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[Test] Pentax KF, le « nouvel » entrée de gamme APS-C

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Le KF est le successeur du K-70, l’entrée de gamme des reflex Pentax. Il aura fallu 6 ans pour que Ricoh Imaging propose un successeur au désormais vénérable K-70. Lequel adopte une nouvelle nomenclature avec son nom, le KF. Pourquoi ce changement ? Il est possible que la raison soit connue du seul décideur.

Avant-propos

Devait-on tester le KF ? La réponse qui vient spontanément à l’esprit est un « oui ». Pourquoi d’ailleurs en irait-il autrement pour un nouveau boîtier ? Sauf que de prime abord il ne s’agit pas d’un nouveau boîtier, mais le K-70 recarossé. Dès lors, cela en valait-il l’effort ? C’est les propos joyeux et très sympathiques que l’on nous a rapportés d’un photographe « éclairé », qui ont influencé notre décision : «  (…) dans la communauté des photographes en 2022 : tout le monde se fout totalement de ce que peut proposer Pentax désormais… La Marque vit probablement ses dernières années (si ce n’est ses derniers mois ?)« . Effet magique, oui il fallait faire le test.

Présentation du boîtier KF

Le KF

Ce boîtier ressemble tellement au K-70 que l’on pourrait croire qu’ils sont siamois. Ce n’est pas exactement le cas, mais il faut vraiment chercher les (rares) différences !.

À la prise en main, la première impression est aussi bonne que celle qu’on avait pu avoir avec son prédécesseur. Le revêtement extérieur propose un ressenti agréable. Intérieurement, le châssis est en métal et le corps, en polycarbonate. Solidité est le maître mot qui s’impose, avec toutefois un point d’attention sur l’écran orientable. Bien qu’il soit bien protégé, si vous laissez tomber l’appareil avec l’écran ouvert vers l’extérieur, il y a des chances pour qu’il se casse. Il conviendra de faire attention à son boîtier.

KF écran ouvert
KF black, écran ouvert

 

La finition est, encore une fois chez Pentax, tout temps avec de nombreux points d’étanchéité. Le boîtier supportera sans broncher une averse même tropicale, ou les embruns (attention toutefois à l’objectif si ce dernier n’est pas WR !).

L’écran LCD a évolué, avec une définition en augmentation (1 037 000 points pour 7,6 cm de diagonale). Il s’agit là du premier changement par rapport à son prédécesseur. La définition est meilleure, mais cela ne se ressent pas vraiment à l’usage. Le verre est renforcé pour une meilleure protection. L’écran n’est toujours pas tactile, ce que l’on peut regretter car, pour certains usages, il peut s’avérer pratique.

Pour les amateurs de prise de vue nocturne, le mode « écran rouge » est disponible. Il ne s’agit pas d’une fonction gadget, mais d’un vrai plus pour ces photographes. Quand les yeux sont acclimatés à la lumière nocturne, utiliser une lampe pose des problèmes. Encore plus en astrophotographie ! Vos yeux diront merci !

 

Côté ergonomie, on retrouve les standards de Pentax, avec la double molette par exemple et un viseur pentaprisme à 100 %. Le bouton Wi-Fi ne sert plus de second déclencheur en mode selfie. Sans doute que tenir à bout de bras le K-70 était suffisamment pénible… On y trouve aussi 2 boutons personnalisables (via les menus) et 3 modes utilisateurs (U1 à U3) déjà programmés.

Principales caractéristiques techniques

Extérieurement le KF est si proche de son prédécesseur, qu’il suffit de regarder le K-70 et de remplacer le nom gravé. Le capteur est un modèle de 24 Mpx. La vitesse d’obturation va de 1/6000s à 30 s, la synchro flash est fixée à 1/180e. La mesure d’exposition s’effectue sur une cellule de 77 zones. Le module autofocus est le SAFOX X, à 11 collimateurs (dont 9 en croix).

Caractéristiques techniques (cliquer pour voir)
CAPTEURFormat APS-C de 24Mpx
Définition totale de 24,78mpx - Définition effective : 24,24mpx
MONTURE


COMPATIBILITÉ
Monture K : Baïonnette KAF2 (coupleur AF, contacts d’information, contacts d’alimentation) avec Motorisation Autofocus disponible par le boîtier

Objectifs en montures KAF4, KAF3, KAF2 (compatible zoom motorisé), KAF, KA
VISEUR



ECRAN
Pentaprisme.
Couverture 100% grossissement 0,95x (soit 0,63x en équivalent 24x36)
Dépoli naturel-brillant-mat III interchangeable

Orientable de 3 pouces - 1 037 000 pixels
Fonction de visée nocturne (night vision red light)
MISE AU POINTTTL : mise au point automatique utilisant le capteur d'image
AF hybride (correspondance de phase du plan image et détection de contraste)
Zone AF : Détection des visages, Suivi, Points AF multiples, Sélection, Spot
Focus Peaking : ON/OFF

