[Test] Test du K-3 mk III, partie 2

Merci de faire vos commentaires sur la page d'introduction afin de centraliser.

Suite du test du K-3 mk III, où l’on aborde l’autofocus, le mode rafale, le traitement des images et la montée en ISO…

L’autofocus du K-3 mk III

Retour en arrière…
Un Autofocus se compose d’une partie matérielle et d’un logiciel capable de l’exploiter. La partie électronique étant, sur les reflex, un capteur dédié et des collimateurs. Le logiciel est lui nécessaire pour faire « vivre » le matériel. C’est lui qui va comprendre, analyser et effectuer la mise au point. Si un sujet visé est mobile, il va devoir comprendre comment, afin d’anticiper et réduire les temps de réponse dans la mise au point. Accessoirement, il va aussi gérer les obstacles pour continuer à suivre le sujet. Tout cela, de la manière la plus rapide possible.

La partie électronique utilisée pour le K-3 II et le KP comportait 27 collimateurs (dont 25 en croix tous centrés). Un logiciel est nécessaire.

Alors que Pentax a été un des premiers, voire le premier, à proposer un module autofocus du temps de l’argentique, la firme n’a jamais eu, depuis l’ère numérique, la réputation d’avoir un AF de type foudre de guerre. Pendant longtemps les pentaxistes se sont contentés de 11 collimateurs alors que la concurrence en proposait bien plus. L’autofocus proposé par le K-10D n’était guère brillant, même pour l’époque. Et le malheur a voulu qu’il ne progresse qu’à la marge jusqu’au K-5. À partir de celui-ci, il y a eu des améliorations. Mais il n’y a jamais eu d’avancées majeures. Même le K-70 se contente toujours d’un AF à 11 points !

Il aura fallu attendre le K-3 pour que Pentax densifie enfin ses collimateurs, portant ce nombre à 27. Malheureusement, côté logiciel, ce dernier est simplement réécrit afin de tenir compte de l’augmentation du nombre de collimateurs. Le K-3 mk II a apporté une petite amélioration dans la précision de la mise au point. Comme le KP. Il faudra attendre le K-1 mk II pour que Ricoh Imaging propose un logiciel plus moderne. Néanmoins, Pentax était toujours à la traîne par rapport à ce que proposent Canon, Nikon ou Sony. Ces derniers ont proposé d’importantes améliorations dans le suivi. Dont l’aboutissement ultime pour le reflex, l’AF 3D, capable de prouesses dans la prédiction des mouvements du sujet visé dans les 3 dimensions.   

Présentation du nouvel AF

Une attente des pentaxistes

Après des années de disette et le renouveau proposé par le K-1 mk II, Ricoh Imaging était attendu au tournant. Sur le papier, la révolution est bel et bien présente puisque le nombre de collimateurs est en nette augmentation et que le constructeur promet d’importantes améliorations dans le suivi.

Attention, les constatations faites peuvent être différentes suivant les objectifs utilisés. Selon le moteur utilisé (screw drive, SDM, DC, PLM), la réactivité de l’AF peut être très différente. Nous avons pu constater des vitesses de réaction différentes entre le FA 31 Limited et le DFA ✭ 50.

De plus, pour avoir la meilleure netteté possible, il faut utiliser des vitesses élevées, souvent supérieures à 1/250 s.

Safox 13

Ricoh a développé un tout nouveau module AF pour le K-3 III. Le Safox 13 possède 101 collimateurs AF, dont 25 centraux sont de type croisé. Attention, seulement 41 des collimateurs autofocus peuvent être sélectionnés manuellement. Et les autres ? Ils servent à aider l’AF prédictif et mieux aider à faire la mise au point. Les neuf collimateurs centraux peuvent faire la mise au point jusqu’à -4 IL lorsqu’ils sont associés à des objectifs f/2.8 ou plus lumineux.

Les collimateurs du K-3 mk III
Les collimateurs du K-3 mk III (© Ricoh Imaging)

 

Les points AF sont désormais suffisamment petits pour que l’on puisse viser une main ou un œil en particulier et obtenir une mise au point dessus. Mais on reste un peu frustré, car les collimateurs ne sont pas répartis sur l’intégralité du capteur. Seule une portion au centre est concernée. Cela limite un peu la façon de cadrer, mais moins que pour le FF. Il faut un peu ruser si on veut faire la mise au point là où les collimateurs ne vont pas.

