[Test] Test du K-3 mk III, partie 1

Merci de faire vos commentaires sur la page d'introduction afin de centraliser.

Le K-3 mk III est un boîtier haut de gamme conçu à partir des principes édictés par Ricoh Imaging. Son tarif est très élevé et, à 2000 €, ce n’est pas tout le monde qui pourra se l’offrir. Cela pose quelques interrogations sur la gamme elle-même. Aujourd’hui en APS-C, il ne reste que le K-70 depuis que le KP a été discontinué. Le premier cité, vu son âge, devrait aussi disparaître à terme. Y aura-t-il un remplaçant ? Rien n’est moins sûr, surtout que côté Ricoh Imaging, c’est le silence. Sans l’apparition d’un nouveau boîtier dans la gamme de prix de 1000 €, cela marquera de manière définitive le fait que la photo appartienne au monde du luxe. Un point hors propos, qu’il conviendrait néanmoins de suivre.

Présentation générale du K-3 mk III

Premiers contacts avec le boîtier

Prenez un K-1 et mettez-le à 80° dans une machine à laver. Le résultat sera ce K-3 mk III qui, extérieurement, tient plus du KP et du K-1 que de l’ancêtre dont il porte le nom. Certes, Ricoh Imaging continue à faire confiance au design inauguré avec le K-7, mais ce dernier a subi des modifications au fil du temps. Les possesseurs d’un K-7 qui se décideraient enfin de changer de boîtier, ne seraient pas vraiment dépaysés. Mais l’influence des plus récents boîtiers Pentax est indéniable, avec par exemple la troisième molette dont l’utilisation facilite la prise de vue.

La base est donc solide, avec un boîtier qui offre une des meilleures prises en main possibles. L’équilibre boîtier + objectif est excellent et on ne sent pas la totalité de son poids. Évidemment, cela dépend de l’objectif, le ressenti n’étant absolument pas le même selon qu’on utilise le DA 40 XS et le DFA 150-450.

Dimensions

Du point de vue des dimensions, il n’est guère plus grand que le mk II.

Dimension K-3 mk III
longueur et hauteur (© Ricoh Imaging)
profondeur (© Ricoh Imaging)
profondeur (© Ricoh Imaging)

Les modifications sont infimes, un millimètre supplémentaire en hauteur et 3 en largeur. L’impact sur la prise en main est négligeable et cela ne se ressent pas. Le changement est plus visuel, sur la profondeur. Le « cockpit » abritant le prisme est désormais plus court. La vue par le dessus est sans appel. Il est plus court, moins massif ce qui induit un changement interne.

Côté poids, bien que le prisme ait subi une sérieuse révision, il est plus important que son prédécesseur. Presque 40 gr en plus côté balance. L’équilibre est là, tant que l’objectif n’est pas trop lourd. Avec le DA 20-40 Limited, c’est très bon. Avec le DFA 70-210 ou le DFA 150-450, il en va certes autrement. Monté avec le DFA 24-70, j’ai eu de bonnes sensations d’équilibre, arrivant à me balader avec le boîtier tenu par un unique doigt. Comme avec le K-1.

Les commandes et autres touches

Aucun dépaysement, toutes les touches auxquelles on est habitué sont présentes. Et même plus puisque désormais un joystick est présent sous le pouce de la main droite. Il est là pour déplacer le collimateur ou le groupe de collimateurs. Il faut s’y faire, car ce n’est pas un geste habituel pour les pentaxistes. Très vite on se demande pourquoi il n’a pas existé plus tôt tellement son maniement est évident.

La distribution des touches est, comme souvent, pratique, classique. C’était devenu une habitude chez Pentax, la troisième molette est bien présente au haut de l’arrière-droite. Avec différents usages suivant le mode de l’appareil.

On notera que désormais les modes photo, live-view et vidéo sont sélectionnables via un bouton rotatif. Un accès facile. Attention tout de même aux changements intempestifs quand on range l’appareil dans le sac ou qu’on l’en ressort.

