Voici le deuxième volet de notre série « Il y a quoi dans mon sac photo ».

Se livrer à cet exercice auquel ont déjà sacrifié (ou vont sacrifier) les amis n’est pas forcément chose aisée ! Comprenons-nous bien : il s’agit de ne surtout pas répéter les mêmes choses. Or, il s’avère que, pour tous les photographes (surtout les amateurs), les problématiques et les situations sont forcément très ressemblantes.

Au fil des ans, on acquiert beaucoup d’objets – pas seulement dans le domaine de la photo – et, quand on atteint un « certain » âge, si on est un tant soit peu conservateur dans l’âme, on est propriétaire de beaucoup de choses. Et sans doute trop ! Car il est certain qu’on ne peut pas tout utiliser tout le temps. Mais toutes « ces choses » n’ont en réalité qu’une valeur sentimentale, leur valeur marchande s’étant bien souvent largement amenuisée avec le temps qui passe. La passion photographique s’en moque : on shoote avec ce que l’on a et si l’on connaît son matériel, on peut en tirer de belles choses. Rien ne sert donc d’envier le sac des autres !

 

Avant tout

Difficile, dans ce type de sujet, d’échapper à la règle du jeu, ou, si l’on préfère, à la règle du « je », tant les impressions, les façons de photographier et le matériel correspondant sont personnels. Dès lors, je dois, moi aussi, dire ce qu’est ma pratique, ce qu’est mon « patrimoine photo » et comment je l’utilise.

Comme mes « complices », je ne suis pas non plus démuni de « contenants ». Mes sacs sont nombreux, variés (du grand fourre-tout au « sling ») en passant par les sacs à dos « aménagés ». J’y reviendrai.

Et comme beaucoup, je possède plus de matériel qu’ils n’en peuvent contenir et leur contenu n’est dicté que par la pratique que j’envisage pour chacune de mes sorties.

 

 

Boîtiers et objectifs

 

Les boîtiers reflex

 

Les reflex argentiques

Contrairement à beaucoup, je ne me suis pas séparé de mes boîtiers argentiques, même s’ils sont rarement dans mon sac photo.

Passons sous un silence presque total un « Honeywell Pentax », un « Zenit-E » et un « IFBAFLEX T1000 », tous trois à monture à vis M42.

Restent, en baïonnette K :

  • un ME Super acheté dans une brocante avec un objectif qui me « faisait de l’œil », mais que je n’ai utilisé qu’une seule fois. Et c’était il y a longtemps !
  • un Pentax Z-20 et son objectif F 50mm f/1.7 (voir plus bas) acquis pour une somme dérisoire, mais tous deux parfaitement fonctionnels.
  • et surtout un « vieil ami » :

un « vieux » Chinon CE-4s, acheté en 1982, totalement opérationnel lui aussi. Je lui accorde beaucoup de valeur sentimentale bien qu’un incident fâcheux m’ait conduit à lui faire remplacer le prisme une douzaine d’années plus tard. Pour le reste, sa robustesse générale et sa fiabilité en ont fait un fidèle compagnon de route photo de… 1982 à 1998.

Mon « vieux » Chinon CE-4s avec le zoom Pentax f/2.8-3.5 35-70mm

 

À l’occasion d’un voyage lointain, et étant à l’époque un peu réfractaire au numérique qui balbutiait encore, j’ai fait une infidélité au monde Pentax. J’ai jeté mon dévolu sur un Minolta 600Si Classic accompagné de 2 objectifs : un zoom 28-85mm f/3.5-4.5 et un zoom 70-210mm f/4-5.6. Un peu plus tard, en occasion un 50 mm f/1.7 est venu les épauler, cet ensemble fonctionne encore impeccablement bien !

Mais, par la suite, le numérique a fini par s’imposer.

Les reflex numériques

J’en possède encore trois. Et parfois (souvent), je me dis qu’il y en a au moins un de trop. Sauf que je n’arrive pas à décider duquel il faudrait que je me sépare. Cruel dilemme !