Les tests

Premier test : DFA 70-210 – K3 Mark III 1/250 s, f/9, ISO 100, mode rafale Middle – AF S collimateurs

Dans ce premier test, le boîtier est en mode AF C et les collimateurs centraux sont choisis. La zone visée au début de la série est au niveau des genoux. Sur une série de 14 photos, 13 ont le résultat attendu avec la zone de mise au point nette malgré le saut et le changement de direction. On peut délivrer une mention très honorable.

K-3 Mark III - AF Série 2-AK-3 Mark III - AF Série 2-BK-3 Mark III - AF Série 2-C
K-3 Mark III - AF Série 2-DK-3 Mark III - AF Série 2-EK-3 Mark III - AF Série 2-F
Deuxième test : DA 20-40 Limited – K3 Mark III 1/500 s, f/6.3, ISO Auto, mode rafale Middle – AF C collimateurs centraux

Pour ce test il s’agit de vérifier le comportement des 5 collimateurs centraux en croix. Sur la série de 28 clichés, les 13 premiers sont flous. Avec le 14ème cliché, le visage devient net et le restera jusqu’au bout malgré les mouvements en zigzag. Il semble que limiter le nombre de collimateurs ne soit pas une bonne idée. Plus il y a de collimateurs actifs, meilleures sont les chances de détection du visage.

K-3 mk III - AF-CK-3 mk III - AF-CK-3 mk III - AF-C

 

Troisième test : DA 20-40 Limited – K3 Mark III 1/500 s, f/6.3, ISO auto, mode rafale Middle – AF S collimateurs automatiques

Le but était ici de tester la fonction de suivi des yeux, ou du moins des visages, l’AF est en mode S et tous les collimateurs sont actifs (mode auto). Manifestement, dans ce mode, le K-3 mk III sélectionne automatiquement un point sur l’œil de la personne et le suit. Une petite révolution pour Pentax ! Sur une série de 21 photos où une personne court en direction de l’objectif, toutes ont la mise au point sur le visage. Il y a donc bien un algorithme prédictif avec un suivi, sinon des yeux, du moins du visage qui est fonctionnel.

K-3 mk III - AF SK-3 mk III - AF SK-3 mk III - AF S

Par contre, il est nécessaire que l’AF accroche le visage très rapidement. Si le système ne parvient pas à détecter à temps, toute la série sera floue.

 

D’autres tests seront effectués ultérieurement afin de mieux comprendre le fonctionnement de ce nouvel autofocus.

Rafale et stabilisation

Cadence et déclenchement

Ricoh Imaging nous annonce une rafale allant jusqu’à 12 i/s. Évidemment, cette cadence est très élevée et impose une vitesse très rapide. À 1/100 s, les 12 i/s sont illusoires.

DuréeNombre de clichés
Rafale mode High : Première série de clichés (RAW + JPEG, enregistrement sur 2 cartes) jusqu’au ralentissement 3 s33
Rafale mode High : Deuxième série de clichés (RAW uniquement) jusqu’au ralentissement3.8 s39
Rafale mode High : Suite deuxième série de clichés (RAW uniquement) après ralentissement11 s 27
Rafale mode Médium : Troisième série de clichés (RAW uniquement) jusqu’au ralentissement4 s29
Rafale mode Low : Quatrième série de clichés (RAW uniquement) jusqu’à arrêt volontaire26 s70

Ces chiffres sont impressionnants. En mode « high » (en raw uniquement), on peut arriver à obtenir 39 clichés en moins de 4 s. Au-delà, la rafale se met à stagner à 2,5 i/s, ce qui reste assez honorable. En mode « médium » (toujours en raw uniquement), en 4 s on atteindra les 29 clichés et au delà, on stagnera à 4 i/s environ. Il reste le mode Low, qui semble lui infatigable avec sa vitesse de 2,7 i/s sans discontinuer (arrêt volontaire au bout de 26 s). Le débit de la rafale en mode high équivaut à celui de certains hybrides, ce qui n’est pas une mince performance.