K-3 mk III sélecteur
Photo, liveview et vidéo

 

Les absences visibles

Certains qualifieront l’absence de flash intégré de scandale, vu le tarif. Cette décision, qui n’est pas nouvelle désormais, reste compréhensible. Un flash intégré occupe une certaine place et pour être efficace, il doit être placé suffisamment haut pour ne pas être gêné par l’objectif. Avec un DFA 24-70, pour éviter l’ombre de l’objectif sur la photo, cette hauteur devrait être supérieure à 5 cm (au moins). Pour un boîtier compact, c’est raté. De plus, s’il permet de déboucher sur le vif un sujet, il est souvent mal utilisé avec des résultats, parfois fantaisistes, parfois franchement mauvais.

Autre absence plus regrettable, celle du GPS. Si pour beaucoup il s’agit d’un gadget, pour d’autres c’est un outil très pratique afin de retrouver où une photo a été prise exactement. De plus, je pense qu’il est probable que ces fonctionnalités de géolocalisation soient appelées à avoir une certaine importance à l’avenir. D’un point de vue juridique entre autres. J’ai donc fortement râlé après avoir eu confirmation de la suppression du module en interne ! Heureusement, Ricoh Imaging propose une solution assez élégante pour s’en sortir. On en reparle plus loin.

Dernier point côté absence, l’écran arrière qui n’est pas orientable. Pourtant, il est plus grand (3,2″), mieux défini (environ 1,6 Mpx) et tactile. Si ce dernier point devrait plaire aux journalistes qui refusaient de recommander Pentax sous le prétexte que l’écran n’était pas tactile, gageons que l’absence d’un écran orientable sera une des excuses pour un nouveau rejet.

Caractéristiques techniques du K-3 mk III

Le capteur CMOS de 26 Mpx (26,78 Mpx réels, 25,73 Mpx utilisés) est d’origine Sony. Sa densité en pixels est importante, ce qui pourrait avoir un impact sur les ISO (plus les pixels sont proches, plus ils sont excités électriquement). Si on devait comparer avec un FF, il faudrait que son capteur soit un 45 Mpx. Une densité qui peut avoir un impact sur les ISOs.

À côté du nouveau processeur PRIME V (qui succède au PRIME IV présent dans le K-1 mk II), on notera la présence d’un co-processeur venant épauler le travail du PRIME V. Cette unité accélératrice va permettre d’effectuer plus de calculs lors de la réception d’un flux de données en provenance du capteur. Ricoh-Imaging a concentré cette puissance sur l’amélioration de la résolution de l’image, sur la reproduction des couleurs y compris pour les sensibilités élevées, et sur la réduction du bruit à haut ISO. C’est ainsi que la sensibilité maximale délirante de 1 600 000 ISO est proposée. Délirante, car elle n’est pas utilisable dans la pratique.

Mais ce nouveau boîtier ne se résume pas à un nouveau capteur ou un nouveau processeur. Ricoh Imaging a repensé chaque étage du K-3 mk III. Du viseur (viewfinder) au traitement de l’image en passant par l’AF ou la rafale.

Côté fabrication, comme d’habitude chez Pentax, le K-3 mk III est un boîtier solide, construit en magnésium et tropicalisé.

 

Caractéristiques techniques (cliquer pour voir)
CAPTEURFormat APS-C 26,78Mpx (25,73 réel) - Capteur BSI-CMOS
Résolution max. : 6192 x 4128 pixels
Espace colorimétrique : sRVB, Adobe RVB

Processeur PRIME V
MONTUREMonture K : Baïonnette KAF2 (coupleur AF, contacts d’information, contacts d’alimentation) avec Motorisation Autofocus disponible par le boîtier
Compatible avec les objectifs en monture KAF3, KAF2, KAF, KA et les zooms motorisés
VISEURPentaprisme
Couverture 100% - Grossissement 1,05x
Visualisation des points AF, Grid Display, Niveau électronique, AF Frame, Spot Metering Frame, Crop, Smart Function, Operation Control Lock

