Un bon éclairage de jour

Trouver et utiliser un bon éclairage pour sa photo n’est pas obligatoirement trouver LE bon éclairage.

L’article « LE » suggèrerait qu’il n’en existe qu’un seul. C’est parfois vrai dans des situations très particulières, mais, la plupart du temps, il existe plusieurs possibilités. C’est d’ailleurs là que se situe la difficulté pour le photographe : trouver un éclairage qui va particulièrement convenir pour la mise en valeur du sujet. Un seul ou plusieurs, finalement, peu importe ! Il est juste important de choisir en fonction de ce que l’on veut montrer et comment on veut le montrer. Et cela varie évidemment selon les sujets et les lieux où ils sont situés.

Généralités sur l’éclairage

Dessiner (ou écrire) avec la lumière, c’est-à-dire photographier, impose la maîtrise de bien des paramètres. Et plus on en maîtrise, plus on a de chances de faire de bonnes photos.

La lumière est bien sûr le paramètre essentiel : sans lumière, pas de photo au sens où on l’entend généralement ! Notez bien que ce sujet ne porte évidemment pas sur la manière de photographier un sujet noir sur un fond qui l’est tout autant. Encore qu’avec quelques astuces, ce n’est pas impossible. Il faudra cependant un minimum de lumière pour permettre une visualisation du résultat.

Mais l’inverse est aussi piégeux : trop de lumière ne facilite pas obligatoirement la manière de l’utiliser. C’est seulement confortable dans le sens où on n’a alors pas besoin de créer un éclairage, puisqu’il existe. Mais il faut, à partir de cette surabondance, savoir comment l’utiliser pour obtenir l’exposition souhaitée.

Le champ des possibles

Il y a la théorie…

Un « bon éclairage », chacun le devine, recouvre bien des aspects du geste photographique. Par exemple, l’exposition : les trois paramètres essentiels que sont vitesse d’obturation, ouverture du diaphragme et sensibilité, dosés chacun comme il convient, conditionnent ce que l’on appelle couramment l’exposition. En fait, c’est la quantité de lumière qui entre dans l’APN (par l’ouverture de diaphragme), durant un certain temps (la vitesse d’obturation). Et on peut moduler cela en rendant plus ou moins sensible le capteur de l’appareil. Sensible = sensibilité = ISO.

Mais ça, c’est la théorie, celle que connait probablement tout photographe non débutant. Reste que l’exposition n’est rien – ou pas grand-chose – si elle se limite à cela. Certes, on obtiendra une photo où tout, normalement, sera bien exposé, donc bien visible et correctement éclairé. Mais justement : est-ce là le but unique à atteindre ? Ne faudrait-il pas aussi pouvoir diriger cette lumière si indispensable de manière à « modeler » la photo, valoriser ce qui doit l’être, cacher éventuellement ce qui mérite moins le regard du lecteur ? Si l’on y parvient, alors on pourra dire que l’on a trouvé, pour la photo en question, le « bon éclairage » ou, pour le moins, celui que l’on souhaitait avoir.

Cependant, il faut garder à l’esprit que l’éclairage obtenu n’est pas universel. Les recettes pour l’obtenir ne peuvent pas être reproduites à l’infini pour toutes les images que l’on souhaite faire. Ni même pour les images du même type.

… et la pratique

Un exemple :

Je photographie un paysage sous le soleil, mais le ciel n’est pas uniformément bleu : quelques nuages le parsèment. Je fais ma photo en tirant tout le parti de cette lumière solaire, gratuite, abondante. Et belle si l’instant a été bien choisi. Quelques secondes après, je souhaite faire une autre photo du même paysage. L’appareil, sur trépied, n’a pas bougé. Je n’ai pas changé mes réglages. Je déclenche et… sur l’écran (ou plus tard en post-traitement), je vois que cette deuxième image du même paysage est plus sombre, qu’elle manque de relief, de contraste. Bref, elle est différente et son éclairage me déçoit.

Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce qu’entre les deux photos, pendant les quelques secondes qui les séparent, des nuages sont passés par là, venant masquer en partie le soleil. Et le résultat est très différent. Eh oui, les nuages ne sont pas statiques. La planète non plus, d’ailleurs. Et il aurait fallu en tenir compte pour cette deuxième photo et modifier quelques réglages, ou attendre que les conditions de prise de vue soient de nouveau les mêmes que lors de la 1ère photo. C’est une, parmi bien d’autres, des difficultés à surmonter pour faire des photos correctes.

Un bon éclairage naturel de jour

Nous venons d’évoquer une des difficultés de maîtrise de l’éclairage : la quantité de lumière.