Quelques mots sur le déclencheur et le miroir. Le mécanisme d’entraînement du miroir a été entièrement revu, dans le but d’obtenir une cadence d’images plus rapide. Une réussite.

Stabilisation

Le K-3 première version proposait un gain de 3,5 vitesses d’obturation. La version II proposait 4,5. Le Mark III propose, lui, 5,5 stops. Pour vérifier sans laboratoire, les tests se font de manière empirique. Surtout pour les petites focales. En utilisant une optique de type DFA 70-210, à 210 mm il ne faudrait pas dépasser le 1/300 s (1/200 s pour un FF). Dans la pratique, à 1/25 s, j’obtiens des photos nettes et à 1/15 s, des photos relativement nettes. À 1/10 s, pour 3 des 4 clichés pris, mes mouvements de main sont visibles. Le contrat de 5,5 stops est presque rempli (1/10 s).

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Prise de vue et traitement des images

Corrections optiques

Le K-3 mk III intègre une fonctionnalité de correction des optiques de la marque Pentax. Cette fonction fonctionne un peu à la manière de ce que propose Adobe Lr ou DxO PhotoLab. Elle applique une courbe de correction géométrique à l’image afin de corriger d’éventuelles distorsions. Attention tout de même, cette correction peut être importante à grande ouverture, avec de possibles pertes en précision et des recadrages.

Pentax propose également la correction des aberrations chromatiques, le vignettage et la diffraction en Post-Traitement. N’hésitez pas à activer ces différentes options, surtout si la prise de vue s’effectue en JPEG (pour les fichiers RAW, ces opérations sont préférables en Post-Traitement).

Mode Auto, modes Scène et mode Users

Le K-3 mk III est un APS-C haut de gamme. Tous les modes scéniques liés au mode AUTO que l’on peut trouver sur les boîtiers de gammes inférieures ont été supprimés. En plus du mode Auto, sont disponibles les modes habituels que sont Av, Tv, Sv, Tav, P, la Synchro X (pour les flashs) ou encore le mode B.

Molette des modes de prises de vues
Les modes de prises de vues disponibles

 

Un point sur les modes Users. Ils sont au nombre de 5 sur la molette. Mais en fait il est possible de prévoir jusqu’à 10 modes User, donc 10 presets de prise de vue et de développement. Vous pouvez configurer 10 presets (par exemple, un mode de prise de vue en Noir et Blanc, avec une vitesse 1/200 s, une ouverture à f/9, l’ISO à 125, la clarté activée et la compensation des ombres active également). Une fois ces modes sauvegardés, il sera possible de les attribuer à U1, U2, U3, U4 ou U5. Il suffira de mettre le sélecteur sur l’user dédié pour retrouver immédiatement ces réglages. Vous pouvez évidemment changer l’affectation des différents modes Ux à votre convenance.

Traitement des JPEG

En JPEG, le boîtier propose le contrôle de finition qui offre de nombreuses personnalisations de l’image (lumineux, naturel, éclatant, monochrome, etc.). Par défaut, c’est le mode de correction/développement des JPEG « lumineux » qui est activé. L’accentuation de l’image est faible et les couleurs sont légèrement poussées. Le dosage des accentuations est correctement étalé. Ce mode par défaut produit des images JPEG de qualité et agréables à voir, à l’écran ou sur papier. Le contrôle de personnalisation de l’image est disponible via les menus ou la touche Info.

La fonctionnalité clarté, comparable à l’outil du même nom chez Lr, permet d’ajouter de la texture et de la profondeur aux objets, afin de les rendre plus réalistes. Attention tout de même à cet outil dont les effets peuvent se révéler parfois désastreux. Appliquant des transformations assez importantes à l’image, cet outil nécessite des ressources matérielles plus importantes. Un net ralentissement est constaté lors de l’enregistrement des images. Le boîtier reste alors bloqué (même en mode rafale), tant que l’image n’a pas été traitée et enregistrée. Nous vous conseillons donc de tester la fonctionnalité avant un usage réel, afin de déterminer si les apports en valent la peine.

Qualité d’image

En l’absence de batterie de mesures faites en laboratoire pour nos tests (volonté délibérée, car ce n’est pas notre vocation), nous souhaitons apporter un point de vue utilisateur et essentiellement photographique.