Dégagement oculaire : 20,5mm
Correcteur dioptrique : de -4m à +1.0m

Écran LCD tactile de 3,2" avec 1 620  000 pixels
Méthode de détection capacitive
MISE AU POINTTTL : Autofocus à synchronisation de phase
Capteur de mise au point : SAFOX 13
101 points AF (dont 25 points de mise au point de type croisé au centre)
AF Sélection de point : Auto Area, Zone Select, MultiZone, Point unique, Expanded Area(S, M, L), Select(S), Spot

Plage de luminosité: -4 à 18 IL (ISO 100, à température normale)
Mesure TTL : -3 à 20 IL
LIVEVIEWTTL : Détection de contraste (Auto Area, Zone Select, Tracking, Select(L/M/S), Spot)
Focus Peaking, Détection de visage, Touch AF

Couverture : . 100%, Zoom 16x,
Grid Display (4x4 Grid), Golden Section, Scale, Square(L), Square(S), Grid Color: Black/Gray/White ), Histogram, Bright area warning, Composition Adjustment
AUTOFOCUSAF S (mise au point single)
AF C (mise au point continue)
M (mise au point manuelle)
Assistance AF par LED dédiée
MESURE D'EXPOSITIONTTL : Capteur RGB de 307 000 pixels
Multizone, pondérée centrale, spot et surveillance.
Correction d'exposition ±5 IL (par incrément de 1/2 IL ou 1/3 IL)
MODES D'EXPOSITIONMode vert (Analyse de scène automatique), Programme (P), Priorité Sensibilité (Sv), Priorité Vitesse (Tv), Priorité Ouverture (Av), Priorité Vitesse et Ouverture (Tav), Manuel (M), Pose B, Vitesse synchro flash, USER1 à USER5
VITESSE OBTURATIONAuto : 1/8000-30 s & Manuel : 1/8000-30 s (pas de 1/3 IL ou de 1/2 IL)
Pose B : 1s à 20mn
MOTORISATIONRafale : Jusqu'à 12 i/s (11 i/s en AF-C)

- Environ 12 i/s : JPEG ( L: ★★★ at Continuous H) / JPEG, env. 37 vues en rafales, RAW: env. 32 vues en rafale
- Environ 7 i/s : JPEG ( L: ★★★ at Continuous M) / JPEG, env. 60 vues en rafales, RAW: env. 37 vues en rafale
- Environ 2,5 i/s : JPEG ( L: ★★★ at Continuous L) / JPEG, env. 90 vues en rafales, RAW: env. 39 vues en rafale
SENSIBILITÉ ISOISO AUTO / 100 à 1 600 000 ISO (par incrément de 1 IL, 1/2 IL ou 1/3 IL)
STABILISATIONSystème SR II, intégré au capteur (par déplacement du capteur sur 5 axes) - Efficacité de 5,5 Stops
FLASHPas de Flash Intégré
Vitesse synchro : 1/200 s.
ANTIPOUSSIEREOui (Système DR II)
TROPICALISATIONOui
MÉMOIRE2 emplacements Carte mémoire SD, SDHC ou SDXC :
- 1 slot à la norme USH-2 (vitesse de transfert plus importante),
- 1 slot à la norme USH-1
FORMAT IMAGEPhoto format APS-C (conv. : 1,5 x)
RAW (14 bits) PEF ou DNG
JPEG: L (26M : 6192 x 4128), M (15M : 4752 x 3168), S (9M : 3648 x 2432), XS (2M : 1920 x 1280)
RAW: L (26M : 6192 x 4128)

Qualité d'enregistrement JPEG : *** (Best), ** (Better), * (Good)