Mais il en existe bien d’autres.

Définir un bon éclairage

C’est effectivement celui qui permettra une exposition correcte du sujet : opération primordiale, mais pas suffisante. Il faut aussi que cet éclairage crée l’ambiance qui conviendra à la scène, tout au moins à ce que le photographe veut montrer de la scène ou du sujet. C’est lui qui décide de l’utilisation de la lumière et son choix va donc s’imposer aux lecteurs de la photo.

Plus la source de lumière sera grande et éloignée, plus elle sera (relativement) douce et uniforme sur le sujet photographié. Plus elle sera petite et proche et plus elle éclairera durement le sujet en créant des contrastes très marqués. L’une n’est pas meilleure que l’autre dans l’absolu : tout dépend des buts du photographe. Mais chacune est à maîtriser.

Les sources de l’éclairage

La première de ces sources est, bien entendu, la lumière du jour, fournie par le soleil et trop souvent filtrée naturellement en de nombreuses régions par la couverture nuageuse. Quoique : là encore, avec un peu de savoir-faire, on peut réaliser un très bon éclairage pour sa photo de paysage en utilisant judicieusement les nuages.

Toutefois, on remarque que la tonalité générale d’une photo n’est pas la même – et nous venons de le voir – selon que l’on photographie sous le soleil ou sous les nuages. Ce qui amène à considérer la qualité de la lumière. Eh oui, en plus de la quantité, il faut la qualité. Et dans notre exemple, on parlera de « température de couleur » de la lumière. Vous savez ? Ce sont les fameux réglages obtenus par ce que l’on appelle la balance des blancs.

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Un même sujet pris avec 3 balances des blancs différentes

 

S’ils existent, c’est bien parce qu’ils ont une certaine utilité, non ? Trop souvent, on choisit le réglage AWB, autrement dit « balance des blancs automatique » parce qu’on ne veut pas trop se casser la tête et que l’appareil sait super bien gérer ce paramètre. Certes ! Mais c’est une erreur la plupart du temps, car l’APN est, à n’en pas douter, bien moins intelligent que son utilisateur. Son seul avantage, c’est qu’il sait faire les choses plus vite.

Mais les choix essentiels, c’est le photographe qui doit les faire. Et, par temps nuageux, choisir le réglage « nuageux » est bien plus judicieux. Oui, je sais : surtout si l’on shoote en RAW, on peut changer cela en post-traitement si on n’est pas content du résultat. Mais n’y aurait-il pas des choses plus primordiales à faire en PT ? D’autant qu’il est très formateur de RÉFLÉCHIR à sa photo avant de la prendre. Ce choix fait partie de ce que le photographe devrait faire AVANT de déclencher. Même si cela paraît relever d’une attitude « vieille école ».

En cas d’hésitation, surtout pour un paysage, prendre plusieurs vues avec des réglages différents de la balance des blancs peut s’avérer une solution envisageable.

Les moyens d’obtenir un bon éclairage en extérieur

Il n’existe pas, pour cela, une bonne recette, mais une infinité de recettes. Parce qu’il existe aussi une infinité de situations et que, pour chacune d’elles, beaucoup de possibilités différentes peuvent exister… selon les envies du photographe.

Cette infinité fait qu’il n’est pas possible de les lister. Nous ne nous lancerons donc pas dans ce genre de travail qui s’apparenterait au tonneau des Danaïdes. Tout au plus peut-on suggérer quelques pistes.

Jouer avec la source de lumière (le soleil)

Par une journée de grand soleil, selon l’heure à laquelle on photographie, la lumière du soleil est différente et, par conséquent, une photo d’un sujet strictement inchangé ne sera pas la même à 7 h du matin ou à 14 h (ça, c’est le plus souvent à éviter !) ou à 19h. Il faut donc savoir choisir, pour la mise en valeur du sujet, le moment de la prise de vue. Au passage, s’il s’agit de portraits en extérieur, il ne faut pas oublier que la chaleur n’est pas forcément très confortable pour le modèle et son éventuel maquillage. Un bon éclairage doit aussi en tenir compte !

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Image prise à la tombée du jour (K-5 + Tamron 90mm Macro – ISO 200 – f/10 – 1/250 s – correction -0.7 IL)

 

Choisir le bon angle pour la prise de vue

Tout éclairage a une source et, par conséquent, une direction. Si l’on parle de la direction des rayons de soleil, c’est assez facile de savoir où ils frappent : partout ! Sauf si l’on s’en prémunit. Au photographe de savoir ce qu’il veut. Tous les choix sont possibles, mais certains seront meilleurs que d’autres. On peut photographier le sujet (si ce n’est pas un paysage à l’horizon) en le positionnant face au soleil (que le photographe a alors dans le dos… attention aux ombres possiblement générées !). Oui, je dis cela parce que si le soleil est derrière l’horizon, ce n’est plus tout à fait la même chose. Soit c’est la nuit – et dès lors la question ne se pose pas – soit c’est juste après le coucher du soleil et alors on peut avoir un très bon éclairage. Il suffira de savoir en tirer parti.

