marque Pentax et se montre très performant.

Si on utilise le mode d’enregistrement JPEG (hormis pour des besoins de contrôle immédiat via WiFi et dans ce cas on utilisera le mode RAW+JPEG, est-ce raisonnable de shooter en JPEG pour un appareil de ce type ?), la correction des aberrations chromatiques, de la distorsion et du vignettage sont possibles. Nous considérons qu’un MF n’étant pas fait pour utiliser le mode JPEG, tous nos tests ont été effectué en RAW (format DNG).

Coté hautes lumières, pas de vrai miracle. Il convient de faire attention car au delà d’un écart de 1 à 1,5 IL, il sera impossible de récupérer de la matière, les blancs étant irrémédiablement brulés. Coté basse lumière par contre, on peut sans problème affronter un écart allant jusqu’à 3,5IL. Par défaut, il vaut mieux prendre l’habitude de shooter avec un tiers d’IL en négatif. Vous préserverez ainsi les hautes lumières sans concéder quoi que soit dans les basses lumières.

 

La place naturelle d’un MF est le studio. Il s’agit d’un environnement confortable. En studio, comme beaucoup le savent, le boitier se trouvent en mode manuel  avec des valeurs qui restent les mêmes. On contrôle la lumière à travers les flashs afin d’obtenir ce que l’on souhaite. Le plus souvent, on utilise la valeur de 100 et il est très rare de dépasser les 200ISO. Et le trépied n’est jamais loin. Dans ces conditions idéales, le 645Z se montre à la hauteur, produisant des images denses et riches.

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objectif HD Pentax DFA645 90 Macro f/2,8 ED AW SR – 1/125e à f/8 – ISO 100

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objectif HD Pentax DFA645 90 Macro f/2,8 ED AW SR – 1/125e à f/8 – ISO 100

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fort grossissement sur un oeil – objectif HD Pentax DFA645 90 Macro f/2,8 ED AW SR – 1/125e à f/8 – ISO 100

Mais le 645Z n’a pas qu’une vocation studio, Pentax le laisse bien entendre. Il s’adresse à des professionnels qui travaillent aussi dans des conditions plus extrêmes comme les mariages ou des reportages. Or, jusqu’à peu, le MF numérique, quelque soit la marque, n’avait pas bonne réputation quand on dépassait les 400 ISO, voire les 200. Que donne ce 645Z quand on monte les ISO ?

 

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objectif HD Pentax DA645 28-45 f/4,5 ED AW SR – 1/100es à f/9 – ISO 100

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objectif HD Pentax DA 645 28-45 f/4,5 ED AW SR – 5s à f/14 – ISO 400

A 400 ISO, pas de surprise, tout est globalement propre et net.

 

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objectif HD Pentax DA 645 28-45 f/4,5 ED AW SR – 1/100e à f/7,1 – ISO 2000

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objectif HD Pentax DA 645 28-45 f/4,5 ED AW SR – 1/80e à f/5,0 – ISO 2500

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Un grossissement important sur une partie de l’image permet de se rendre compte du bruit à 2500ISO dans des conditions de lumière difficiles.

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Après utilisation d’un outil de réduction de bruit, ce dernier est éliminé en grande partie.

On peut se montrer admiratif, le 645Z bouleverse largement les frontières. Les ingénieurs de Pentax ont accompli un travail remarquable.

Sur la plage allant de 100 à 1600 ISO, rien à critiquer. Les images sont belles avec une bonne dynamique, un bon contraste et une quasi-absence de bruit électronique. De 1600 à 3200 ISO, le bruit devient présent mais reste léger. Les outils de réduction de bruit parviennent à contenir très facilement, sans lisser. A partir de 6400 ISO, le bruit se fait plus présent mais reste acceptable puisqu’un tirage A3 ne le laisse pas paraitre !

Si on dépasse les 6400 ISO pour tutoyer les 12800 ISO, c’est assez incroyable ce que permet ce boitier. Il y a clairement une dégradation dans les noirs, beaucoup de bruit, mais dans des situations de type reportage, le boitier est à l’aise.

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objectif HD Pentax DA645 28-45 f/4,5 ED AW SR – 200s à f/14 – ISO 12800

 

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Un grossissement important sur une partie de l’image permet de se rendre compte du bruit à 12800ISO

Toutes les possibilités de développement post-traitement sont ouvertes, surtout que les fichiers RAW sont sur 14 bits d’information couleur (en retrait par rapport aux 16bits de Hasselblad). Pentax maitrise pleinement les capacités du capteur CMOS. Les images obtenues sont d’une grande finesse, dotées d’un excellent rendu qui respecte les couleurs tout en conservant le coté dense particulier à Pentax.

 

Consommation

La batterie est la LI-90, c’est à dire celle qu’utilise Pentax depuis le K-7. La consommation électrique est raisonnable et permet de prendre environ 700 clichés mais cela fluctuera à la baisse en cas d’utilisation du live-view. Une seconde batterie peut rapidement devenir indispensable.

 

Connectivité

La connectivité comporte une prise USB 3, une sortie HDMI (type D), une prise synchro flash, une prise pour télécommande de déclenchement filaire, une entrée micro stéréo, une sortie casque et une prise d’alimentation externe.

 

Principaux concurrents du 645Z

Le monde du Moyen Format est particulier et il faut rechercher du coté de Hasselblad et Phase One pour les trouver. Mais les prix sont nettement plus prohibitifs.

On peut également regarder du côté des réflex. Ces derniers temps on voit fleurir des capteurs 24×36 avec des résolutions de 40 ou 50mpx (Sony A7II et Canon 5Ds). Certes, le capteur de Canon a du mal à monter en ISO et au delà de 1600, on rencontre des artefacts. Mais qu’en sera t-il dans les prochains mois ? Nul ne le sait.

Conclusion

Les Plus

  • Gestion du bruit électronique jusqu’à 6400 ISO
  • Sensibilité en basse lumière
  • La construction baroudeur « tout temps »
  • Une version Kit avec un 55mm très intéressant même si il existe de meilleurs optiques
  • La possibilité d’utiliser une bague d’adaptation pour utiliser des objectifs 6×7 (certains sont disponibles à La Boutique Pentax à Paris)

Les moins

  • Pas de WiFi intégré, une carte SD Flucard est nécessaire pour la prise de contrôle distante
  • Un logiciel de prise de contrôle cher et pas assez professionnel

Appréciation PENtax Klub

Le 645Z est séduisant. Et il nous a séduits. Par sa polyvalence, par sa simplicité d’utilisation, par sa capacité a monter dans les hauts ISO et par son côté gros réflex ! Dans le monde MF, il fait partie de ce qui se fait de mieux. Certes, il n’est pas parfait mais ses rares inconvénients ne justifient pas la différence à investir pour pouvoir acheter la concurrence. Son tarif est particulièrement agressif, ce qui le rend quasiment incontournable dans le milieu.

Si le bât blesse, ce sera du côté du parc optique qui n’est pas énorme (17 en tout). De plus il est ancien, héritage des 645 argentiques. Mais, il faut le préciser, les principaux rôles sont tenus, en studio comme en reportage. Et Pentax a entrepris la modernisation du parc existant afin d’apporter la stabilisation optique.

 

Approved

 

Disponible à la Boutique Pentax (Image Photo Pentax) à Paris

 

iconographie by fyve – photos du boitier : Ricoh Imaging – cliquez sur les photos pour agrandir