Les JPEG issus du boîtier

Par défaut, c’est le mode de correction/développement des JPEG « lumineux » qui est activé. L’accentuation de l’image est faible alors que les couleurs sont légèrement poussées. Sans sur-accentuation, l’image proposée est propre. Ce mode par défaut produit des images JPEG de qualité et agréables à voir, à l’écran ou sur papier. L’utilisateur peut choisir d’autres rendus comme « Éclatant », « Neutre » ou encore « Monochrome ».

Les fonctions compensation des ombres et compensations des hautes lumières, quand elles sont activées, se montrent également très efficaces. Surtout pour les photos avec de forts contrastes en termes de lumière.

Si vous shootez en mode JPEG, de nombreuses options peuvent (doivent ?) être activées. Il est donc conseillé d’effectuer de nombreux tests avec les différentes options possibles afin de déterminer celles qui vous conviennent le mieux.

Les fichiers RAW

Un fichier RAW est celui qui offre le plus de possibilités en Post-Traitement (PT). Dans les faits, le PT au travers d’un logiciel dédié est même obligatoire puisque le fichier RAW n’est pas une image. Celle-ci doit être « fabriquée » à partir d’algorithmes de développement. La résolution sur 14 bits permet un gain supplémentaire dans la colorimétrie, chacune des 3 couleurs primaires ayant 14 nuances, au lieu des 8 en JPEG.

La dynamique de l’image

La dynamique de l’image ? Certains en sont fous mais pas moi. Même si je suis content de pouvoir récupérer de la matière dans les extrêmes, j’estime qu’en prenant soin de certains paramètres lors de la prise de vue, on obtient déjà de très belles choses. De plus, depuis au moins 5 ans, les capteurs, des smartphones au Moyen Format, possèdent suffisamment de dynamique ou de mécanismes logiciels compensateurs pour permettre de faire les clichés comme il le faut. On ne va pas rater de photos sous le prétexte que le capteur est soi-disant « moins performant ». Une photo doit être contrastée, correctement contrastée. Cette obsession de la plage dynamique me semble être une aberration.

Et puis, il existe des boîtiers à très hautes dynamiques d’images qui sont, d’usine, mal réglés. Je pense entre autre aux Sony Alpha dont la première action à entreprendre est de recaler l’EV à -2. Sans quoi les gris seront délavés !

Faut-il recaler le boîtier pour les EV ?

En dépliant la balise ci-dessous, vous obtiendrez des clichés à -2, -1, -0.7, -0.3 et 0. Chaque prise de vue a été faite en DNG et en JPEG. Même si, pour ce test, il y a conversion du DNG en JPEG, les différences dues à l’interprétation du boîtier restent visibles.

Clichés avec des EV allant de -2 à 0 (cliquer pour voir)
À partir du fichier DNGA partir du fichier JPEG proposé par le boîtier
-2 EV-2 EV version DNG-2 EV en jpg
-1 EV-1 EV DNG
-0.7 EV
-0.3 EV
0 EV

À chacun de se faire son idée. Mon avis personnel est que je réglerais mon boîtier en permanence à -0.3 EV (voire -0.7) si j’enregistre mes fichiers en RAW, et à -0.7 EV (voire -1) si j’enregistre directement l’image en JPEG. C’est à ces valeurs que les noirs, les gris et le contraste me paraissent les mieux définis et intéressants. Évidemment, cela reste assez subjectif et beaucoup préféreront laisser à 0 par défaut.

La montée en ISO du K-3 mk III

Depuis l’apparition d’un co-processeur, surnommé unité accélératrice, Pentax propose des sensibilités d’images assez incroyables. Voire même complètement délirantes. En pratique, qu’en est-il réellement pour le K-3 mk III ?