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Équilibre entre la partie très éclairée du cygne et la partie non éclairée

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Ici, en revanche, le désir d’utiliser la lumière venant de l’arrière-plan pour éclairer l’avant plan se traduit par un trop grand déséquilibre

Faire attention aux ombres générées

Nous venons d’évoquer les ombres que le photographe pourrait générer s’il a le soleil dans le dos. Mais il n’est pas seul à générer des ombres : tout élément du décor fait de même s’il est éclairé et il faudra alors veiller à ce que ces ombres ne viennent pas altérer le résultat que l’on souhaite obtenir, par exemple si elles font disparaître (ou quasiment) des détails du sujet que l’on aurait voulu montrer. Encore une fois, tout est question de sujet, de circonstances et… d’attention !

Compenser les manques au moyen d’accessoires

Parfois, et surtout si la source de lumière fait un angle avec le sujet (c’est bien sûr plus visible à 90°, mais pas seulement), la face opposée du sujet peut très bien se retrouver dans l’ombre et montrer moins de détails. Bien entendu, cela peut être un choix assumé du photographe. Mais si tel n’est pas le cas, il faudra prendre des mesures de nature à apporter un complément d’éclairage sur le côté qui en est plus ou moins dépourvu.

Des réflecteurs

Des réflecteurs bien orientés font très bien l’affaire. De même, qu’une autre source de lumière : spot, flash, etc. Bien sûr il faudra en tenir compte aussi pour les réglages : le but n’est évidemment pas d’obtenir ce que l’on appelle vulgairement en photo un « fromage blanc », autrement dit un cliché très surexposé. Sauf, bien sûr, si l’on veut faire une photo de style « high key ». Mais, dans ce cas, le dosage de lumière sera primordial pour obtenir un bon éclairage convenant à ce style de photo.

Un (ou des) flash(es)

Lorsqu’en extérieur on photographie un sujet en contre-jour, le risque est grand, s’il s’agit d’un portrait, que le visage soit au moins partiellement mal éclairé. En pareil cas, si la solution du réflecteur (la plus naturelle) ne peut pas être utilisée, il faudra peut-être recourir à des solutions plus artificielles.

La plus connue, la plus simple devrait-on dire, est l’utilisation d’un flash en « fill-in » qui viendra, grâce à un éclair bien dosé, apporter de la lumière là où le manque se fait sentir. Mais attention cependant : pour obtenir un bon éclairage qui ne fasse pas trop « artificiel » (cela viendrait en contradiction avec le fait de « portraiturer » en milieu naturel), il faut du doigté. Cela signifie qu’on n’utilisera pas, le plus souvent, le flash à pleine puissance. Si l’on n’est pas très familier de l’opération, des essais s’imposent au préalable, ou bien des expositions multiples avec chaque fois un réglage différent de la puissance du flash.

Qui peut le plus peut le moins : si on est particulièrement bien « outillé », avec tous les sous-entendus que cela suppose en termes financiers, il est tout à fait possible d’opter pour des éclairages plus professionnels, boîtes à lumière de grandes dimensions, par exemple. Mais c’est une technique particulière qui mériterait, à elle seule, des développements qui dépassent largement le cadre de cet article.

Bien sûr, pour des photos de parties de paysages où cohabitent de forts contrastes de luminosité, surtout si elles sont plutôt éloignées, ces solutions ne marchent pas. Le savoir-faire du photographe pourrait alors être son seul atout.

Jouer avec les filtres naturels (arbres…) ou pas !

Une autre solution pour tendre vers un bon éclairage, si la lumière solaire est trop forte, est de la filtrer. Il existe pour cela plusieurs solutions, selon les sujets, encore une fois.

Des filtres naturels

Pour des portraits en extérieur, par grand soleil, on peut toujours placer le modèle dans une zone non exposée directement au soleil. Les branches des arbres – en tous cas de certains arbres – peuvent constituer un filtre naturel efficace. Il faudra juste prendre garde à ce que les branches, et/ou les feuilles, ne viennent pas créer d’ombres disgracieuses non souhaitées.