 

APS-C

Dans l’ordre d’achat, il y eut un Pentax K-5 arrivé pour heureusement détrôner, sur le marché, le K-7 dont le capteur me déplaisait. Arrivé dans ma besace avec un 18-55mm traditionnel et, parce que les finances n’étaient alors pas très brillantes, avec un Tamron 70-300mm. On y reviendra. Je lui ai adjoint une poignée grip D-BG4.

En 2013, l’arrivée du K-3 avec sa promesse d’un autofocus plus précis était bien sûr irrésistible. Et une opération de promotion exceptionnelle sur un seul week-end emporta la décision. Lui aussi a plus tard reçu une poignée grip D-BG5.

Une occasion inespérée s’étant présentée en 2015, j’échangeai mon K-5 pour un K-5IIs, contre, il est vrai, un « petit supplément », mais parfaitement acceptable. Et alors, je mesurai la différence de rendu. Il est toujours là, ce « IIs » et sa qualité d’image lui donnent autant de crédit que l’autofocus un peu meilleur en donne au K-3. D’où l’impossibilité, pour le moment, de me séparer de l’un ou de l’autre.

Car, bien entendu, il n’est pas du tout envisageable de me défaire de mon achat suivant !

 

FF

Avril 2016 : le K-1, 1er numérique en format 24×36 de Pentax. Était-il possible de laisser passer les promotions de lancement ? Oui, sans doute. Mais les prix d’aujourd’hui conduisent à penser que ceux qui ont pu à cette époque s’offrir un K-1, ont réalisé une très bonne affaire. J’en ai fait partie bien que cela ait demandé pas mal de sacrifices par ailleurs.

Il est bien sûr évident que c’est lui qui m’accompagne le plus souvent dans mes sorties. Un exemple : en 5 années de K-5, j’ai fait environ 10 000 clichés. Tout autant en 3 années avec le K-3.

Et, aujourd’hui, en 1 an de K-1, j’en suis déjà à 6 000 clichés. Je ne reviendrai pas sur ses qualités : mes collègues et amis de PentaxKlub en ont déjà abondamment parlé. Je ne peux que confirmer leurs propos.

 

 

Les compacts

J’ai possédé un Canon A95 (capteur de 5 Mpx) dont j’aimais beaucoup la qualité d’image. C’est avec lui que je suis entré dans le monde du numérique, après quelques années d’abstinence photo. Il a rendu l’âme brutalement après 3 ans de fonctionnement peu intensif et n’a jamais été remplacé : les capteurs des smartphones font maintenant aussi bien !

 

 

Les objectifs

Vaste sujet. Vaste parc aussi ! Beaucoup trop vaste.

Mon parc d’objectifs pour le numérique s’est construit progressivement au gré des promotions et autres soldes, ou des occasions quand une connaissance ou une autre décidait de se séparer de son matériel.

Quand on aime, comme moi, pratiquement tous les domaines de la photo, on finit par posséder des objectifs adaptés à chacun d’eux et, au bout du compte, cela fait beaucoup. Beaucoup à gérer (entretenir), beaucoup à porter, et beaucoup… de difficultés à choisir ce qu’on va mettre dans le sac photo ! Et c’est d’autant plus vrai quand on est, comme moi, assez conservateur. Le (petit) roi du « On ne sait jamais, cela peut encore servir » ! Alors que, dans la réalité, cela ne sert pas souvent ; pour certains, en tous cas !

 

 

Les zooms

 

Ceux qui sont dédiés aux capteurs APS-C.

Les principaux sont au nombre de 3.

Le Pentax DA* 16-50mm f/2.8, tellement décrié en raison de la faiblesse de sa motorisation SDM, mais aussi tellement bon (à mes yeux) en termes de rendu photographique ! Certes, avec le K-1, il est moins souvent utilisé (il faudrait passer en mode APS-C et de n’est pas la vocation du K-1) ce qui conduit à le faire « travailler » régulièrement, même « à vide » pour éloigner autant que faire se peut le spectre des problèmes de SDM.