Capteur de mise au point : SAFOX X
11 points AF (9 points de mise au point de type croisé au centre)
Plage de luminosité: -3 à 18 IL (ISO 100, à température normale)
Sélection point AF : Auto:11 points, Auto:5 points, Select, Expanded Area Select, Spot
Processeur PRIME M II
AUTOFOCUSAF S (mise au point unique)
AF C (mise au point continue)
AF A (sélection automatique entre mode AF S et AF C)

Assistance AF par LED dédiée
MESURE D'EXPOSITIONTTL sur 77 cellules.
Matricielle, pondérée centrale et spot.
Correction d'exposition ±5 IL (par incrément de 1/2 IL ou 1/3 IL)
MODES D'EXPOSITIONMode Image Auto (Standard, Portrait, Paysage, Macro, Objet en mouvement, Portrait scène de nuit, Coucher de soleil, Ciel bleu, Forêt), Mode Scène (Portrait, Paysage, Macro, Objet en mouvement, Portrait scène de nuit, Coucher de soleil, Ciel bleu, Forêt, Scène de nuit, Scène de nuit HDR, Instantané de nuit, Nourriture, Animal domestique, Enfants, Surf et neige, Silhouette à contre-jour, Bougie, Éclairage de scène, Musée), Programme, Priorité à la sensibilité, Priorité à la vitesse, Priorité à l'ouverture, Priorité à la vitesse et à l'ouverture, Manuel, Ampoule.
Pose B
3 modes User (préréglé)

VITESSE OBTURATIONAuto : 1/6000-30 s ; manuel : 1/6000-30 s ;
Pose B & Pose T possible de 10s à 20mn
Synchro flash : 1/180s
MOTORISATIONRafale : de 3 à 6 i/s env.
6.0 i/s : JPEG ( L : ★★★ à Continu H), jusqu'à approx. 40 images - RAW : jusqu'à approx. 10 images - RAW+ : jusqu'à approx. 8 images
3,0 i/s : JPEG (L : ★★★★), jusqu'à env. 100 images - RAW : jusqu'à env. 16 images - RAW+ : jusqu'à env. 11 images
SENSIBILITÉ ISO100 - 102 400 ISO
(les pas IL peuvent être réglés sur 1 IL, 1/2 IL ou 1/3 IL)
STABILISATIONRéduction du bougé du capteur - IBIS (SR, Intégré au capteur)
FLASHFlash P-TTL Intégré rétractable, NG = env. 12

Vitesse synchro : 1/180 s.
FILTRE PASSE-BASOFF, Type 1, Type 2
ANTIPOUSSIEREOui (Revêtement SP et mécanisme sur le capteur CMOS)
TROPICALISATIONOui
MÉMOIRE1 emplacement Carte mémoire SD, SDHC ou SDXC (conforme aux normes USH-1)
FORMAT IMAGEPhoto
Format de fichier : JPEG (8 bits, Exif 2.3) + RAW (14 bits) PEF ou DNG
JPEG: L (24M: 6000x4000), M (14M:4608x3072), S (6M:3072x2048), XS (2M:1920x1280)
RAW: 24M: 6000x4000
sRVB + AdobeRVB (DCF 2.0)

Vidéo
Full HD (1920x1080, 60i/50i/30p/25p/24p)
HD (1280x720, 60p/50p)

Son Stéréo
AUTRESPixelShift
Focus Peaking
GPS via module O-GPS2
DIMENSIONS93 x 125,5 x 74 mm
POIDS0,625kg sans la batterie / 0,684kg avec la batterie
CONNEXIONUSB 2 (micro B)
HDMI (type D)
WiFi intégré ( IEEE 802.11b/g/n)
Entrée microphone stéréo
Télécommande (jack ø3,5 mm)
ALIMENTATIONBatterie Lithium-ion Battery D-LI109
Kit adaptateur secteur K-AC168 (en option)

 

À l’instar des K-70, K-3 III et tous les boîtiers dont la monture K est compatible avec la norme KAF4, le KF est pourvu d’un diaphragme électronique. Ce dernier permet d’utiliser de récentes optiques comme les DA 55-300 mm f/4,5-6,3 HD ED PLM WR RE ou le HD PENTAX-DA★ 16-50 mm F2.8ED PLM AW.

Boîtier et fonctionnalités

C’est le même boîtier, avec la poignée creusée qui est suffisamment longue pour offrir un excellent maintien de l’appareil sans avoir mal aux doigts. La texture est agréable. Le ressenti est bon.

Le poids de 684 gr reste acceptable et la fatigue ne se ressent pas trop, même après quelques heures d’utilisation.

Ergonomie

Deux molettes de contrôle

Comme de coutume chez Pentax, le KF possède 2 molettes (sous le pouce pour l’un et sous l’index pour la seconde). Elles permettent de modifier à la volée les principaux paramètres selon le mode dans lequel on se trouve. Il est dommage que la concurrence continue de les réserver uniquement à la gamme expert, le confort étant nettement supérieur.