Des filtres artificiels

Nous avons déjà parlé de l’utilisation des filtres en photographie. Par exemple ici et .

Si, en photo numérique, les filtres de couleur et de dégradés ne sont pas très utiles, en revanche deux autres types de filtres peuvent s’avérer très intéressants :

  • Les filtres polarisants
  • Les filtres gris ND disponibles dans plusieurs « puissances » et qui, notamment, permettent de diminuer la quantité de lumière entrant dans l’objectif.

Cet article n’en dira pas davantage sur le sujet, traité par ailleurs. Le lecteur pourra s’y reporter si, comme cela peut arriver à tout un chacun, sa mémoire lui fait ponctuellement défaut !

Et le réglage de la prise de vue

Disposer d’une source d’éclairage abondante et de qualité est essentiel pour obtenir une bonne photo. Essentiel, mais pas suffisant : encore faut-il savoir l’utiliser pour la mise en valeur du sujet. Et là, l’intervention du photographe prend tout son sens.

Il est évident que les réglages automatiques (le mode vert, chez Pentax) donneront, au mieux des images sans grand relief, malgré la lumière abondante, au pire une mauvaise exposition. Ce pire survient lorsque l’on utilise des objectifs M : dans ce cas, avec le bouton vert, la mesure de lumière multizone n’est pas opérante. Le risque de photos mal exposées est donc grand.

Dès lors, il faut résolument se tourner vers un paramétrage personnel, seul à même de fournir des images conformes à ce que l’on désire. À condition de ne pas se tromper :

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L’image est fortement sous-exposée
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Elle retrouve un aspect normal après post-traitement

Nous ne répèterons pas ici tous les conseils qui ont pu être donnés dans nos différents articles (surexposition, composition, cadrage, etc.), mais il faut les garder à l’esprit, car tous concourent à donner à l’image l’éclairage – et donc le relief – qui lui conviendra.

Encore une fois, tout dépend des circonstances particulières : il n’existe pas de généralité immuable, tout au plus quelques grands principes, mais qui peuvent souffrir le plus souvent de notables exceptions. À chacun de trouver SA solution personnelle, en n’oubliant pas, toutefois, qu’une image est faite pour être regardée par le plus grand nombre. Sinon, il faudra sans doute expliquer les raisons des choix effectués.

Éviter les pièges

Attention au piège de la sensibilité ! Jouer sur les ISO permet d’obtenir une scène plus ou moins éclairée. Bien ou mal éclairée aussi ! Mais il ne faut pas trop se tromper. Attention aussi à la vitesse d’obturation et à l’ouverture choisie.

En effet, quand on veut obtenir ceci :

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Photo obtenue après post-traitement de l’image sous-exposée ci-dessous

il ne faut pas régler de façon à obtenir cela  :

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Image fortement sous-exposée (ISO 100 – f/8 – 1/320 s)
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Image avec un ciel fortement surexposé (ISO 100 – f/8 – 1/25 s). Impossible à rattraper en PT.

Il faut veiller aussi à éviter les trop forts contrastes, ce qui n’a pas été fait dans l’exemple ci-après. L’écart entre hautes lumières et basses lumières est tel que même le post-traitement ne parviendra pas facilement à rétablir la situation.

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L’image est trop contrastée : le bas devient illisible… (Pentax K-1 + Sigma 17-35mm à 17mm – ISO 100 – f/11 – 1/125 s)

 

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.. alors qu’on obtient un bon équilibre en changeant d’angle, malgré des paramètres « hallucinants » : Pentax K-1 + Sigma 17-35mm à 19mm – ISO 1600 (!!) – f/7.1 – 1/8000 s

 

Autre précaution pour obtenir un bon éclairage : faire très attention aux contre-jours. Non seulement le risque est important d’obtenir des zones surexposées et d’autres sous-exposées, mais, en plus, selon l’objectif utilisé, du flare pourrait apparaître.

Exemple :

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Le contre-jour non maîtrisé engendre un manque général de contraste et la présence d’images fantômes

 

Choisir la bonne mesure d’exposition

Chacun a probablement au fond de sa mémoire les 3 possibilités qu’offrent les boîtiers Pentax dans ce domaine (à noter que Canon, sur certains boîtiers, offre une 4ème possibilité : la mesure sélective) :

la mesure « multizone » (ou globale)

« Mesure la luminosité dans plusieurs zones différentes du capteur. Dans des conditions de contre-jour, ce mode ajuste automatiquement l’exposition. » (Manuel du Pentax K-1 II)

La mesure « centrale pondérée »

« Mesure la luminosité en accentuant le centre du capteur. La sensibilité augmente au centre et aucun réglage automatique n’est effectué, même à contre-jour. » (Manuel du Pentax K-1 II)

La mesure « spot »

« Mesure la luminosité uniquement dans une zone limitée au centre du capteur. Utile lorsque le sujet est petit. Aucun réglage automatique n’est effectué, même à contre-jour. » (Manuel du Pentax K-1 II)

Il va de soi que le choix de la mesure va influer sur la luminosité générale de la scène photographiée, donc sur l’éclairage tel que nous l’entendons dans ce sujet.