Le Pentax DA* 50-135mm f/2.8, son grand frère, dont la qualité d’image ne cesse de m’étonner. Un peu plus utilisable sur le K-1 sur une partie de son range ou en mode crop 1:1. Les mêmes précautions que sur le 16-50mm s’il ne travaille pas souvent sont à prévoir.

Le Pentax DA 55-300mm f4-5.8 (1ère version). Capable de fournir de bonnes images, mais limité en termes de luminosité. Il est toutefois supérieur – et largement sur certains critères – au Tamron 70-300mm déjà cité.

Le Pentax DA 18-55mm du kit « K-5 », délaissé dès l’achat du DA* 16-50mm, ne s’invite plus jamais dans le sac photo.

 

 

Ceux qui sont adaptés principalement aux capteurs 24×36

En grand-angle, le Sigma 17-35mm f/2.8-4 récemment acheté d’occasion.

Le Pentax D-FA 28-105/3.5-5.6 WR SDM. Acquis depuis peu, essentiellement pour remplacer son « ancêtre », le « vieux » mais toujours vaillant FA 28-105mm f/4-5.6 Power Zoom. Léger dans le sac photo et relativement peu encombrant, il permet de faire face à bien des situations photographiques du quotidien, à l’exception – notable pour ce qui me concerne – de celles qui relèvent du domaine de la macro.

Le Tamron AF 28-75mm Aspherical LD XR Di SP f/2.8 (IF) (Ouf !!). D’une remarquable qualité optique, il offre aussi quelques avantages en photo rapprochée (rapport de grandissement 1:2 environ). Et il présente l’avantage sur le D FA précédent d’une meilleure ouverture, qui reste constante sur toute l’échelle des focales. C’était, jusqu’à l’arrivée du D-FA, celui qui était le plus souvent monté sur le K-1. Une valeur sûre dont il serait très difficile de se passer.

Parmi les autres, parfois (mais rarement) utilisés :

Le Pentax smc 35-70mm f/2.8-3.5 « One touch » (une seule bague pour le zooming et la mise au point). Tout manuel, de très bonne qualité en argentique, un peu moins en numérique du fait du traitement ancien (smc) des lentilles.

Le Tamron AF 70-300mm LD Di f/4-5.6 macro (en fait, rapport 1:2 de 180 mm à 300 mm) qui, aux mains de certains photographes, permet de très bonnes images, mais qui personnellement me laisse sceptique.

Parmi les vieux zooms en monture K, un Vivitar 70-210mm f/2.8-4 Series 1 difficilement utilisable en numérique.

 

Les focales fixes

Elles sont nombreuses et variées : je m’en tiendrai donc à celles que j’utilise le plus.

 

Les courtes focales

Takumar A 28mm f/2.8 : Une bonne surprise dénichée dans une brocante. Oh certes, on trouve nettement mieux aujourd’hui. Si l’ouverture est gérée par l’APN (c’est un « A »), point d’autofocus : la mise au point est manuelle. À cette focale, ce n’est toutefois pas un handicap insurmontable. Même sur le K-1 il offre un piqué satisfaisant. Son « défaut » est qu’il est concurrencé, à l’ouverture maximale, par les zooms de construction et de traitement des lentilles plus modernes.

Une photo au Takumar-A - f/2.8 28mm

Une photo au Takumar-A – f/2.8 28mm

 

Pentax DA 35mm f/2.8 macro Limited. Le premier, chronologiquement, de mes 2 objectifs macro. Beaucoup vous diront que cette focale est bien faible pour une utilisation macro. C’est parfois vrai, notamment en photo de sujets craintifs (papillons par exemple). La distance de mise au point pour obtenir le rapport 1:1 est effectivement assez faible (13 cm entre le plan du capteur et le sujet) et peut donc interdire de fait certaines photos. Il en va autrement pour la photo d’insectes non craintifs (par exemple des coccinelles), et la photo de petits objets (timbres, pièces de monnaie, etc.) où il est pleinement utilisable.