Vidéo (limitation de durée à 25mn)
4K (3840 x 2160, 30p/24p)
Full HD (1920 x 1080, 60p/30p/24p)
DIMENSIONS103,5 x 134,5 x 73,5 mm
POIDS0,735 kg boitier nu
0,820 kg avec batterie et carte mémoire
CONNEXIONUSB 3.2 (type C)
HDMI (type D)
Port X-Synch
Prise déclenchement externe
Prise Micro stéréo
Prise casque

Bluetooth 4.2
WiFi 802.11b/g/n
ALIMENTATIONBatterie Lithium-ion D-LI90 (autonomie annoncée de 800 prises de vue)
Prise alimentation externe (Kit K-AC166 en option)
AUTRESPixelShift
Absence de filtre passe bas (émulation logiciel)

L’Ergonomie

Toute l’ergonomie a été repensée. Les concepteurs, que ce soit du boîtier lui-même ou de la partie logicielle, ne sont pas de simples informaticiens. Ce sont des personnes ayant de bonnes connaissances en design pensé pour les utilisateurs. Possible même qu’ils soient aussi des photographes (amateurs ou pas) ou qu’ils aient fait appel en interne à des personnes pratiquant la photographie.

On ressent une différence parfois importante avec certaines marques. Ainsi, pour presque tous les boutons, il n’y a qu’une seule fonction associée. C’est une excellente chose. Tout le boîtier est ainsi conçu, afin de réduire les questionnements et hésitations au moment de la prise de vue. Jusqu’à présent, je n’avais pas eu entre les mains un boîtier aussi simple tout en étant très complexe. Simple d’utilisation pour les photographes, une fois,  certes, qu’ils auront intégré sa manière de fonctionner. Et rien que pour cela, ce K-3 mk III mérite déjà d’être acheté.

K-3 mk 3 face arrière
Vue de la face arrière (© Ricoh Imaging)

 

On appréciera que la poignée proéminente, disparue avec le KP, soit de retour. L’emplacement de certaines touches et molettes paraît nettement plus naturel sous les doigts.

Le joystick

C’est LA nouveauté ergonomique de ce boîtier. Qui change tout… ou presque. C’est désormais un joystick qui s’en charge. Ce changement est un peu perturbant au début, car jusqu’à présent sur les boîtiers K numériques, c’était le trèfle de fonction qui servait à diriger les collimateurs., si on avait bien sélectionné ce mode. Sinon on pouvait (dé) régler la balance des blancs ou le mode rafale. Ce nouveau mode de gestion des collimateurs est plus direct, plus intuitif.

Très vite son usage devient naturel. Le photographe n’a plus à se demander si la gestion des collimateurs est bien active sur le trèfle au moment de choisir sa zone de mise au point. Vivement que ce système soit disponible sur le FF.

Petite astuce, en appuyant sur le joystick, vous remettez votre ou vos points au centre.

Le trèfle de fonction

Débarrassé de la gestion des collimateurs, le trèfle de sélection permet d’accéder directement et rapidement aux fonctions de sensibilité, de cadence et de balance des blancs. Le bouton des ISO a repris son autonomie par rapport au KP. On le retrouve sur le dessus, à proximité du déclencheur, du bouton des EV (compensation d’exposition) et d’un nouveau bouton, le S.Fn.

Bonne surprise, le mode télécommande, qui avait disparu avec le KP, est de retour. N’importe quelle télécommande infrarouge dédiée (de marque Pentax ou générique) permet de déclencher à distance. Vous pouvez toujours utiliser le logiciel ImageSync sur un smartphone pour pouvoir télécommander le K-3 mk III.

Les molettes de contrôle
Les molettes vues de dessus
Les 3 molettes vues de dessus (© R. I.)

Venu du K-1, le K3 mk III possède 3 molettes : sous le pouce pour l’un, sous l’index pour la deuxième et à l’arrière, sur le dessus pour la troisième. Les deux premières permettent de modifier à la volée les principaux paramètres (ouverture et vitesse) selon le mode dans lequel on se trouve.