Pour rappel, le bruit…
… se manifeste sous la forme d’éléments parasites qui apparaissent de manière aléatoire sur tout ou partie d’une image. Il y a deux formes de bruit numérique :

  • Le bruit de luminance dont la structure ressemble à celle du grain argentique. Ce type de bruit est le plus « gracieux », mais le plus délicat à corriger. Il va nécessiter une correction entraînant une perte de microcontraste, diminuant l’impression de netteté, et/ou de microsaturation, diminuant les colorations détaillées. Dans la plupart des cas, il y aura aussi un lissage des détails fins de l’image. L’image sera donc globalement dégradée.
  • Le bruit de chrominance qui se présente sous la forme d’amas de pixels rougeâtres et verdâtres, surtout dans les zones sombres. Très désagréable à voir, ce bruit est souvent plus facile à corriger, car il ne modifie pas les détails de l’image. Un bon algorithme permet de le réduire, voire de le supprimer avec le minimum de perte dans les détails.

Les appareils photo numériques modernes proposent des ISO démentielles par rapport à ce que proposaient les pellicules argentiques. La tranche 100 à 800 ISO devient aujourd’hui « naturelle » à utiliser et il n’est pas rare d’aller au-delà. Mais même si les progrès sont indéniables, une photo prise à 1600 ISO et au-dessus ne sera jamais aussi bonne qu’à 100 ISO. De plus, les conditions d’utilisation peuvent avoir une influence sur les clichés.

De 1 600 à 6 400 ISO

Le principal problème en APS-C actuellement, c’est la densité des pixels. Celle-ci est bien supérieure à celle du K-1 mk II. Or la densité est une des composantes de la formation du bruit électronique. Avec ses 26 Mpx, le K-3 mk III part avec un petit désavantage.

En dessous de 1 600 ISO, il n’y a rien à redire, les images sont propres. Certes, on pourra toujours ergoter et noter une légère montée du bruit de luminance à partir de 800 ISO, mais ce serait surtout pour pinailler. Sans traitement, même avec une impression en A3 cela ne se remarquera pas. La montée en bruit de luminance est très progressive jusqu’à 6400 ISO. Les images sont bien définies, certes pas autant qu’à 100 ISO, mais les détails sont présents dans toutes les couleurs. Le bruit de chrominance est globalement absent (sauf cas particulier) de cette tranche d’ISO.

Naturellement, il ne s’agira pas de prendre tout le temps des photos à 6400 ISO. Mais dans bien des conditions extrêmes, ce mode pourra être utilisé sans arrière-pensée. Le premier enseignement est que l’intervalle pour le mode ISO AUTO est de 100-6400 (voire même 8000). Il n’est pas nécessaire de la réduire à 3200. C’est un grand pas en avant par rapport à la génération précédente.

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6400 ISO, sans correction
6400 ISO, sans correction
Extrait à 6400 ISO, sans correction
Extrait à 6400 ISO, sans correction
6400 ISO, avec réduction du bruit
6400 ISO, avec réduction du bruit
De 6 400 à 25 600 ISO

À partir de 8 000 ISO, le bruit de luminance va se faire de plus en plus présent tandis que le bruit de chrominance va faire tout doucement son apparition.

10000 ISO, sans correction
10000 ISO, sans correction
12800 ISO, sans correction
12800 ISO, sans correction
16000 ISO, sans correction
16000 ISO, sans correction
20000 ISO, sans correction
20000 ISO, sans correction
25600 ISO, sans correction
25600 ISO, sans correction
32000 ISO, sans correction
32000 ISO, sans correction

Mais jusqu’à 16 000 ISO, les images, même non post-traités sont exploitables en A3. À 20 000 ISO, le bruit de chrominance est présent. Évidemment, si vous apportez une correction du bruit, alors il est possible de viser la barre des 20 000/25 600 ISO, tout en gardant à l’esprit que les photos ne seront pas aussi « propres » qu’à 6400 ISO. Car on s’éloigne de plus en plus de la photo « d’art », bien propre et bien léchée.

Détail à 20000 ISO
Détail à 20000 ISO

 

Les ISO extrêmes

Jusqu’à 51 200, les clichés restent encore exploitables, à condition de ne pas être exigeant ou en connaissant bien votre logiciel de Post-Traitement. Le bruit de chrominance reste contenu, c’est ce qui compte. Il n’en reste pas moins qu’il n’y a pas de miracle et que la qualité des images se dégrade de plus en plus. L’utilisation de cette tranche de haut ISO relève alors plus de la photo témoignage. ISO 51200 marque, selon moi, la limite supérieure à ne pas dépasser, sauf conditions de prise de vue très spécifiques.