KF vue de dessus
KF vue de dessus, en rouge les 2 molettes de contrôle
Trèfle de fonctions et touche ISO

L’ergonomie des autres touches facilite l’accès aux options. Y compris pour le trèfle de sélection des fonctions de sensibilité, d’activation du flash, de cadence (rafale / retardateur / surimpression / timelapse / télécommande) et de balance des blancs.

Inhérent aux gammes non « Expert », le fonctionnement de la touche ISO est partagé avec le déplacement du collimateur AF. On ne peut donc modifier, en mode Manuel, les ISO et en même temps contrôler le déplacement du collimateur AF. Il s’agit là d’une fonction réservée aux boîtiers Expert. Malheureusement, il n’est pas possible d’affecter la touche ISO à une des touches programmables fx, ce qui aurait pu améliorer le confort des photographes. C’est dommage !

KF vue arrière
Entouré en vert, le trèfle de contrôle et de déplacement des collimateurs, en rouge la touche ISO

14:24:33

Si en mode Manuel et Sv (dans ce cas, le réglage ISO est disponible via la molette arrière), on ne peut qu’ajuster finement l’ISO, en mode TAv, les ISO sont contraintes dans une plage AUTO à définir. Les modes Av, TAv et AUTO proposent le choix entre la plage « auto » et un ISO précis.

Les autres touches de contrôle et de fonctions

L’absence d’un second écran LCD déporté sur le dessus du boîtier ne se fera pas sentir pour de nombreux utilisateurs, les indications étant disponibles sur le moniteur arrière ou dans la visée.

Emplacement touche InfoLa touche INFO, en mode prise de vue, permet d’accéder directement à un écran de renseignement qui reprend les principales fonctions et/ou options sélectionnées. Cet écran permet en un seul coup d’œil de vérifier les choix de paramètres en cours et de les modifier sans aller dans les menus de l’appareil. Et surtout, il peut être personnalisé en fonction de vos besoins, ce qui est très utile.

En mode lecture, cette touche INFO s’avère également très utile puisqu’elle indique un certain nombre de données comme les paramètres de prise de vue. Vrai bonus, elle indique le collimateur utilisé.

KF, Info en mode lecture
Les informations disponibles en mode lecture

Le contrôle de réduction du bruit ISO par palier est présent. Cela permet de désactiver ou de choisir les actions de réduction de bruit au niveau boîtier avant un certain seuil.

Deux boutons Fx sont disponibles : le bouton RAW/Fx1 est disponible sur le flanc gauche, la touche Fx2 sur le dessus, à droite de la molette des modes de prise de vues. Ces boutons peuvent avoir un comportement différent (à changer via les menus).

Le bouton magique, en vert, permet de réinitialiser les paramètres de prise de vue. Il est disponible sous le pouce à côté du bouton de prise de vue. Ce qui est très pratique. L’expérimentation de réglages, parfois hasardeux, ne pose plus de soucis, car d’un seul geste, on remet les réglages en position neutre. Attention néanmoins à ne pas le déclencher intempestivement.

La visée

Particularité que Pentax a conservée, c’est le viseur pentaprisme avec une visée proche de 100 %. Elle permet de voir réellement le champ visuel de la photo que l’on souhaite prendre. Cela permet aussi d’apprendre à bien cadrer.

Cette visée est claire, mais moins que celle du K-3 III qui est désormais LA référence dans ce domaine chez Pentax. La clarté est similaire à celle proposée par le K-70. De nombreuses informations sont disponibles pour faciliter la prise de vue, comme le report des paramètres de vitesse, d’ouverture, d’ISO ou encore l’inclinaison de l’appareil (niveau électronique).

Les menus

On reste dans la lignée de ce que Pentax propose depuis quelques années. Assez classieux (belle alliance du fond gris et d’une police de caractère lisible), l’interface est agréable, lisible et sans fioritures. Les menus simples et efficaces, permettent d’accéder aux réglages du boîtier. Le défilement des pages est de type horizontal.

  • « Prise de vue » comporte 5 pages. En page 1 on retrouve le choix des modes scènes, ou le choix de la personnalisation des images (naturel, paysage, etc.). Les 2 lignes suivantes proposent 2 sous-menus dédiés à l’AF en visée optique et à l’AF en Liveview, avec, dans chaque cas, des options à creuser. En page 5, vous pourrez personnaliser certains boutons et molettes (malheureusement aucun ne concerne l’ISO).
  • « Vidéo » sur 2 pages
  • « Lecture »
  • « Préférences ». Le formatage des cartes mémoires est en page 4.
  • « Réglages personnalisés ». On appréciera l’option « extinction auto du SR » si on utilise une télécommande ou le retardateur (page 3, ligne 19).

Cadence et déclenchement

Le mode rafale permet de prendre des photos jusqu’à une cadence de 6 images par seconde. Ce qui est correct pour la majeure partie des usages de cette gamme de reflex, sans être mirifique. Le mode rafale tient sur environ 10 RAW avant que la cadence ne baisse. Soit un peu plus d’une seconde et demie, ce qui est en phase avec ce segment.