La troisième est une molette de contrôle personnalisé qui peut être attribuée à différentes fonctions. Elle peut ainsi modifier les ISO dans le mode manuel, l’utilisateur pouvant alors contrôler les 3 paramètres, ouverture, vitesse et ISO. Elle peut aussi modifier les grids dans le viseur (voir plus bas).

 

Le bouton Info

La touche INFO permet d’accéder directement à un écran d’information qui reprend les principales fonctions et/ou options sélectionnées. Un écran qui permet en un seul coup d’œil de vérifier les choix de paramètres en cours et de les modifier sans aller dans les menus de l’appareil. Et surtout, cet écran peut être personnalisé en fonction de vos besoins, ce qui est très utile. Un must en matière d’ergonomie et d’accessibilité.

En mode lecture des photos, l’appui sur la touche INFO permettra l’affichage d’un certain nombre de renseignements comme les paramètres de prise de vue. Mais, comme pour le K-1, elle va aussi indiquer le ou les collimateurs utilisés.

Le bouton S.Fn

Le K-3 mk III propose un nouveau bouton de commande baptisée S.Fn qui permet la sélection des options de la fonction intelligente. Désormais, le photographe peut pré-programmer jusqu’à 5 fonctions, en utilisant 22 options. Une fois programmées, elles pourront être rappelées à l’aide du bouton Smart Function (S.Fn). Manifestement, un soin particulier semble avoir été pris sur son implémentation, car il semble tomber « trop » naturellement sous l’index de la main droite. De plus, au toucher, elle semble différente des 2 autres touches qui se trouvent justes devant (ISO et EV).

Nous reviendrons sur les Smart Function prochainement. Il existe un fort potentiel d’automatisation de séquences de prise de vues, comme par exemple passer instantanément d’un mode « Tav – 1/125 s – f/9 – cliché unique – AFS Spot » utilisé pour de la photo de rue, à un mode « Tav – 1/1000 s – f/13 – mode rafale haute – AFC multicollimateurs » pour shooter un superbe héron qui passe à proximité.

On notera par ailleurs qu’elles semblent aussi pouvoir être combinées aux modes User, ce qui ouvre de très nombreuses opportunités.

Les autres boutons de contrôle

À l’arrière, on retrouve à gauche les classiques boutons de verrouillage des touches et de choix d’exposition. Ce dernier est un des rares à avoir une double fonctionnalité, puisqu’il devient le bouton « supprimer » lors de la visualisation des clichés. Sur la droite en haut, à côté du viseur, on trouve désormais la touche de lecture des clichés. Le bouton vert de remise à zéro des paramètres est accolé au joystick. Le reste de l’espace disponible entre la molette arrière et la 3ème molette est utilisé par les 2 boutons AF et AE-L.

Il est possible de fortement personnaliser le boîtier, de nombreux boutons peuvent changer de fonction.

Les écrans

Il y en a 2. Le premier, d’une taille de 3,2″ (soit 8,1 cm) est à l’arrière. Sa définition est très importante puisqu’elle atteint 1,62 Mpx. Le verre est renforcé pour une meilleure protection et il est traité contre les reflets.

Pour la première fois, cet écran est tactile, une révolution chez Pentax. Pendant longtemps, le fait qu’il ne le soit pas était le motif invoqué par une majorité de journalistes pour ne pas recommander la marque à l’achat. Un écran tactile peut avoir un certain intérêt ludique lors de la lecture des photos. Il a aussi son utilité lors d’une utilisation en mode live-view, afin d’indiquer l’endroit où effectuer la mise au point. Cet écran arrière peut être désactivé quand le visage du photographe s’approche du viseur. Pratique, car cela empêche le nez ou la joue de cliquer sur l’écran tactile. Le mode nuit, apparu avec le K-1, existe également pour ce boîtier.