51200 ISO, sans correction
51200 ISO, sans correction – cela reste supportable
102400 ISO, sans correction
102400 ISO, sans correction – hello les halos !
204800 ISO, sans correction
204800 ISO, sans correction – Du bruit bien présent
409600 ISO, sans correction
409600 ISO, sans correction – Ce n’est pas le générique des looneys tunes
819200 ISO, sans correction
819200 ISO, sans correction – Incroyable, on distingue encore la scène
1280000 ISO, sans correction
1280000 ISO, sans correction – Ce n’est pas le gloubi-boulga de Casimir, mais presque.

Au-delà, les couleurs et les détails vont progressivement disparaître dans un brouillard. La barrière entre le passable et le difficilement supportable se situe sans doute vers les 102 400 ISO. Après, on flirte avec des photos extrêmes et cela ressemble de plus en plus à des amas de bruit. La tranche 409 600- 1 600 000 ISO devient alors purement anecdotique, présente pour l’exploit, même s’il y a de quoi être surpris par ce que l’on obtient à 1 280 000. Je n’aurais pas cru distinguer autant que cela les bâtiments. C’est assez incroyable. Je suppose qu’une réduction du bruit est appliquée directement aux données brutes pour obtenir de tels résultats (c’était déjà le cas avec le K-1 mk II).

Comparatif avec le K-1 mk II à 12 800 ISO et à 20 000 ISO

Pourquoi comparer ? Parce qu’actuellement, le K-3 mk III et le K-1 mk II sont les 2 boîtiers phares de Pentax.

6400 ISO, sans correctionK1 ISO 6400

Et à des ISO plus extrêmes :

25600 ISO, sans correctionK1 ISO 25600
102400 ISO, sans correctionK1 ISO 102400

Le rendu du K-1 mk II est supérieur, avec des noirs plus profonds. Ainsi le ciel paraît noir (ce qu’il était en réalité) sur le cliché du Full Frame, tandis qu’il paraît plus bleu sur le cliché du K-3 mk III. Il y a au moins 2 explications (d’autres étant possibles) :

  1. La densité du capteur APS-C plus importante, provoquant une plus grande excitation électrique.
  2. L’application d’un profil Adobe lors de l’importation du DNG dans Lr de manière automatique. Ce profil se nomme « Adobe Couleur » si le boîtier est reconnu, « Couleur » s’il ne l’est pas. Or j’ai créé pour le K-1 mk II un profil « neutre » (sans correction colorimétrique) qui est systématiquement appliqué lors de l’importation. Ce profil « neutre » n’étant pas créé et appliqué pour le K-3 mk III, il y a un changement colorimétrique. Effectivement, si on revient à une courbe neutre, ce qui devait être noir n’est plus aussi bleu nuit vif.
K-3 mk III, DNG sans profil générique Adobe
K-3 mk III, retour au neutre : DNG sans profil générique Adobe

 

Certains détails, comme la plante mal éclairée sur le balcon à la droite du bâtiment, sont plus visibles sur le cliché du K-1 mk III. Chacun tire bien son épingle du jeu. Très bon boulot de la part des ingénieurs de Ricoh Imaging.

Le traitement des ISOs en sortie JPEG

Tout cela est valable si les prises de vue s’effectuent en DNG. En JPEG issu du boîtier, sans aucune correction, il en va autrement. Dès 3200 ISO, le bruit de chrominance va se révéler, mais de manière très peu perceptible. Il s’agit plus d’une vague dominante rosâtre sur certaines parties de l’image. Il faut attendre 6400 ISO (image originale) pour que la percevoir un peu mieux (et encore).

Apparition de bruit de chrominance à 6400 en JPEG boitier
Apparition de bruit de chrominance à 6400 en JPEG boîtier

 

L’utilisation des outils intégrés au boîtier permet de restreindre le bruit numérique dès la prise de vue. Si vous shootez en JPEG, n’hésitez pas à tester les différentes options offertes et choisir, après visualisation sur un grand écran, ce qui vous correspond le mieux. Attention, certains choix peuvent se révéler au final catastrophiques, l’image étant trop lissée.

 

Test du K-3 mk III : Introduction – Première partie – Troisième partie