Reste le bruit du déclenchement en lui-même. Si vous êtes habitué au son du K-3 (peu importe la version) ou du K-1, il vous paraitra plus fort. On l’entend donc mieux autour de soi. Dans la rue, en extérieur, cela n’aura aucun impact. Dans une salle, une église ou un autre lieu où le silence est impératif. Le bruit s’entendra clairement.

Stabilisation IBIS

C’est la première fois, semble-t-il, que le terme IBIS est utilisé officiellement par Pentax. On le voyait plutôt chez « les rouges ». Est-ce que cela à une signification réelle ? On repense ici à la rumeur annonçant un zoom stabilisé par Pentax. Or pendant longtemps le mode SR et la stabilisation optique étaient antagonistes. Canon a réussi à résoudre le problème et combine les 2 approches. À suivre…

Pour rappel, ce qui a fait une des forces de la gamme APS-C de Pentax, c’est qu’elle intègre un système de stabilisation mécanique (SR) du capteur. Pionnier et raillé pendant longtemps, Pentax a finalement été rejoint par presque tous les constructeurs. Ils ont adopté le gyroscope qui contrebalance le bougé du photographe par déplacement du capteur. En pratique, lors d’une prise de vue à des vitesses lentes, les mouvements du boîtier sont neutralisés (4,5 pas de compensation pour le KF). Comme le système est intégré au boîtier, toutes les optiques compatibles en monture K sont stabilisées.

KF Le système SR
Le système IBIS (SR)

Deuxième nouveauté réelle, la stabilisation est plus performante que celle proposée avec le K-70. Si le contrôle et la correction des mouvements du photographe s’effectuent sur 3 axes, elle permet de gagner jusqu’à 4,5 IL en vitesse. Dans la pratique, on gagne entre 3 et 4,5 IL, selon l’objectif, les circonstances… et la main tremblotante du photographe.

Pentax utilise les micro-déplacements du capteur pour d’autres fonctionnalités comme le nettoyage du capteur par vibration ultrasonique, la simulation du filtre passe-bas anti-moiré, ou le Pixel-Shift Resolution.

Autofocus

On reste sur un classique chez Pentax avec le SAFOX X déjà présent sur le K-S2 en 2014 ! La mesure d’exposition s’effectue via une cellule de 77 zones, tandis que l’autofocus utilise toujours 11 collimateurs (dont 9 en croix) et tous centrés. Seul le collimateur central est en f/2.8.

Zones mesure d'exposition & Collimateurs
77 zones de mesure d’exposition / 11 collimateurs dont 9 en croix

Le module AF fonctionne de -3 IL à 18 IL, il est donc sensible en basse lumière (-3 IL). En condition réelle, il accroche sa cible assez facilement en basse luminosité (surtout si l’assistance AF est allumée).

On ne peut qu’être déçu. Ricoh avait là une possibilité réelle de faire évoluer cet AF en adoptant, par exemple, celui présent sur le K-3 premier du nom. Les utilisateurs auraient pu disposer de plus de collimateurs et donc disposer d’une meilleure précision. L’argument mis en avant pour expliquer ce choix est le tarif. Cela aurait fait passer le KF au-dessus de la barre des 1000 €. C’est un choix économique que j’ai du mal à comprendre. Cela aurait été un excellent argument pour le changement de boîtier à destination des pentaxistes possesseurs d’un modèle plus ancien. Il n’en est malheureusement rien. Cette occasion manquée risque de ne plus se représenter à l’avenir.

Livewiew

Le Liveview est inchangé. On peut déterminer le point de visée, donc de mise au point. La détection des visages et le suivi des sujets se déplaçant sont présents. En pratique cela fait le job, sans plus.

Flash

Un flash pop-up est intégré. Il permet de déboucher en urgence un contre-jour, sans sortir le flash externe. Mais attention, il entraine souvent des désagréments avec des ombres parasitaires sur les photos (celle de l’objectif et/ou celle du pare-soleil) et lumière trop vive qui surexpose, voire qui crame carrément le cliché.

On notera l’absence d’une prise synchro flash et une vitesse de synchronisation d’1/180s.

GPS et Wi-Fi

Pour pouvoir utiliser le GPS, il faut acheter le module O-GPS2 et l’installer sur la griffe porte-flash. Toutes les photos peuvent donc avoir les coordonnées géographiques incluses dans les données Exif, à cette condition. L’ajout du O-GPS2 permet de gagner un mode boussole ainsi que la fonction astrotraceur, qui permet les clichés de nuit du ciel sans trainées d’étoiles (Pose B). Le module est pris en charge dans les menus.

Le Wi-Fi est, quant à lui, natif. Il permet de contrôler le boîtier via une app iOS ou Android. Le smartphone devient alors une télécommande évoluée, prenant le contrôle total du boîtier (liveview distant, focale, vitesse, ouverture, ISO et correction d’exposition). C’est déjà fonctionnel avec la version actuelle d’Image Sync (les explications fournies sur ImageSync dans cet article consacré au K-1 restent valables pour le KF).