Il peut aussi être utilisé en photo de rue, en paysage. Dans ce cas, son handicap est propre à la plupart des optiques construites pour la macro : la course de mise au point est un peu plus longue et moins rapide que sur d’autres 35 mm. Mais son piqué de très haut niveau en fait un compagnon appréciable. Malheureusement, sur le K-1, il n’est utilisable qu’en mode crop APS-C.

 

Les focales moyennes

Pentax FA 50 mm f/1.4. Je partage, à son égard, l’avis émis par F. dans le premier volet de cette série d’articles. À ceci près que je ne fais pas de portrait. Lui aussi, malgré son ancienneté, offre un piqué d’excellent aloi.

Tamron AF 90 mm Di SP macro f/2.8. De conception maintenant relativement ancienne, il n’a pas à rougir face à ses concurrents Pentax et Sigma en matière de rendu et de piqué. Je ne lui reproche que son bruit de fonctionnement et, si l’on n’utilise pas le limiteur de plage de mise au point, les « aller-et-retour » de son AF qui, par le bruit engendré, font parfois fuir certains insectes. Il est plus rationnel, en macro, de l’utiliser en MaP manuelle.

 

Les longues focales

Pentax DA* 200mm f/2.8 SDM. Là encore, l’avis de F. peut être repris sans réserve. D’acquisition récente, il m’accompagne désormais un peu plus souvent que son « grand frère » ci-dessous, du moins dans certaines situations (proxi photo, paysages lointains, etc.). Du fait de sa distance minimale de mise au point (1,20m), ses capacités en proxi-photo sont cependant moindres que celles du DA* 300mm.

Pentax DA* 300mm f/4 SDM. Un sommet ! Tant pour l’animalier à proche distance que pour la proxi-photo, grâce à une mise au point minimale relativement proche pour la focale (1,40 m), il s’est vite rendu indispensable. Maniable et d’utilisation aisée, lui aussi offre un piqué remarquable dès la pleine ouverture.

Mon vaste sac photo virtuel comporte d’autres focales fixes désormais peu utilisées et qui mériteraient pourtant de l’être. Beaucoup d’entre elles ont été chinées dans des brocantes ou des vide-greniers, parfois (souvent) pour des prix dérisoires, de 3 à 20 € ! Parmi elles :

 

Des « montures K »
  • un Pentax F 50mm f/1.7, une valeur sûre
  • un Pentax M 50mm f/1.7 également,
  • un Chinon Auto 50mm f/1.9,
  • un Chinon 135 mm f/2.8 de qualité moyenne, acheté comme objectif standard avec le Chinon CE-4s, ce qui n’a pas manqué d’étonner le vendeur !
  • un Hélios 44 K-4 (f/2 de focale 58mm) à monture K (très bon comme beaucoup d’Helios)
  • un Cosinon (Cosina) de 28 mm f/2.8 (qualité très correcte)
  • un smc Pentax de 55 mm f/1.8, assez bon même en numérique,
Et quelques vieux M42

Eux ont sombré dans les limbes de l’oubli, car j’ai perdu le goût du « tout manuel » avec bague d’adaptation. Je n’en retiendrai que 2 :

  • Le minuscule Industar 50-2 de 50 mm f/3.5 (27mm de longueur avec MaP sur l’infini pour un diamètre maximum de 48 mm !). Il produit des images très acceptables malgré l’absence de traitement des lentilles.
    Industar 50-2 (f/3.5 50mm)

    Industar 50-2 (f/3.5 50mm)

     

  • Le très bon « Zenitar » 135mm f/2.8 aux lentilles « made in Japan ». Selon moi, il ne s’agit pas d’un objectif russe comme d’autres véritables Zenitar, mais d’un objectif ainsi nommé par une marque de distribution japonaise. Du reste, malgré des recherches importantes, je n’en ai jamais trouvé d’image sur Internet, et aucun renseignement non plus. Il a l’apparence des Pentax manuels, avec une bonne qualité de fabrication et bénéfice d’un traitement « MC ». Mais, pour 3 € dans un vide-grenier, que demander de plus que les images de bon niveau qu’il permet ?
    "Zenitar" (monture M42) 135mm f/2.8