Si l’écran est tactile et très bien défini, il n’est malheureusement pas orientable. C’est une déception, car le live-view permet de shooter de manière différente, parfois dans des positions peu naturelles. Pour certains types de photo où il convient d’être haut ou bas, ou quand on veut décaler la prise de vue à bout de bras, avoir un écran orientable est très utile. Certes, cela aurait contribué à épaissir le boîtier de 3 mm environ. C’est LE point négatif qui ne manquera pas d’être utilisé par certains pour démolir le K-3 mk III.

Le deuxième écran déporté sur le dessus du boîtier et permettant un rappel d’informations est de retour. Il est plus petit que celui du K-3 II, mais plus grand que celui des K-1. Il reprend des informations déjà présentes sur l’écran arrière ou dans le viseur. Ricoh Imaging aurait pu s’en passer, mais l’avoir réintégré permet de rassurer nombre d’utilisateurs qui retrouvent ainsi leurs habitudes. C’est le principal atout de son retour.

Les menus

Révolution pour Pentax, le menu est similaire à celui du GR III. Certes, ce dernier avait adopté une bonne partie du formalisme Pentax, ce qui permettait aux utilisateurs de passer d’un K-70 à un GR III sans trop d’effort. Mais le GR III avait adopté un défilement vertical au lieu d’un défilement horizontal, comme Pentax. Avec le K-3 mk III, c’est l’effet boomerang. Cela ne plaira peut-être pas à tous, mais j’y vois un gros avantage. En adoptant le défilement vertical qui est utilisé aussi par Sony ou Canon, cela permet une passerelle intellectuelle pour les éventuels passionnés souhaitant conserver la visée optique.

Changer de type de défilement ne m’a posé de problème que pendant 3 secondes. Le temps de comprendre qu’il y a 3 niveaux : la rubrique, la page, la fonction. Tout le reste ressemble fortement à ce qu’on avait auparavant, mis à part qu’il n’y a plus de couleurs.

Je conseille néanmoins de lire le manuel afin de comprendre à quoi correspondent les fonctionnalités. Si certaines sont évidentes, d’autres le sont un peu moins.

Organisation du menu

Le menu est organisé en 4 rubriques, chacune ayant un certain nombre de « pages ». Ces pages ne servent qu’à atteindre plus rapidement une fonctionnalité :

  • Photo / Prise de vue (logo appareil photo) : 7 pages
  • Lecture : 7 pages
  • Personnalisation : 7 pages
  • Configuration (logo clé à molette) : 8 pages

Certaines pages peuvent n’avoir qu’une seule fonction tandis que d’autres peuvent en avoir 7 ou 8. Chaque fonction peut avoir de 1 à 5 sous-items liés. Il n’y a pas de niveaux inférieurs. Aucune révolution, rien de nouveau par rapport à ce qui se faisait précédemment. On remarquera néanmoins l’apparition de certaines nouvelles fonctions (notamment pour la gestion de l’AF).

La visée optique & le Live-view

La visée optique

Rappel d’une réalité

Ceux qui sont passés d’un APS-C à un FF ont été unanimes, le viseur d’un FF est meilleur. Car on voit plus grand, on voit plus clair. On voit mieux tout simplement. Le retour à un viseur tel que celui du K-3 mk II ou du KP est difficile, car on perd énormément. Jusqu’à présent, aucun viseur optique APS-C ne m’avait donné envie de l’utiliser. Parce qu’on n’a pas l’impression de voir la réalité. Avec ce mark III, un gros travail a été fait, avec entre autres, un nouveau design pour le prisme.

Ce dernier, construit en verre à haute réfraction, propose un grossissement d’environ 1,05 fois. Le champ de vision est réellement proche de 100 %. Le viseur est très lumineux, très proche de ce que propose un K-1, ce qui n’est pas un mince exploit. Pour la première fois sur un reflex APS-C, on voit la réalité (du moins la plus proche possible).