Attention, pour avoir le liveview sur l’écran de votre smartphone, il faut que le KF soit en mode vue simple. Si la rafale est activée, le tethering sera inactif avec un écran noir sur votre smartphone.

Pixel Shift Resolution

Ce procédé permet d’obtenir des images de meilleure qualité. Il s’agit de tenter de dépasser les limites de la matrice de Bayer (système permettant au capteur de « voir » les couleurs). Pour ce faire, Pentax utilise les possibilités de micro-déplacement du capteur pour prendre 4 vues et les fusionner en une seule photo. En théorie, cela permet d’obtenir une image de meilleure définition. Avec comme impératif, l’utilisation d’un trépied.

DxO ne sait pas gérer ce type d’image (et rien n’indique que cela se fasse un jour). Il convient donc d’utiliser un autre logiciel, comme celui fourni par Pentax pour obtenir un TIFF, Lightroom (à partir de la version 6.5) ou RawTherapee.

Vidéo

Elle est au format Full HD. Si par défaut le mode AF est l’AF-S, le KF permet la mise au point automatique en continu (AF-C). Cette fonctionnalité n’est disponible que pour les objectifs PLM ou DC. Nous avons testé brièvement avec le dernier DA 16-50 PLM. La mise au point continue semble assez efficace, meilleure même qu’avec un moteur DC. Sans atteindre les niveaux de la concurrence dédiée vidéo, il y a une amélioration suffisante pour de la vidéo amateur.

C’est dans le menu « Vidéo », page 1-ligne 2, que le panneau de configuration donne l’accès aux modes AF. 

C’est dans l’utilisation de la vidéo qu’un écran tactile prend tout son sens, pour changer de zone de mise au point vidéo par exemple (l’utilisation du trèfle étant plus lente pour changer le collimateur de place).

Pour le son, le micro intégré est stéréo. Une prise permet de brancher un micro externe. Attention, la même prise sert à la télécommande filaire. Un menu permet de choisir entre une détection automatique et une détection forcée micro ou télécommande filaire.

Côté résultat, comme Pentax n’a jamais fait de ce créneau une priorité, on peut qualifier les résultats d’honorables, le KF disposant de bonnes qualités vidéo HD. La 4K est absente.

Carte mémoire

Un emplacement pour cartes SD, compatibles avec toutes les normes actuelles jusqu’à l’UHS-I. Au vu de la taille des fichiers produits, nous vous conseillons des cartes de 16 Go minimum, avec une vitesse d’écriture réelle d’au moins 50 Mo/s.

Consommation

La batterie D-LI109 est celle déjà utilisée pour les K-50, K-S2, K-70 ou encore KP. À pleine charge, elle permet de prendre entre 400 et 440 images. Néanmoins, la consommation dépendra aussi de vos réglages, comme l’utilisation du live-view. Une deuxième batterie est donc conseillée, pour éviter de se retrouver sans énergie lors d’une sortie photo.

Connectivité

La connectivité se limite à l’essentiel :

  • une entrée micro ou télécommande filaire à gauche,
  • une prise HDMI à droite, de type D,
  • une prise USB de type micro B.

À noter que le boîtier peut recevoir une alimentation externe via l’adaptateur secteur K-AC168. Un connecteur spécial va se loger à la place de la batterie interne, une fente dans le boîtier permettant de laisser le câble en sortir vers le boîtier d’alimentation électrique.

Le KF n’est compatible qu’avec la télécommande O-RC1.

Prise de vue et traitement des images

Le traitement des images dispose de deux processeurs. Le Prime MII, déjà présent sur le K-S2, et une nouvelle unité accélératrice, destinés, entre autres, à la gestion du bruit.

Corrections optiques

Le KF intègre une fonctionnalité de correction des déformations optiques. Ce système fonctionne uniquement avec les objectifs Pentax. Performante, la correction peut néanmoins être importante à grande ouverture (perte en précision possible et recadrage).

Pentax propose également la correction des aberrations chromatiques, le vignettage et la diffraction en post-traitement. N’hésitez pas à activer ces différentes options, surtout si la prise de vue s’effectue en JPEG (pour les fichiers RAW, ces opérations sont préférables en post-traitement).

Mode Auto, modes Scène et modes User

Le KF propose des modes scéniques permettant un réglage plus adapté que le mode Auto. Si ce dernier décide seul des réglages de Vitesse/Ouverture/ISO, les modes Scène proposent de contraindre le boîtier à un type d’image. Ils sont au nombre de 19, allant de la prise de vue à la bougie (idéal pour les gâteaux d’anniversaire) au coucher de soleil, en passant par les musées ou les enfants en extérieur et en mouvement.

Le KF et ses modes automatiques
Le KF et ses modes « Scène » automatiques

Il s’agit là de fonctions plus portées sur le grand public que les experts. Néanmoins, bien utilisés, les modes scéniques se montrent bien souvent plus efficaces que le mode Auto.