    « Zenitar » (monture M42) 135mm f/2.8

     

 

Au bilan

Cette panoplie déjà beaucoup trop vaste couvre fonctionnellement tous mes besoins, si tant est que l’on puisse parler de « besoins » pour une pratique de loisirs. L’obsession de chacun est de toujours trouver mieux, alors que l’on sait pertinemment qu’il n’est mieux que lorsqu’il est nouveau. Ou alors c’est une sorte de besoin d’essayer ce que l’on ne connaît pas. Et quand on a essayé, bien souvent on est déçu. Je crois avoir dépassé ce stade et je me guéris de la « LBA » (« Lens Buying Addiction ») qui m’avait un temps atteint : je cible désormais plus finement mes achats et je les rends beaucoup plus rares !

 

 

Les accessoires

 

Ceux qui sont utilisés
  • Des cartes SD : j’en possède une bonne douzaine, toutes de capacité 16 Go et 32 Go, capacités qui suffisent à mes besoins. En revanche, il faut qu’elles soient rapides et, surtout, fiables. Elles sont toutes de marque Sandisk ou Gobe.
  • deux lecteurs de cartes SD USB3.
  • deux disques durs externes de 1 To (secours et stockage/sauvegarde).
  • trois chargeurs de batteries K-1/K-3/K-5IIs (mêmes batteries).
  • 5 batteries en tout
  • Un kit de nettoyage basique (capteur, objectifs, etc.)
  • Des filtres (certains ne sont destinés qu’à la protection des lentilles) dont 3 polarisants de diamètres différents (49 mm, 52 mm, 67 mm)
  • Plusieurs sangles « OPT/TECH USA » relativement confortables et qui vieillissent sans doute mieux que leur propriétaire, qui envisage de les remplacer par un système de portage mieux adapté à l’évolution de ses vertèbres cervicales.
  • 2 poignées « grip » pour le K-5IIs et le K-3 (pas utile pour ma pratique avec le K-1)
  • Un « gros » flash Pentax AF-540 FGZ (version 1)
  • Un « petit » flash Pentax AF-201FG
  • un convertisseur de focales Kenko (x1.5)
  • des bagues allonges

 

Ceux qui sont désormais inutilisés
  • un « vieux » flash estampillé Chinon, modèle S 360 (en fait un Nissin 360TW) de NG 36 à double réflecteur, malheureusement inutilisable sur les boîtiers numériques en raison d’une tension de sortie trop forte.
  • Une télécommande O-RC1 de plus en plus souvent remplacée par le logiciel Image Sync installé sur mon smartphone : c’est l’un des avantages du Wi-fi dont est équipé le K-1.
  • une foule d’accessoires datant de l’ère argentique (câbles, déclencheur souple, filtres Cokin, cellule de déclenchement pour flash, poignée pour flash déporté…

Enfin 2 trépieds : un très vieux Vanguard qui souhaiterait avoir un successeur plus à même de supporter des charges de 4 à 5 kg et un mini trépied Velbon très utile en macro d’objets.

 

 

Ce qui manquerait en objectifs

Bien entendu, le « manque » éventuel concernerait les objectifs pour le FF.

Si un jour je prenais goût à la photo de portrait, il me faudrait probablement un FA 77mm f/1.8 ou bien le (prochain ?) 85 mm f/1.4. Mais ce n’est pas à l’ordre du jour.

Plus adapté à ma pratique, un 200mm macro ouvrant à f/2.8 (sera hors de prix) ou f/3.5 ou f/4 (probablement très cher aussi) avec, pour un rapport 1:1, une MaP minimale à 50 cm. Ce n’est sans doute pas dans les priorités de « M. Ricoh/Pentax », et, dans un sens, c’est tant mieux, car je serais sans doute extrêmement tenté par un si déraisonnable achat ! Mon banquier serait sans doute heureux de me faire prendre un crédit (moi qui déteste ça !), mais je ne lui donnerai pas cette joie.