Vision K-3 mk IIIVision K-3 mk II
Les infos en plus

Le viseur optique est construit autour du prisme et d’un écran LCD transparent, qui fournit de très nombreuses informations. Alors que ces systèmes permettant la transmission d’informations ont tendance à assombrir l’image du viseur, ce n’est pas le cas pour le K-3 mk III. Nous avions pu remarquer que Ricoh Imaging avait obtenu de nombreux brevets dans ces domaines (sans forcément les comprendre). Le fait d’avoir disposé ce panneau transparent dans le circuit de visée au lieu d’être une projection dans le viseur comme jusqu’à présent, doit avoir un impact. En tout cas, les ingénieurs ont dû réaliser quelques prouesses, car la luminosité est remarquable.

Afin de ne pas oublier les données fournies, il vaut mieux reprendre directement les éléments fournis par Ricoh Imaging.

Indications possibles du viewfinder
Indications possibles du viewfinder
Les explications, en anglais
Les explications, en anglais (© R. I.)

Il y a énormément d’informations. Trop peut-être. Il va falloir comprendre et assimiler. En fait, tous les éléments constitutifs de la future prise de vue sont présents. L’écran déporté ne sert pas à grand-chose puisque tout est accessible dans le viseur. Juste en déplaçant l’œil vers le bas, on connaît le mode prise de vue ou si la rafale est enclenchée.

Last but not least

Depuis le K-1, les grids sont devenus numériques. Fini le dépoli à insérer au niveau du miroir, une opération qui faisait frémir certains. Désormais, ils sont intégrés dans le logiciel, et il suffit de choisir ce que l’on souhaite. 4 grids sont disponibles, de l’absence d’infos à l’ensemble des lignes de tiers et des diagonales. Plus de raisons de rater sa composition, on voit d’avance comment seront placés les personnages, objets et autres masses.

 

Le live-view

De prime abord, on sent un gain sensible lors de la mise au point. L’écran tactile est ici un vrai plus, puisque du doigt on va déterminer la zone de mise au point. Et il y a bien des avancées côté AF :  la détection des visages et le suivi des sujets mobiles semblent nettement plus performants que ce qui était proposé avec le KP, voire même le K-1.

En activant le Live-view déporté depuis Image Sync (sur votre smartphone), vous avez l’équivalent d’un écran détaché, que l’on peut utiliser à la place de l’écran fixe. Ce qui est une parade au fait que le boitier n’a pas d’écran orientable. Dans les faits, ce n’est pas la même chose. Car l’utilisation d’un smartphone nécessite que le boitier soit fixe, manipuler les 2 à la fois étant compliqué.

 

Test du K-3 mk III : Introduction – Deuxième partie  – Troisième partie

 

  • Oodini
    10 mai 2021 at 12 h 49 min

    Manifestement, l’auteur de ce très intéressant article ne porte pas beaucoup de considération à l’écran supérieur.
    Il est pourtant très utile pour préparer sa photo, sans avoir le nez derrière son viseur, faisant ainsi potentiellement perdre toute spontanéité au sujet de la photo.
    Et je regrette qu’il ait été réduit au bénéfice de la 3ème molette, dont je n’aurais sans doute pas beaucoup usage.

    • F
      10 mai 2021 at 13 h 08 min

      Etant l’auteur, j’avoue qu’il est parfois bien difficile de faire la part des choses entre sentiments personnels et nécessité d’être neutre. En relisant ce que j’ai pu écrire :
      « Le deuxième écran déporté sur le dessus du boîtier et permettant un rappel d’informations est de retour. Il est plus petit que celui du K-3 II, mais plus grand que celui des K-1. Il reprend des informations déjà présentes sur l’écran arrière ou dans le viseur. Ricoh Imaging aurait pu s’en passer, mais l’avoir réintégré permet de rassurer nombre d’utilisateurs. C’est le principal atout de son retour« ,
      je n’ai pas l’impression d’avoir peu de considération à son égard. J’indique juste quelques détails sur sa taille tout en saluant son retour qui fera plaisir à ceux qui était déçu de son absence sur le KP. Après, je ne m’y étends pas, tellement il y a dire sur ce boitier. Tellement que j’en ai pas fait le tour encore.