Mode Users : U1, U2 et U3Un point sur les modes User. Ils sont au nombre de 3, ce qui est remarquable pour un boîtier de cette gamme. Ces modes User permettent de disposer de ses propres préréglages de prise de vue et de développement. Par exemple, on peut préparer un mode de prise de vue en Noir et Blanc, avec une vitesse 1/200s, une ouverture à f/9, l’ISO à 125, la clarté activée et la compensation des ombres active également. Une fois sauvegardé (menu « Prise de vue, page 5, Ligne 7), il suffira de mettre le sélecteur sur le User dédié pour retrouver immédiatement ces réglages.

Petite attention de la part de Pentax, ces modes User ont été pré-paramétrés, proposant par défaut Clear Tone pour la position U1, Paysage HDR (ou HDR Landscape) en U2 et Astrophoto en U3. De quoi déjà commencer !

Traitement des JPEG

En JPEG, le boîtier propose le contrôle de finition de l’image qui offre de nombreuses personnalisations (lumineux, naturel, éclatant, monochrome, etc.). Par défaut, c’est le mode de correction/développement des JPEG « lumineux » qui est activé. L’accentuation de l’image est faible et les couleurs sont légèrement poussées. Le dosage des accentuations est correctement étalé. Ce mode par défaut produit des images JPEG de qualité et agréables à voir, à l’écran ou sur papier. Le contrôle de personnalisation de l’image est disponible via les menus (première page, première ligne du menu « Prise de vue »). Il est également accessible en utilisant la touche Info.

JPEG, Profile image "Satobi"1/160s à f/5.6, ISO 500 - DA 20-40 Ltd
JPEG, Profile image « Satobi »
1/160s à f/5.6, ISO 500 – DA 20-40 Ltd
JPEG, Profile image "Retro"1/125s à f/5.6, ISO 1250 - DA 20-40 Ltd
JPEG, Profile image « Retro »
1/125s à f/5.6, ISO 1250 – DA 20-40 Ltd

Les deux fonctions d’accentuation avancées pour les tons chair (Netteté accrue et Netteté extra) sont toujours proposées. Une analyse fine est réalisée sur la luminosité de tous les sujets, sur la couleur du visage, des mouvements, etc.

L’outil clarté, comparable à l’outil du même nom chez Lr, permet d’ajouter de la texture et de la profondeur aux objets, afin de les rendre plus réalistes. Attention tout de même à cet outil car il applique des transformations assez importantes à l’image, ce qui nécessite des ressources matérielles plus importantes. On constate un ralentissement lors de l’enregistrement des images. L’usage du boîtier peut même être restreint tant que l’image n’a pas été traitée et enregistrée. Nous vous conseillons donc de tester cet outil avant un usage réel, afin de déterminer si les apports en valent la peine.

Qualité d’image

En l’absence de batterie de mesures faites en laboratoire pour nos tests (volonté délibérée, car pas notre vocation), nous souhaitons apporter un point de vue utilisateur et essentiellement photographique.

Le capteur APS-C est de type CMOS de 24 Mpx (24,24 Mpx effectifs) avec une plage de sensibilité ISO allant de 100 à 102 400.

Images JPEG

Par défaut, c’est le mode de correction/développement des JPEG « lumineux » qui est activé. L’accentuation de l’image est faible alors que les couleurs sont légèrement poussées. Sans sur-accentuation, l’image proposée est propre. Ce mode par défaut produit des images JPEG de qualité et agréables à voir, à l’écran ou sur papier. L’utilisateur peut choisir d’autres rendus comme « Eclatant », « Neutre » ou encore « Monochrome ».

1/125s à f/8, ISO 1600 – Sigma 17-50/2.8

Le rendu JPEG reste très propre et exploitable immédiatement, sans retouche, alors que le cliché est pris à 1600 ISO. On obtiendra mieux en développant à partir du fichier RAW, mais pour la majorité des utilisateurs à qui ce boîtier s’adresse, les images seront de qualité.

Les fonctions compensation des ombres et compensations des hautes lumières, quand elles sont activées, se montrent également très efficaces. Surtout pour les photos avec de forts contrastes en termes de lumière.

Fichiers RAW

Le fichier RAW est celui qui ouvre le plus de possibilités en développement post-traitement. La résolution sur 14 bits permet un gain supplémentaire. Au développement, on peut récupérer plus de détails dans certaines zones et mieux maîtriser les blancs et les noirs.

Une version DNG un peu plus intéressante
JPEG vs RAW

Plus de détails, plus de nuances, tel est le constat que l’on peut faire. Il suffit pour cela de regarder la mousse sur le muret. Le travail de développement proposé par le boîtier est excellent. Mais le fichier RAW met à disposition plus d’informations ce qui permet d’obtenir une image JPEG de meilleure facture.