Notons que les fabricants indépendants ne proposent rien non plus dans ce genre d’optique.

Il n’y a guère, j’avais bien vu une annonce pour un FA 200mm f/4 macro (sans doute une des plus grandes réussites de Pentax) extrêmement rare sur le marché de l’occasion et inexistant en neuf depuis longtemps. À ses dires, son propriétaire « ne le vendait pas très cher » : seulement 10 €…. le mm de focale ! C’est dire ce que sera le prix d’un D FA 200 mm macro s’il vient à voir le jour pour les APN Pentax !

 

 

Les sacs photo

Au nombre de 8 (sans compter les sacs à dos de type courant équipés d’inserts), ils sont de types variés :

  • 2 sacs « sling » :
    • 1 sac Kata 3N1-20
    • 1 sac LowePro 202AW
  • un sac fourre-tout d’épaule, sans marque, de grande capacité, abritant une partie du matériel argentique, mais inutilisé au quotidien ;
  • un fourre-tout LowePro 160
  • 1 sac photo fourre-tout LowePro Nova2
  • 1 petit fourre-tout Case Logic mono compartiment
  • un autre petit fourre-tout sans marque très ressemblant au précédent.
  • enfin 1 sac photo type « besace » Pentax (2 € en brocante !)

 

Les valisettes et autres contenants

Pour le stockage du matériel, j’ai à ma disposition 2 valisettes en aluminium contenant de la mousse « modulable ». L’une d’elle a été achetée en magasin de bricolage et était initialement prévue pour y ranger de l’outillage. J’ai pensé qu’elle serait parfaite pour abriter les objectifs les moins souvent utilisés et je l’ai aménagée en conséquence.

L’occasion faisant le larron, j’en ai trouvé une autre, plus grande, dans une brocante, qui n’avait manifestement jamais été utilisée : la mousse à l’intérieur était intacte. Un dépoussiérage approfondi et la voici, pour 10 €, parfaitement fonctionnelle elle aussi, toujours pour du stockage.

Je l’admets, j’ai trouvé beaucoup de choses pour des prix dérisoires plus souvent dans les brocantes/vide-greniers que sur Internet ou dans les annonces de certains sites spécialisés. Malgré quelques erreurs, donner une deuxième vie à certains objets a toujours fait partie de ma façon de vivre.

Pour plus de discrétion, les sacs à dos que j’utilise pour la vie de tous les jours peuvent devenir sac photo par l’ajout d’inserts pour un boîtier et 2 ou 3 objectifs. Un exemple d’insert chez un fournisseur américain. Il en existe beaucoup d’autres !

 

 

L’utilisation sur le terrain

Comment ces sacs sont-ils utilisés ? La réponse est simple : comme tout le monde, avec autant de bon sens que possible !

Cette réponse demande sans doute à être précisée. Car, bien entendu, cela dépend très fortement de ce que je veux faire.

Une précision : j’emporte toujours, dans tout sac photo, ma boite de cartes SD (elle en contient 8) et au minimum 1 batterie supplémentaire (chargée à fond, bien sûr), voire 2. Sans oublier un nécessaire de nettoyage, même sommaire.

Parfois, pour certaines sorties, le « petit flash » est aussi de la partie avec les batteries « qui vont bien ». Le « gros flash » est réservé à des utilisations « lourdes » qui, pour ce qui me concerne, sont très rares (je n’aime pas la photo au flash et, du reste, je ne la maîtrise pas bien).

 

Pour des vacances

Dans ces circonstances, bien souvent, il faut prendre l’avion et par conséquent avoir un sac de cabine capable de transporter tout ce qui sera nécessaire sans dépasser les limites de poids et de dimensions imposées par les compagnies aériennes. Je n’y reviendrai pas : mes amis en ont déjà parlé.