Nota : les images ci-dessous – prises à main levée – n’ont pas été post-traitées. On les a seulement redimensionnées avant d’y apposer un filigrane et le texte de la mesure appliquée.

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Multizone

 

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Mesure multizone à prépondérance centrale

 

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Mesure Spot

 

Sur ces images présentant des zones très claires et des zones plutôt sombres, on peut constater les différences engendrées par les types de mesure différents. Dans ce cas, c’est la mesure spot qui semble donner le meilleur résultat, en tous cas le plus conforme à la réalité. La mesure à prépondérance centrale, quant à elle, a conduit à une surexposition des zones claires. Quant à la mesure multizone, elle a nettement été influencée par les zones sombres de l’image, sans toutefois que cela soit rédhibitoire.

On comprend mieux, ainsi, l’existence, chez certains constructeurs, d’une mesure sélective qui n’aboutirait pas à surexposer certaines parties de l’image. Toutefois, dans notre cas, un peu de post-traitement permettra de rattraper les « dégâts ».

Et le post-traitement ?

Le post-traitement peut paraître la solution ultime lorsqu’on n’a pas réussi, quelles qu’en soient les raisons, à obtenir un bon éclairage – en tous cas l’éclairage souhaité – dès la prise de vue. On notera que c’est l’impression donnée par la visualisation de photos prises en raw. La « traduction » en JPEG, par le boîtier, pour permettre de visualiser l’image n’est pas toujours satisfaisante (*). Il faudra, très souvent, intervenir sur un ou plusieurs points : exposition, balance des blancs, luminosité, contraste, etc.

Une précision essentielle, tout de même : il ne s’agit pas de s’en remettre au post-traitement en négligeant la prise vue ! Même très bien fait, un post-traitement n’a pas vocation à remplacer la lumière initiale. Il peut (doit) seulement améliorer ce qui n’est pas totalement satisfaisant. Certains logiciels permettent toutes les manipulations imaginables sur les photos. Ce n’est certes pas le but recherché. Sinon, autant vaudrait composer et réaliser directement ses images sur ordinateur, sans l’aide d’un appareil photo.

D’autres images :

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Image brute (K-1 + Tamron 90mm Macro – ISO 1600 – f/10 – 1/80 s)
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L’image après éclaircissement en post-traitement

 

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Image prise en mode manuel : K-1 + Helios 44K-4 – ISO 100 – Ouverture non notée – 1/160 s

Un bon éclairage de jour (ou pas !)… en intérieur

En intérieur, même si ce n’est pas le plus fréquent, on peut aussi utiliser la lumière naturelle pour composer un bon éclairage. Il « suffit » de disposer d’une pièce dotée de grandes baies vitrées, avec rideaux ou pas, pour filtrer la lumière ou pas !

Cependant, en photo d’intérieur, la pratique la plus courante est d’utiliser des sources d’éclairage artificiel. Ceux qui, au contraire de moi-même, pratiquent la photo en studio, savent combien il est primordial de disposer d’un bon éclairage dans ces conditions. Même quand on ne dispose pas des mêmes moyens qu’un célèbre studio. Bien que non spécialiste de cette pratique, je tenterai de fournir quelques informations sur ce sujet… dans un article prochain !

 

NOTA : L’image de titre et les deux images du cloître ont été prises dans la magnifique ville de Lisbonne.

 

(*) Rappelons qu’un fichier RAW n’est pas une image visualisable. Il faut impérativement le « traduire » dans un format tel que JPEG, TiFF, PNG, etc. pour « voir » ce qu’il contient. C’est ce que font notamment tous les boîtiers pour voir l’image sur l’écran arrière et tous les logiciels de post-traitement qui ouvrent des fichiers RAW.

  • CYv
    30 octobre 2021 at 12 h 14 min

    Chez pentaxklub.com les sujets se succèdent et sont toujours agréable à lire.
    Merci

    • Micaz
      30 octobre 2021 at 12 h 35 min

      Merci beaucoup ! Maintenant, il va y avoir des tests à prévoir (DA* 16-50 new, D FA 21, …) et, on l’espère, bien d’autres !