Version JPGVersion RAW

Traitement ISO

Les images issues des fichiers RAW sont plus intéressantes que les JPEG depuis le boîtier. Bien qu’aucun réglage dédié aux ISO n’a été actif au moment de la prise de vue, le bruit semble plus présent sur les RAW. On peut supposer qu’un traitement minimaliste a quand même lors de la conversion, avec un lissage et une réduction du contraste.

Sur la plage allant de 100 à 400 ISO, rien à critiquer. Les images sont belles avec une bonne dynamique, un bon contraste et une quasi-absence de bruit électronique.

images issues du fichier RAW, sans retoucheimages JPEG issues du boîtier, sans retouche
800 ISO
800 ISO
1600 ISO
1600 ISO
6400 ISO
6400 ISO
12800 ISO
12800 ISO
800 ISO
800 ISO
91600 ISO
6400 ISO
6400 ISO 
12800 ISO
12800 ISO

Cela commence à se gâter en franchissant la barre des 800 ISO. Un léger lissage appliqué en JPEG pour gérer le bruit électronique devient perceptible… à condition de regarder attentivement. Mais il faut vraiment aller chercher dans les détails. Le même cliché en RAW se comporte bien dans les noirs et les autres couleurs. Le fourmillement du bruit est à plein à perceptible. Pour la très grande majorité des photographes, ce sera anecdotique.

À 1 600 ISO, le lissage en JPEG devient visible sans être catastrophique. La situation est similaire en RAW. Bien traité (même sous Lightroom), il disparaît assez facilement. Les images sont exploitables dans un usage courant et permettent une impression au format A3.

À 3 200 et 6 400 ISO, les choses se compliquent. Le bruit devient très présent, partout. Encore plus à 6400 ISO évidemment. Malgré tout, on reste surpris des détails conservés. Le boîtier gère de manière satisfaisante le bruit électronique. L’utilisateur peut, sans problème, envisager ces valeurs pour prendre ses clichés quand il se trouve dans des conditions extrêmes. Il suffit de rehausser un peu le contraste et le niveau des noirs. Si en plus un logiciel comme DxO Pure RAW est utilisé lors du développement RAW, de belles surprises vous attendent.

En atteignant la barre des 12 800 ISO, les artefacts visibles sont pénibles. Dans les noirs, des points magenta sont présents en permanence. Les outils de correction de bruit permettent une utilisation de ces clichés, mais il ne faut pas compter dessus pour des photos d’art.

Au-delà de 12 800, la montée en ISO est présente pour « du témoignage », l’image produite devenant de plus en plus inexploitable.

Tarif et concurrence

Tarification

Le KF est vendu soit en version nu, soit en version kit. Si vous possédez déjà une gamme d’optique ou si l’objectif du kit ne vous convient pas, le KF « boîtier nu » est disponible au tarif de 949 €. Si vous décidez d’opter pour la version kit (100 € de plus, soit 1049 €, l’objectif fourni est le DA 18-55 WR. Ce dernier, n’est clairement pas un objectif de grande qualité, mais il mérite le qualificatif d’honnête. Il dispose d’un range suffisant pour de nombreux amateurs débutants.

KF ou K-3 III ?

Cette question mérite d’être posée. Sur le papier, les 2 modèles sont construits autour d’un capteur de 24 Mpx. Ils partagent aussi quelques technologies identiques, comme le PixelShift, la norme KAF4 ou encore l’obturateur électromagnétique. Mieux, le KF dispose de quelques arguments intéressants face au boîtier haut de gamme comme le flash intégré ou l’écran orientable… Et surtout le tarif. Deux fois moins cher, voire un peu plus ! Cette différence est loin d’être négligeable de nos jours.

Mais s’il existe une gamme « moyenne » et une gamme « experte », ce n’est pas un hasard. Et cela s’explique !

  • La qualité de fabrication et des matériaux de construction, les boîtiers « expert » étant plus robustes. Si le KF est construit sur un châssis en métal, l’intérieur est composé de polycarbonate, certes très solide, mais qui reste du plastique. Le K-3 III est construit sur un châssis en alliage de magnésium tandis que l’intérieur se voit doté d’éléments en magnésium et aluminium.
  • La cellule de déclenchement. Celle du KF est faite pour 100 000 déclenchements. À comparer avec les 200 000 du modèle supérieur. Si vous dépassez les 10 000 clichés annuels, cela vaut la peine de se poser la question.
  • L’ergonomie. Si Pentax a inclus dans son offre d’entrée et de moyenne gamme, des options qu’on ne voit souvent que sur les boîtiers experts côté concurrence (les doubles molettes par exemple), il manque néanmoins des accès pratiques. Comme un bouton ISO vraiment dédié par exemple. En Manuel (position M), il faut constamment jongler avec le trèfle puisque ce dernier sert à la fois pour changer le collimateur de position et de bouton ISO. Et malheureusement, le bouton Fx2 ne peut pas être personnalisé avec la fonction ISO.