Simplement, dans ces conditions je choisis le matériel en fonction de la destination et je prends alors le sac photo le plus adapté pour le recevoir… et pour le portage ! Le plus souvent, ce sera un seul boîtier (depuis un an, presque toujours le K-1), avec le Tamron 28-75mm, le Tamron 90mm macro (mais utilisable aussi dans d’autres domaines !) et le Pentax 55-300mm, léger et très correct, que j’utilise alors en crop APS-C (donc en équivalent 85-450mm environ). Ces choix sont forcément des compromis. Pour une moindre souplesse d’utilisation et un poids bien plus élevé, les DA* 200 ou 300 mm donneraient de bien meilleurs résultats. Mais la macro étant pour moi un domaine privilégié, je n’envisage pas de partir sans ce Tamron 90mm qui, s’il est un peu bruyant, est somme toute léger tout en offrant une très belle qualité d’image.

 

Pour une sortie macro

Il m’est très souvent arrivé, en pareil cas, de partir avec les 2 boîtiers APS-C, l’un équipé du Pentax 35 Ltd, l’autre du Tamron 90mm. On sait en effet que la profondeur de champ, obsession du photographe macro, est, à situation comparable, un peu plus importante en APS-C qu’en FF. En réserve, pour de la proxi, le DA* 300mm. L’ensemble représente un poids certain et ne permet pas de facilement marcher pendant des heures, surtout depuis que les inconvénients de l’âge commencent à peser sur les articulations.

L’achat récent du DA* 200mm me permettra de gagner un peu en poids et en encombrement, en laissant le 300 mm à la maison.

De plus en plus, le 2ème boîtier APS-C est remplacé par le K-1 qui reçoit alors systématiquement le Tamron 90 macro.

Dans ces conditions, le contenant qui s’avère le plus pratique est le sac photo Kata qui présente l’avantage de pouvoir être porté de 2 manières : soit avec une seule sangle croisée en mode sling, soit avec ses 2 sangles droites en mode sac à dos. Ainsi, avec les 2 sangles, il ne bouge pas trop sur le dos et n’a pas tendance à basculer quand on s’accroupit, contrairement au mode de portage avec 1 seule sangle. De plus, il possède 2 ouvertures opposées et sécurisées ouvrant accès à 2 compartiments. Cela permet de bien séparer les matériels utilisés.

Un autre accessoire est alors bien utile, que tout le monde possède. Je veux parler d’un sac poubelle de bonnes dimensions, qui permet de s’agenouiller ou s’allonger sur un sol humide sans trop de conséquences sur les vêtements et donc le confort du photographe.

 

Pour les sorties urbaines

En pareil cas, c’est maintenant toujours le K-1 qui est de sortie avec désormais le zoom Sigma 17-35mm, et, selon la luminosité prévisible, le Tamron 28-75mm ou le D FA 28-105mm. Un de mes fourre-tout répond alors facilement à ce besoin, particulièrement le LowePro 160.

Les jours de « grande forme », le DA* 200mm se joint à l’ensemble : ça fait lourd à porter, mais ainsi on fait face à toutes les situations urbaines. Dans ce cas, c’est souvent le sling LowePro qui est mis à contribution.

Parfois, mais c’est très rare, pas de sac photo : je ne sors qu’avec mon smartphone. Avec lui, on ne fait pas les mêmes photos. Cependant, avec 12 Mpx de définition, on arrive à des choses simples, mais regardables.

Photo au smartphone


 

Quand on regarde mon parc d’objectifs, on peut se dire que j’ai de la chance d’en posséder tant. En fait, j’ai conscience que c’est beaucoup trop… On pourrait aussi se dire qu’un peu plus de qualité ne nuirait pas (surtout en grand-angle). Et on finit par se demander comment faisaient les illustres photographes du passé qui se contentaient de bien moins que cela. Willy Ronis ne shootait-il pas, dans les années 1980, avec un Pentax ME Super et, seulement, deux objectifs : un 28-50mm et un 75-150mm ? Ce n’est pas si ancien : Willy Ronis nous a quittés en septembre 2009 !