Concurrence externe

Depuis la sortie du K-70, la situation a énormément changé. Le marché de la photo n’existe plus. Côté reflex, les principales marques l’ont abandonné. Il n’y a plus de nouvelles fabrications, juste du déstockage de matériel déjà existant qui déguise son nom. Dès lors, le KF fait office d’OVNI. Comme la marque Pentax d’ailleurs. En choisissant des segments à faible volume, mais à grande valeur ajoutée, Ricoh pense maintenir Pentax / Ricoh à flot. Elle emprunte le même type de chemin que Leica, faisant le pari que, comme pour la musique où le vinyle retrouve une jeunesse, il y aura un marché, réduit, mais rentable, pour de petites productions.

Pentax est désormais presque seul sur le marché des reflex.

Conclusion

Bon alors, pourquoi ce KF ? Car les modifications proposées ne sont ni légion ni importantes. Pour le moment, il n’y a pas de réponse officielle, mais il y en a une, logique, qui tient à la fin de vie de certaines pièces. Le composant principal, c’est-à-dire le capteur, n’était plus fabriqué par Sony depuis 2 ans. Par les jeux du « déjà fabriqué » et du « j’achète le reste de capteur existant », Ricoh a tenu le maximum de temps. Arrivé en bout de course, il lui fallait un modèle de remplacement.

Et comme l’écran n’était lui aussi plus fabriqué, il a été remplacé par un modèle supérieur en résolution. Reste le dernier composant, le SR. Là aussi, c’est sans doute une question de coût et de composant. L’ancien système devait être trop cher à produire (si les composants étaient toujours disponibles) et il était plus simple de partir avec un SR plus récent.

C’est alors qu’on regrette que Ricoh n’ait pas été plus loin, en abandonnant l’antique système SAPHOX X pour la version K-3 avec plus de collimateurs AF. Parce que proposer 11 collimateurs en 2022, cela fait un peu mesquin.

Mais il a le mérite d’exister. En renouvelant à minima son entrée de gamme, rien de nouveau n’est apporté. Le KF sort par nécessité. Et même si la conception est ancienne, il s’agit d’un bon boîtier d’entrée de gamme, qui délivre de bonnes photos. Parfois, doit-on demander autre chose ?

Les Plus

  • Écran orientable
  • Wi-Fi
  • Gestion du bruit électronique jusqu’à 3 200 ISO
  • Sensibilité en basse lumière

Les moins

  • Un autofocus dont le nombre de collimateurs reste insuffisant
  • Vidéo qui reste pour le moment en retrait (en attendant les objectifs PLM ?)
  • L’absence d’écran tactile pour la cible choisie
  • Un objectif de kit grand public, mais peu intéressant

Note

Note : 3/5

Appréciation PENtax Klub

Avec ce boîtier, Pentax propose un boîtier milieu de gamme avec 24 Mpx, qui a tout d’un grand, pour un prix correct. Il s’inscrit dans la continuité de ce que Pentax sait faire (bonnes performances, des qualités « expert » dans tous les boîtiers). Le capteur est correctement maîtrisé par Pentax et produit d’excellentes images. Malgré la perte d’une étoile (pas d’évolution majeure), le KF est un excellent boîtier, solide, ergonomique, produisant de belles photos.

On le recommande pour les amateurs et les primo-accédants. Possesseurs du K-70, vous pouvez passer votre chemin. Le renouvellement de votre matériel, sauf si votre boîtier est cassé, ne passera pas par lui.

Galerie

Les images RAW ont été post-traitées (mais pas retouché), les JPEG n’ont pas de traitement. 

RAW - 1/125s à f/8, ISO 1000 - Sigma 17-50
RAW – 1/125s à f/8, ISO 1000 – Sigma 17-50
RAW - 1/160s à f/8, ISO 6400 - DA 20-40 Ltd
RAW – 1/160s à f/8, ISO 6400 – DA 20-40 Ltd
RAW - 1/160s à f/4, ISO 200 - DA 20-40 Ltd
RAW – 1/160s à f/4, ISO 200 – DA 20-40 Ltd
RAW - 1/160s à f/5,6, ISO 400 - DA 20-40 Ltd
RAW – 1/160s à f/5,6, ISO 400 – DA 20-40 Ltd
JPEG - 1/125s à f/4, ISO 400 - DA 20-40 Ltd
JPEG – 1/125s à f/4, ISO 400 – DA 20-40 Ltd
DNG - 1/160s à f/4, ISO 640 - DA 20-40 Ltd
RAW – 1/160s à f/4, ISO 640 – DA 20-40 Ltd
RAW - 1/160s à f/5, ISO 640 - DA 20-40 Ltd
RAW – 1/160s à f/5, ISO 640 – DA 20-40 Ltd
RAW - 1/160s à f/5,6, ISO 4000 - DA 20-40 Ltd
RAW – 1/160s à f/5,6, ISO 4000 – DA 20-40 Ltd

 

Crédit photos : © Fyve – Les images sont la propriété de l’auteur (sauf précision) – Photos boîtier : © Ricoh-Imaging – Cliquez pour agrandir.

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